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Liste des sujets

~~ La Divine Blade ~~

Flo_117
Flo_117
Niveau 12
10 juin 2007 à 18:16:51

non elle n´est pas a jour ji suis pas

Silvermo
Silvermo
Niveau 26
10 juin 2007 à 18:23:07

Il va falloir punir les responsables :p

Serian
Serian
Niveau 7
10 juin 2007 à 18:33:37

ben, logiquement, le responsable c´est popo, mais vu qu´on est presque tous en examen :/

sinon, je vous informe que mon récit est presque terminé (plus que deux ou trois pages)

vu sa longueur, je suis obligé de le remanier sans cesse pour éviter d´amener l´ennui pendant la lecture (et pour chasser les fautes)
veuillez donc m´excuser du retard :-)

Silvermo
Silvermo
Niveau 26
10 juin 2007 à 18:48:28

ben apparemment le problème de la liste ne date pas des examens mais de plusieurs mois ... :s

Serian
Serian
Niveau 7
10 juin 2007 à 18:52:11

en effet, c´est bizarre, la nouvelle opé a commencé, mais aucune maj :(

Speedmonst3r
Speedmonst3r
Niveau 10
10 juin 2007 à 19:47:57

Ah ok, j´suis le mec qu´à pas encore commencé mon rapport :( :noel:

Serian
Serian
Niveau 7
10 juin 2007 à 19:49:45

tu es un exemple pour nous speed :ange:

Serian
Serian
Niveau 7
10 juin 2007 à 19:52:17

nan, mais en fait, je suis seul qui a commencé son rapport ?

il ne me reste que six posts pour le finir :peur:

Flo_117
Flo_117
Niveau 12
10 juin 2007 à 20:21:06

non moi jé l´ai commencé et si je poste avant jef et bah il devra remanier son recit

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 15:34:51

bien, mon récit est enfin fini
va falloir vous accrocher pour la lecture, je n´ai plus qu´à vérifier l´orthographe et à faire quelques remaniements
je le posterais au 9996ème message, j´espère qu´il tiendra sur quatres posts

donc, je le mettrais ce soir, ou demain, ne postez pas d´ici là, merci

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 18:43:14

le voilà, pour célébrer l´avant 10000ème message
au fait, attendez que popo ait fait la maj à la page suivant avant de donner vos avis.

Attention, le récit qui suit contient un passage relevant de cas psychiatriques qui pourraient choquer les esprits saints de se forum.

| Serian |

  1. Au Commandement/ Commandant Orphan - Lieutenant Urla’Epsolee/#
  2. De Unité Expiation/Lieutenant Serian#

Cryptage _ 006-90-0468 « détraqué »
|Opération Commémoration|

Objectif _ Mission typique et manquant d’imagination ! (réf. 004-7)
Effectifs _ 29 unggoy - 15 kig-yar - 1 shadow - 4 ghosts

Transcription codée de Lieutenant Serian à Commandant Orphan :
Examens psychologiques approfondis dés retour de mission, ou licenciement de l’officier de décryptage.

###

Asticot en conserve dit :
-Si vous avez quelque chose à dire, dites-le maintenant, vous avez 5 minutes
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-euh je peux avoir une promotion ?
Asticot en conserve dit :
-mmmh, continuez, encore 4 minutes
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Vous avez enfin trouvé une fille ?
Asticot en conserve dit :
-très bien. Encore 3 minutes
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Vous êtes gai ?
Asticot en conserve dit :
-Je note. Encore 2 minutes
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-elles sont petites vos minutes ? c’est pas règlementaire.
Asticot en conserve dit :
-C´est noté. Encore 1 minute… nan en fait, plus que 10 secondes.
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-vous avez quoi comme montre ? vous avez un chien, un chat, un ver de terre nommé Timmy ? c´est quoi mon objectif exactement, c´est pas clair ? c´est confituré ?
Asticot en conserve dit :
-Top. Alors, dans l´ordre de mes questions, voici mes réponses:
NON, NON, NON, NON, NON, NON, NON, NON et Merci
Asticot en conserve dit :
-(pour la montre, c´est une Longines, excellente marque suisse), sont pas si nuls ces humains
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-et mon objectif ?
Asticot en conserve dit :
-c´est NON
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-de qui ?
Asticot en conserve dit :
-Je vous rappelle que vous êtes au cachot pour les prochaines 241 années
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Hein, vous aviez dit dix jours avec une libération si lèche-botte
Asticot en conserve dit :
-ça ce n´était que la dernière condamnation, qui n´incluait pas les 150 autres
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-148, je vous prie.
Asticot en conserve dit :
-151 maintenant
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-maieuuu…
Asticot en conserve dit :
-pour avoir contesté un fait irréfutable
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-bon, mon objectif c´est quoi exactement ?
Asticot en conserve dit :
-T´as déja fait 200 mètres, tu dois savoir
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-on m´a parlé d´un assaut sur les bâtiments d´une base secrète, quelle base ? d´où qu´elle sort ?
Asticot en conserve dit :
-une base. Mais oui, il y a toujours des bases quand on veut vous donner une mission.
Asticot en conserve dit :
-On appuie sur un bouton dans la salle d´opérations, et hop, y a une base humaine super importante qui apparaît … et on peut donner des objectifs
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-elle est puissante la base ? je veux dire, c´est dix marines qui fument des joins dans un bunker ? ou plus ?
Asticot en conserve dit :
-J´ai réglé le compteur de difficulté sur Canapé, sur l´échelle allant d´Hérisson à Cabinet dentaire (unités de mesures Lekgoliennes)
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Canapé psy , Canapé SM, Canapé apéritif, Canapé-lit ?
Asticot en conserve dit :
-Patate de Canapé, donc, c´est peinard
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-ah, merde, j´ai organisé un truc plus Canapé troué, fourré aux mines, cousu avec des barbelés et des aiguilles oubliées dans les recoins
Asticot en conserve dit :
-Oh, ça peut se combiner. Ajoute une patate faisandée et germée
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Ok, pour cinq personnes
Asticot en conserve dit :
-Et tu auras une idée de la difficulté
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Reçu, et c´est quoi cette histoire d´officiers que je dois dégommer au pistolet à patate ?
Asticot en conserve dit :
-Pareil que pour la base, on appuie sur un bouton et on fait apparaître des officiers humains qui ne servent à rien et dont on a jamais entendu parler.
Asticot en conserve dit :
-Ils s´appellent John, Jack, James et Jean… (série J)
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-génération spontanée de type 10, je vois
Asticot en conserve dit :
-on les fabrique comme ça, c´est plus rapide
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-c´est des vicieux ces humains
Asticot en conserve dit :
-Dis-toi qu´on pourrait remplacer la base par la cour du QG et les officiers par des cibles en carton, ça ne changerait rien à la progression de notre campagne.
Mais il faut bien vous occuper sérieusement, vous les troufions. Sinon de quoi on a l´air hein ?
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-des gars qui tirent sur des cartons remplis de patates qui apparaissent spontanément ?
Asticot en conserve dit :
-ça reviendrait au même, en toute franchise, mais nous avons un certain sérieux professionnel à respecter.
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-tu l´as dis Claude
Asticot en conserve dit :
-non moi c´est Ghislain-Henri VII. Bordel, suis le protocole !
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-rasta kebab ou andalouse ?
Asticot en conserve dit :
-rasta barbara bien sûr!
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-avec des pinguins, sinon ça fait irréaliste
Asticot en conserve dit :
-Et un homard à poils roux, comme celui qui est actuellement accroché à mon lobe d´oreille gauche
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-quel calibre ? bille de cour de récrée ou pétanque ?
Asticot en conserve dit :
-Plutôt cartes Pokémon. Mais la crème fraîche fait son effet.
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-ok, ce sera fait, mais faut bien astiquer avant, sinon c’est soudé à vie.
Asticot en conserve dit :
-Sans oublier de suppurer la Ploutre… Important
Suceur de méthane casse-pieds dit :
-Très…

