Ben moi perso je suis finalement assez déçu par Metal Gear Solid Portable Ops. On sent que c´est pas Kojima qui a mis la main à la pâte cette fois...
[SPOILER]
- Premier point, dés le début, on fait copain-copain avec un copain qui est tout aussi en tôle que nous. Là on se dit "C´est pas possible, ce type nous aide tellement à nous en tirer, c´est FORCEMENT un personnage important, ´ça se trouve c´est même un personnage des épisodes suivants chronologiquement..." Alors là il ya un brin d´intérêt qui apparaît (parce que la torture au début où Snake se fait compresser les glaouis sans pour autant perdre son flegme, c´est pas un début palpitant comme sait nous en concocter Kojima...). Et puis, deux secondes après, le peu d´intérêt suscité jusqu´ici (et qui risque pas d´être relevé par la jouabilité, j´en parlerais dans el point suivant) disparaît, c´est Roy Campbell, un vieux potzo qui risque fort de faire ses débuts dans Foxhound grâce à Big Bossu (Comment ?? C´est vraiment ça la fin du jeu ?! MAIS COMME C´EST N´ETONNANT !! ), on est loin, très loin, du secret bien gardé autour d´Adam dans MGS3 (et où on devait même attendre la toute fin du générique de fin pour savoir qui il était réellement, c´est autre chose que "My name is Roy Campbell. La moindre des choses aurait été de garder le suspense un peu plus longtemps en lui donnant un nom de code, par exemple, m´enfin...
- La jouabilité. Que dire concernant cet immonde sacrilège dans lequel tombe ce jeu ? Et bien j´ai l´impression de jouer à Splinter Cell. Je veux me coller à un mur ? J´appuie sur triangle... Je veux marcher silencieusement ? J´appuie sur triangle pardi ! (SC powaaa !! ) On est toujours obligé de régler la caméra qui n´est pas foutu de bien montrer l´action (tout ça pour plaire aux Kévins qui sont persuadés que diriger la caméra c´est fashion), on ne peut même plus s´adosser à un mur lorsqu´on est accroupi, du coup on ne peut plus se dissumuler soigneusement derrière une caisse basse, on est obligé de se coucher lamentablement, et là la caméra encore une fois trop proche de Snake nous empêche de voir ce qui se passe à plus de trois mètres de Snake, affligeant... Vous allez me dire "Oui mais la PSP elle a deux gachettes et un joystick en moins que la PS2 !! " Et alors ?? Rappellez-vous Metal Gear Solid, dans l´absolu les gachettes R1 et L1 ne servaient strictement à rien (d´ailleurs elle furent remplacées dans MGS2 et 3 par une rapide pression sur les deux autres gachettes), et on pouvait très bien jouer avec une manette PS1 simple, donc sans joysticks ! Pourtant le plaisir de jeu était beaucoup^plus important, on pouvait ressentir l´adresse nécessaire à Snake à accomplir certaines action au travers de notre dextérité à manier le pad pour qu´il accomplisse ces actions... Mais là non, on a droit à un gameplay de décérébré où il suffit d´appuyer sur une touche pour que Snake obtempère sans broncher... Dernière chose, avec cette manie de vouloir gérer la caméra, on ne peut tout simplement plus jouer avec les flèches. C´est stupide, ça casse complètement la précision requise lors des déplacement lents et silencieux (précision qui risque certainement pas d´être retranscrise au travers de la formidable pastille faisant office de joystick sur la PSP)...
- Concernant la mise en scène, là aussi le bât blesse avec des cinématiques qu´ont pas de gueule (m´enfin ça c´est un avis personnel ^^ ) et qui surtout casse complètement le rythme, distanciant stupidement le jeu et le joueur, ce qui est à mille lieux de la volonté d´immersion que l´on retrouve dans les véritables MG de Kojima. Kévin va me dire : "Oui mais un UMD c´est plus petit qu´un DVD !! " ET ALORS ?? Rappellez-vous Metal Gear Solid, le jeu tenait sur 2 CD, soit, m´enfin le premier ne faisait que 480Mo et le second 190, ça n´atteignanit même pas les 700Mo, ce qui est très loins des 2,6Go possibles d´un UMD en double-couche, et pourtant tout les dialogues étaient doublés et on avait droit à de vraies cinématiques... Donc à mon sens c´est encore une fois un parti pris de la part des développeurs plutôt bancal. Autre chose à dire concernant la mise en scène, il y a une véritable cassure du jeu entre chaque zone, ce qui nuit encore une fois atrocement à l´immersion dans le jeu. Et cette fois encore on est bien loin des MG de Kojima, où pour se rendre d´un point A à un point B on utilisait ses guiboles, ou au pire on avait droit à une cinématique faisant office de transition entre les deux zones, à la manière d´un film, ce qui casse nettement moins le rythme.
- Le principe d´équipe. Là encore on perd l´un des grands principes de l´immersion made in Kojima. L´un de principes fondateurs de Metal Gear est de se fixer sur un personnage tout le long de l´aventure, ce qui permet au joueur de pouvoir s´identifier à ce personnage, et de ressentir avec lui les émotions liés à ce parcours. Là non, on peut contôler le premier pékin qui se pointe et qui soit un tant soit peu enclin à cracher sur la gueule de ses chefs.
D´ailleurs concernant ce point on assiste à des abherances avec le premier russe capturé, qui à l´infinie sagess de dire tout et son contraire, je cite : "On nous a piqué des documents top secret. Pas étonnant, avec un chef comme Gene !" puis, cinq minutes après "Gene est un héros qui va nous permettre de prendre notre revanche !"
Alors encore une autre pour le plaisir : "La mère patrie nous a trahi, on va se venger !" puis quelques secondes après : "Gene veut détruire la mère Patrie ?? Je vous rejoins Snake, il faut l´arrêter ! (au passage je sauve les apparences en faisant croire que je le fais uniquement pour moi, pour mon honneur, etc...)"
MOUAIS, pas convaincant, on est toujours très éloigné du subtil dosage des émotions auquel nous a habitué Kojima...
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En définitive, ce jeu est certes un bon jeu (il est bien sympa, le scénario a l´air alléchant, et puis ça reste BB hein ^^ ) mais ce n´est certainement pas le hit annoncé... 