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Liste des sujets

~~ La Divine Blade ~~

334412
334412
Niveau 7
24 avril 2006 à 01:02:06

:rire2:

Matboy
Matboy
Niveau 10
24 avril 2006 à 01:21:08
  • Soldat Rotok stonika Britke

Matériel supplémentaire :
Lieu : Ouest de Ghana
Objectifs : Comme vous êtes nouveau et que les missions sont déjà en cours, la vôtre sera moindre mais ça sera toujours une mission importante dans nôtre but qu’est de détruire la race humaine. Un Phantom viendra vous déposer à cinq cents mètres d’une petite base qui était jusqu’à maintenant ignoré. Les bases de cette grosseur ont presque toutes été abandonnées étant donné la diminution de la race humaine. Trois recrut Sangheili et dix Unggoy vous accompagnerons mais vous n’avez pas de pouvoir sur eux. Faite en sorte qu’il ne reste plus âmes qui vivent dans le complexe. Se ne sera pas trop dur, il n’y a pas de mur et la base n’a que deux étages.

    • Note que tu as le même délais que les autres, c´est à dire qu´au 30 avril à 12 heure (Québecois, parce que tu es Québecois). Après cela la mission n´est plus valide.
334412
334412
Niveau 7
24 avril 2006 à 01:35:59

6 jours , ouais ben va faloire que je m´y met tout de suit !! :ok:

Matboy
Matboy
Niveau 10
24 avril 2006 à 01:43:08

À l’instar du Haut Commandant Silvermo
Opération hors-mission : Débusqué
Rapport du Sergent Grzuth :

La forêt était dense, très dense. Ces conards de Sangheili m’avaient envoyés en reconnaissance dans cet enfer vert. On aurait dit qu’ils prenaient plaisirs à m’envoyer dans une forêt. Dix Unggoy me suivaient à la trace, toujours à l’affût. Au moins je n’étais pas seul. La forêt était calme mais il y régnait une chaleur étouffante. Moi qui aimais les grands froids de ma planète natale. Nous étions en formation et je tenais une jolie Carabine Unggoy. Être Sergent avait ces avantages. Nous passions un gros rocher quand… Une explosion fit exploser la moitié du bloc de roche et nous ébranla. Trois de mes Unggoy furent tués sur le coup et un autre fit un vol plané de deux mètre avant de tomber, son respirateur débranché. Il suffoquait et il n’allait pas tenir longtemps car le Unggoy était pris de panique. Je maudis l’inintelligence de ma race dans de pareille situation avant de plonger à sa rencontre. Je lui remis son respirateur avant de le traîner en arrière de la roche où mes autres Unggoy m’attendaient. Les balles ricochaient sur notre abri improvisé. Des humains devaient être embusqué dans la forêt et allait faire qu’une bouché de nous.

Un des Unggoy au nom de Yapnec se tenait proche de moi. C’était celui qui s’occupait des communications dans l’équipe. Je n’avais aucune intention de mourir ici et je dis au Unggoy :
- Appel le QG et demande leur de l’aide. Dit leur qu’il y a des humains embusqués dans la forêt et qu’il y a peu être une base de cacher avec des informations utiles.
Il me regarda drôlement mais fini par communiqué le message. Maintenant il faillait espérer qu’il y est vraiment une base de cacher dans les profondeurs de cette enfer. En attendant les renforts, nous entreprîmes de nous défendre contre nos assaillants. Le feuillage était dense et nous ne voyions pas les soldats mais on savait d’où venaient les balles. Mes sept Unggoy et moi tirions dans les feuilles. J’épaulais ma carabine et décrochait des traits en espérant qu’il touche un soldat. Des balles traversèrent un de mes soldats proches de moi. Soudain les tires cessèrent. D’immenses traits verts traversèrent la forêt et des cris d’humains se firent entendre plus loin. Je remarqua deux Phantoms passer au dessus de nos têtes. Ils avaient répondu à notre appel mais il fallait maintenant qu’il y est vraiment une base ou un laboratoire. Sinon même si je me sortais vivant de cette embuscade je me ferais écorcher par les Hauts Commandants. Tout à coup, une cinquantaine de soldats humains apparurent dans le feuillage en courant. Une dizaine de Lekgolo faisaient des ravages chez l’ennemi mais quelques humains nous remarquèrent. Nous n’attendirent un signal et nous tirâmes. Les ennemis firent de même et deux de mes soldats tombèrent mais en tirant je toucha un humain à la poitrine. Il s’effondra, mort. Une des infâmes créature leva son arme pour me tirer mais elle n’eu jamais le temps. Une immense boule de plasma jaillit de nulle part et arracha la moitié du corps de l’ennemi. L’autre moitié qui était les jambes tomba à terre. Les autres s’enfuirent sous les tires. Deux Lekgolo apparurent peu après. Ils s’arrêtèrent et un vint me voir. C’était visiblement des lieutenants endurcis.
- À vous voilà Unggoy, Dit un des béhémoth. Nous avons trouvé les humains mais pas la base.
- Euu, c’est que euuu…, Répondis-je en bafouillant.
Des cris résonnèrent plus loin.
- Nous devons y aller Unggoy. J’espère qu’elle se trouve plus loin.
Les deux partirent et je resta sidéré avec mes cinq membres. J’allais me faire trancher la gorge pour avoir mentit. Ma carcasse serait exposée aux Kig-Yar qui s’en régaleraient. Deux humains passèrent près de nous en courant. Ils ne nous virent pas étant donné qu’on étaient cachés derrière un rocher mais nous oui. J’épaula ma carabine. J’ordonna à mes Unggoy de les viser. Je tira et un humain cria en se tenant la jambe. L’autre se retourna pour recevoir un tir de pistolet à plasma dans le visage. Il se prit la tête et tomba. Le blessé se retrouva avec des aiguilles de needler et mourut en explosant.