###

Je laissais mon regard se perdre dans la soute. Mon escouade était répartie dans trois des cinq phantoms qui volaient au raz de l’eau, en direction de l’île de Kerkyra. Nous avions été rappelés d’Athènes sur ordre du Commandant lui-même, la destruction de cette base était apparemment capitale pour lui. On devait d’abord rallier le post avancer sur l’île, pour nous réapprovisionner en carburant et prendre contact avec les troupes qui nous accompagneraient dans l’assaut de la base.
Nous étions tendus, au moins durant les combats nous étions maîtres de nos vies, mais à bord des phantoms, tout reposaient sur le talent des pilotes et des banshees escorteurs. D’ailleurs …

-Lieutenant, présence hostile droit devant. Trois navires, un cuirassier et deux frégates, ils sont sur une trajectoire d’interception.
-Céleste 08, nous sommes prêts à engager le combat, intervint la voix d’un des escorteurs banshee sur la radio. J’envoie mes appareils en avant-garde.
-Négatif, rappelez-les dans la formation, dis-je dans le micro. Nous n’avons pas de temps à perdre avec eux, forçons le passage.

Le pilote activa le grossissement sur l’écran principal. Nous distinguions parfaitement les humains, les trois masses sombres effilées se positionnaient de profil, nous ciblant avec leurs batteries de missiles Anvil-II.
Une série de traînées blanches s’éleva des navires. Les escorteurs banshees envoyèrent plusieurs salves de plasma vers les missiles et les phantoms ouvrirent le feu avec leurs canons à plasma.
Trois missiles explosèrent, la douzaine d’autres poursuivit sa lancée. Les décharges de plasma surchauffées percutèrent les navires, l’épais métal céramique rougeoya quelques secondes et reprit une teinte normal, sans plus de dégâts que des traces de suie, d’autres tirs de plasma atteignirent l’eau, la faisant bouillonner et s’élever en de hautes colonnes de vapeur.
Je vis les missiles se rapprocher dangereusement sur l’écran, le pilote les évita en plongeant vers la mer, les autres phantoms tentèrent diverses manœuvres d’évitement. Mais une détonation à ma droite attira mon regard, je vis juste la carcasse fumante d’un banshee tournoyer en direction d’un phantom. Le petit appareil monoplace heurta le phantom, défonçant son cockpit et tuant son pilote, il n’évita alors pas le missile qui lui était destiné. L’explosion retentit avec violence, de petits débris s’écrasèrent à la surface de l’eau, aucun survivant.

-C’est fini pour eux, déclarai-je dans le micro, passez entre les navires, essayez de rester en dessous de la ligne de tir de leurs coilguns.

Le cuirassier, au centre, ouvrit le feu avec son CAM. Je n’eux que le temps de voir un éclair blanc nous manquer de peu.

-Bon sang, concentrez vos tirs sur le cuirassier, visez juste un peu au dessus de l’eau !

Les canons à plasma rugirent, nos appareils s’engouffrèrent entre les navires. Plusieurs boules de plasma touchèrent la coque au même endroit, le métal chauffa, gonfla et éclata, laissant l’eau se déverser à l’intérieur. Le cuirassier chavira lentement. Les projectiles des coilguns détruisirent un autre banshee.

Les batteries du cuirassier cessèrent de tirer l’une après l’autre, mais une rafale de coilgun d’une frégate déchira le blindage de Céleste 05, qui abritaient une partie de mon escouade. Le pilote fit état d’un incendie à l’intérieur.
Notre appareil gîta à droite, évitant l’épave du cuirassier qui sombrait. Des balles de mitrailleuses ricochaient sur notre coque, les projectiles des coilguns s’élevaient dans les airs. Le ciel était chargés de tirs, quatre banshee plongèrent vers le pont supérieur de la deuxième frégate, le mitraillant de décharges de combustible. Les canons fondirent sous la chaleur et les batteries de missiles explosèrent, dégageant une fumée noire.

Nous filâmes vers l’île de Kerkyra, sans nous retourner pour le dernier bâtiment ennemi. Diverses avaries malmenaient les survivants de l’escadrille, de la fumée s’échappaient des trous laissés par les balles de gros calibre.

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 18:45:49

| Poste avancé de l’Alliance, 1830 |

Nous survolions les dômes violets et carmins du camp, près de huit cents covenants s’affairaient en dessous de nous. Des tourelles étaient montées aux abords du camp, des régiments entiers se massaient dans la cour principale et des véhicules de transport étaient sortis de leurs hangars.
Les phantoms gagnèrent leurs ponts d’arrimage sur la grande structure à l’est du camp.
Le sas arrière s’ouvrit, nous révélant un paysage immonde : rocailleux, aride, aux arbres peu feuillus, teinté d’orange et de couleurs ocres. Le soleil baissait déjà en intensité, la chaleur s’effaçait pour laisser place au froid de la nuit printanière, la bataille serait dans de meilleures conditions pour nous, bien que nous regrettions nos marais humides.

Plusieurs huragok se mirent à l’œuvre pour réparer les phantoms.
Le lieutenant Ayay, un unggoy rustre et grossier, s’approcha de moi.

-Heureux de te revoir Serian.
-Moi de même, désolé du retard, j’ai raté le briefing ?
-Et pas qu‘un peu mon gars. Je vais t’expliquer, suis-moi.

Il me tendit un petit carnet holographique et se dirigea vers l’armurerie. Un relevé topographique s’afficha sur le carnet.

