Expeditions: Samurai veut révolutionner le RPG tactique avec une aventure entièrement jouable en coop
les hors-mission, tu racontes ce que tu veux
tant que c´est en rapport avec halo
ça peut etre une mission que tu fais sans qu´elle soit prévue, un evenement de ta vie passée, une journée à la base, un rapport fait par un humain,...
n´importe quoi, tant que ça a un rapport avec la Divine Blade et Halo
ok, merci bien
Pour ma mission, elle seras bientôt fini, j´en suis à la 3ème page word et je pense que si je me foule un peu j´en ferais une 4ème entière et je ferais peut être un hors-mission
Je n´ai plus d´inspiration, de plus, j´ai une Xbox 360...
moi, ca fait 6 mois qu´elle est bien au chaud dans mon étagèreen compagnie de Halo premier du nom, GRAW, Moto GP6 et Kotor II. Un pur régal ^^
Speed : je vois que la xbox 360 a des effets néfastes sur toi
(et pas que sur toi ^^)... je pense que ce noël ne va pas forcément aller de pair avec l´amélioration du forum :p et la réactivation de la divine blade...
en plus le major est porté disparut ![]()
(? suicide ou meurtre de famille ?)
bon, vu qu´on est déjà à la nouvelle page, je vais bientot poster mon rapport
Je crois que la 360 vas avoir des effets très néfastes chez beaucoup de personne quand Halo 3 vas sortir...
Je venais à peine d’être muté dans la plus grande armée covenant existante, celle de la Divine Blade, et voilà ma deuxième mission qui arrivait. J’étais fière d’aller au combat, même si cette mission était un peu « spéciale ». Nous devions intercepter une colonne ennemie en Amérique. Après avoir occupée une bonne partie de ce qu’ils appelaient « le vieux continent », nous nous attaquions à cet autre territoire où nous pensions recevoir une forte résistance, et c’était le cas.
Notre mission était claire, il fallait les empêcher d’atteindre l’une des plus grandes villes de cette planète, soit New York. Pour ce faire, nous avions été largués dans une épaisse forêt de Pennsylvanie. Cette forêt allait limiter au mieux leurs déplacements ainsi que leurs artilleries, même si nous trouverions énormément d’humains, pas de grosses artilleries en perspective.
Nous étions beaucoup de Kig-Yar pour exécuter cette mission nocturne, nos sens surdéveloppés allaient être mis à contribution. Je n’avais jamais vu autant de soldats réunis pour une seule et même mission, cela devait donc dire que notre mission était des plus importante.
Le voyage fut bref et nous prîmes rapidement possession des lieux qui avaient été cartographiés. Derrière nous, un pont qui passait un fleuve infranchissable pour des véhicules motorisés comme les leurs. Si nous devions battre en retraite, le pont devait être détruit, voici l’ordre qui nous avait donné lors du trajet. Tous les soldats occupèrent le plus de territoire qu’ils pouvaient, nous n’avions pas beaucoup de temps pour préparer la zone, mais il fallait faire plusieurs guet-apens que nos chefs avait minutieusement préparés pour la bataille qui allait se dérouler, nous montâmes quelques barrages avec l’aide d’arbre déjà tombé ou que nous avions fait tomber. Il ne nous restait pas moins d’une dizaine de minutes et le terrain était pratiquement prêt. Les soldats prirent leurs places en attendant l’ennemi. Mon équipe, dans laquelle se trouvait le chef qui m’avait entraîné pour rentrer dans l’armée Covenant, était chargée du pont, si les soldats s’approchaient trop près du pont, nous devions le faire exploser. Une fois le pont explosé, nous allions nous lancer dans une bataille aussi dure que sanglante car il n’y avait plus d’échappatoire, ce pont était le seule encore en état de cette rivières et les humains le savaient bien. Il n’y avait pas d’autre voie.
Plus que cinq minute, tout le monde était à son poste, les premiers éclaireurs camouflés avaient vu passer les ennemis terriens, une importante armée, plus que nous. Chacun pensait à sa mission et à la façon dont il allait la mettre en œuvre s’il tombait sur une quelconque force ennemi. Les Kig-Yar étaient derrière leurs boucliers avec leurs pistolets plasma, les quelques Elites avaient activés leurs boucliers, fusils à plasma en main. Plusieurs mines avaient été préalablement mises en place, nous les attendions de pieds fermes, nous ne voulions pas lâcher ce pont. Les secondes s’égrenaient lentement, la tension était à son comble, dès qu’ils allaient arriver, le combat pouvait commencer.
J’étais en arrière, sur le pont, j’entendis les premiers tirs, ils étaient déjà là, quelques explosions, certainement des explosions de warthog, des cris, les guet-apens avaient du fonctionner à la perfection. Nos premières lignes résistaient tant bien que mal à leurs assauts. Nous étions prêts, nous savions que nous allions avoir de fortes pertes, mais en réalité, c’était plus dur, j’essayais de me mettre à leur place. Ils savaient qu’ils ne sortiraient pas vivant de là bas. Plusieurs de nos soldats se repliaient. Nos premières lignes étaient tombées mais les humains en avaient payé le prix fort. Ils y avaient perdus beaucoup d’hommes, mais ils continuaient de se battre. De loin, nous entendions le bruit d’un warthog, il en restait encore un et il arrivait vers le pont. Notre chef fit sortir le pilote du véhicule en pleine course. Un Kig-Yar tua d’un coup de pistolet le tireur tandis que le passager venait de mourir d’un coup de crosse du Chef qui plaça une mine sous le véhicule.
Les humains étaient là, ils entouraient le warthog qui explosa balayant les marines qui l’entouraient. C’était un combat au corps à corps qui s’engagea maintenant. Je ne devais pas bouger de mon poste au cas où le pont devait être détruit. Quelques marines arrivèrent pour prendre le pont d’assaut mais nous le défendions. Je donna un coup de bouclier au premier et me déchaîna avec mon pistolet plasma sur le second tandis que l’autre Kig-Yar tuait le troisième. Celui qui avait reçu un coup de bouclier se releva mais pas assez vite pour éviter mon tir qui alla se loger entre ses deux yeux, faisant voler son casque. Une explosion fit voler un rocher juste devant le pont, je me cacha vite derrière et tirait sur les humains qui affluaient. Nos perdions des soldats mais eux aussi, nous donnions une forte résistance. Notre chef vînt se mettre à couvert à coté de moi le temps de recharger son bouclier. Il envoya quelques grenades pour balayer les ennemis de plus en plus nombreux.