Je dis aux Unggoy de me suivre, d’après mes informations, les Phantoms ayant déposé les Lekgolo était au Sud, par où nous étions arrivé. La marche dura environ sept unités de temps et j’aperçus nos transports. Trois Phantoms sagement alignés au dessus du sol. Quatre Lekgolo étaient postés en surveillant les vaisseaux. Nous approchâmes d’eux et j’entendis leur conversation :
- Alors ils ont trouvé la base? Dit l’un d’eux.
- Non pas de base militaire, Répondit un deuxième.
La peur monta en moi. Le second reprit :
- Encore mieux, un laboratoire de recherche où les scientifiques humains testaient de nouvelles armes. D’importantes caisses d’armes ont été saisies et les humains à l’intérieur ont tous été tués. L’auteur de se message d’aide sera grandement récompensé à mon avis.
Je résista à sauter de joie. Pour moi, la plus grande récompense serait que je ne serais pas mis à mort. La chance venait de me sauver et j’en étais reconnaissant. Les Lekgolo revint avec les caisses et on m’ordonna de monter dans un Phantom pour aller voir le Haut Commandant Silvermo. Je me réjouis et monta à la suite des cinq Unggoy survivants dans le vaisseau. Je me coucha en boule dans un coin pendant tout le long du voyage.

Fin de Rapport

Pertes alliées : 5 Unggoy
Pertes Ennemies : Plus de cent Humains grâce aux Lekgolo

334412
334412
Niveau 7
24 avril 2006 à 01:59:33

Bravo ses tres bien fait :ok:

sparta-93
sparta-93
Niveau 10
24 avril 2006 à 18:41:38

en effet, j´ai rigolé en pensant qu´un unggoy (matboy)disait "Ces conards de Sangheili" :rire:

Silvermo
Silvermo
Niveau 26
24 avril 2006 à 18:43:30

Je lirai ça avec plaisir quand je serai en forme :-)

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:38:05

Bon, voici mon récit :)
Je l´ai relu à moitié, y´a un orage ici et je crains pour mon ordi moi ^^
C´est en plusieurs parties, comme d´habitude, et j´espère que ça vous plaira :p)
Plus de massacre chez les humains cette fois, mais avec un objectif pareil ça ne pouvait pas y échapper ^^
Allez, bonne lecture à ceux qui auront le courage de me lire :-)))

  • Grunty Grutu

Matériel supplémentaire : /
Lieu : Dévotion, Stock de Matériel.
Objectifs : Tentez de faire diversion pour libérer le Hangar, et ce au bon moment. Quand vous recevrez le signal par radio sur la fréquence codée en 226.1, quelques uns de vos camarades feront diversion dans une zone voisine au Hangar après avoir neutralisé les sentinelles. Les ODST ne pourront défendre deux zones, et fuiront le Hangar qui sera alors vide. Vous infiltrerez et tiendrez la zone du Hangar jusqu´à ce que l´Intuition envoie les vaisseaux d´abordage...

Neuvième âge de la Réclamation, septième cycle, 51 unités de temps (calendrier de combat Covenant) / Révolution planétaire 2 (base de temps d´opération de la Divine Blade) / Sous-espace, transporteur d´assaut Covenant Devotion / Entrepôt d´alimentation des armureries auxiliaire, pont trois.

Grunty courut. Il neigeait. Ses coussinets frémissaient au contact du sol gelé de sa planète natale, ses poumons s´emplissaient de méthane glacé. Devant lui, l´une de ses treize soeurs courait en riant. Elle escalada une pille de morceaux de glace, Grunty la suivit en grognant de plaisir. Il escalada le petit monticule et se mit à avancer avec ses pattes antérieures, sur les poings. Des geysers de feu l´éclaboussaient de méthane liquide. Il regarda le lever des deux lunes, à l´horizon, et bascula dans une marre à poissons.
Il se débattit contre le liquide qui le noyait et les poissons qui le chatouillaient, mais une main attrapa son poignet et le tira à la surface. C´était sa mère. Il était un Grunteau de six mois dans ses bras, et elle lui chantait une berceuse.
Le père de la troisième portée dont il faisait partie entra dans la maison. Il était en flammes, mais Grunty trouva cela normal. Des fleurs géantes poussaient dans le jardin, et une douce odeur de poisson grillé s´échappait d´une hutte, au loin. Un Élite de couleur dorée courrait à l´horizon, poursuivi par un humain à deux têtes. Grunty voulut prévenir sa mère du danger, mais il ne pouvait pas parler. L´humain sauta sur lui-même... et la terre se mit à trembler, de plus en plus fort. Grunty tomba des bras de sa mère dans un abîme...