-Comme tu le sais, on va attaquer la base ennemie, une histoire de diversion… pour aider ces culs bordés de nouilles de l’état major à s’infiltrer sans trop de problèmes.
-Et c’est nous qui allons servir de chair à canon, d’accord. Donc pouvez-vous en venir directement à l’important cette fois ?
-Wai, wai, t’as mal dormi la nuit dernière ou quoi ? Bon, l’installation ennemie s’étend de cette montagne au littoral. En tant qu’officier supérieur, on compte sur toi pour organiser l’assaut. Je te laisse étudier la carte tactique.

Je regardais attentivement le petit hologramme : diverses structures s’illuminèrent de rouge. La côte était à l’ouest, un massif montagneux la longeait, marquant la séparation avec les plaines intérieures, il était interrompu par une trouée large et au relief accidenté. Le lit d’une rivière presque asséchée sillonnait cette trouée, une route sur la rive calquait le traçait de l’ancien cours d’eau jusqu’à la base ennemie. Des baraquements et des bâtiments administratifs se développaient autour de la zone portuaire. Mais inutile de m’y intéresser, aucune chance pour qu’on arrive si loin en vie. Nan, le vrai problème serait ce qui se trouve plus loin dans les terres.
Deux bunkers gardaient l’entrée de la trouée, ainsi qu’une dizaine de postes défensifs secondaires avec de l’artillerie légère. Un troisième bunker adjoint d’un hangar d’aviation de maintenance surplombait la vallée, trois entrepôts de véhicules la fermaient. De plus, des régiments de marines pourraient nous mitrailler depuis les positions surélevées.

« génial, tous les avantages pour eux et si la mission échoue je serais tenu pour responsable »

Nous ressortîmes de l’armurerie avec le plein de munitions et de l’équipement neuf.
Je rejoignis les autres gradés pour faire part de mon plan de bataille assez basique. Au passage, j’évaluais les troupes à notre disposition : quatre apparitions, dix shadows, six phantoms, un illusion, douze banshees, trois spectres, quinze ghosts et un bataillon de plus de cinq cents covenants.
Je m’approchai du capitaine qui menait l’opération.

-Capitaine Bha’Jirulee, puis-je vous exposer mon plan ?
-Faites lieutenant.
-Merci. Comme vous le savez, leurs bunkers anéantiraient nos véhicules terrestres avant que nous ne puissions atteindre la base. Leur aviation massacrerait notre infanterie. C’est pourquoi, nous devrons attaquer en plusieurs étapes.
(je marquai une courte pause avant de distribuer les rôles de chacun)
Lieutenant Nadget, venez avec moi en phantoms, nous partirons les premiers pour le hangar d’aviation.
Le capitaine Bha’Jirulee, les lieutenants Ayay, Maurorus et Sek, prendrez place dans l’illusion, vous mènerez l’assaut contre les bunkers, informez vos subordonnés.
Lieutenants Kini’Ortanee et Liuliu, tenez-vous prêts à la sortie de la base. Lorsque l’assaut ennemi aura était repoussé et que les renforts seront arrivés, conduisez le convoi de véhicules terrestres par la route, nous devrions avoir neutralisé leurs armes lourdes à votre arrivée, vos apparitions nous seront aussi d’une grande aide.
-Merci lieutenant Serian, déclara enfin le capitaine, rejoignez tous vos escouades. Ce matin, la clameur de notre victoire retentira dans tout le territoire covenant.
POUR L‘ALLIANCE !

| à bord de Céleste 08, 1855 |

Naaa nanananaaaa nanananaaaa nanananaaaa nanana nananananana nanann nanann nanann nanananaaaan nanananaaaa nanananan…

-Lieutenant, restez concentré s’il vous plait, et arrêtez de chantonner c’est agaçant !
-Désolé, c’était pour évacuer le stress et me donner un peu de motivation. Temps d’arrivée ?
-Commencez déjà à faire monter votre adrénaline, ça va pas tarder à devenir chaud.
-Monsieur, balbutia la radio, ici escorteur, nous sommes prêts à intercepter les obus ennemis, nous donnerons nos vies pour…
-Ne le faites qu’en dernier recours, inutile de sacrifier plus de vies ce soir.
-Reçu… attendez, on a un visuel.

Je me rendis dans le cockpit, où l’écran panoramique affichait un paysage montagneux teinté d’orange et de rouge. Le soleil baisser à l’horizon, nous révélant les premiers signes ennemis. Un warthog dérapa sur la route. Trop tard, nous étions repérés.
L’escadrille accéléra. L’éclairage du cockpit passa au rouge, trois réticules de visée s’affichèrent à l’écran, ainsi que le hangar d’aviation. Des pistes, des garages et des tours de contrôle s’élevaient autour de la large structure métallique. Un peu plus bas, un chemin conduisait derrière le bunker.

-Lieutenant Nadget, dis-je dans le micro, on va pilonner les appareils, puis on débarquera sur le site, pour neutraliser le bunker.
-« Reçu » répondit le kig-yar dans une sorte de soupir mêlé d’un sifflement rauque. « Mes kig-yar et mes yanme’e sont pr… »

La communication s’interrompit au même moment qu’une série d’explosions sur la gauche. Des explosions parsemèrent le ciel sur le cockpit, des tirs de DCA.

-Bon sang, on a perdu un appareil, je répète on a perdu un appareil, hurla une voix dans la radio.
-Poursuivez sur l’objectif, répondis-je avec un peu d’amertume dans la voix. Soldats du lieutenant Nadget ? Vous me recevez ? demandai-je en changeant de fréquence.
-Ici sergent Menek, on vous reçoit, demandons conduite à tenir ?
-Suivez-moi, sergent vous reprenez le contrôle de cette escouade.

Des balles et des tirs de coilguns en provenance du bunker mitraillèrent nos vaisseaux. Les obus éclataient avec violence, arrachant des plaques de blindage. Deux banshees volèrent en éclats, mais nous étions encore assez nombreux pour mener le raid. Les détonations secouaient l’appareil, par moment les lumières du cockpit vacillaient, je commençaient à trembler, la main crispée sur le siège du pilote.