Ils étaient vraiment en supériorité numérique et nous résistions tant bien que mal. Nos soldats revenaient à notre position, débordé par l’ennemi après avoir reçu de lourdes pertes. Nous leur avions affligé un gros coup mais ils étaient trop nombreux. Le chef ordonna que nos troupes allèrent se réfugiés de l’autre coté de la rivière. Les soldats couraient, se jetaient derrière une protection éphémère, afin de rejoindre l’autre coté de cette rivière. Je restais à coté de notre chef pour l’aider. Nous tirions sans nous arrêter, les armes commençaient à surchauffer, nous ne pouvions tenir plus longtemps. Il me fit signe de rejoindre les autres, j’acquiesça et me mis à courir en plaçant mon bouclier au dessus de ma tête pour me protéger des tirs et je courais sans me retourner. Le chef devait être derrière moi, je ne voulais pas regarder, les humains devaient nous suivre de très près. J’arrivais quasiment à la fin du pont et j’entendis un cri. Un cri qui venait d’un mourrant, c’était notre chef entouré d’humains qui tiraient de tout les cotés au beau milieu du pont. Je vis son bras bouger et le pont explosa.
L’onde de choc me catapulta dans la forêt. Je me releva rapidement, pointa mon pistolet de tous les côtés pour tuer un éventuel ennemi, mais je ne vis que des Covenants. Cette vu me soulagea, je me retourna vers le pont, il n’y avait qu’un trou a côté. L’explosion avait tué tous les humains présents sur le pont. Quelques uns avaient réussi à traverser mais ils sont tombés sur nous. Mon chef venait de mourir héroïquement
Tout le monde était soulagé, mais quand un autre Kig-Yar arriva en longeant la rivière, l’air de soulagement des soldats disparu pour laisser place à de la résignation pour certains, ou de la rage pour d’autre. Tout le monde était déterminé à finir cette bataille. Les humains venaient de trouver un passage à guet dans la rivière faite de rocher et de débris de ce pont. Nous nous réfugiâmes dans les bois afin de les prendre de vitesse et de les tuer sans nous faire voir.
Tous les humains passèrent la rivière, leur supériorité numérique n’était plus, nous pouvions nous battre à armes égales, enfin presque, car c’était sans compter nos sens surdéveloppés. Nous étions tous cachés derrière un arbre ou un rocher, nos boucliers rangés pour ne pas nous faire repérer. Plus un bruit ne se faisait entendre, à part un cri d’humain de temps à autre. Je m’étais dissimulé derrière un arbre, je ne faisait pas de bruit, j’entendis quelque bruit de pas sur les feuilles du sol, plusieurs bruit, ils devaient être 3 ou 4, des bruit court, bref, comme s’ils marchaient tout en restant sur leurs gardes. Je regardais autour de moi et parvenais à distinguer plusieurs de mes camarades. Un seul regard nous suffisait, dès que les humains était là, nous sortions de nos cachettes de fortunes afin de les tuer pour nous recacher.
Nous étions inrepérables. Certains humains fuyaient même de peur de mourir. Les cris se répétaient souvent, de plus en plus fréquemment. Un humain avait réussi à nous échapper, nous courions derrière lui, il ne savait pas où il allait. Il passa à côté d’un petite bute. Je grimpa, sur cette même bute et courait le plus rapidement possible pour tenter de le rattraper. J’arrivais à le suivre à la trace, nous étions une petite dizaine à sa poursuite, il ne pouvait pas nous échapper. La petite bute sur laquelle j’étais monté se terminait par une petite falaise. Je dus faire un saut mais tout ceci fut récompensé. Tandis qu’il faisait le tour de cette bute, je m’étais retrouver devant lui. Je l’attendais de pied ferme. Je savais quasiment déjà où il allait passer. Dès qu’il se trouva face à moi, j’allumai mon bouclier sur lequel il se heurta, il ne me restait plus qu’à l’achever.
Toute nos forces présentes était en train de quadriller le secteur, à la recherche d’un quelconque survivant. Pas un seul humain ne devait passer. De temps à autre, on entendait des tirs, mais le bruit était très diffus, il se perdait dans les feuillages des arbres d’une hauteur dépassant l’entendement. Je marchais avec un autre Kig-Yar et trois autres Ungoy, mais je repensais toujours à mon chef, c’était lui qui m’avait entraîné dans ma jeunesse, je le connaissais bien, c’était un véritable « maestro » du fusil à plasma. Il est mort en héros, emportant avec lui une vingtaine d’humains dans l’explosion du pont. Pendant qu’il mourrait, moi, je courais, c’était ce qu’il m’avait demandé. J’ai vu son dernier geste, sans ça, nous étions déjà mort et les humains se serait déjà retrouver dans cette ville qui se nomme New York, un nom assez bizarre par ailleurs. En outre, il a sauvé la mission, quand on sera au QG, je ne manquerais pas de le faire savoir pour qu’il reçoive les honneurs, en vrai héros de guerre.
Un bruit me fit sortir de ma léthargie, comme un bruit de pas au loin, ils avaient l’air d’être nombreux, puis l’un des Ungoys se mit à s’agiter tendant du bras droit devant lui :
-J’en ai vu un, ça a bougé, ils sont là-bas, s’exclamait-il.
-Tais-toi, lui dis-je, ils vont nous voir et s’enfuir.
-Pardon…
Je réajusta mon bouclier, reprit mon pistolet plasma bien en main, décidé à venger mon chef. Nous avancions d’un pas très furtif. Il fallait les rejoindre, ils étaient loin et peut être assez nombreux, une petite dizaine, tout au plus. Nous nous rapprochions très vite. J’aperçus d’autre de nos frères d’armes qui avançait en peu plus loin que nous. Nous allions les prendre en tenaille. L’autre groupe de Covenant arriva quelques secondes avant nous. Les tirs fusaient des deux cotés, mais quand nous arrivâmes derrière eux, les humains étaient coincés. Une vraie partie de plaisir. J’avais pu venger mon ancien chef, et je m’y étais donné à cœur joie. Une fois les humains morts, un gradé envoya une communication à l’un des Elites.
-Huit humains, tous morts, aucune perte de notre côté, il n’y en a plus, nous revenons, dit-il…
C’est ce que j’avais réussi à comprendre. La mission était finie, nous pouvions rentrer au QG. Sur le chemin du regroupement de nos forces, pas un tir ne se fit entendre, nous avions tué tous ces humains. Ces impies ne méritait pas de vivre, il fallait tous les tuer, jusqu’au dernier, tant que le sang n’auras pas fini de couler, je me battrais, pour toute les valeurs que ma transmis mon défunt chef.
