Je pris l´arme de l´à présent déchu Marine qui avait tiré, et achevai ainsi le peureux. Il émit un gargouillement de douleur et alla rejoindre ses ancêtres. Je respirai un moment, écoutant pour voir si quelqu´un arrivait. Apparemment, personne n´avait remarqué quelque chose. Je continuai mon chemin à travers le train pour arriver au conducteur, l´abattre, et stopper cette machine infernale.
J´arrivai rapidement au prochain wagon, gardé de cinq ennemis cette fois-ci. Je me branchai sur la fréquence de l´IA et dis, sans attendre de «Que puis-je faire pour vous?» :
- »Pouvez-vous me dire combien d´humains sont encore à bord du train?«
- »dix-neuf.«
- »Merci.«
«Bientôt quatorze», me dis-je. Je décidai de lancer une grenade. Prenant une des deux dernières sphères de plasma accrochées à ma ceinture, je regardai le groupe. Cette fois, ils étaient prêts à se battre. La porte n´était pas automatique, je l´ouvrai donc manuellement. D´un coup de bras du quel je craignai qu´il allait arracher la porte, cette dernière glissa de côté. J´activai la grenade et la boule lumineuse traversa le wagon, à la recherche d´une cible à laquelle se coller. Son choix était le torse musclé d´un Marine, courant en tout sens pour se détacher du groupe. Mais les couloirs du train étaient étroits et il ne pensa ni à reculer, ni à avancer. Ses cris désésperés m´amusèrent tant que ses gestes affolés. Ses compagnons, s´étant réfugiés dans un compartiment, n´étaient toutefois pas vraiment saufs. La grenade explosa finalement, après quelques secondes d´attente, dans un éclair bleu fluorescent qui illumina tout le wagon. Les victimes coïcindèrent avec mes attentes, c´est-à-dire que quatre des cinq humains avaient trouvé ici leur tombeau. Les deux autres, dont un demeurait néanmoins blessé, un bras en moins et les idées en désordre, essayèrent tant bien que mal de se défendre. L´un sortit de son compartiment et s´approcha de ma position. Je me mis à couvert derrière une paroi, tandis que je tirai à l´aveugle mon chargeur de carabine, Il arriva finalement devant moi, en sang, traversé par quelques projectiles qui avaient trouvés leur cible sans effort. Mais il était encore en état de tirer et c´est ce qu´il fit. Lui était armé d´un SMG Caseless M7, une arme de moindre taille et puissance que les autres armes humaines, mais ayant une cadence de tir endiablée. Ses balles ne me firent au début rien, tentant de désactiver mon bouclier, mais elles étaient toujours plus près d´atteindre leur objectif. Je donnai le reste à ce "gars" et laissai recharger mon bouclier. Malheureusement pour moi, l´autre Marine, blessé, se montra. À mon plus grand désespoir il était muni d´un pistolet M6D qui était très puissant. Une seule chose était de mon côté: Il était psychologiquement déstabilisé et il lui manquait un bras. Le recul du seul tir qu´il réussit à me tirer le fit valser contre une vitre. Mais ce tir, très précis, fit se désactiver mon bouclier à moitié rempli, se fissurer mon armure et provoqua une douleur énorme au niveau de mon abdomen. Le sang coula sur la moquette décorée de motifs jaunes et verts, maintenant devenus en partie violets. Le Marine mourrut d´une crise cardiaque pendant que je me soignai avec ma trousse de secours. Mon bouclier à présent endommagé ne se rechargeait plus complétement. Je jurai en silence »Merde.«
Ayant terminé les soins, les haut-parleurs résonnèrent:
- »Arrivée dans une heure!«
Je n´avais plus beaucoup de temps. Je me dépêchai de traverser le wagon où la grenade avait laissé des traces de plasma bleues et des bouts d´humains. Le sang à présent coagulé enveloppait le sol, les sièges et par d´aucuns endroits aussi le toit. Les quelques bouts de chair gisant par terre devaient être maintenant difficiles à manger, à moins d´avoir des dents de Kig-Yar. Le ciel s´assombrit de plus enb plus, la Pologne serait recouverte du ciel noir quand le train arriverait. Ce qu´il ne fera pas. Les lumières sur les parois à côté des portes étaient allumées de chaque côté, mais celles au dessus de moi, au plafond, n´étaient pas encore illuminées. Je passai la porte après l´avoir ouverte et arrivai dans un petit couloir reliant les deux wagons, dont les parois aveient l´air d´accordéons. J´entendis parfaitement le son du train et de l´air passant très rapidement. Je regardai devant moi, et vis six Marines... Jamais je n´en finirais d´eux tout seul. Soudain, du plasma rouge traversa les fenêtres. Le Phantom! Le pilote était revenu avec l´Éclaireur et tuait maintenant les six ennemis devant moi. Bientôt, il n´en resta plus qu´un seul que je tuai en deux tirs de sniper. Je me réjouis dans mon micro:
- »Comment vous remercier?«
- »Y a pas de quoi! On a fait ce que le Grand Voyage réclame de nous pour y participer.«, me répondit le pilote, euphorique que son acte me toucha à ce point.