Une quinzaine de pélicans, d’albatros et de longswords apparut distinctement, en partie à l’abris sous la tôle du hangar. Les réticules de visées se posèrent sur les rangées d’appareils ennemis, certains étaient sur le point de décoller, le pilote ne perdit pas de temps et pressa les gâchettes, les canons à plasma rugirent. Les boules de plasma surchauffées filèrent sur les engins humains. D’autres salves de plasma se joignirent aux nôtres, Le métal fondait, crissait… les poutres de soutient se tordaient sous la chaleur… les vaisseaux explosaient les uns après les autres, au fur et à mesure que nous remontions le hangar et les pistes.
Des décharges de combustible tirées par les banshees heurtèrent la tour de contrôle, les briques se brisèrent et elle s’écroula.
De pauvres pilotes humains couraient au milieu des flammes, cherchant désespérément un appareil intact. Les blessés hurlaient et trébuchaient sur les corps calcinés. Des marines se postaient contre des barricades et opposaient une vaine résistance, mais les banshees lançaient des attaques en piqué, leurs canons jumelés arrosant de plasma les misérables humains.
Le phantom du sergent Menek survola une piste, son ascenseur s’activa, des kig-yar et des yanme’e en sortirent. Nous vînmes à sa suite.

-Merci pour tout pilote, au plaisir de vous revoir.
-De même pour moi, on se reverra quand je me serrais occupé du reste de leur aviation.

Je rejoignis mes unggoy dans la soute. Certains claquaient des dents et tremblaient, d’autres vétérans caressaient les gâchettes de leurs armes.

-Soldats, ce sera une dure nuit, mais soyez forts et tenaces… et demain matin nous piétinerons les corps de nos ennemis ! GOUAAA !
-GOUAAA ! clamèrent-ils.

J’acquiesçai de la tête pour leur donner le signal du départ.
Osso avec sa lourde tourelle se jeta le premier dans l’ascenseur gravitationnel, les cinq kig-yar le suivirent. Des tirs se faisaient déjà entendre, je m’assurai que les huit autres unggoy descendent, je lissai la sangle de ma carabine dans mon dos, vérifiai mon needler et plongeai dans le puit de lumière.
Je chutai lentement vers le sol, mes soldats se déployaient en formation défensive. Je pointai mon arme vers le garage le plus proche au bout de la piste, guettant tout mouvement hostile.
Le pant de la montagne était dévasté, des colonnes de fumées noires et épaisses s’élevaient des bâtiments et le brasier du hangar se propageait aux terrains alentours.
Le pilote du phantom repartit vers son prochain objectif.
L’équipe du sergent Menek était quelques mètres devant nous, ils pourraient se charger du hangar, d’ailleurs, le second phantom de cette unité parvint à se poser dans le hangar, mais alors qu‘il allait redécoller, un série d’explosions le fit dégringoler de la falaise. Quant à celui de mon sergent Mawaw, il rencontra un peu de résistance mais ses troupes débarquèrent de l’autre côté du site.
Je le contactai sur la radio :

-Mawaw, rejoins-nous au bunker, on laisse les autres nettoyer le hangar.
-Reçu, Yat-yat doit encore arriver, mais il ne… ATTENTION !

Deux pélicans d’attaque sortirent en vrombissant du hangar, trois banshees et le phantom transportant Yat-yat les prirent en chasse. Nous nous engageâmes sur le chemin qui descendait au bunker.
Nous entendîmes le bruit d’engins motorisés remonter du bunker. J’ordonnai à mes troupes de se jeter dans le fossé, en embuscade. Nous étions appuyés contre le talus, en partie masqués par les oliviers, Osso déplia sa tourelle et la pointa vers la sortie de la route. Deux warthogs dérapèrent dans le virage, leurs mitrailleuses arrières se pointèrent vers le ciel et ouvrirent le feu. Je remarquai ainsi les deux banshees qui subissaient leurs tirs, mais trop tard, l’aileron de l’un fut déchiqueté, le cockpit fut transpercé et l’appareil fila vers le sol.

-MAINTENANT ! hurlai-je à mes soldats.

Osso envoya un tir continu sur le premier véhicule, son pare-brise se brisa, les tirs taillant en pièces le conducteur et le passager. L’artilleur ne pu même pas riposter, des salves de plasma vert le perforèrent. Le warthog se cabra et fit un tonneau.
Le second le dépassa, sa mitrailleuse nous cibla immédiatement, la rafale faucha un kig-yar et deux unggoy qui ne s’étaient pas mis à couvert. L’écorce de l’arbre contre lequel j’étais abrité vola en éclat, je vidai mon chargeur au jugé, les aiguilles violettes suivirent le warthog dans sa course. La plupart ricochèrent sur le métal, mais assez s’enfoncèrent dans l’épaule du passager, leur explosion arracha son bras et le décapita à moitié. Les tirs de plasma abattirent l’artilleur et blessèrent le conducteur, la douleur de la brûlure lui fit perdre le contrôle et il quitta la route, chutant de la falaise.

Nous glissâmes en bas du talus, en nous retenant aux troncs pour revenir sur le chemin un peu plus bas. Il y eut une lumière vive au-dessus de nous et un bruit sourd, je levai la tête. Un phantom partait en vrille, de la fumée s’en échappait, une voix grésilla sur la radio :

-Au seco… lieutenant … nous sommes touchés … tentons de stabiliser l’ap… la communication s’arrêta lorsque le phantom s’écrasa sur le flanc de la montagne.
-Yat-yat ? réponds, quelle est ta situation ? demandai-je inquiet, je changeai de fréquence. Mawaw ! rends-toi sur le lieu du crash et portes assistance aux blessés éventuels.
-D’accord, on se retrouve en bas.
-Soldats, dis-je en éteignant la radio, on va s’occuper de se bunker le plus vite possible. Jebko, vas avec trois de tes kig-yar par la route. Les autres avec moi.

Les kig-yar partirent en bondissant, nous pouvions discerner le bunker à travers les arbres. Il faisait de plus en plus sombre, le croissant de lune montait dans le ciel, mais il n’éclairerait presque pas, la seule lumière provenait des flammes de l’incendie qui ravageait le hangar et des explosions qui retentissaient dans la trouée. L’illusion avait commencé à débarquer ses troupes, sous le feu des coilguns abrités dans les bunkers.
Nous nous enfonçâmes au milieu des arbres, les lampes du bunker brillaient devant nous, soudain je vis une ombre passer devant elles. Je m’adossai rapidement à un rocher, mes unggoy déployés autour de moi.
Jebko arriva par la gauche, ses kig-yar sautant de couverts en couverts. Ils allaient droit vers l’embuscade tendue par les humains dans les bosquets.

-Attention ! hurlai-je à mes kig-yar.