Ca vas pour la longueur?
c´est un bon récit, la longueur est à point
pas de problèmes, sauf pour l´orthographe
par exemple on dit "je plongeai" et non "je plongea"
mais sinon, c´est tres bien
Je me souviens pas avoir mis ca, mais sur des rp comme ca, c´est souvent un peu litigieux l´utilisation des temps
Il me semble avoir compter 138 lignes à peu près(sauf erreur de ma part)
bon, aller je poste mes récits
ne postez pas jusqu´à ce que j´ai fini
le premier est un hors-mission sur ma vie au QG, le deuxième ma mission et le troisieme le récit d´un de mes soldats
Serian|
|Hors mission|
Nouvelle entrée au journal
« L’illusion ralentit et pris un vecteur d’approche de la base d’Atlantique. Il se positionna au dessus de l’aire d’appontage, où s’attroupait une équipe de médecins. Le sas arrière s’ouvrit et un pont de lumière se déploya jusqu’au sol. Mes unggoy étaient rassurés, ils pourraient regagner leurs quartiers sains et saufs.
Nous descendîmes du vaisseau et allâmes à la rencontre des médecins. Orthan’Corelee regroupa ses troupes et la majeure partie des médecins s’affaira autour des specops, nous laissant avec seulement un sangheili et trois unggoy du centre médical pour s’occuper de nous.
- « Unité Expiation ? Combien avez-vous de blessés ? » s’enquit le sangheili.
- « Deux blessés par balles, cinq souffrants de commotions et l’état de mon bras s’est dégradé. » répondis-je.
- « Bien, le centre de soins est débordé, beaucoup de soldats des races supérieures sont revenus de la bataille contre la flotte parasite. Vos unggoy devront attendre que les places se libèrent. Nous prenons déjà vos blessés graves. »
- « Je comprends, les unggoy en derniers, comme toujours »
- « Ne répondez pas sur ce ton, vous ferez partie du Grand Voyage et c’est déjà bien assez ! »
- « Oui, monsieur, nous attendrons dans nos quartiers. »
L’équipe médicale emmena un des unggoy et Osso. Je le regardais s’éloigner sur le brancard et il me fit un petit signe de main pour me dire de ne pas m’inquiéter.
Nous nous dirigeâmes donc vers l’ascenseur principal, situé au centre de la plate-forme d’embarquement. Quatre piliers flottants cerclaient l’entrée, on aurait presque dit l’entrée d’un temple, mais les tourelles et les mortiers à plasma dénonçaient le caractère militaire du lieu. Je me plaçai sur la plate-forme circulaire, un unggoy activa l’ascenseur et nous descendîmes jusqu’au niveau des habitations.
L’ascenseur était un tube qui traversait toutes les couches de la structure, les parois translucides nous permettaient d’entrevoir chacune d’elles. Les quatre premiers niveaux étaient des hangars, des dizaines de véhicules s’alignaient et des dizaines d’huragok s’affairaient à les réparer. Les trois niveaux suivants étaient réservés à l’état major, nous pouvions voir des escortes patrouiller, durant le court instant ou l’ascenseur traversait les étages.
Nous atteignîmes enfin notre destination, les habitations réservées aux unggoy. Certains des unggoy montraient ouvertement leur joie, les discutions commençaient, ils étaient chez eux.
Je me dirigeai vers le sas qui faisait communiquer le conduit d’accès et nos quartiers. Les doubles panneaux du sas s’écartèrent, nous nous introduisîmes dans l’espace étroit. Un unggoy appuya sur les commandes holographiques, les portes se refermèrent et l’atmosphère commença à se remplir de méthane. Tout l’air avait été purgé et nous pouvions enfin retirer nos respirateurs sans risques. J’ôtai mon masque et inspirai profondément. Il était si agréable de ne plus sentir le masque collé contre sa peau. Gednep laissa échapper sa joie et commença à ouvrir et refermer la bouche bruyamment. Je me déshabillai et rangeai ma combinaison et mes armes dans un petit casier incrusté dans le mur.
Je sortis du sas, m’aventurant dans les longs couloirs bordés de salles diverses, des habitations, des réfectoires, des jardins, …
Je rentrai dans le bloc d’habitation 08. Les couchettes des unggoy s’élevaient sur plusieurs étages, constitués de plateformes jardins. Je regagnai mon lit, une simple plaque de métal nichée dans un mur. Mes jambes étaient lourdes, je m’y allongeai et consultai ma messagerie. Il n’y avait qu’un nouveau message, un de mon père.
« Serian, je suis heureux d’apprendre que ta carrière dans l’armée commence bien, qui sait, peut-être qu’un jour tu deviendras capitaine comme ton vieux père.
J’ai appris que tu avais gradé sergent, félicitations. D’ailleurs, vu que tu as plus de responsabilités et que tu commences à avoir plus de maturité, je me suis dit qu’il serait temps que tu prennes soin de tes petits frères, Nuinui et Selnet. Ils devraient arriver chez toi peu après que tu reçoives ce message.
Au revoir mon fils, n’oublie pas que je mets beaucoup d’espoirs en toi ! »
Je fermai la messagerie plein de rage. C’était bien mon père ça. D’abord il m’abandonnait dans l’armée, me laissait sans nouvelles durant des années et lorsqu’il reprenait contact, c’était pour se débarrasser de mes deux frères.
Je tournai la tête et me détendais en observant de petits crustacés se battre dans les parterres de champignons originaires de notre monde. La douleur s’intensifia subitement dans mon bras, je me tordis de douleur et m’écroulai sur le sol.
Mon bras me torturait, ma vue était trouble, quelque chose bougeait devant moi. Un Murur, une créature à la pilosité importe qui vivait dans les marais de notre planète, il se traîna jusqu’à moi.
-Vous allez bien ? dit-il.
-Oh un Murur qui parle, répondis-je.
-Un Murur ? Je crois qu’il délire, dit une autre créature.
-Tu parles, il fait une septicémie, sa température monte gravement.
Les créatures autour de moi se changèrent en unggoy, ils étaient en tenues stériles, des médecins.
-Qui est le chirurgien de garde aujourd’hui ?
-Pin-Pon. Pauvre gars, commenta-t-il en me désignant.
-Ouais, il va déguster.
-Quoi il n’est pas qualifié ? demandai-je inquiet.
-J’emploierais pas ce terme, je dirais plutôt qu’il est dérangé. Il ne réussit ses opérations que lorsqu’il est bourré.
Un unggoy entra dans la pièce, il boitait, son visage était secoué de spasmes et une forte odeur d’animal mort remplit la salle opératoire. Il sortit une paire de gants brunis de son tablier couvert de sang bleu.
-Alors qui est le patient aujourd’hui ? déclara-t-il.
-Un unggoy de seize ans, il souffre d’une sept…
-Ne me dites pas quel est son problème, je sais le faire moi-même ! coupa-t-il. Bon, de toute façon, il va falloir amputer…
-QUOI ? Mais, vous devriez pouvoir régler ça avec des antibiotiques !