-Mince ! Il a dû se faire méchamment mal ! Dit Zolzol.
-Dépêchez-vous de le relever, cette secousse indique que nous avons quitté le sous-espace, dit un des Unggoy des troupes spéciales du commandant Zeepo.
-Effectivement, confirma ce dernier. Réveillez les derniers soldats. Je vais essayer de contacter l´extérieur.
Grunty se massa le cou. Des petits glapissements de douleur s´échappaient de sa bouche.
-T´es tout rouge, Grunty ! T´as dû te prendre le coin d´une caisse !
En effet, le soldat avait rebondit contre deux conteneurs et avait dévalé la pièce sur cinq mètres à cause du changement subit de gravité. Geegoz l´aida à se relever et lui donna son pistolet à plasma.
-J´étais en plein rêve... mais je ne me souviens plus de quoi il s´agissait...
-ça devait pas être important alors. Viens, on va voir le commandant.
Grunty Grutu et ses compagnons étaient toujours dans la même pièce. Dur retour à la réalité. Les mêmes amas de caisses, dont certains s´étaient renversés suite à la sortie du sous-espace. La même teinte rouge sombre des lampes de secours qui illuminaient la pièce. La même équipe de Covenants, six Unggoy blessés provenant directement de l´infirmerie, comme Grutu, et quatre soldats des forces spéciales Covenantes... Plus le commandant Ultra, Zeepo.
Entouré de ses soldats d´élite, le commandant tripotait les commandes de l´unité de liaison longue distance qui leur avait servi à prévenir la flotte Covenante du départ du Devotion. Même si les débuts avaient été difficiles, les Sangheili à l´autre bout du fil avaient fini par être persuadés de la véridicité du témoignage des Unggoy lorsque le transporteur d´assaut avait décollé... Faisant sauter une ogive nucléaire humaine derrière lui.
Les derniers événements étaient très troubles pour Grutu. Il y avait eu des explosions à l´extérieur du vaisseau, des alarmes, des mobilisations d´urgence... puis la désactivation des systèmes environnementaux qui avait tué tous les soldats non dotés de systèmes respiratoires... Autrement dit tout le monde sauf les Unggoy. Maintenant, tout portait à croire que les Covenants survivants avaient été capturés et faits prisonniers, tout comme le Prophète qui était présent dans la salle de contrôle du vaisseau. Mais ça lui était bien égal, Grunty désirait simplement sauver sa peau et uniquement sa peau, d´abord et avant tout. Un objectif plutôt difficile dans sa situation... Il ne savait pas où les humains avaient guidé ce transporteur, mais ce serait sans doute synonyme d´ennuis.
Zeepo, le commandant Ultra, était un véritable professionnel. Il avait été présent dans les hangars lorsque les Pélicans ennemis étaient arrivés pour envahir le vaisseau, et il en avait dénombré dix. Il savait effectuer des multiplications, contrairement à Grutu, et il avait calculé que les humains devaient être au nombre de deux cent. Et il avait été formel : c´étaient des troupes de choc. Ils les avaient vus descendre des compartiments de transports de leurs vaisseaux de largage primitifs.
-Devotion à toute force Covenante, quelqu´un me reçoit ? À vous.
Le commandant appuya sur diverses touches pour faire passer le message en boucle toutes les dix secondes. Il se retourna vers les onze Unggoy qui formaient désormais sa troupe. Pour moitié des vétérans aguerris, pour moitié des recrues blessées. Une situation délicate à aborder.
-Soldats, en attendant nos ordres de mission, nous devons nous équiper. C´est clair : équipez-vous lourd. Recrues, savez-vous utiliser des pistolets à aiguilles ?
Les Covenants secouèrent la tête.
-Alors prenez des fusils à plasma. Récupérez aussi un maximum de grenades, vous en aurez sans doute besoin.
Il se tourna ensuite vers ses propres guerriers.
-Bruntaz, Lazdok, cherchez des pistolets à plasma et des grenades pour tout le monde. Les autres, des canons à combustible. Allez !
Les Unggoy s´étaient déjà armés avant le saut dans le sous-espace pour défendre la pièce d´une éventuelle attaque, mais désormais les objectifs avaient changé. Leur prochaine mission les mènerait sans doute dans d´autres zones du vaisseau... Et il leur faudrait être équipés, bien équipés.
Grunty n´avait pas achevé de se réveiller, tout le monde criait dans tous les sens et il avait mal à sa patte blessée lors de l´attaque sur l´aéroport qui n´avait toujours pas achevé de cicatriser. Maintenant, on lui demandait de grimper sur des tas de conteneurs et d´ouvrir des caisses.
Le soldat Covenant était nostalgique de son adolescence... À ses seize ans, l´âge adulte chez un Unggoy, il avait été destiné à une des deux voies propres aux membres de son espèce : les usines ou l´armée. On ne lui avait pas laissé le choix. Des recruteurs étaient arrivés dans le village, comme chaque année, et il avait dû faire ses adieux à ses parents et à dix-huit de ses frères et soeurs. Gruntar, l´aîné de la famille, était parti avec lui. Il avait été embarqué dans un vaisseau, avait passé quelques cycles dans des camps d´entraînement ou à des postes ingrats de l´armée, et il fut affecté à une flotte qui n´aurai jamais dû partir pour le front, une flotte de sécurité de l´empire intérieur. Mais après la catastrophe du Hiérophante Inflexible, et la destruction d´une bonne partie de la Flotte de la Lame Divine, le petit contingent de vaisseaux dont il faisait partie avait été dépêché.
Et maintenant, il était là, dans ce vaisseau envahi de pourriture, ses frères tués ou capturés, avec une poignée de guerriers de son espèce qui s´agitaient dans tous les sens. Il avait mal, il était fatigué, mais quelqu´un le sollicitait.
-Eh, Grunty ! Attrape !
Le Unggoy se tourna dans la direction de l´appel et failli recevoir un fusil à plasma en pleine figure. L´arme tomba sur le sol en un fracas métallique. Grutu se hâta de le récupérer.
-Tu veux que je me batte avec ça ? Demanda Grutu. Je ne sais même pas comment on l´utilise !
-Demande aux forces spéciales, elles t´expliqueront. À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Nous avons besoin de puissance de feu, Grunty. Tiens, prends ces grenades.
Quatre sphères bleutées tombèrent aux côtés de Grutu. Ces armes-là, il les connaissaient. Il les saisit et les accrocha à son harnais de combat.
Le fusil à plasma était gros et lourd. Mais il devait également être puissant, ce qu´appréciait Grutu. En temps normal, seuls les vétérans pouvaient utiliser ce type d´armement... Mais le règlement était flexible sur le champ de bataille.
Le soldat qui venait de lancer le fusil à Grutu, Geegoz, fit signe à un des Unggoy de choc d´expliquer le maniement du fusil aux Unggoy néophytes. Le guerrier hocha la tête et s´approcha de Grutu en premier.
-Vous avez des problèmes, soldat ? Dit-il de sa voix aiguë.
Grutu était assez impressionné. C´était la première fois qu´il parlait à un guerrier en armure noire. Le harnais du Unggoy était parfaitement équilibré, son équipement était bien rangé et stabilisé pour éviter qu´il ne fasse du bruit en cognant contre son plastron. Son réservoir de méthane pointant vers le ciel était impeccablement astiqué, les lumières rouges de la salle se reflétant sur sa surface polie. Le guerrier avait opté pour un pistolet à plasma... Mais il déposa un imposant canon à combustible sur le sol pour indiquer à Grutu le fonctionnement de son fusil. Grutu aurait tant voulu pouvoir utiliser un tel canon...
Voyant que Grunty, perdu dans ses pensées, ne répondait pas, le Unggoy des troupes de choc saisit directement le fusil à plasma.
-Montrez-moi ça.
Il le retourna et le saisit d´une main, en position de tir.
-Vous m´écoutez ?
Grutu fut étonné du vouvoiement, mais hocha la tête.
-Bon. Le fusil à plasma est plus lourd que votre arme traditionnelle. Mais il est possible de le saisir d´une main. La gâchette se trouve ici, le dispositif de refroidissement là... Ce qui veut dire que vous pouvez soutenir l´arme avec votre autre bras, en plaçant votre main ici. Mais attention, pas trop près du canon, car la proximité des tirs pourrait vous brûler. Compris ? Bon. Cette arme est capable de délivrer de quatre cent vingt à six cent cinquante tirs à la minute, mais il est peu recommandé de l´utiliser en mode automatique. Ce mode est plutôt fait pour les Sangheili. Tirez plutôt en semi-automatique.
-Semi-automatique ? C´est quoi ?
Grutu s´attendit à une remarque blessante du genre "tu faisais quoi au centre d´entraînement ? Tu épluchait les fruits à coquille ?" , mais il n´y en eut pas. Le soldat de choc ne poussa même pas de soupir. De toute façon, Grutu en eût été indigne.
-Au coup par coup, si vous préférez. Comme avec votre pistolet. Vous pourrez essayer de tirer des rafales courtes, mais ça nuira à votre précision. De manière générale, faites attention au recul. Bon, une dernière chose. Ce symbole sur le côté gauche, c´est une jauge de surchauffe. Bleue, il n´y a aucun problème. Au fur et à mesure que vous tirerez, elle virera au rouge : c´est la surchauffe imminente. Les petites clapets dont je vous ai parlé précédemment, ici et ici, s´ouvriront pour faire refroidir l´arme : mettez-vous à couvert quand ça se produira. Ce fusil est doté de la même source d´énergie que votre pistolet, un noyau énergétique. Bien que vous puissiez le recharger sur une caisse de munitions, je doute que vous en ayez le temps. Comme pour le pistolet, seuls les Sangheili disposant d´un écran tête haute dans leur casque peuvent savoir à tout moment quelle est la charge de leur arme. Vous, vous devrez le deviner. Lorsque l´arme commencera à trembler et que les clapets commenceront à s´ouvrir toutes les secondes, le fusil est inutilisable. Pas de risque d´explosion, cependant. Je vous conseille de prendre un pistolet avec vous, en cas de surchauffe.
-D´accord, mais combien de temps ça prendra avant l´épuisement de l´énergie ?
-Je ne sais pas, si vous utilisez l´arme au coup par coup et avec parcimonie, je pense que vous serez à l´abri de tout épuisement de batterie pendant la bataille à venir.
Le Unggoy fit tourner le fusil à plasma dans sa main et le tendit à Grutu, crosse en avant. Il lui sourit, se retourna, ramassa son canon à combustible et se dirigea vers un autre Unggoy en difficulté.
Même si Grutu aurait aimé avoir un ou plusieurs Sangheili à ses côtés pour cette mission, il se sentait en relative sécurité avec ces soldats d´élite. Ils connaissaient leur boulot, et sauraient comment réagir au combat.
Grutu aperçut Zeepo, le Unggoy Ultra, en active discussion à travers l´équipement radio. Il s´approcha.
-Bien reçu, Intuition. Nous avons entendu et compris vos ordres. Nous attendront le signal.
Apparemment, Grutu arrivait exactement au moment où Zeepo avait terminé. Le commandant se redressa et se tourna vers les Unggoy qui terminaient de s´équiper.
-Soldats, j´ai reçu un message d´un de nos destroyers. Quelques vaisseaux de notre flotte nous ont suivi, et ils vont récupérer le Devotion. Ils n´ont pas voulu nous en dire plus, vous connaissez les Sangheili... Mais nous en savons assez pour mener à bien notre mission.
«Il y a un hangar, tout près. Apparemment, tous les autres ont été détruits par les humains lors de leur abordage, et la tête de pont de nos forces s´effectuera là-bas. Des troupes spéciales vont aborder le vaisseau et le récupérer des griffes des humains ; nous, nous devons permettre leur insertion. Pour cela, nous allons attaquer le hangar. Une vingtaine de sentinelles ennemies doivent s´y trouver. Nous avons donc eu raison de nous équiper convenablement.
«Nous nous diviseront en deux groupes. Les sept Unggoy des troupes classiques attaqueront une pièce voisine du hangar, pour qu´une partie des sentinelles évacuent le hangar. Les troupes de choc s´infiltreront ensuite dans le hangar grâce à leur camouflage, neutraliseront les derniers humains présents et tâcheront de tenir la place. Nous désactiveront alors les barrières énergétiques du hangar pour laisser entrer nos vaisseaux.
«Nous sommes le meilleur espoir de notre flotte ; il n´est pas question d´échouer. Ceux qui mourront dans cette opération seront sacrifiés pour sauver la vie de notre Prophète et des centaines de Unggoy qui sont encore prisonniers dans le vaisseau.
«L´opération commence dès que le destroyer Intuition nous enverra le signal. Soyez prêts.
Et voilà. Grutu avait maintenant un objectif. Et la partie de l´opération qui le concernait consistait à être sacrifié dans une pièce voisine au hangar pour que les troupes de choc ouvrent les portes aux arrogants Sangheili... Mais depuis le temps où il était sacrifié, ça ne signifiait plus rien pour lui désormais.
Un Unggoy prénommé Laglag s´approcha de lui en se dandinant.
-Et voilà, dit-il. Le chemin s´arrête ici.