Il y eut une détonation, un choc contre mon arme et elle me vola des mains. Des fusils d’assaut ouvrirent le feu au milieu des arbres, les balles sifflaient de tous côtés, cassant les branches et déchirant le feuillage. Ils mitraillaient les frondaisons au hasard, puis ils cessèrent de tirer, forcer de recharger. C’étais le moment, je tirai avec ma carabine dans la lampe d’entrée, je me mis à quatre pattes et m’élançai. D’autres silhouettes sortirent du talus avec moi, la tourelle d’Osso envoya une salve en direction des fourrés. Je sautai par-dessus un buisson et me retrouvai face à un marines accroupi, son chargeur vide, il dégaina un pistolet et fit feu, les brefs éclairs illuminaient son visage. Une masse à côté de moi s’effondra, un sang bleu luminescent suintait des plaies. Je me laissai tomber sur le dos et alignai la sentinelle, mes quatre coups partirent et j’entendis la chute d’un corps. Je n’eus pas le temps de me relever que les fusils d’assaut avaient repris leur tir, mais deux de mes unggoy étaient parvenus à se mettre à couvert à mes côtés. Ils tirèrent en direction des coups de feu. Les kig-yar avancèrent sous le couvert de leurs boucliers, ils envoyèrent une myriade de tirs dans la végétation, jusqu’à ce qu’aucune riposte ne se fasse entendre. Deux unggoy grimpèrent sur le toit du bunker, près de la trappe d’accès d’urgence. Ils sortirent leurs grenades et les balancèrent dans la pièce blindée. La lumière des grenades nous montra un instant le marine à l‘intérieur, avant l’explosion…Tout bruit dans le bâtiment cessa, tout était silencieux. Je mis mes jumelles et j’activai la vision infra-rouges. Mes unggoy m’apparurent totalement noirs parmi le décor vert, deux kig-yar en blanc s’approchèrent, les autres étaient étendus par terre et devenaient gris et seuls trois unggoy bougeaient encore. Le combat m’avait semblé en notre faveur, mais dans l’obscurité, six de mes soldats étaient tombés, contre quatre humains.

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 18:47:09

Je montai sur le toit du bunker fumant et scrutai le champ de bataille avec mes jumelles. Des tirs de mortiers pilonnaient les positions covenantes, le lieutenant Ayay avançaient dans le lit de la rivière, d‘autres escouades à ses côtés. Maurorus envoyaient ses jiralhanae à l’assaut d’un bunker, les balles les transperçaient et nombre d’entre eux étaient tués, mais lorsqu’ils arrivèrent au corps à corps, les lames tranchèrent les veines et les mâchoires arrachèrent les chairs. Des groupes éparses de covenants progressaient à travers la rocaille et les bosquets d’oliviers, affrontant des positions ennemies sur leur chemin.
J’augmentai le grossissement et dirigeai mon regard vers l’entrée de la base, une colonne de véhicules la quittait et roulait à plein régime sur la route, la diversion était réussie.

Des flammes s’élevaient de la carcasse du troisième phantom de mon unité, de petits êtres s’animaient dans la clarté du feu.

| lieu du crash de Céleste 02, 1923 |

-Au rapport sergent, demandai-je en arrivant avec les survivants de mon groupe.
-Cinq unggoy et quatre kig-yar morts monsieur, les autres ont divers traumatismes et plaies. Yat-yat est conscient et dans un état stable.
-Bien, nous devons avoir éliminé leurs défenses avant l’arrivée du convoi, nous allons rallier l’unité de commandement.
Capitaine Bah’Jirulee, capitaine répondez, ici le lieutenant Serian…
-C’est Ayay, lieutenant, le capitaine a été tué. Nous sommes éparpillés dans toute la zone, c’est un vrai bordel, on se fait défoncer !
-Reçu, j’arrive avec vingt-six soldats en renfort, dites au sergent Menek de descendre ses yanme’e de la montagne. Quelle est votre position ?
-J’en sais rien, dans le lit de la rivière, on empêche les renforts ennemis de nous prendre à revers par la route. Sek est quelque part à ma droite, aucune nouvelle de Maurorus, des gars de l’unité Occulte tiennent une position dans un éboulement à cent mètres.
-Ok, tenez bon.

Nous courrions dans le noir total, sous le couvert des arbres, trébuchant dans les buissons et sur les pierres. Par moment, les explosions et les incendies révélaient des ombres aux formes humaines ou covenants. Des brindilles craquaient partout autour de moi, tous mes sens étaient en éveil, je sentais leur respiration et même leur peur. Nous n’avions pas de temps à perdre, les échos des combats droit devant parvenaient avec une intensité inouïe. Les kig-yar poussèrent un soupir plein de haine, je voyais leurs yeux mauves brillants se tourner vers quelque chose. Un warthog enflammé projetait sa lumière rouge dans l’orée du bois, je pus discerner au moins six humains.

J’épaulai ma carabine, mes soldats levèrent aussi leurs armes. Je pressai la détente, envoyant une vague de tirs sur le servant d’une tourelle. Il bascula en arrière, son armure et son corps troués par trois traits verts. Des balles sifflèrent entre les branchages et des décharges de plasma embrasèrent les herbes. Je dérapai et gagnai le couvert d’un arbre.

-Ils arrivent par la droite, ils tentent de nous encercler. Lieutenant, on doit consolider notre position.
-Yat-yat, demande du soutien. On doit faire un percée pour les empêcher de se rallier. Mawaw, il faut que tu cours vers l’ennemi et que tu leurs balances une grenade, on te fournira un tir de couverture.
-QUOI ?! Mais pourquoi moi ? répondit-il terrifié.
-C’est les ordres, obéis !

Il s’élança en claquant des dents, courut en zigzag et sauta derrière un rocher.

-MAIS BORDEL ! Qu’est-ce que tu fous ? Les ennemis sont de l’autre côté ! hurlai-je effaré.
-Je crois qu’il reviendra pas lieutenant, ce sale lâche, ajouta Yat-yat.
-Ouais, c’est bien que tu dises ça… tu prends sa place.
-Euh, en fait, je crois que… à vrai dire, j’ai très mal à la jambe et…
-Bande de couards, faut vraiment que je fasse tout moi-même, répondis-je résigné.

Je fixai du regard une butte rocheuse qui pourrait nous offrir un bon poste de tir. Des groupes d’humains convergeaient vers la souche, ils l’avaient remarqué eux aussi. Mes muscles se raidirent, prêts pour le sprint.

-CHARGEZ !!

Je bondis en avant. Des tirs se croisaient devant moi, des éclairs éblouissants révélaient les humains dans le bosquet. Je pointai ma carabine vers la cible la plus visible, mes tirs filèrent à travers l’obscurité, heurtant et traversant l’armure et la peau du marine. Les pierres étaient dures et m‘écorchaient les pieds, mais l’instinct de survie prenait le contrôle de mon corps. Mes troupes couraient à mes côtés, éclairées par le feu de leurs armes à plasma.
Les rochers n’étaient plus qu’à quelques mètres.
Une explosion retentit juste près de moi, une grenade à fragmentation. Je ressentis la chaleur et comme une force me soulever du sol et me rejeter en arrière. Je vivais la scène au ralenti, d’autres corps été projetés dans les airs, de la poussière me masquait la vue, tout m’était douloureux. Ma tête s’inclina en arrière, je vis les branches des arbres défiler devant mes yeux impuissants. Mon dos toucha le sol, plus que jamais la douleur grandit. L’infinité du ciel s’étendait devant mon regard, mes tympans répandaient un son métallique et apaisant dans ma tête, tout me paraissait lointains, les hurlements des agonisants, les détonations, le sang… tout ce qui comptait c’était ce néant qui m’enveloppait de douceur.

