Seven, cette neutralité de ton dans ma preview est voulue car je ne me suis pas senti libre d’écrire ce que je voulais à cause des contraintes de Konami. En gros, je revenais toutes les cinq minutes sur le NDA pour savoir si je pouvais parler de telle ou telle chose. Bref, ce n’est pas l’idéal pour s’étendre sur un jeu qui m’a énormément plu et si je comprends très bien la position de Kojima, imaginez la frustration de cette petite chose fragile qu'est un rédacteur de jeuxvideo.com qui veut à tout prix aborder un point bien précis sans le pouvoir.
Ceci dit, en tant que fan de la première heure de la série de Kojima, je me vois mal parler en détails du synopsis au risque de vous gâcher la surprise. Je sais pertinemment que Metal Gear Solid est avant toute chose un scénario, ceci étant encore plus vrai avec Metal Gear Solid 4. Du coup, difficile de savoir jusqu’où on peut aller dans nos textes. Dans un autre registre, je vous dirais par exemple que je me suis demandé après avoir terminé MGS 4 si le jeu allait gérer les vibrations du Dualshock 3. Malheureusement, impossible de vraiment soulever la question sans amener un début de spoiler. Bref, je ne sais pas encore si je vais souligner ce point de détail dans mon test qui s’annonce comme un véritable casse-tête.
Que dire également des screenshots puisqu'en grand maniaque pointilleux, j’aime à en faire le plus possible afin de les trier un par un puis de les mélanger afin qu’ils ne puissent vous spoiler la chronologie du jeu. Pour vous donner un ordre d’idées, je crois que j’en avais fait plus de 2000 pour mon dossier MGS 3 et après les avoir sélectionné, j’en suis arrivée à un bon millier environ. Avec le recul, je pense d'ailleurs en avoir trop fait puisque malgré les avertissements d'usage, pas mal de lecteurs m'ont reproché d'en avoir trop dit et trop montré. Dans le cas de MGS 4, la question est de savoir ce que je peux prendre ou pas afin, une fois encore, de vous laisser la surprise de la découverte. D’ailleurs, ça me fait sourire car je sais qu’un de nos concurrents ne s’embarrasse pas de ce genre de question en alignant les séries de screens comme un bavarois alignerait les choppes de blonde de deux litres. J’aviserai sur le moment en tenant compte une fois de plus des desiderata de Konami.
Techniquement, le jeu ne m’a pas bluffé (effets spéciaux assez quelconques, pas mal d’aliasing) mais reste malgré tout très agréable. Ensuite, cet opus est le plus éclectique en termes d’environnements depuis le début de la série et c’est un vrai plaisir de nous balader de par le monde, cet aspect globe-trotter contrebalançant finalement la légère, très légère, déception d'ordre technique.
Pour la mise en scène, je l’ai trouvé moins inspirée que celle de MGS 3, les références de cet épisode allant de Mr & Mrs Smith à Armageddon, ce qui est tout de suite moins "sexe" que celles du précédent volet qui rendait hommage à des chefs-d’œuvre du genre comme Predator (McT powa !) ou Le Fugitif.
Kojima avait annoncé son bébé en 1080p mais comme j’ai un doute sur le moment, j’attendrais la version définitive pour en parler.
Le doublage est une fois de plus assuré par le casting dédié à MGS depuis ses débuts. De fait, David Hayter est encore là et de ce point de vue, c’est impeccable. Le doublage est impliqué de même que la bande-son qui prend ici une importance assez inédite mais... Chut, j’en parlerai lors du test.
Snakiller3654, après en avoir parlé avec les journalistes présents à l'événement, il semble bien que le thème de MGS ne soit pas présent dans MGS 4. Il m'a semblé en entendre des bribes dans le morceau final mais dans tous les cas, il n'est pas audible sous sa forme la plus complète... Et puis, ce n'est pas bien grave car au risque de me répéter, le thème de Old Snake est beau à pleurer.