- »Bon, je continue.«
- »D´accord, on vous suit.«
Je traversai le train jusqu´au prochain wagon, laissant celui derrière moi plein de cadavres à moitié calcinés par le plasma ayant brûlé leur corps jusqu´aux os à certains endroit.
Je vis maintenant trois des huit derniers (si j´avais bien compté) Marines devant moi, l´un d´eux armé d´un lance-roquettes. Bizarrement, enfin dans le cas de notre Phantom pas si bizarrement que ça, il visait par la fenêtre... Mais du mauvais côté. Effectivement, le Phantom avait effectué une manoeuvre des plus dangereuses et avait passé par dessus le train pour aller de l´autre côté. Dangeureuse parce que la chemin de fer passa à travers une épaisse forêt, encore dénuée de toute feuille. Une fausse manoeuvre et le véhicule aurait pû rester accroché à un arbre tellement brutalement que les occuppants auraient été surpris par la loi de la gravité que je ne peux même pas m´imaginer ce qu´il se serait passé avec les corps. Enfin bon, ladite manoeuvre avait réussie sans problèmes et l´ennemi au lance-roquettes parraissait un petit peu con à regarder le ciel, s´attendant sûrement à voir le Phantom sortir de la brume. Je prévins tout de même le pilote que n´en savait rien:
- »Putain! Un Mec a un lance-roquettes la dedans! Faites gaffe!«
- »Ok... On se retire, c´est trop dangeureux. On vous rejoindra plus tard.«
«Ben merci...», dis-je pour moi.
Mes alliés s´éloignèrent du train, laissant derrière eux un Lieutenant blessé et fatigué, face à environ huit soldats sur-entraînés. Ayant pris l´habitude d´ouvir les satanées portes de ce train manuellement maintenant, je tendai mon bras vers l´endroit supposé où aurait dû se trouver une poignée, mais évidemment il n´y en avait pas et la porte s´ouvrit quand mon bras enveloppé d´armure sale et endommagée. Pris au dépourvu autant que mes ennemis, je me cachai vite. J´entendis des cliquis, et quand je risquai un regard vers les impurs et vis que l´humain avec lequel j´avais déjà presque fait connaissance avait rangé son lance-roquettes et opté pour un pistolet M6C, moins puissant que son aîné. Les deux autres avaient les deux un Fusil de Combat 55. Je pris ma carabine et changeai de côté pour mieux voir les deux Marines sans pistolet. Les deux projectiles que j´avais envoyés en direction de l´un le touchèrent au bras, les deux. Il laissa tomber son arme violemment et heureusement pour moi, j´avais touché une de ces artères. Le sang gicla jusqu´à moi, sortant en rythme avec son pouls. L´autre avait déjà tiré mais la plupart de ses balles me ratèrent. Deux d´entre elles suffirent pour éliminer mon bouclier (à nouveau) et je dûs à nouveau me cacher pour que les lumières tournoient autour de moi pour protéger mon corps affaibli. Après les secondes d´attente qui me parraissaient les plus longues de ma vie, je me montrai, fis une roulade en avant dans le couloir et mis un coup de crosse dans les dans le menton du dernier humain armé d´un Fusil de Combat, il tomba sur son séant. Mais l´autre eut une idée que je jugeai fabuleuse plus tard: Il m´asséna un coup de crosse dans l´omoplate, ce qui me