L’atmosphère me semblait veloutée, tendre, emplie de méthane

-Hum hum, Serian ?
-Oui ?
-REVEILLE-TOI CONNARD !
-Pourquoi, c’est si bon, confortable, reposant…
-Ouais ben si tu te laisses aller, ce sera reposant pour l’éternité !
-Mais c’est…
-DEBOUT ! Il te reste encore huit pages à faire !
-Fais chier, putain, j’ai même pas le droit au panthéon des héros.

J’entendis un bourdonnement dans mes oreilles et tous les sons reprirent leur vigueur.

-Et voilà, j’ai enlevé les éclats et coulé de la Biofoam dans les plaies, plus un petit coup d’adrénaline pour faire repartir le cœur...
-Mawaw ?
-Oui lieutenant ?
-Enfoiré, ça ne pouvait être que toi pour m’arracher au Paradis et me renvoyer en Enfer.
-De rien msieur.

Une rafale rasa les hautes herbes, Mawaw je jeta à côté de moi. J’avais été traîné jusqu’à la butte couronnées de rochers, plusieurs de mes soldats été morts durant l’assaut, deux autres blessés gisaient à mes côtés. Des balles sifflaient entre les pierres, je vis les ombres de renforts ennemis passer entre les arbres. Je ramassai deux pistolets à plasma, un dans chaque main et me relevai péniblement. Je m’adossai à une haute pierre et visai les ombres menaçantes les plus proches. Mes tirs filèrent à travers la végétation, à l’impact, le torse d’un marine fut illuminé un bref instant, une cible de moins…

-Bon sang, où est le soutient ?
-Lieutenant, le convoi a quitté la base mais ils ne seront pas là avant six minutes.
-FONT CHIER ! on va tous crever ici, pleurnicha un unggoy.
-Garde ton calme soldat, le gronda Osso, c’est pas une attitude à montrer devant l’ennemi.
-Osso, tu penses vraiment que l’un de nous va s’en tirer ? ajoutai-je désespéré.
-Ben, moi peut-être ? répondit celui-ci plein d’espoir.

Mes soldats tombaient de tous côtés, des rafales d’armes à feu fusaient de partout. Tous mes muscles me faisaient mal, mais je n’avais pas le choix. Osso ouvrit le feu avec sa tourelle, sciant les arbres devant nous. Je tirai au jugé, priant ma chance pour que mes tirs atteignent quelque chose.
Un humain était parvenu jusqu’à nous, il contourna mon abri et m’aligna, mais une salve de plasma l’atteint à la tête. Je pris une grenade à ma ceinture, de petites flammes bleues me léchaient les doigts, je me retournai et voulus envoyer la grenade derrière la souche d’où des mitrailleuses desservaient un tir dévastateur. Mes blessures au ventre se rouvrirent, je ratai mon lancer, la petite orbe bleue retomba devant le tronc d‘arbre mort.
La grenade souleva un gros nuage de poussière et de feuilles.

Un bruissement d’ailes s‘ajouta au son de la chute des feuilles. Des aiguilles de needler pleuvaient du ciel. Les yanme’e de Menek entraient en action. Une phalange de kig-yar prit les marines à revers.

-Sergent Menek, essayez de les repousser vers l’orée du bois !

Le kig-yar acquiesça rapidement, ses troupes s’alignèrent et poursuivirent le tir.

-Yat-yat, reste ici avec tes soldats, garde nos arrières. Les autres avec moi !

Mes six derniers kig-yar formèrent une ligne de front et neuf de mes unggoy se placèrent derrière en formation serrée. Je tirai encore des salves sur toute cible potentielle, les ennemis nous apparaissaient plus clairement une fois regroupés.
Mon attention fut attirée par un mouvement sur ma gauche, ils essayaient de nous prendre de flanc.

-Yat-yat, où en est le convoi ?
-Ils sont à portée monsieur, je vous les passe…
-Lieutenant Kini’Ortanee ?
-À votre service, me répondit un sangheili.
-Envoyez vos tirs aux coordonnées… euh… Tirer sur la ligne d’arbres devant notre position.
-Reçu.

À deux cent mètres, quatre décharges de plasma bleues s’élevèrent dans le ciel. Presque tous les combattants les suivirent des yeux, les humains quittèrent leurs couverts et s’encoururent.
La première décharge retomba juste dans les lignes ennemies, l‘explosion fut aveuglante, les arbres volèrent en éclats, un nuage de poussière se répandit dans les environs et des corps se soulevèrent dans les airs. Trois autres explosions jaillirent le long de la ligne d’arbres. Des marines rampaient sur le sol, tenant leurs moignons dont les os étaient rongés par le plasma.

-Joli coup lieutenant. Poursuivez le tir en le reportant de vingt mètres par vingt mètres vers le nord-ouest.
-Bien compris, Liuliu se rapproche de vous avec ses shadows.
-Ok. Soldats, on va rejoindre le convoi sur la route, relevez nos blessés.
-Lieutenant, qu’est-ce qu’on fait pour les leurs ?
-Nous ne sommes pas des barbares, achevez-les…

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 18:49:42

| route 34A, 1950 |

Les phares des véhicules de transport nous éclairaient sur le bord de la route. Un premier spectre chargé de sangheili nous dépassa. Deux shadows le suivirent, un troisième vide arriva à notre hauteur, le pilote nous fit signe de monter. Je pris place dans un des trois ghosts accrochés à l’annexe.
Je fis démarrer l‘appareil, le doux ronronnement du moteur à plasma sous mon pied gauche, le confort familier de ce siège, j’étais enfin dans mon élément. Même mes blessures ne pourraient m’enlever ce plaisir.

Je remontai la colonne, le ghost de Yat-yat à ma suite. Le spectre et trois autres ghosts étaient en tête.
Mes lumières éclairaient le terrain accidenté quelques mètres devant, je flirtai avec les rochers, la ligne de front se rapprochait. La radio grésilla :

-Contre-offensive ennemi, ces fils de putes on déployé des chars… nous sommes débordés … dev… epli Repli !! Ils piè.. te…

La radio se tut, les combats devant redoublèrent de violence. Les shadows ralentirent légèrement, pour laisser passer les deux autres spectres et les sept autres ghosts. Je quittai la route et m’engageai dans le lit de la rivière. Le mince filet d’eau était teinté de sang et des corps jonchaient les berges.
Des unggoy courraient vers nous, criant et trébuchant sur les pierres. Ils se jetèrent de côtés pour nous céder le passage. Un shadow descendit et les fit monter à bord, tandis que deux autres ghosts s’élançaient à ma suite.

