En fait non. Je poste maintenant. Je sépare le chapitre plus tôt car sinon yaurait trop de choses à la fois et en plus là ça fait un peu durer le suspense! lol Laissez des commentaires, merci.
Chapitre 3 :
Sous la clarté du soleil couchant, la forêt des sages était illuminée par les doux reflets de l’eau d’un fleuve, qui serpentait longuement avant de se jeter dans une mer très calme.
Et, à quelques kilomètres de là seulement, Iris marchait lentement aux côtés de sa nouvelle compagne de route :
« _Faisons une halte ici, suggéra cette dernière, en désignant de la tête une charmante clairière. Tu dois être très fatiguée, ça fait des heures que nous marchons.
_Volontiers, répondit Iris, je ne sens plus mes jambes !
Elle s’assit sur l’herbe et se massa fortement les mollets.
_ Tu veux manger quelque chose ? demanda Sidia.
_Euh…. Oui j’avoue que j’ai une petite faim mais…. où allons nous trouver de la nourriture ? Répliqua Iris, anxieuse.
_ Ne t’inquiètes pas pour ça, je m’en charge. Et pour l’eau aussi, la rivière n’est pas très loin. Pendant ce temps, tu peux préparer un feu sil te plaît ?
_Oui, je devrais y avait arriver, mais comment vais-je l’allumer ?
_Je l’allumerai à mon retour, je serai là d’ici une heure.
Une fois la tortue partie, Iris s’allongea de tout son long sur l’herbe fraîche, ferma les yeux et médita longuement :
_ Mais où suis-je ? Pourquoi y suis-je ? Qu’est ce qui se passe ici ? Sidia me connaît apparemment, qui suis-je réellement ? Je lui poserai ces questions quand elle reviendra. J’espère qu’elle va revenir vite, j’ai faim et soif. D’ailleurs, je me demande comment une tortue de pierre aussi lente va pouvoir chasser… et transporter de l’eau… bon, je dois préparer un feu…. Je ne sais pas non plus comment elle va l’allumer… bien, au travail !
Elle sortit de ses multiples pensées, se redressa, et alla chercher des brindilles et quelques bûches. Une demi heure plus tard, le feu était prêt. Iris, à bout de forces, s’allongea de nouveau sur l’herbe humide et s’endormit presque aussitôt.
Quand elle ouvrit les yeux, Iris n’était plus dans la clairière paisible, où l’air était doux, et la végétation luxuriante.
Non, Iris était maintenant dans un énorme édifice qui, comme le remarqua la jeune fille, ressemblait à un temple. Des piliers de marbre se dressait de chaque côté de la salle, de la porte à un autel, à l’opposé. Le sol, légèrement argenté, contrastait avec le plafond doré, très haut par rapport au sol. L’immensité de la pièce donnait l’impression à Iris d’être toute petite. Elle était occupée à admirer les sublimes gravures ornant le sol, le plafond et les piliers quand derrière elle, la grande porte de bois s’ouvrit. En l’espace d’une minute, la salle était remplit par un cortège réunissant une centaine d’hommes et de femmes. Ils étaient tous vêtus d’une longue robe argentée. Iris, qui s’était déplacée vers un pilier de marbre, observant la scène, laissa échapper un petit cri quand elle aperçut, au milieu de la foule, une fillette âgée de quelques années seulement, fixant le sol de ses yeux bleus. Ses longs cheveux bruns descendaient sur ses épaules. C’était Iris, mais avec sept ans de moins. La foule se rassembla en cercle autour de la fillette, sans le moindre bruit. Aucune des personnes présentes ne semblait avoir remarqué la présence de la véritable Iris. Les personnes vêtues de blanc s’agenouillèrent devant la petite fille, puis une des femme se releva et prit la parole.
_Iris, fille de Jaïva, tu es maintenant en âge de tenir en main le sceptre d’Azuliar ! Qu’il t’apporte gloire et prospérité ! La femme se retourna vers l’autel, s’en approcha et prononça quelques paroles incompréhensibles. Un instant plus tard, un long sceptre blanc était posé sur l’autel. Quelques inscriptions était gravées dans son bois et d’étranges dessins et symboles le décorait de tout son long. La femme prit le sceptre dans la main, revint vers la fillette et le lui tendit. La jeune Iris le saisi, sans un mot. Au moment où les hommes et les femmes se relevaient, Iris sentit qu’on l’appelait.
_Iris ! Iris ! Réveilles toi !
Puis la jeune Iris, les personnes en robe blanche et le temple disparurent, pour ne laisser qu’un océan noir et infini.