Parce que ce n´est tout simplement pas ça, la théorie des mèmes.
En vérité, il s´agit avant tout d´une théorie purement sociologique - bien que sémantiquement et conceptuellement, certains aspects tendent à le rapprocher des gènes - selon laquelle on pourrait quantifier la culture humaine - la mémoire collective en somme - en regroupements finis, appelés les mèmes.
Ainsi on assiste dans cette théorie à un regroupement conceptuel d´idées, de connaissances, d´informations, de savoirs au sein de divers quanta, qui selon leur contenu peuvent s´échelonner du simple individu à l´humanité dans son ensemble, en passant par des groupes plus ou moins imposants, comme le cercle intime, l´ethnie ou le peuple.
On retrouve donc quelque part dans le principe de fonctionnement, une similitude avec les gènes, en ce sens que, tout comme ces derniers définissent un être vivant de par les informations qu´ils contiennent, les mèmes définiraient en quelque sorte l´humanité selon leur contenu.
Cependant une différence de taille s´impose, à savoir que les mèmes, contrairement aux gènes, ne sont pas immuables. Ainsi on assiste en principe à une fluctuation continuelle des mèmes, avec une durée de vie pour chacun d´eux pouvant s´échelonner à la vie d´un individu jusqu´à l´âge même de l´humanité.
Pour finir cette idée d´informations quantifiées, classées, n´est pas sans rappeler le thème de MGS2, ainsi pourrait-on penser que MGS4 mette l´accent sur ce que le contrôle des Patriots a pu avoir comme conséquence sur la situation que l´on a pu découvrir jusqu´ici au travers des trailers, tout en apportant une profondeur scénaristique non négligeable via la réflexion de ces même idées à l´échelle de l´individu, comme on peut le constater quand Snake, dans l´intention de se suicider, entend ainsi mettre un terme au mème qu´il devait partager avec les autres Snake, et qui maintenant lui est propre (d´où cette idée d´effacement complet de ce même mème) 