-Pauvre garçon, il ne sait plus ce qu’il dit, il invente des mots maintenant.
Je jetai un regard aux infirmiers, cherchant de l’aide. Ils préparaient déjà une scie à plasma et un sac mortuaire. Pin-Pon me plaça un masque à gaz sur la bouche et le relia à une bombonne.
Étonnement, je ne ressentais pas les effets de l’anesthésiant.
-Vous êtes sûr que ce gaz va m’endormir ?
Pin-Pon s’interrogea et lut l’étiquette sur la bombonne.
-Vous êtes en chanceux, je me suis trompé de gaz.
-C’est une chance ça ?!
-Non, la chance, c’est que vous fassiez partie des 2 % de la population qui peuvent survivre à l’inhalation de ce gaz.
Cette fois c’était trop, ce fou avait failli me tuer. Je l’empoignai et tentai de me dégager, mais je constatai alors que j’étais attaché.
-Gardez votre calme, aller, une piqûre de valium.
Je ressentis alors une piqûre douloureuse dans le bras, la douleur se propagea jusque dans mon épaule et ma poitrine.
-AAAAh Qu’est-ce que vous m’avez injecté, espèce de barge ?
-Ah oui, j’avais oublié de remplir la seringue. Ça ne fait rien, le don d’organe fera des heureux …
Je perdis connaissance, la douleur était trop forte. Je ne pouvais pas mourir maintenant, pas à l’arrivée de mes frères …
| Serian |
|Opération confinement|
Cryptage _ 006-90-0468
Objet _ Rapport de mission (réf. 068-9)
Lieu _ Désert du Nevada, USA
Horaire _ 04/01/2553___0858-1506
Objectif _ Récupération et extraction d’une unité alliée en difficulté (réf. 004-7)
Matériel _ 9 unggoy - 5 kig-yar
« Le sergent Serian était un unggoy, une sorte de petit être faible, peureux et complètement con !
- QUOI ?!
Mais il était aussi très agile, doué au pilotage de ghost, grâce auquel il avait tué de nombreux humains …
- Ah c’est mieux.
Et avec sa carabine, il était aussi habile qu’un manchot borgne diarrhéique !
- Tu commences à me taper sur les co…
Hin hin hin, je ne pourrais pas vu que tu as été émasculé !
- HAAAAAAAA !
- Sergent ça va ?
-Hein, désolé, un mauvais rêve. Osso, j’ai dormi combien de temps ?
-Quelques heures, d’après le « médecin » votre bras est guéri, mais je me fierais pas à son jugement. Il avait l’air pas net…
-Il semble qu’il ait fait son travail, ce n’est plus douloureux.
-Un officier est venu vous avertir que vous deviez repartir en mission, mais les infirmiers on dit de ne pas vous réveiller.
-Déjà ! Trois missions en trois jours, ils veulent notre peau !
-Vous connaissez le statut des unggoy, et puis, ainsi nous servons l’Alliance et chaque victoire nous rapproche du jour du Grand Voyage.
-Tu dois avoir raison, répondis-je résigné.
Je m’extirpai de la niche incrustée dans le mur, prenant soin de détacher les quelques perfusions restantes. J’enfilai ma combinaison hermétique de combat, chargeai le lourd réservoir de méthane sur mon dos et mis en bouche l’embout du respirateur.
Je fis un bref au-revoir à Osso, qui devait rester en raison de sa blessure. Je pris ensuite la direction de la salle de briefing.
Lorsque je l’atteignis, les autres gradés la quittaient déjà. Je rattrapai alors le lieutenant unggoy qui dirigeait l‘unité Expiation.
-Excusez-moi de mon retard, lieutenant, j’étais alité. De quoi traitait la réunion ?
-Vous êtes excusé, j’avais été averti de votre absence. Le Haut Commandement a décidé de frapper le centre du pays. Bien entendu, nous faisons partie de la première vague. L’opération aura lieu dans le désert du Nevada, nous devrons prendre d’assaut la principale base de la région, elle est très bien défendue, c’est pourquoi nous seront accompagnés d’un large détachement d’un millier de soldats d’autres unités. Nous attaqueront en deux vagues, la première sera déployée par nacelles en plein milieu du périmètre de la base, afin d’échapper au champ de mines qui l‘entoure, elle devra anéantir les défenses périphériques, tout cela pour permettre à la deuxième vague d’arriver avec des renforts de véhicules et prendre le cœur de la base.
Vous serez largué par nacelle, sergent, autant vous dire qu’il y a peu de chances qu’on se revoie un jour. Adieu !
-Adieu, ce fut un plaisir de servir sous vos ordres, répondis-je encore confus par ces déclarations.
Nous nous saluâmes respectueusement et je quittai le lieutenant Omuarua, en m’avançant sur la passerelle supérieure. Je levais les yeux au ciel et admirais la frégate covenant qui était reliée à la plateforme par son ascenseur gravitationnel.
Des rangées de kig-yar et d’unggoy se mouvaient vers l’ascenseur, d’élevant jusqu’à la frégate au travers du faisceau violet. La plupart se dirigeaient vers une mort certaine, mais ils obéissaient docilement aux ordres des sangheili qui les encadraient. Un essaim de yanme’e me dépassa est s’envola jusqu’au vaisseau.
Je rejoignis mes soldats qui m’attendaient, cinq kig-yar et neuf unggoy, dont deux d’entre eux étaient mes frères. Ils venaient d’intégrer l’armée et en étaient très fiers. Nuinui et Selnet, jeunes et inconscients, ils ne connaissaient encore rien à la vie et cet assaut allait certainement les changer, tout comme toutes ces autres batailles m’avaient altéré.
-Grand frère, grand frère ! crièrent-ils en accourant.
-Retournez dans les rangs soldats !
Je ne pouvais pas montrer de traces d’affection devant tous ces soldats, surtout devant les kig-yar, cela passerait pour de la faiblesse et je ne devais pas perdre leur respect, que je n’étais même pas sûr de l’obtenir un jour. Je n’avais jamais eu de kig-yar sous mes ordres, ils avaient souvent des réticences à obéir aux unggoy et le fait que je ne comprenne rien à leur « langage » n’arrangerait pas les choses.
J’entrai dans l’ascenseur, l’air se fit dur autour de moi, soulevant mon corps sans que je puisse résister, vraiment une sensation que je détestais. Nous nous retrouvâmes dans la frégate et prîmes la direction de l’armurerie.
La gravité varia légèrement avant de revenir à la normale, cela signifiait que nous venions de quitter l’atmosphère.