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:39:13

Une balle humaine avait écorché le crâne du Unggoy pendant une bataille. Cette blessure ne l´empêchant pas de se battre, il avait été choisi parmi les Unggoy présents dans l´infirmerie pour partir à la recherche d´une radio avec six autres soldats amochés. Mais leur objectif était tout autre maintenant.
Peut-être y avait-il d´autres groupes de Unggoy rebelles dans le vaisseau ? Mais il était si grand... Même si ils partaient à leur recherche, ils ne les trouveraient jamais. Il leur fallait donc agir seuls pour le moment. Les Unggoy des troupes classiques se regroupèrent dans un silence quasi-religieux, s´assirent sur la tôle froide du dépôt et attendirent. Au bout de deux minutes, Zeepo s´approcha d´eux.
-Guerriers, je viens compléter vos instructions. Vous allez attaquer un hangar à véhicules voisin du hangar à navettes. Il ne devrait pas être très gardé, vu que les humains n´ont apparemment rien à entreposer. Pour cela, il vous faudra emprunter les conduits d´aération. Mais je ne suis pas un expert de ces conduits, vous devrez donc vous débrouiller pour trouver votre chemin. J´espère que vous savez où se trouve je hangar, et comment y aller.
Deux Unggoy levèrent la main.
-Je sais comment aller au hangar, commandant. J´ai effectué un tour de garde là-bas.
-Moi aussi, on m´y a envoyé pour chercher du matériel provenant de l´ascenseur gravitationnel.
-Très bien, dit Zeepo. Vous guiderez donc vos camarades. Que les Dieux vous gardent, chers frères. Cette mission sera difficile pour nous tous. Prenez ces unités de communication portables : elles sont lourdes car normalement faites pour les Sangheili, mais elles nous seront utiles. Prévenez-nous lorsque vous atteindrez le hangar.
Les deux guides acquiescèrent et saisirent les dispositifs. Ils les attachèrent à leur harnais de combat au moyen d´attaches magnétiques.
Grutu se mit à prier. Il savait bien que ce n´était pas fondamentalement nécessaire, mais il désirait s´attirer la miséricorde des Dieux. Si il mourrait lors de cette bataille, il voulait être sûr d´accéder au paradis.
Mais d´ici là, il allait se battre jusqu´au bout.

