Lieu : Athènes, Grèce
Heure : 10h00 - 10h40
Objectifs : il faut porter un coup déstabilisant à l’ennemi, ainsi vous serez envoyé en Illusion dans la capitale grecque. Progressez à travers la vieille ville et faites le siège de l’Acropole où se situe le QG avancé ennemi, détruisez ses défenses pour permettre aux autres unités d’attaquer sans trop de pertes.
Rapport de la mission à Athènes
Se tournant vers moi, le pilote, un Sangheili, déclara :
- Je vais vous laisser avec les caporaux Ar’nee et Mutz, vos troupes suivront bien sûr, mais le sergent Tork et les siennes resteront à bord de l’Illusion, je ne tiens pas à ce que la mission échoue parce qu’on a sous-estimé les défenses adverses. Le lieutenant Raitha Ornalee est d’ailleurs du même avis.
- Bien compris répondis-je, alors même que je pensais que c’était le fait d’envoyer la moitié des troupes seulement qui causerait l’échec de la mission.
J’en parlais aux autres gradés en sortant de la cabine de pilotage, puis Tork et moi-même allâmes à la soute, informer nos soldats du déroulement des opérations. Quelques voix se levèrent à l’annonce d’une réduction de moitié de nos effectifs pour la première frappe, mais je les fis taire d’un regard. De toute façon, Tork et ses soldats sont là uniquement pour créer une diversion et nous faciliter l’accès aux emplacements d’installations de défense. En effet, sa troupe était principalement constituée de kig-yar, qui sont spécialisés dans la défense ; ils n’auraient pas été d’une grande utilité avant l’intrusion dans la capitale grecque. Au contraire, les forces sous mon commandement, bien moins nombreuses, appartenaient à l’unité Ravage. Elles étaient donc constituées uniquement de lekgolo, Sangheili, et Jiralhanae. Le lieutenant Raitha Ornalee supervisait les opérations et pouvait en cas d’urgence donner ses ordres à Tork ou moi-même par radio, même s’il ne participait pas à la bataille, du moins directement.
Bientôt ce fut l’heure de l’attaque. Je laissai Mutz et Ar’nee s’occuper des préparatifs et me reposai un instant. Un instant plus tard, Ar’nee vint me chercher.
- Tout est prêt, sergent.
- Alors partons, on n’a pas de temps à perdre.
Le phantom nous avait laissés à un carrefour en périphérie de la ville. Nous ne rencontrâmes aucun humain jusqu’aux premières plateformes antiaériennes de lance-missiles. Les hommes de garnison, surpris par notre attaque, ne firent pas long feu. Les plateformes étaient construites sur un bras articulé pour pouvoir attaquer dans n’importe quelle direction. Quelques tirs de canons à combustible suffirent pour détruire les articulations de la quinzaine d’installations défensives.
- Ici le sergent Muhuck. L’accès à la capitale est dégagé. Faites débarquer l’appât.
- Bien compris. Muhuck, occupez-vous du reste.
- Mutz, Ar’nee, rassemblez les troupes ! On repart tout de suite, des renforts ennemis risquent d’arriver !
Alors que nous repartions en direction du centre-ville, le phantom passa au-dessus de nous. Durant près d’un kilomètre, nous ne rencontrâmes aucune résistance. Pourtant nous fûmes sûrement repérés, car tout proche du Quartier Général ennemi, nous tombâmes face à une importante troupe d’humains qui avaient apparemment été prévenus de notre arrivée car ils nous allumèrent d’entrée, les tirs d’armes lourdes faisant de sérieux dégâts parmi les jiralhanae, tuant même quelque Sangheili.
- Regroupez-vous derrière les lekgolo ! hurlai-je à mes soldats.
Une fois reformée, notre troupe fit feu à son tour, et les tirs de combustible explosèrent contre les mitrailleuses lourdes, lassant aux fantassins humains quelques secondes de répit. Ceux-ci, plus nombreux, furent plus longs à éliminer, mais ne causèrent pas de réels problèmes sans le soutien de leur artillerie. À la fin de la bataille, 65 % des jiralhanae, 50 % des Sangheili et 25 % des lekgolo avaient été abattu. De lourdes pertes. Nous reprîmes malgré tout notre marche vers le Q.G. que nous trouvâmes sans protection autre que quelques sentinelles qui furent vite éliminées. La diversion avait bien marché. Les soldats étaient partis, mais, selon nos informations, le lâche Etat-major responsable de cette région ne sortait du Quartier Général qu’à de très rares occasions. Ainsi, ils devraient encore être à l’intérieur lors de la destruction du bâtiment.
- Placez les charges explosives ! ordonnai-je.
Brutes et élites s’empressèrent tandis que les chasseurs surveillaient les innombrables rues débouchant sur la place. Bientôt, ma radio me retransmit un message :
- Sergent Muhuck, ici Tork. Les humains dans notre zone battent en retraite vers leur base. Ils devraient bientôt arriver à votre position.
- Merci de l’information sergent, terminé.
J’appelais ensuite le pilote d’Illusion pour l’extraction, sans pour autant relâcher ma surveillance.
- Compris. Je me dépêche. Terminé.
À ce moment, j’aperçus un important groupe d’humains qui arrivait de trois grandes artères.
- Attention, des humains arrivent par l’ouest !
Le temps qu’il fallut aux soldats pour tirer suffit à la plupart des soldats pour sortir des rues et engager le combat dans un espace qui leur était moins défavorable. Je demandai au pilote la position de l’Illusion tout en éliminant quelques humains possédant des armes lourdes. Malheureusement, l’Illusion se trouvait encore à quelques minutes de notre position. Les ennemis étaient bien trop nombreux pour notre troupe amoindrie de la plupart de ses effectifs, et d’autres marines arrivaient de tous côtés afin de nous couper la retraite. Limitant ainsi notre marche de manœuvre, ils nous obligeaient à combattre. Une balle perdue entra dans mon dos et je tombai à terre. La bataille semblait perdue au bout de deux minutes à peine quand les soldats en face de moi s’effondrèrent. Je vis arriver un grand nombre de rapaces, tirant en tous sens sans s’arrêter de courir. Tork et ses guerriers étaient d’une précision redoutable. Chaque tir, ou presque, allait se loger dans la tête d’un humain. À ce moment, l’Illusion débarqua, faisant feu de toutes ses batteries.
Malgré les importantes pertes du groupe de destruction, la mission était une réussite, pensai-je en m’installant à même le sol, profitant du repos qu’on m’autorisait, d’ici la prochaine mission.
Pertes covenantes :
- estimées à 35 % pour le groupe de diversion
- estimées à 75 % pour le groupe de destruction
Pertes humaines estimées à la quasi-totalité des militaires présents