D’autres soldats étaient déjà en train de se servir à l’armurerie, je pris une carabine, deux chargeurs supplémentaires, ainsi qu’une provision de grenades. Mes soldats prirent l’équipement réglementaire. Cependant je pris mes deux caporaux à part, je tendis une trousse de soins à Mawaw car il possédait les bases en médecine et je remis un canon à plasma portable à Yat-yat.
Un message retentit : « Tout le personnel combattant doit se rendre aux nacelles, baies 02 et 01 »
Chaque nacelle pouvait contenir cinq soldats de taille moyenne. Il y avait une centaine de nacelles dans les baies de la frégate. Nous nous repartîmes dans trois d’entre elles. Mawaw et Yat-yat montèrent dans les autres nacelles, je montai avec mes frères dans celle du milieu. La nacelle était très étroite, nous étions au coude à coude, nos armes entre les jambes, un petit hologramme au centre représenté la base ennemie, avec ses barricades et ces champs de mines, cinq énormes fortifications abritaient les batteries anti-véhicules que nous étions chargés de détruire.
La porte de la nacelle se referma, l’hologramme changea, il représentait l’environnement autour de nous. Une alarme retentit, annonçant une gloire pour certains et un sort funeste pour les autres.
Tous se turent, fixant le petit hologramme, quelque uns se mirent à trembler, un gel atténuant les chocs remplit l’espace exigu, il avait des reflets nacrés mais il était suffisamment translucide pour que je puisse voir nettement au travers.
L’alarme cessa et les nacelles sur l’hologramme se détachèrent, je nous sentit tomber.
Je serrais les dents, surtout inquiet de l’état des autres passagers.
Nous entrions dans l’atmosphère, j’avais l’impression que mes dents allaient éclater sous la pression.
Soudain j’entendis des chocs à l’extérieur, une nacelle disparut sur l’hologramme… des tirs de DCA.
Les humains avaient fait vite. Une autre nacelle disparut, celle de Yat-yat dévia brusquement et commença à tournoyer avant de disparaître hors de portée.
« Et merde » , je me promis de les retrouver une fois la mission finie.
L’hologramme devint rouge, je ressentis alors un choc violent qui me fit quitter mon siège. Le gel se retira et de petits personnages se déplaçaient sur l’hologramme.
J’épaulai ma carabine et me tins prêt devant la porte, un kig-yar devant moi. La porte s’ouvrit, nous jaillîmes au dehors, les kig-yar devant, nous protégeant de leurs boucliers.
Nous n’étions ici que depuis quelques secondes et c’était déjà l’enfer.
C’était une étendue plane, sans couverts, les imposants bunkers la dominaient de leurs masses sombres, des balles et des boules de plasma fusaient de partout, des explosions soulevaient des tonnes de poussière, ne laissant que des cratères remplis de sang. Les mitrailleuses ennemies déchiquetaient les covenants, les explosions faisaient retomber des corps mutilés.
Je me jetai dans un cratère, tirant quelques tirs au jugé. J’essayé de me repérer, mais les cris et les impacts m’empêchaient.
-Mettez-vous à couvert, bon sang ! criai-je à mes soldats.
Ils me rejoignirent dans le cratère, mes frères étaient terrorisés, c’était trop pour eux.
Un kig-yar s’écroula, ils le regardèrent et se mirent à gémir.
-Nuinui, Selnet, ce que vous voyez est la réalité de ce monde, les humains sont plus forts qu’on ne le pense. Vous pouvez rester ici à vous morfondre ou les affronter et mériter votre place dans ce monde.
Ils relevèrent la tête, ils avaient fait le bon choix.
Une voix m’interpella, c’était Mawaw, il était posé contre une nacelle, un kig-yar et un unggoy avec lui.
-Sergent, qu’est-ce qu’on fait ? dit-il en s’approchant.
-Il faut reconstituer la formation, mais ne peut pas sortir de nos couverts.
-Donc qu’est-ce qu’on fait ?
-J’en sais rien ! Comment veux-tu que je réfléchisse avec tout ce foutoir ? Bientôt il y aura plus de balles que de sable dans ce désert. Faudrait détruire ces foutues tourelles !
-J’ai toujours dit que votre nomination était une erreur !
-Ça peut pas être pire que ton admission dans l’armée, j’aurais dû te laisser crever sur ce pont !
-Sergent, sergent ! dirent deux unggoy en se précipitant dans le cratère. Ils portaient deux lourds canons à combustible.
-On pourra bientôt faire payer un loyer dans ce cratère si ça continue, grommela Mawaw.
-Vous êtes de quelle unité, soldats ? demandai-je aux nouveaux venus.
-Unité Illumina, monsieur. C’est un vrai bordel, la formation initiale est rompue, on a des soldats de l’unité Illumina et Expiation alors que c’est le site de chute de l’unité Démiurge. Notre lieutenant a été tué, quels sont les ordres ?
-VOUS EXPLOSEZ CES PUTAINS DE TOURELLES ! C’est évident !
Soldats, tir de couverture !
Nous ouvrîmes le feu massivement pour permettre aux artilleurs d’ajuster leurs tirs. Deux de mes tirs transpercèrent un marine posté sur le mur. Quatre décharges de combustible filèrent vers les tourelles. Nous nous remîmes à couvert et je regardai du coin de l’œil le pant de mur éclater. Je voulu féliciter mes soldats, mais je vis qu’un des unggoy de l’unité Illumina gisait à terre et saignait abondement.
Mawaw sortit sa trousse de soin. Le soldat avait été à moitié éventré. Il piqua le ventre du blessé avec une ampoule d’anesthésique. Puis il écarta les bords de la plaie, ce qui arracha un grand cri au blessé.
-Je croyais que tu l’avais anesthésié.
-Je le croyais aussi, répondit Mawaw en examinant l’ampoule. Arg, je lui ai injecté un stimulant cardiaque...
Il sortit un tube de mousse médicale, en remplit la plaie, la mousse devait réduire l’hémorragie et empêcher l’infection.
J’envoyai à nouveau une salve en direction du mur. Une partie c’était écroulée, et déjà une phalange de kig-yar s’était mise en marche, couvert par les tirs des soldats de l’unité Expiation, qui couraient vers l’ennemi.
Nuinui envoya une grenade derrière une barricade ennemie, je sortis de mon couvert, courus à quatre pattes jusqu’à la barricade, m’appuyai contre et profitai de mon élan pour basculer de l’autre côté. Je m’accroupis et visai le marine en face de moi, mais il fut plus rapide, il allait appuyer sur la gâchette quand une décharge de plasma le frappa en pleine poitrine. L’humain s’écroula et je vis le kig-yar bondir de derrière moi, mon impulsivité avait failli m’être fatale.
Mes troupes me rejoignirent à leur tour, ainsi que d’autres soldats d’unités différentes.
