De : Jilly Matthewee
A : Silvermo
Objectifs :
Mission de Jilly Matthewee :
Le plus expérimenté de la compagnie, à part vous, est un Grunt. Donc vous l´aurez compris, vous êtes essentiel pour la compagnie de l´Ombre. Vyran, le sergent, est spécialisé dans le repérage... donc il localisera les Snipers, et autres (en allant de l´avant), et vous éliminerez les cibles. Enfin il vaut mieux les éliminer de près, vu que ce sont des Snipers... Espérons que Vyran trouve un bon chemin. Les snipers sont près des Pélicans des humains, sur la colline à droite de la base. Une fois là bas, éliminez les, et passez moi le relais des transmissions radio des humains. Ensuite protégez la zone, au cas ou des trainards humains seraient dans les environs....
La mission précédente, qui avait pour nom de code « Hémoglobine », avait été effectuée avec succès. Le commandant avait sans doute apprécié mes actes et m’avait, maintenant, sûrement, en bonne estime.
Malgré cela et plutôt au vu de mes compétences, il jugea bon de me muter dans une autre compagnie : la Compagnie de l’Ombre. J’étais donc désormais dans une compagnie d’infiltration. Cette compagnie était, entre autre, dirigée par un sergent… disons… plus que particulier. En effets, lors de la précédente mission, il a fait un fiasco total en faisant tuer, involontairement ou non, ce n’est pas à moi de le dire, toute son unité de grunts. C’était pour cette raison que j’appréhendais cette mission avec mon nouveau sergent. De plus, il devait m’indiquer la position des snipers alentours, et si il en oubliait un… j’étais foutu. Mais je devais lui faire confiance, c’est un sergent après tout, et il a mérité son grade.
Nous avions à peine débarqué du vaisseau de largage lorsque mon unité due se séparer en deux groupes. D’un côté, Vyran et moi, et de l’autre Grzuth, Gratagnard et Sherlin.
Après quelques minutes de marche, mon corps commençait à se refroidir et si nous passions toute la mission comme ça, je serais vite en hypothermie. Vyran, qui lui aussi ne semblait pas avoir bien chaud déclara :
- Il ne fait guère chaud dans ce foutu pays.
- Vous n’aviez qu’à prendre la combinaison chauffante au lieu de faire votre tête de mule lui répondis-je, d’un ton narquois.
- Et vous une autre compagnie répliqua-t-il, irrité.
Je décidai de ne pas répondre de nouveau car cette conversation semblait l’énervé.
Après avoir marché quelques minutes, le froid prenait mes muscles et bientôt, je ne pourrais plus avancer et dit donc à mon supérieur, qui n’allait pas mieux que moi :
- Il faut qu’on accélère l’allure si on ne veut pas geler sur place
Il s’apprêtait à me répondre et sûrement à me contredire mais j’étais déjà parti en trottinant. Il piqua donc un sprint pour me rattraper et se mettre à ma hauteur.
Quelques pas plus loin, nous arrivâmes devant un grand bâtiment et le longeâmes. Enfin, légèrement plus loin, nous vîmes des dépouilles, majoritairement des humains mais aussi des covenants. Nous préférâmes quitter cet endroit au plus vite car à deux contre une dizaine d’humains, nous ne pourrions rien faire. Nous atteignîmes l’orée d’une forêt de sapins lorsqu’un qu’un sniper tira, en direction du sergent. Sans réfléchir, je visai l’endroit d’où venait le tir mais le tireur s’était déjà mis à couvert. Je me retournai donc pour demander des nouvelles au sergent. Il était toujours en vie mais malheureusement plus grognon qu’avant.
- Bon, bougez vous si vous ne voulez pas vous prendre des balles dans le derrière, ordonna-t-il.
Nous continuâmes à courir et commençâmes l’ascension d’une colline. Dix minutes plus tard, nous étions en haut de celle-ci.
- Restez ici, me lança le sergent, je vais inspecter les environs et vous signaler la position des snipers, ensuite, ce sera à vous de jouer.
Sans attendre une réponse de ma part, il partit. J’étais maintenant seul, au sommet d’une colline, à la vue de tous et je n’avais nullement envie de me faire tuer. Je partis donc moi aussi inspecter les alentours et éliminer, si l’occasion se présentait, des humains.
J’étais arrivé en face de l’endroit où Vyran s’était fait tiré dessus lorsque je repérai un sniper, sûrement celui qui a tiré sur mon sergent. Il allait le payer cher. Je pris bien mon temps pour viser, cibler la tête et j’appuyai sur la gâchette. BAM ! L’humain tomba à terra, sans vie. En continuant d’inspecter dans un petit périmètre, je ne vis rien d’autre de suspect. Mon interface neurale produisit un petit son, un son qui signalait une liaison COM, c’était le sergent Vyran :
- Soldat, j’ai finis le repérage, tu peux donc voir sur ton écran quatre cibles, à toi de les éliminer maintenant. Moi je vais fouiller les pélicans, on se retrouve après, bonne chance !
Je regardai sur mon écran la position des snipers et j’en remarquai deux qui étaient quasiment au même endroit, et deux autres étaient isolés.
Je couru vers une des deux cibles isolées avec un pas léger en la contournant pour la prendre de revers. Une fois cela fait, je me mis à plat ventre et appuyai le canon de mon sniper contre un rondin de bois. Après m’être installé confortablement, je mis le zoom et attendit que le sniper revienne à sa position de départ, car il effectuait une garde. Sa tête alignée avec mon viseur, je pressai la gâchette et le vis s’écrouler au sol, et je m’empressai de changer de position.
J’étais installé près de la deuxième cible lorsque la neige commença à tomber. Cela n’allait pas arranger ma tâche. Malgré tout, après quelques secondes de concentration sur ma victime, je l’éliminai.
La moitié des cibles était déjà éliminée mais maintenant, le plus dur restait à faire ; deux snipers étant quasiment à côté, l’un pouvant me sniper à tout moment lorsque j’en aurais tué un. Il fallait donc que je fasse vite et que je fasse preuve de ruse.
J’étais calé contre un tronc d’arbre et zoomait sur un des deux humains. Je tirai une première fois, mais, par précipitation, je ratai ma cible. Heureusement, lors de mon deuxième tir, elle s’écroula. Mais comme je m’en été douté, le deuxième garde m’avait repéré. Je balançai une grenade humaine à fragmentation ramassée sur ma première victime. Lors de son explosion, elle laissa paraître une fumée, j’en profitai pour me poster à un autre endroit.
La fumée ayant disparue, le second sniper s’était caché derrière une butte de neige. Je visai sa planque, attendant qu’il sorte sa tête. J’attendis quelques minutes et il finit par la sortir, ce fut une erreur fatale. Je saisis cette occasion et pressai la gâchette, il était mort. Je pouvais maintenant rejoindre le reste de mon unité près des pélicans.
Après quelques minutes de course, je les revis enfin. Le sergent semblait content, il avait trouvé des documents sûrement intéressants, vu la façon dont il les serrait contre sa poitrine.
- Ah, te voilà enfin toi, dit-il, cela fait vingt minutes que l’on t’attend. Bon, repartons maintenant.
J’acquiesçai et demandai au reste de mon unité comment s’était déroulé leurs missions, ils me le racontèrent sur le chemin du retour.
Mission accomplie 