Grutu sentit venir en lui un profond et sincère sentiment de lassitude. Il se retrouvai à nouveau dans un de ces conduits d´aération sombres et froids, et les éperons osseux de ses bras rayaient les cloisons. Sans compter qu´il devait ramper la tête contre le "sol" à cause de son imposant réservoir de méthane, qui approchait d´ailleurs dangereusement du seuil de remplissage médian.
Devant lui, les deux guides et un autre Unggoy ouvraient la marche, en file indienne. Derrière lui, trois autres soldats rampaient dans le noir. Lorsque Grutu passa au dessus d´une grille d´aération, une odeur fétide atteint ses narines à travers son masque respiratoire : un groupe d´humains poussait un chariot où étaient empilés des cadavres asphyxiés ou criblés de balles de Sangheili ou de Kig-yar. Il ne vomit cependant pas... Car il n´avait rien mangé depuis plus de vingt-quatre heures et n´avait donc rien à régurgiter.
-On est bientôt arrivés ? Demanda un Unggoy lorsque les humains furent assez loin pour ne pas l´entendre.
-Euh... Eh bien... Balbutia le guide de tête.
-On est perdus ! On va mourir ! Paniqua un autre guerrier.
Grutu ne dit rien, il était blasé. De toute façon, il savait qu´il allait mourir dans cette guerre, et que ce n´était plus qu´une question de temps.
-La ferme ! Si, c´est par là, je reconnaît le chemin ! Coupa le second guide.

Zeepo tenait fermement son canon entre ses pattes, aux aguets. Lui et tous ses Unggoy des troupes de choc attendaient que les autres soldats placés sous son commandement soient placés. Eux l´étaient déjà : sans un mot, ils avaient rapidement localisé le hangar et les trois bouches d´aération qui y aboutissaient. Deux guerriers équipés de canons à combustible attendaient dans les deux autres conduits, mais le commandant Ultra était seul. Il tenait son unité de communication dans sa main gauche et devait désormais compter sur des soldats estropiés et piètrement entraînés... Il n´aimait pas ça.

-ça y es ! J´ai trouvé !
"Il serai temps, au bout de trente unités de temps..." pensa Grutu.
-T´as ton unité ? Dit le premier guide.
-Ouais, pourquoi, tu sais pas te servir de la tienne ? Rétorqua le second.
-Ben ouais, je me sert pas de matériel Sangheili moi.
-Attends, c´est pas compliqué... Regarde, cet hologramme rouge doit servir à régler la fréquence...

-Commandant, j´ai un contact dans un conduit d´aération, dit Mélissa, l´intelligence artificielle humaine qui contrôlait maintenant le vaisseau.
-Un contact ? Ce sont sûrement des Grunts qui ont réussi à s´échapper. Fais comme pour le contact de la salle de l´ascenseur.

L´unité portable de Zeepo clignota. Un signal de détresse longue distance ? Que leur arrivait-il ? Ce n´était pas le signal convenu...
Le commandant tapota sur son unité pour demander à la seconde équipe ce qu´il se passait lorsqu´il aperçut du mouvement par-delà la grille d´aération... Les humains du hangar se regroupaient. Le Unggoy colla sa tête contre les barreaux.
Malgré sa compréhension basique du langage des humains, ces derniers étaient trop loin pour qu´il puisse entendre quoi que ce soit. Il voulut réagir vite et ouvrir le feu sur les infidèles alors qu´ils étaient groupés, mais une sentinelle se trouvait juste en dessous de lui... Et elle se mit à regarder d´un drôle d´air les bouches d´aération. Deux autres soldats ennemis se placèrent sous les deux autres bouches d´aération.
Les humains savaient qu´une menace viendrai des conduits de ventilation.
Les soldats ennemis qui s´étaient regroupés se dispersèrent et accoururent vers la porte ouest du hangar, au niveau inférieur. Cette porte menait au hangar à véhicules. Zeepo saisit sa radio.
-Zeepo à Laglag, vous me recevez ? À vous.
Pour toute réponse, il ne reçut que de la friture. Laglag avait éteint son unité portable.
Le commandant grogna.
Il se recula dans l´ombre et se mit en liaison avec ses troupes de choc.
-Soldats, ici Zeepo. Les troupes d´embuscade vont tomber sur un os. Équipe un, venez avec moi, on va s´en occuper. Équipe deux, attaquez l´ennemi et accomplissez la mission.
Le commandant lança une grenade à plasma à proximité de la grille et se mit à ramper dans les couloirs.

