bon un récit hors-mission
Les Phantoms, qui transportaient les nouvelles recrues depuis les vaisseaux cargo jusqu’au quartier général, survolaient le littoral méditerranéen. J’observais les petits crustacés et mollusques, incrustés dans mon armure, déplier et replier leurs branchies. Après quelques unités temporelles, je relevais la tête et observais le reste des passagers, il n’y avait qu’un binôme de lekgolo et six unggoy, ceux-ci s’étaient massés le plus loin possible de nous. Ils avaient déjà entendu des anecdotes concernant des unggoy écrasés ou mutilés par des lekgolo et ne voulaient pas subir le même sort. Un hologramme apparut au fond de la soute, il s’agissait d’un sangheili, il déclara : « Ici le lieutenant Ara’zamamee, à toute la formation de Phantoms, descendez en rase-mottes et diminuez votre vitesse. Il y a un avant post ennemi dans la région que vous traversez, tachez de découvrir son emplacement et purgez la vermine qui se dressera sur votre chemin ! », « Reçu. Passagers, préparez vous au combat ! On vous larguera directement sur l’installation ennemi. », annonça le pilote. Les autres occupants de la soute se mirent en position, une légère pointe de panique se lisait sur le visage des unggoy, mais chez les lekgolo, bien qu’ils soient généralement peu expressifs, c’étaient la joie de partir au combat qui se lisait sur leurs traits.
« Nous venons de survoler la structure, préparez vous au largage ! », nous dis le pilote, les canons à plasma firent feu pour sécuriser la cour du bâtiment. Le sas arrière se baissa, nous nous ramassâmes sur nous même pour offrir le moins de parties vulnérables visibles à l’ennemi. Je sautais depuis la rampe arrière et m’écrasais sur le carrelage, je sentis les dalles se fendre sous mon poids, deux autres chocs sourds me firent comprendre que les autres lekgolo étaient descendus eux aussi. Un Warthog surgit de l’allée sur ma gauche, les balles ricochèrent sur mon bouclier pendant que la décharge radioactive se chargeait dans le canon de mon arme, le projectile vert atteint la roue avant, faisant faire au véhicule plusieurs tonneaux. La carcasse s’écrasa dans le mur, les corps de ses occupants désarticulés par la puissance du choc. Les unggoy abattirent un groupe de marines qui arrivaient sur le flanc, sept kig-yar, quatre jiralhanae et quinze autres unggoy débarquèrent des Phantoms.
La cour joignait trois bâtiments : un haut bâtiment de deux étages surmonté d’un mirador, un autre d’un étage, qui servait de dortoir et un autre de plein pied qui était utilisait comme un entrepôt ; un verger entourait l’installation et une enceinte faisait le tour de toute la propriété. Deux marines montèrent sur le mirador et installèrent une tourelle, mais les lekgolo ne leur laissèrent pas le temps de placer les munitions, la tôle fut déchiquetée par l’explosion. « Il ne faut pas rester à découvert ! », hurlais-je aux autres, nous pilonnâmes le grand bâtiment, quelques unggoy prirent couvert derrière le warthog détruit, les kig-yar se mirent en formation delta avec leurs boucliers. Trois marines sortirent de l’entrepôt et abattirent deux unggoy restés dans la cour, ils se replièrent immédiatement à l’intérieur. Les jiralhanae se précipitèrent à la poursuite des marines, mais lorsqu’ils franchirent la porte, les murs volèrent en éclats, une grande quantité de poussière et de gravas retomba sur les corps des jiralhanae trop hâtifs. « Attention, il y peut-être d’autres pièges. », cria un unggoy en se dirigeant vers les dortoirs, les kig-yar s’approchèrent de l’entrepôt, il y eu soudain un bruit de moteur électriques et trois Mangoustes jaillirent du bâtiment. Ils écrasèrent un des kig-yar et ceux-ci formèrent un dôme avec leurs boucliers et abattirent un des véhicules. Les Mangoustes survivants contournèrent le dôme bleuté et s’attaquèrent à nous, les autres lekgolo explosèrent l’un des assaillants, je soulevai mon bouclier et l’abattis sur le dernier pilote, le véhicule se plia en deux.
Les unggoy étaient aux prises avec l’ennemi dans les dortoirs, un groupe de marines tenta de s’échapper par la terrasse, mais le plasma des tourelles des Phantoms les calcinèrent. Les lekgolo pénétrèrent dans le grand bâtiment en ruine, moi, les kig-yar et quelques unggoy, nous dirigeâmes vers le verger. Les kig-yar et les unggoy avançaient en formation serrée, un contingent de marines sur la route ouvrit le feu à notre approche. Les unggoy parvinrent à envoyer deux grenades à plasma sur l’ennemi, les explosions tuèrent cinq marines, trois marines de plus furent projetés dans les airs à cause de mon tir de canon à barreau de combustible. Une grenade à fragmentation éclata dans la formation de kig-yar et d’unggoy, déchiquetant trois d’entre eux, les balles traçantes fauchèrent deux unggoy de plus, mais les tirs de plasma eurent vite fait de décimer les marines. Je poursuivis mon chemin à travers le verger, me déplaçant doucement à travers la végétation. Je surpris deux marines à bord d’un Warthog gauss, l’artilleur se retourna et tira, je déviai le tir avec mon boulier, mais je fus néanmoins un peu sonné par le choc, je ne laissai pas le temps aux marines pour un second tir ; je retournai le véhicule, renversant ses occupants, ils tentèrent de fuir, mais je les broyai avec mon pieds et mon bouclier. Je sentis les os se briser sous mon épaisse armure. Je retournais à la cour, où je retrouvais les deux lekgolo saints et saufs, cinq kig-yar, douze unggoy et les Phantoms qui attendaient qu’on embarque. Je montais à bord, les lekgolo heureux d’avoir pu prouver leurs talents de guerriers. Les Phantoms reprirent leur route vers le quartier général, une pointe de nostalgie perça en moi : mon frère d’arme aurait aimé cette bataille.