fit tomber sur l´impie assis par terre. Il m´infligea ainsin des degâts sérieux, mais tua presque son compagnon car je mis tout mon poids dans mon coude, ce dernier brisant les côtes de mon opposant. Je n´eux plus qu´a lui enfoncer mon pied dans le torse pour écraser son coeur après m´être relevé. Mais il n´en fut rien. Le bagarreur n´attendit pas pour tirer avec son arme dans mon dos. Je roulai sur ce dernier, tirant à l´aveugle en avant en éspèrant atteindre le Marine. J´étais aveuglé par les larmes de douleurs et des tâches noires qui apparraissaient devant mon regard. J´entendis le bruit mat me signifiant la mort de l´ancien danger pour le Phantom. L´autre resta à terre, pleurnichant pour ses côtes. Une côte de cassé faisait terriblement mal, je le savais de propre expérience. Mais alors plusieures, je ne pouvais même pas m´imaginer à quel point mon ennemi souffrait en ce moment. J´utilisai ma dernière trousse de secours pour essayer en quelque sortes, vite fait-bien fait, de stopper l´hémoragie. Je n´arrivai à rien de concret, mais ma douleur dût soulagée dans tout le dos. Quel journée de merde! J´appelai d´urgence le Phantom:
- »Vous pouvez venir, j´ai éliminé tout danger... Pour l´instant.«
- »Ok!«
Le haut-parleur du train résonna une dernière fois:
- »Encore une demie-heure de route!«
Je m´adressai à nouveau au Sangheili:
-»Dépêchez vous, on n´a plus qu´une putain de demie-heure de merde!«
- »Ouais, ouais, c´est bon!«
Je me relevai avec peine et contre-coeur du siège moelleux dans lequel j´étais installé. J´allais m´approcher des cinq derniers humains à bord du train. Je poussai la porte et vis que ce wagon était juste une plate-forme à ciel ouvert. Quatre individus se présentaient à moi. Je souffrais terriblement et me dis »Urla´Epsolee, j´crois que ce train sera ta mort, mais au moins, tu seras mort pour ta race!« Je m´élançai sur le wagon, décrochant ma dernière grenade, l´activant et la lançant. Je n´avais pas pensé à un minuscule détail: Le vent. Effectivement, comme ce wagon n´avait ni parois ni toit, la grenade ne vola pas bien loin à cause du vent. Mais elle blessa gravement deux impies que j´allais abattre. Un de mes tirs acheva une de mes proies, mais l´autre passa à côté. Les deux autres, armés de SMG, vidèrent leur chargeurs dans ma direction. J´essayais bien d´éviter les tirs, mais les humains me terrassèrent sans problème. J´envoyai juste encore un tir de sniper dans la jambe d´un d´entre eux, qui tomba en arrière pour finir en bas du train. L´autre s´approcha de moi, lentement, menaçant. Il leva le pied, le baissa toujours plus bas pour qu´il finisse sur ma figure. J´étais pris de spasmes par terre. Je me vidai de mon sang. Au moment où il allait me briser le crâne, j´entendis les tirs du Phantom. Les humains restants mourrurent. Je dis de toutes mes dernières forces:
- »Il faut arrêter ce putain de train!«
Mais déjà, je m´endormis pour mourrir. Enfin, c´est ce que je croyais.
À mon réveil, on m´expliqua que l´Éclaireur, que je crus être le premier à mourrir, avait arrêté le train. Je vous conseille de le faire grader, Major 