Il y eu deux détonations, puis deux explosions derrière moi. Je faillis me déboîter la tête en la tournant, de la fumée s’élevait d’un cratère et la carcasse d’un ghost retombait en tournoyant devant un autre. Les canons à plasma des spectres tirèrent, les faisceaux bleus traversèrent l’obscurité et rebondirent sur quelque chose. Le blindage en titane-céramique des chars scorpions, ils étaient deux.
Quatre warthogs et cinq mangoustes nous chargèrent. Je pressai les gâchettes, mes tirs jumelés s’envolèrent droit vers un mangouste. Le plasma martela le capot du véhicule, les tirs remontèrent jusqu’au conducteur. Le plasma lui brûla les poumons, tandis que le passager chutai, un tir l’ayant atteint à la tête. J’esquivai le véhicule dépossédé de ses occupants, m’engouffrant entre les warthogs. L’une des mitrailleuses me cibla, ses balles perforèrent le blindage de mon ghost, des fumerolles s’échappaient des trous laissés.
Je poursuivis ma course vers les scorpions. Un autre ghost fit un passage, mitraillant l’une des chenille du char. Je visai la même point et desservis un tir nourri. Le blindage se démantela, les tirs suivants brisèrent la chenille. La mitrailleuse du char hurla, ses balles fauchèrent un passager d’un spectre, le bouclier du sangheili avait été dissipés en quelques secondes. Deux spectres passèrent à l’assaut, leurs sangheili tirant avec leurs fusils à plasma. Une autre chenille fut détruite, le char s’immobilisa.

Un obus fila droit sur le troisième spectre, des débris volèrent dans les airs, ainsi que des corps démembrés. Un warthog me prit en chasse, les balles cabossèrent mon dossier et certaines brisèrent mon tableau de bord. Je slalomais entre des éboulements rocheux, le rebord de la falaise montait en pente un peu moins raide. Je me penchait sur le côté, mon aileron érafla le sol et mon ghost glissa sur la pente. Les balles heurtaient la pierre, envoyant de petits éclats de tous côtés. Le warthog dérapa et s’arrêta contre d’un rocher, le choc déstabilisa l’artilleur et il écrasa sur le sol. Il se releva en s’appuyant sur le châssis. Le passager arma son lance-roquettes, j’enclenchai mes propulseurs pour me réfugier derrière un souche d’arbre mort. La roquette partit, mais droit vers la route, en plein sur un shadow. Quelques-uns des occupants parvinrent à sauter juste à temps. L’explosion secoua le véhicule et laissa un trou béant dans son flanc. Le sangheili sur la tourelle chancela mais se rattrapa et tourna son canon à plasma pour la riposte. J’ouvrit le feu sur le conducteur pour les empêcher de filer, le shadow déversa son plasma sur la zone, des flammes rouges recouvrirent les rochers, elles se dissipèrent en une tornade flamboyante, laissant apercevoir la carcasse du warthog calciné.
Les apparition jaillit du bois en brisant les arbres sur leur passage, arrosant les véhicules et les fantassins de plasma avec leurs tourelles.

Je portai mon attention sur Yat-yat, il était écroulé sur son tableau de bord, du sang dégoulinait de son épaule. Deux obus de scorpions touchèrent l’apparition de tête, deux trous béants éventraient la carcasse du char. Trois énormes décharges de plasma surchauffé s’envolèrent par-dessus la carcasse, elles retombèrent sur le scorpions encore mobile, l’explosion projeta des débris plusieurs mètres à la ronde. Une escouade d’unggoy mené par un lieutenant, probablement Ayay, courut en criant vers le second scorpion, leurs grenades volèrent comme des fusées bleues, l’explosion anéantit ce qui restait du char.
Les shadows s’avancèrent entre les épaves fumantes de véhicules humains et covenants, leurs canons à plasma purifièrent la trouée de tout survivants humains. Les herbes s’embrasaient autour de la terre vitrifiée.

Les cinq derniers ghosts et un spectre accélérèrent en direction des entrepôts, qui reliaient la base à la trouée, je les suivis. La route sinuait jusqu’aux lourdes portes d’acier qui fermaient les hangars, je restai dans le lit du cours d’eau, des balles plongèrent dans l’eau, d’autres échos de coups de feu retentirent, un unggoy à bord de son ghost tomba. Le canonnier sur le spectre riposta.
Je me concentrai sur la large ouverture devant nous qui se rétrécissait, les humains fermaient les portes, aucuns des leurs n’était revenu. Nous enclenchâmes nos propulseurs, les éclairs créés par les tirs d’armes à feu nous apparurent nettement. Un ghost s’engouffra entre les deux battants, fauchant un humain avec ses ailerons. Puis un deuxième ghost et un troisième… les autres véhicules filèrent vers le second entrepôt. Je grimpai sur la berge avec mon ghost, il décolla et passa à travers l’ouverture. Je me retrouvai dans un espace vaste, des poutres d’acier soutenaient une imposante armure qui s’élevait jusqu’à cinq mètres. Des passerelles, où s’activaient des marines et des mécaniciens, reliaient les deux côtés du hangar. Des véhicules en réparation et des caisses de matériel s’empilaient un peu partout, mais certaines étaient disposées en barricades.
Je réduisis ma vitesse et visai l’interrupteur qui fermait les portes, le marine se jeta à terre au moment où je tirai.
Les portes s’immobilisèrent. Des salves de balles martelaient mon ghost, l’une d’ell toucha au bras gauche. Des flammes bleues s’échappaient des trous fumants dans le revêtement de mon ghost. La douleur dans mon bras était atroce, elle me fit oublier les peines de la grenade. Je chutai mollement mon ghost, roulant sous un warthog désossé, mon ghost dérapa rois mètres plus loin.
Je restais étendu à plat ventre, tandis que les trois autres ghosts se faisaient mètre en pièce, tuant quelques humains au passage.