Les kig-yar passèrent devant, l’espace était dégagé, nous avancions accroupis guettant tout mouvement hostile. Un kig-yar poussa un sifflement en désignant un escalier qui montait vers le sommet du bâtiment. La phalange avait été stoppée par quelques grenades bien placée, nous étions la seule équipe arrivée aussi loin. Six unggoy et trois kig-yar, ce ne serrait pas suffisant.
Un des kig-yar nommé Nog passa devant, il monta l’escalier avec souplesse est rapidité, il se retourna et nous fit signe qu’on pouvait approcher. Je posai mon pied sur la première marche, lorsque j’entendis un bruit sourd, puis vis le corps de Nog s’écraser sur le sol et se contracter en un spasme de douleur. Instinctivement, je me mis à couvert contre la rambarde, juste à temps pour éviter une rafale. Trois humains s’avancèrent dans l’escalier et ouvrirent le feu, abattant un unggoy qui n’avait pu trouver de couvert. Je décrochai une grenade de ma ceinture et la lança sous l’escalier, l’explosion en fit fondre le métal, il se tordit et deux marines tombèrent, les tirs de plasma eurent vite fait de les achever. Selnet accourut au pied de l’escalier, mit son arme en surcharge et lorsque le marine se montra, il tira. La boule de plasma brûla le marine, il s’écroula et sa main laissa échapper quelque chose, je ne compris que trop tard ce que c’était. La grenade à fragmentation explosa, je fut projeté deux mettre plus loin, mes yeux me brûlaient et les sons raisonnaient dans ma tête comme si elle était métallique.
Les voix se mêlaient, ma vue était floue. Je reconnus la voix de Mawaw.
-Bah, il va bien, quand même un coup pour mesurer ses réflexes
-Comment va mon frère ? dis-je en bloquant sa jambe.
-Sergent, il prit un air grave. Je suis navré.
Le jeune artilleur m’aida à me relever, Nuinui était penché sur le corps fumant de notre frère. Je l’en écartai, il était trop tard, le mieux était de le venger. J’avais vu tellement de morts depuis le début de ce conflit que même la perte d’un membre de ma famille ne m’attristé plus, je transformais ma peine en haine envers les humains.
Une colonne de fumée noire s’élevait du bunker, les autres avaient détruit le canon pendant que j’étais inconscient et le reste des troupes étaient venue à bout des derniers occupants.
Des véhicules de la seconde vague s’apercevaient au loin, la fumée noire leurs avait fait comprendre que la voie était libre de ce côté.
J’en profitai pour reprendre mon souffle, c’était censé être la partie la plus facile et pourtant nos pertes étaient énormes. Des dizaines corps gisaient devant nous, près des deux tiers de nos effectifs.
Trois shadows et un spectre s’arrêtèrent près des ruines du bunker, le lieutenant Omuarua descendit de l’un d’eux, je m’approchai.
-Tout compte fait, on s’est revu lieutenant.
-Sergent Serian ? C’est vous qui êtes responsable de la destruction de ceci ? Félicitations.
-Merci, lieutenant. Quels sont les ordres ?
-Nous allons converger vers l’installation principale et en prendre possession.
-Bien monsieur.
Les troupes montèrent à bord des shadows, quatre ghosts étaient à notre dispostion, je montai dans l’un d’eux.
Deux phantoms nous survolèrent, ils avaient le mission d’abattre l’aviation ennemie, à deux contre dix, ils n’avaient aucunes chances, je saluai leur sacrifice.
Nous commençâmes la charge, j’activai mes propulseurs, plus tôt je serais dans l’angle mort des batteries ennemies plus tôt je serais en sécurité.
J’apercevais les batteries de missiles Anvil-II se pointer sur nous, d’autres shadows fonçaient vers l’installation, ce qui signifiait que les autres bunkers avaient mis hors service.
Des traînées blanches partirent des batteries, mon instinct de survie prit le dessus sur mon entraînement. Je fis une manœuvre d’évitement sur la gauche, les missiles fondirent sur notre formation, les explosions retentissaient tout autour de nous. Un des ghosts vola en éclats, la poussière m’aveuglait.
Je slalomais entre les impacts, cependant ce n’était pas aussi simple pour les shadows, ils avaient bien plus de mal à manœuvrer. Quatre missiles filèrent sur un shadow, il se les prit de front, l’explosion le souleva dans les airs, la carcasse fit plusieurs tonneau et projeta les corps des occupants. J’esquivai la carcasse de justesse, m’inquiétant de quel shadow il s’agissait, je fus rassuré en apercevant mes soldats dans un autre transport.
Sept silhouettes se dessinèrent au travers des nuages de poussière … des warthogs et des mangoustes. Les canons à plasma des shadows rugirent en ouvrant le feu. Les tirs croisés détruisirent un warthog et un mangouste dans une gerbe de poussière.
Je poursuivis un mangouste, son artilleur arma son lance-roquette, je m’apprêtai à tirer, mais une explosion me fit décrocher. L’humain me tenait pour cible, la roquette partit, je me penchai sur mon siège brusquement, mon ghost dérapa sur la droite en s’inclinant, l’esquive était réussie, mais la manœuvre faillit me perdre l’équilibre. Cette fois le mangouste était dans ma ligne de mire, j’ouvris le feu, les tirs de plasma déchiquetèrent les passagers.
Un warthog me prit en chasse, sa mitrailleuse m’arrosait d’un tir nourri. J’avais beau zigzaguer entre les autres véhicules ils ne le lâchaient pas. Les tirs déchiquetaient le blindage de mon appareil. Je n’avais pas d’autre choix, si je ne faisais pas je serais abattu. Je fis pivoter mon ghost pour qu’il fasse face au véhicule ennemi. Je lâchai les commandes et saisi une grenade à ma ceinture. Le warthog heurta mon ghost, ce qui lui perdre un peu de vitesse, suffisamment pour que le choc avec le pare-brise ne me soit pas fatal. J’étais étendu sur le capot du warthog, le passager dégaina son pistolet pour m’abattre. J’appuyai sur le détonateur de la grenade et la collai sur le capot. Le passager tira trois coups, l’un d’eux me toucha à l’épaule et je tombai du véhicule en marche. Je roulai sur plusieurs mètres et la grenade explosa le warthog dans sa course.
Je restais allongé un moment, faire une pause, remettre mes pensées en ordres. Je fixais le ciel, tout avait l’air si paisible là-haut, c’était confortable, ma blessure à l’épaule semblait appartenir à un autre. Soudain, un phantom passa en vrombissant au-dessus de moi, me ramenant brutalement à la réalité. De la fumée s’échappait de son flanc droit, il s’écrasa dans un bruit assourdissant et un grand nuage de poussière.