-Laisse tomber, Laglag, on va attaquer le hangar, et nous verront plus tard pour le reste. Les troupes de choc verront bien que les humains quitteront le hangar à navettes, de toute façon.
-Tu as raison, Geegoz. On y va !
Le hangar à véhicule possédait deux niveaux, et la petite escouade de Unggoy allait précisément faire irruption à l´étage. Ils posèrent une grenade à plasma devant la grille, et celle-ci explosa au moment même ou dix humains pénétraient dans la partie inférieure de la salle, s´ajoutant aux cinq gardes déjà présents. Les Unggoy se jetèrent hors du conduit.
Au centre de la pièce se trouvaient des Ghosts, des Apparitions et, chose inespérée, une trentaine de prisonniers Unggoy qui n´avaient pas trouvé place dans les prisons.
-Jetez-leur des armes ! Cria un Unggoy prénommé Zolzol.
Grutu se réceptionna à l´étage et saisit immédiatement son pistolet à plasma pour le jeter au niveau inférieur.
En bas, les Unggoy commençaient à s´agiter. Bien qu´ils soient menottés, ils saisirent les armes tombées du ciel et visèrent les menottes de leurs congénères. Les Covenants gémirent de douleur sous la chaleur des tirs mais se débarrassèrent bientôt de leurs menottes, un à un. L´escouade de Unggoy de Grutu se rendit compte de son erreur lorsque les Marines commencèrent à abattre les prisonniers, libérés ou non. Mais cela constituait tout de même une distraction pour eux, ce qui leur donna l´occasion de riposter.
Grutu était enragé, et il décida subitement que c´était un jour merveilleux pour essayer son fusil à plasma. Il visa un humain et appuya sur la détente trois fois. Il rata tous ses tirs.
Les Unggoy lancèrent des grenades en direction des humains. Zonga lança un explosif au milieu des humains : l´un d´eux ne s´écarta pas assez rapidement de la zone d´explosion, et la grenade lui arracha une jambe. L´humain vola sur deux mètres avant de retomber lourdement sur le sol en se tordant de douleur.
Les prisonniers libérés coururent sur les TCAO, qui les abattaient sans relâche alors qu´ils étaient pris pour cibles par l´équipe de Grutu. D´autres prisonniers se battaient entre eux pour les armes qui avaient été jetées par leurs camarades, les soldats s´entre-déchirant pour survivre. Au milieu de la panique générale, les Unggoy encore menottés subissaient le feu de tous les camps.
Grutu fit son premier tir au but, touchant un marine à la jambe droite. Le projectile de plasma lacéra les chairs de l´infidèle qui s´écroula au sol, sa jambe le lâchant. Les autres guerriers prirent pour cible ce soldat affaibli, et une pluie de plasma s´abattit sur l´homme.
Les Marines ne pouvaient pas se mettre à couvert, les prisonniers leur courant dessus. Ils étaient pris en embuscade de partout. Deux grenades atterrirent près d´eux, emportant un jeune caporal de vingt-et-un ans. Ils reculèrent, tentant de se replier et de sortir de la pièce par la grande et lourde porte pare-feu qui se trouvait au bout du hangar.
Vidant chargeur sur chargeur, les humains décimèrent néanmoins les Unggoy. Un deuxième soldat de l´équipe de Grutu s´effondra au niveau supérieur. Mais Grunty, tremblant, tenta de maîtriser sa peur et il continua de tirer. Il visa un humain et lâcha une courte rafale automatique dans sa direction. Les tirs de plasma frappèrent le plastron de l´humain, et il ne fut pas blessé. En revanche, cette attaque le fit se retourner en direction de Grutu. Celui-ci eut, pour une fois, le bon réflexe et il recula à couvert d´une colonne. Trois détonations sèches retentirent, l´infidèle ouvrant le feu avec son fusil de combat ; l´une des trois balles percuta la colonne, les deux autres continuèrent leur chemin et ricochèrent sur le plastron d´armure de Grutu, ce dernier reculant de cinq centimètres sous la force de l´impact. Effrayé par cette soudaine attaque, le Unggoy poussa une courte plainte et alla se cacher dans un coin.
Les Marines étaient maintenant alignés, et ils fuyaient la salle à reculons. L´un d´entre eux fut atteint en plein visage et il s´effondra face contre terre. Lorsque la porte pare-feu se referma sur eux, ils n´étaient plus que quatre.
Les Unggoy bondirent de joie en criant leur victoire. À cette annonce de la fin de l´escarmouche, Grutu reprit courage et il brandit son fusil dans l´air. Au niveau inférieur, les bagarres cessèrent, les soldats ôtant leurs éperons osseux ensanglantés des cadavres de leurs frères. Dans la liesse générale, les prisonniers frappèrent violemment les corps carbonisés des Marines et déchirèrent les survivants en lambeaux.

Cephauss
Cephauss
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:39:45

:bave:

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:39:46

Lorsque Zeepo et deux de ses soldats de choc firent irruption des conduits d´aération, ils blêmirent en voyant cette scène semblant tirée tout droit de l´apocalypse. Les Unggoy sautaient partout, ceux qui possédaient des armes tiraient dans tous les sens, à tel point que ça devenait dangereux.
Zeepo s´avança au milieu de la salle, marchant au-dessus des corps des humains mêlés à du sang de Unggoy. Il fit signe à l´équipe qui avait libéré ces prisonniers de descendre à son niveau. Grutu et ses compagnons s´exécutèrent. Le commandant se tourna ensuite vers les prisonniers.
-Qui commande ici ? Demanda-il.
Les soldats faisaient tellement de bruit qu´ils n´entendirent pas la question.
-QUI COMMANDE ICI ?
Les Unggoy se retournèrent en continuant de crier. Mais le volume de leur voix baissa. Un soldat portant une armure rouge s´avança.
-C´est moi qui commande !
-Bon, alors organisez vos troupes. Nous allons poursuivre la mission.
Derrière, les Unggoy continuaient de sauter dans tous les sens.
-De quelle mission parlez-vous ? Demanda le lieutenant en se retournant vers ses subalternes. Celle de libérer nos frères, bien sûr !
Tous les prisonniers hurlèrent leur approbation.
Zeepo connaissait ça. Ces Unggoy avaient passé des heures enfermés dans cette pièce, et ils venaient d´être libérés. En plus de ça, ils venaient de gagner une bataille. Enfin, une bataille, un massacre plutôt. En plus de ça, ils formaient un groupe ; chacun était entraîné par la fureur des autres. Ils se croyaient invincibles, ils croyaient écrire l´histoire. Ce comportement était digne de civils. Le commandant détestai ça.
-ON SE CALME, lieutenant.
Le soldat en armure rouge pivota sur lui-même.
-Je suis le commandant des forces spéciales Zeepo et j´ai des ordres provenant directement de l´Etat-Major. J´ai pour ordre de prendre et de tenir le hangar à navettes voisin. Vous allez nous aider. Nous devons permettre l´insertion de vaisseaux d´abordages provenant du destroyer Intuition, qui n´attend que de nous voir agir. En plus de ça, cette escarmouche va alarmer les humains : ils vont bientôt revenir en force. Nous devons nous préparer dans l´ordre, le calme, et surtout la rapidité. À partir de cet instant, vous êtes sous mes ordres, lieutenant. Ma mission est de première priorité, ce qui signifie que je suis autorisé à recourir à des mesures contraignantes visant au maintien de l´ordre et de la discipline, et que j´ai le devoir de détruire tout obstacle, Covenant ou non, sur mon chemin. Vous savez ce que ça veut dire ?
-Je... Commandant...
-ça veut dire que je peux ordonner à mes gars de vous abattre, tous, maintenant, sans aucun problème.
Les Unggoy s´étaient tus. Zeepo avait visiblement gagné leur respect.
-Est-ce que c´est clair, lieutenant ?
-Oui, commandant, répondit l´officier en tremblant.
Zeepo dégaina son pistolet à plasma et le pointa sur la tête du lieutenant. Celui-ci eut un mouvement de recul, une expression d´horreur et de surprise barrée sur son visage. Le commandant fit ensuite pivoter son arme et la tendit à son subalterne, crosse en avant. Tétanisé, le jeune lieutenant Unggoy ne bougea pas... Zeepo lui mit l´arme dans la main. En partant, il lui fit une tape sur l´épaule.
-Ne vous inquiétez pas, lieutenant... Ces Unggoy seront libérés. Mais par des troupes qui en ont vraiment les moyens.
Grutu arriva au niveau inférieur de la pièce avec ses camarades au moment où le soldat Ultra activait son unité portable de communication.
-Lazdok, ici Zeepo. Vous me recevez, soldat ?
-Affirmatif commandant. Nous avons activé notre camouflage optique et avons infiltré le hangar... Mais nous sommes trop peu nombreux pour neutraliser les sentinelles. Elles sont neuf.
-Très bien. De notre côté, je crois bien que nous nous sommes attirés les foudres de l´ennemi. Restez camouflés et prêts à tirer, nous arrivons. Vous nous aiderez en neutralisant les humains pendant qu´ils ouvriront le feu sur nous... Et dégagez les lignes de tirs, nous avons des soldats moins entraînés avec nous.
-Bien commandant.
Zeepo coupa la liaison. Il vit les troupes classiques qui avaient libéré ce hangar venir dans sa direction. Ils avaient commis une faute qui avait coûté la vie à dix-neuf Unggoy qui étaient maintenant morts, mais ils avaient réussi leur mission. Et ils n´avaient pas le temps de se prendre la tête avec cela pour l´instant.
-Soldats, leur dit-il, restez avec les prisonniers. Vous ferez désormais partie du même groupe qu´eux. Vous trois (il désigna Grutu et ses voisins), donnez vos fusils à plasma aux gradés parmi les prisonniers, ils en auront besoin. Ne faites pas de bruit et suivez-moi : nous allons prendre le hangar une bonne fois pour toutes.
Grutu n´aimait pas le fait de devoir perdre son puissant fusil, mais il n´avait pas le choix... Il s´approcha d´un officier Unggoy et échangea son arme contre la sienne, un vulgaire pistolet. Mais c´était déjà ça.
Au niveau supérieur, une double-porte s´ouvrit. Trois marines en sortirent.
-Les humains ! Cria Zeepo. Courrez vers cette porte, vite !
Les humains furent rejoints par une dizaine de leurs congénères, et ils ouvrirent le feu de concert. Les balles de 9.5 mm fusèrent dans l´air, percutant de plein fouet les fuyards du niveau inférieur. Quelques soldats Unggoy tentèrent de résister en tirant quelques rafales en direction des humains, mais ils furent abattus en premier.
Grutu courrait. Il avait eu la chance de faire partie des soldats qui entouraient le commandant, et qui étaient près de la porte de sortie. Son pistolet à plasma était moins lourd mais il devait courir, et vite. Lui et ses camarades suivaient Zeepo, qui ordonna à un de ses Unggoy de choc de lancer une grenade à plasma sur la porte derrière eux. L´explosion retentit alors que la porte se refermait derrière eux, verrouillant ses systèmes et laissant un Unggoy à l´abandon. Il fut fusillé avant même de se rendre compte de sa situation.
Zeepo saisit sa radio.
-Lazdok, nous allons arriver dans le hangar au niveau inférieur, videz l´atmosphère et commencez à neutraliser les gardes !
Le commandant n´attendit pas la réponse pour raccrocher.

Lazdok retransmit les ordres du commandant à son compagnon, Bruntaz. Le Unggoy pianota ensuite sur l´un des panneaux de contrôle du troisième étage de la salle, et un sifflement retentit. Les soldats s´éloignèrent alors immédiatement des consoles.
L´atmosphère de la pièce fut vidée en quelques secondes, mais les soldats humains ODST possédaient leur propre système respiratoire intégré. Ils levèrent leurs fusils, cherchant ce qui avait pu enclencher le mécanisme. Lazdok et Bruntaz se faufilèrent dans le dos de deux Marines et y collèrent des grenades à plasma. ce furent les autres infidèles qui se rendirent compte du danger, et ils allaient prévenir leurs frères du danger qu´ils encouraient lorsque les grenades explosèrent.
-Putain ! Vision thermique ! Ils sont camouflés !
Les Unggoy connaissaient assez bien l´humain, et ils saisirent immédiatement leurs canons à combustible. Ils ouvrirent le feu en se repliant vers le couvert de colonnes. Il restait trois humains à leur étage, deux sur le côté gauche et un à droite. Lazdok tira deux barreaux avec son arme, emportant les deux Marines de gauche. Le dernier humain vit deux Unggoy apparaître comme par magie devant lui lorsqu´il activa sa vision infrarouge et il saisit immédiatement son fusil. Il tira une rafale dans la tête de Lazdok alors que celui-ci ouvrait le feu sur les autres Marines, mais fut emporté par un tir de Bruntaz.
Le Unggoy survivant se précipita sur le corps de son frère, mais il était mort sur le coup. Lorsqu´il entendit un bruit de portes s´ouvrant en contrebas, il se hâta de confirmer son sentiment : c´étaient les autres soldats qui arrivaient. Chose surprenante, ils étaient plus nombreux que prévu... Mais le soldat de choc s´en fichait pour l´instant. Il visa les trois humains qui tiraient sur ses frères depuis le pont inférieur, s´entraîna à passer de cible en cible le plus rapidement possible et pressa la détente. Le premier humain fut soufflé, le second s´écarta pour éviter des tirs des autres Unggoy mais fut tout de même à moitié déchiqueté, et le troisième tir fut parfais. Il rechargea son arme et la lança au "rez-de-chaussée" pour qu´un autre Unggoy l´utilise. Quand à lui, il saisit l´arme de son frère disparu.