Les humains crièrent « Hourra », mais des tirs à l’extérieur indiquaient que le reste du convoi était tout proche. Une apparition heurta un des battants et pénétra à l’intérieur. Son mortier à plasma envoya une énorme décharge de plasma sur la principale barricade. Des corps déchiqueté furent projetés sur les cloisons et les passerelles. Un marine envoya une roquette sur le massif char et des balles rebondirent sur son blindage. Un shadow approcha son ombre terrifiante dans le hangar, son canon à plasma rugit et des cohortes d’unggoy et kig-yar en descendirent. Un combat féroce s’engagea entre les marines et les covenants, deux autres shadows pénétrèrent dans le bâtiment. Je reconnus mes soldats dans le lot, certains manquaient. Deux sangheili s’agrippèrent à un pilonne, l’escaladèrent et s’attaquèrent aux marines sur les passerelles. Les nobles races de l’Alliance prirent rapidement le dessus. Je rampai hors de ma cachette et rejoignis mes soldats.

-Mawaw, faut que tu me raccommodes.
-Rhooo, ouais d’accord, je viens d’en finir avec Yat-yat. Il n’y a que les lâches qui ont compris le vrai sens de la vie…
-C’est ça, et tu vivras vieux… bien, il nous reste à éliminer les quatre officiers. Où est Jebko, on aurait besoin de son fusil de sniper.

Le sergent kig-yar secoua sa crinière en levant son arme. Nous primes la direction des escaliers et en gravîmes les marches. Mawaw m’avait extrait la balle et suturé la plaie. Nous débouchâmes sur le toit, mes dix soldats passèrent la trappe d’accès et s’avancèrent sur le pont qui menait au toit du bâtiment suivant.
Je regardai en bas, des shadows chargés de soldats glissaient à travers l’allée principale. Les lampadaires dans les rues de la base n’éclairaient que les rues, les toits étaient plongés dans l’obscurité. Certains immeubles dans le port étaient en feu, les équipes à qui on avait confié de tout faire exploser n’avaient pas encore fini.
Nous allâmes nous établir sur un toit avec une serre, de là nous aurions une vue dégagée sur tout le champ de bataille.
Je m’appuyai contre le rebord, mes blessures distillaient une douleur profonde dans tout mon organisme. Je sortis mes jumelles et basculai sur la vision nocturne. J’auscultai les environs : des phantoms et des pélicans se pourchassaient dans le ciel, des covenants parcouraient les rues. Je remarquai soudain des silhouettes bouger à un balcon trois rues plus loin. J’identifiai les cibles : un sergent et un marine armé d’un lance-roquettes. Je désignai celui coiffé d’une casquette à mon sergent kig-yar. Il épaula son sniper, visa quelques instants et tira. Une gerbe de sang éclaboussa l’autre marine lorsque le gradé s’affaissa contre le mur. J’en cherchai un autre du regard.

Un camion roula à travers la rue et s’arrêta devant une caserne. Je dis à Jebko de se tenir prêt, lorsqu’un lieutenant s’apprêta à descendre, un rayon mauve partit droit vers sa tête. Le cadavre au crâne explosé s’écroula parmi ses hommes.
Je serais volontiers resté immobile, me laissant aller au sommeil, nous risquions d’être repérer si un tir de plus partait de cette position.
Nous gagnâmes un autre immeuble, plus proche des combats. L’attente était longue, mais un bruit de moteur attira mon attention. J’alertai mes soldats, nous nous penchâmes par-dessus le rebord, un warthog remontait l’avenue. Le passager, un sergent, distribuait des ordres dans sa radio.
Jebko tira. Le pare-brise éclata, mais le sergent sous les bris de verre était intact.
Mes autres soldats prirent le relais en envoyèrent une pluie de plasma sur le véhicule. L’artilleur se défendit, un rafale pulvérisa les briques du muret et tua un unggoy. Le warthog s’immobilisa finalement, les trois marines ayant les chairs brûlées.

Un shadow remonta l’avenue en sens inverse. Ayay était à bord. Il nous aperçut :

-Serian, sortez de là, ça va être le feu d’artifice.

Je n’eus pas le temps de lui répondre, il était déjà loin. Le hangar était loin et les véhicules de transport nous dépassaient en bas. Nous courrions, exténués et nos membres douloureux. Mes blessures me tailladaient les entrailles, je sentais mes forces m’abandonner, mes soldats me distançaient.
Il y eu un vrombissement et une masse noire passa au dessus de nous, je portai ma main à mon pistolet à plasma, prêt à donner toute les forces qui me restait pour abattre le pélican. Mais une voix amicale parla sur la radio :

-Ici, Céleste 08, toujours entier lieutenant ?

Le phantom émergea de l’obscurité en s’approchant des rues éclairées et il se plaça en vol stationnaire à notre hauteur. Je bougeai mes membres endoloris et raides jusqu’au lumières de la soute. Lorsque je sentis le métal covenant, je fermai les yeux et m’endormis à même le sol.

Bilan des pertes
aproximativement 60% des véhicules engagés, 70% des soldats des unités d´infanterie et 30% des soldats des unités spécialisées

voilà, jespère que ça vous aura plut

Popokilll
Popokilll
Niveau 10
12 juin 2007 à 19:26:28

Oyez oyez mes amis, vous l´avez peut-être remarqué: nous en sommes au 10´000ème message! Ah, que de temps passé à défendre la cause de l´alliance, que de combats acharnés aux côtés des plus vaillants soldats.
Certains ne purent parvenir à bout de leur sainte quête mais d´autres, les vétérans, sont toujours des nôtres et, moi, grand commandant en chef Orphan, je tiens particulièrement à les remercier et les féliciter (ceci n´incluant bien entendu pas ce sale petit suceur de méthane de Serian.

Bravo les gars, et merci. :ok:

  • Pour en revenir au petit suceur de CH4*

Par les villosités intestnales du Grand Prophète de la Véracité, il a osé inclure le briefing! :ouch:

J´aime beaucoup le reste du récit par contre.

Asticots en conserve n´a pas dit son dernier mot...

Flo_117
Flo_117
Niveau 12
12 juin 2007 à 19:51:01

dit c´était le recit su soldat jef ?

kppx
kppx
Niveau 9
12 juin 2007 à 19:51:10

10000 =D

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 19:53:51

tu l´as lu en entier, waouw t´es courageux mon tas de vers :ouch:
bah quoi le briefing ? ça montre enfin de quoi ont l´air nos conversations sur msn :p)
mais j´ai changé quelques trucs, sinon on serait vraiment passés pour des dingues :fou:

Serian
Serian
Niveau 7
12 juin 2007 à 19:55:25

flo : nan, c´était le mien :hum:
mais bon, toi t´es dans le convoi que je rejoins à la moitié

Popokilll
Popokilll
Niveau 10
12 juin 2007 à 20:13:49

Serian: ben forcément, à quoi ça te servirait d´écrire des rapports si tu n´estimes même pas que les gens vont en lire plus la moitié?

Et puis moi, je lis vite :p)

La vidéo du moment