Il y avait peut-être des survivants, je me redressai, constatant à quel point ma blessure était douloureuse. Je commençait à courir en direction du site du crash, mes jambes étaient lourdes, la distance me paraissait plus grande à chaque pas. J’avais l’impression d’être dans un autre monde, les explosions et les tirs retentissaient tout autour de moi, mais dans cette petite plaine, il n’y avaient rien, seulement des carcasses de véhicules ça et là.
J’atteins enfin les restes phantom, il y avait des débris partout, quelques unggoy s’activaient à sortir les blessés de l’épave.
-Sergent ?! Par ici !
-Yat-yat ? Qu‘est-ce que tu fais ici ? questionnai-je en reconnaissant la voix de mon caporal.
-Ça serait long à vous raconter, quels sont les ordres ?
-Réunissez les survivants et récupérez des armes, on va porter assistance à ceux qui attaquent l’installation principale.
Il acquiesça et ramassa un pistolet à plasma. Je rentrai dans l’épave et pris un needler, il n’y avait que trois unggoy valides et un kig-yar. Nous laissâmes les blessés sur place et commençâmes à courir vers les combats.
Il y avait des corps le long du trajet, des unggoy et des humains victimes de l’affrontement entre les véhicules, je reconnus parmi eux le jeune unggoy blessé de l’unité Illumina. Quelques balles perdues ricochaient sur le sol, nous nous abritâmes contre la carcasse d’un shadow.
Nos troupes avaient déjà forcé l’entrée, des essaims de yanme’e affluaient sur les remparts ennemis, leur sang verdâtre couvrait le métal des murs. Nous tirions quelques tirs sur le mur et nous rejoignions les autres soldats.
Un lieutenant sangheili sortit une épée énergétique, il la pointa vers le ciel, puis l’abaissa en direction de la porte principale en poussant un rugissement guerrier.
Nous quittâmes tous nos couverts et chargeâmes à travers la porte. Les humains ripostèrent, les rafales de balles fauchèrent quatre unggoy, je me jetai en avant et me plaquai contre la cloison. Trois kig-yar bondissaient droit devant eux, nous les suivîmes en tâchant d’éviter les balles que tiraient les tourelles postées sur les toits des bâtiments. Les humains s’étaient abrités derrière des conteneurs, je les alignai avec mon needler et je lançai une salve d’aiguilles. Elles se dirigèrent vers les humains et pénétrèrent leurs chairs avant d’exploser, deux humains s’écroulèrent. Les bouclier des sangheili miroitaient sous les impacts, ils se mouvaient rapidement et attaquèrent les humains au corps à corps. Le lieutenant sangheili sauta par-dessus une caisse, empoigna un humain à la gorge et l’éventra de sa lame. Les kig-yar avançaient leurs boucliers en avant, ils se déplaçaient rapidement et la fatigue me prenait.
Je sautai de l’autre côté des conteneurs, secondé par Yat-yat et Nuinui. Un commando de specops nous dépassa, ils activèrent leurs camouflages et disparurent. Le lieutenant Omuarua se joignit à nous.
-Serian, contournez ce bâtiment, le poste de commandement ennemi est juste derrière, les specops ont besoin d’une diversion pour l’attaquer sans trop de pertes, faites ce que vous pourrez.
-Reçu. Vous avez entendu soldats !
Nous courûmes jusqu’à l’angle du bâtiment, je laissai dépasser ma tête pour analyser la situation. Le poste de commandement était une petite tour avec une verrière panoramique à son sommet, le pied de la tour était bien défendu, six gardes au sol, deux snipers sur le toit et un warthog attendait l’état major pour lui permettre de s’échapper.
Un char scorpion endommagé était stationné non loin, je le montrai à mes troupes. Il ne me restait que quatre unggoy et un kig-yar.
Le kig-yar s’élança jusqu’au char, suivi par Yat-yat et moi-même. Je me glissai entre les chenilles du char, mon needler en avant. Les autres restés contre le mur préparèrent leurs grenades. Lorsque les orbes bleues tombèrent sur le véhicule et l’escorte j’ouvris le feu, mes aiguilles fendant l’air à la recherche d’une cible où se ficher. Les marines s’écartèrent de la porte et ripostèrent, je vis alors la nuque du dernier marine gardant la porte être brisée par une main invisible, les specops étaient entrés. Nous n’avions plus rien à faire là, je décidai de ne pas risquer la vie de mes soldats plus longtemps et j’ordonnai le replis.
Je m’affaissai contre mon couvert, exténué. De plus, ma tête me torturait depuis mon choc avec le pare-brise du warthog.
-J’en peux plus, je m’arrête ici, soufflai-je.
-Sergent, ça va ?
-Je pense qu’on en a fait plus qu’assez, les soldats de la deuxième vague sont en train d’investir la base, pas la peine qu’on se fasse tuer maintenant.
Mes soldats s’assirent, eux aussi en avaient marre, des colonnes de fumée s’élevaient de nombreux bâtiments, l’unité de specops avait pris le contrôle du poste de commandement. Une unité de médecins circulaient entre les bâtiments, prodiguant quelques soins aux soldats blessés, notamment moi.
Je me rendis à l’antenne de commandement improvisé pour remettre mon rapport, j’y retrouvai le lieutenant Omuarua, il avait ouvert un canal sécurisé avec le QG en Atlantique et l’informait que la situation était stable et la mission une franche réussite.
Bilan des pertes alliées :
80 % des effectifs de départ
2 spectres
9 ghosts
5 shadows
2 phantoms
Bilan des pertes ennemies :
98 % des soldats présents
4 chars scorpions
7 pélicans
2 albatros
20 warthogs
20 mangoustes
/ Pièce jointe au dossier /
Récit hors-mission du caporal Yat-yat
« Le sergent m’avait confié la direction de cette escouade jusqu’à ce qu’on se retrouve sur le champ de bataille. C’était un honneur pour moi de commander des soldats, en tant qu’unggoy et comme simple caporal.
Nous étions quatre unggoy et un kig-yar, installés dans la nacelle de largage qui nous amenait vers la Terre. J’étais partagé entre la peur et l’euphorie.
La mission allait être risquée, suicidaire même, comme toutes celles que j’avais faites, c’était le lot quotidien des unggoy … servir de chair à canon.
Une explosion me sortit de mes pensées, nous subissions des tirs de DCA. Je serrai la tourelle portable entre mes jambes. Quelque chose heurta la nacelle et nous commençâmes à tournoyer, j’essayai tant bien que mal de rester sur mon siège. Les secousses s’intensifiaient et une alarme retentit. J’entendis un bruit sourd contre le flanc de la nacelle et le gel qui me recouvrait se troubla.
