Question d'époques et d'ambition pour Gta, comme le smiley de Driver le résume très bien.
Je garde très peu de souvenirs de L.A. Noire, sinon principalement le fait que le jeu transpirait bien plus les émanations lourdingues de la team Bondi que celles de Rockstar, niveau open-world, à savoir une ville aussi vide et chiante que celle du premier Getaway contrebalancée par une promesse technique équivalente (olalala le réalisme de Mark Hammond pas de HUB/le sang sur les vêtements / Olalala le réalisme de Jessica Kiper qui doute en gros plan face caméra pendant que Aaron Staton joue un flic bipolaire qui gueule sur les gens au pif)mais insuffisante pour tout faire tenir d'un seul bloc.
De fait, ce que j'attends de Kojima n'est pas un open-world "à la Gta", parce que ça n'aurait strictement aucun sens. Mais un open-world qui reprendrait en fait le meilleur du genre occidental - liberté d'action, ouverture du gameplay, possibilité d'aborder les situations comme on l'entends, technique irréprochable - et le meilleur du genre made in japan - cycle quotidien qui,au-delà du jour et de la nuit, passe par les rondes des gardes, les heures de relève, la météo, en somme le côté hyper carré d'un Shenmue, Way of Samurai ou Dead Rising, où les maps bien que réduites prennent vie par la crédibilité des détails.
Un gros mix des deux auquel on rajoute la dimension militaro-infiltration de Ground Zeroes et j'en serais plus que conquis.
Maintenant, c'est pas nécessairement parce que c'est ce que j'en attends que d'autres voies ne me plairont pas. Tant qu'on m'épargne les spec ops monster hunter et les HUB gênants.