Les lumières étaient éteintes. Je tâtonnai en cherchant la porte, je sentis les autres membres du groupe faire de même. Il y eu un choc et la lumière pénétra dans l’espace confiné, un des autres avait trouvé la sortie.
Je m’extirpai hors de la nacelle, mes yeux mirent un peu de temps à s’acclimater à la lumière aveuglante. Nous étions dans des collines semi-désertiques, où que je regardais, je ne trouvais pas le moindre repère qui puisse nous indiquer notre position.
Les autres semblaient aussi perdus que moi, sauf le kig-yar, il tourna la tête au nord-est et l’inclina de gauche à droite. Il se tourna vers nous et poussa une série de soufflement stridents.
-Je crois qu’il dit qu’il a entendu quelque chose là-bas, déclara un unggoy.
-Dans ce cas, allons-y !
Le sol était brûlant, le paysage de collines ensablées s’étendait à perte de vue, on avait dévié sur plus de mille mètres. Le kig-yar ouvrait la marche, je la fermais en portant ma lourde tourelle. Nous marchions dans le lit d’un ruisseau asséché, le kig-yar s’arrêta, il se pencha sur le sol et poussa un sifflement de mécontentement.
Je m’approchai à mon tour. Des traces de pneu venaient du versant gauche et suivaient le lit du cours d’eau. Ainsi nous allions bien vers la base humaine, l’engin qui avait laissé ces traces était de petite taille, un biplace, probablement un mangouste.
Nous suivîmes le tracé du ruisseau sur quelques centaines de mètres, puis nous longeâmes une crête rocheuse. Soudain le kig-yar s’arrêta à nouveau, les plumes ornant sa tête se dressèrent, il jeta des regards inquiets dans toutes les directions. Il y eu une détonation au loin, la tête de ntre éclaireur éclata, son sang mauve éclaboussa l’unggoy qui le suivait.
-Un sniper ! A couvert ! hurlai-je.
Un deuxième coup passa au raz de ma tête. Je me mis à couvert contre un rocher et tentai de localiser le tireur. Il se trouvait sur un promontoire à une centaine de mètres, hors de portée de nos armes. On devait se rapprocher, en passant dans son angle mort, c’est-à-dire le ravin. Je serrai ma tourelle contre moi, je jaillis de mon couvert et plongeai dans le ravin. Je roulai en contrebas et m’immobilisai dans un buisson, couvert de poussière. Deux corps dévalèrent la pente à leur tour.
-Enen a été touché aussi, on va tous mourir !
-Gardez votre calme, on peut l’avoir, il faut se rapprocher.
Les deux autres unggoy étaient apeurés, mais me suivre leur laissait une chance de survie. Nous grimpions à travers les rochers et le sable glissant. J’atteins le sommet de l’escarpement, je voyais le mangouste du marine, mais il était absent. Nous nous avançâmes sur l’escarpement, je marchais précautionneusement, guettant le moindre bruit. Il y eu un déclic et une balle toucha la tourelle que je portai, deux tirs de plasma suivirent. L’humain était mort, mais il avait emporté deux covenants dans la tombe.
-Caporal, venez voir ça ! dit un des unggoy.
Je m’approchai du bord promontoire et retint mon souffle. La vallée devant nous était le théâtre d’un affrontement violent. Des centaines de covenants faisaient le siège d’une base humaine, des explosions et des tirs retentissaient dans toute la plaine.
Je reconnus le son d’un phantom, il nous survola, fit demi-tour et vint se placer au-dessus de nous. Nous montâmes grâce à l’ascenseur gravitationnel.
Il y avait trois unggoy et un sangheili dans la soute, il dirigeait les tourelles à plasma.
Le phantom s’apprêtait à attaquer l’aviation ennemie, du suicide. Je compris qu’être monté dans ce phantom n’était pas une si bonne idée. Toute la puissance de feu disponible serait nécessaire. Je m’adressai au sangheili :
-Monsieur, j’ai une tourelle, elle pourrait nous être utile…
-En effet. Pilote, ouvrez le sas de la soute ! Et toi, installe ta tourelle et vise les cockpits.
-Reçu.
Le sas s’ouvrit, je dépliai ma tourelle et pointai le canon vers l’extérieur. Les autres unggoy prirent leurs positions dans la soute, prêts à être largués au besoin.
-CONTACTS ! hurla le pilote. Sept engins de petite taille, des pélicans d’assaut. Celeste-02, passez par le vecteur d’attaque et tentez de séparer leur formation.
-Reçu Celeste-03, on attaque.
Le deuxième phantom plongea sur les pélicans, ses trois canons rugirent et des boules de plasma filèrent à travers le ciel. Les engins ennemis ripostèrent par une salve de missiles. Notre appareil fit une manœuvre d’évitement, nos tourelles firent feu à leur tour. J’entendais les mitrailleuses ennemies marteler la coque de l’appareil, des explosions retentissaient.
-Attention, derrière nous !
Je m’agrippai à ma tourelle, guettant l’arrivée du pélican. Il entra dans mon champ de tir, je pressai la gâchette, mes tirs heurtèrent le blindage du pélican, sa mitrailleuse avant ouvrit le feu, les balles ricochaient dans la soute, un unggoy fut touché. Je dirigeai mes tirs vers le poste de pilotage du pélican, la vitre explosa, les pilotes furent transpercés par mes tirs et le pélican chuta. Un missile heurta notre flanc gauche et détruisit une de nos tourelles, une explosion retentit juste après, le sangheili avait fait mouche.
-Bien joué Celeste-03, j’en ai deux à mon compte, dit la voix du pilote de l’autre appareil. Va falloir faire mieux les ga…
Le signal s’interrompit, et une explosion retentit sur la droite. On venait de les perdre. Le sangheili poussa un rugissement de colère et descendit un autre pélican.
Un autre pélican apparut dans mon champ de vision, je le visai mais je n’eu pas le temps de tirer, deux missiles nous touchèrent.
Une alarme résonna, et la voix du pilote s’y ajouta.
-Accrochez-vous, on va s’écraser.
Je m’agrippai à un harnais et j’aperçus le sangheili être aspiré hors du phantom. Un choc brutal s’en suivit.
voilà, bonne lecture ![]()
Bon, la Divine Blade est en pause jusqu´à nouvel ordre. Vos rapports seront corrigés, mais pour l´instant, n´en postez pas de nouveaux. C´est le moment pour les peaufiner. Moi et popo vous feront part de la réouverture.
Speed, as tu des nouvelles de popokill ? ![]()
elles seront corrigés à peu près quand nos mission?
il faudra attendre que popokill revienne de ses vacances dans les alpes ^^^
D´accord, sinon, j´ai eu une petite idée. Une arme Elite, j´ai fait une petite ébauche vite fait sur paint...