La moitié de l´humain restante s´abattit lourdement sur le sol. Il y avait quelqu´un dans cette pièce qui savait manier les armes lourdes.
Grunty courut à l´abri sous le sol du premier étage, suivant toujours Zeepo. Vingt autres Unggoy courraient à ses côtés, seuls survivants des tirs des humains. Lorsque les soldats arrivèrent contre le mur du fond du hangar, protégés des ennemis qui se trouvaient au niveau supérieur, ils purent souffler un peu. Mais pas longtemps.
-Lancez vos grenades ! Cria Zeepo.
Les Unggoy qui possédaient des explosifs les allumèrent et lancèrent les grenades sur le niveau situé juste au-dessus d´eux. Certains des soldats ratèrent leurs lancers, et leurs grenades rebondirent sur le plafond et retombèrent mollement sur le sol où elles explosèrent sans faire de dégâts. Des cris retentirent, deux humains étant tués par les explosifs.
-Guerriers ! Cria le commandant. Je veux que les prisonniers et la moitié de l´équipe d´embuscade reste ici et fassent diversion. Les autres, collez-moi de près et préparez-vous à courir !
Mais déjà, les humains de l´étage du dessus s´étaient réorganisés et ils lancèrent des grenades à fragmentation au niveau inférieur. Les explosifs rebondirent mollement sur le sol au milieu du groupe d´Unggoy au moment même où Zeepo et l´équipe qui était censée le suivre s´élançait à découvert en direction d´une porte menant au niveau où se situaient les Marines.
Gruny Grutu courait à nouveau de toutes ses forces, déjà essoufflé. Il ne se retourna pas lorsqu´il entendit des explosions derrière lui, accompagnées de cris de ses frères d´armes aux côtés desquels il combattait encore quelques minutes auparavant. En tête de la formation, Zeepo ralentit sa course et se baissa pour saisir le canon à combustible de Bruntaz que la providence lui avait envoyé. Il ne savait pas que ce soldat appartenant à son équipe de troupes de choc était en ce moment même en train de ce faire tuer.
Grutu était éclaboussé du sang de ses frères qui avaient moins de chance que lui. Les balles humaines sifflaient à quelques centimètres de sa tête, et Grutu avait presque épuisé son capital sang-froid. Il se concentrait sur Zeepo, droit devant lui, essayant de ne penser qu´à lui et d´oublier le reste. Un rafale de trois balles de fusil humain percuta son réservoir de méthane, mais les projectiles primitifs avaient été stoppés par la mince mais néanmoins robuste armure qui recouvrait son système d´assistance aux fonctions vitales. Le commandant. Courir.
La porte s´ouvrit devant Zeepo. Elle se trouvait sur le mur droit du hangar par rapport à un observateur regardant vers l´espace. Un couloir en partait et menait au niveau supérieur où se trouvaient les Marines. C´était donc un passage obligé, car les commandes permettant d´ouvrir les portes énergétiques du hangar ne se trouvaient qu´à partir de cet étage.
Justement, la radio Sangheili de Zeepo se mit en marche. Maintenant qu´il était à couvert, le Unggoy s´arrêta et fit signes à ses soldats d´en faire autant. La porte se referma lentement derrière eux.
-Unggoy, nos vaisseaux d´abordage arrivent, dit un Sangheili dans la radio. Vous devez ouvrir les portes du hangar, et vite !
-Nous y arrivons Excellence, répondit le commandant. Quelques humains s´interposent entre nous et le panneau de contrôle... mais ce sera fait.
-Content de l´apprendre. J´annule votre objectif de sécurisation du hangar, faites ce que vous pouvez ; mais vous devez désactiver les portes. Vous m´avez bien compris ?
-Oui, Excellence.
La communication se coupa.
-En avant, soldats ! Dit Zeepo. Nous y sommes presque !
Grutu était plié en deux par l´effort qu´il venait de fournir, mais il savait qu´il faudrait courir encore. Dix Unggoy l´entouraient, sur les vingt-cinq qui avaient pénétré dans le hangar quelques minutes plus tôt. Peut-être serait-il le prochain... mais il ne voulait pas le croire. Il s´était déjà dit ça de nombreuses fois auparavant... et il était toujours debout. Son armure était cabossée, il était toujours blessé à la patte et cette blessure le torturait après cette course effrénée... mais il avait survécu.
Les Unggoy reprirent leur souffle et repartirent. Ils montèrent une section de couloir en pente, Zeepo faisant de grands gestes à ses deux soldats de choc encore vivants pour leur ordonner de se regrouper. Ils empruntèrent une section en coude, puis une autre, et le commandant leur ordonna à tous de s´arrêter. Il leur murmura de se cacher, de s´accroupir sous les panneaux de contrôle... et de se préparer à tendre une embuscade.

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:41:19

Grutu se demanda ce que préparait le commandant... mais il ne lui vint pas à l´esprit de discuter les ordres de Zeepo. Il recula et s´accroupit dans un coin obscur, aux côtés de ses frères. Les trois Unggoy des troupes spéciales, le commandant compris, se détachèrent du groupe et activèrent leur camouflage. Ils commencèrent à avancer furtivement, leurs armes rengainées. Grutu dut faire bien attention et plier les yeux pour distinguer les formes floues qui rôdaient dans la pièce. Bientôt, elles disparurent totalement, les troupes de choc ayant tourné dans le couloir.
Zeepo avançait lentement, à moitié accroupis, la patte droite à proximité de son needler, mais pas tout à fait dessus. Il avait désactivé son canon à barreaux de combustible, pour éviter que la lueur verte sinistre qui brillait à l´extrémité du canon de l´arme lourde ne le fasse remarquer. Il n´y avait plus qu´à espérer que les Marines n´aient pas activé leurs systèmes de vision thermique...
Les trois guerriers arrivèrent au bout du couloir. Devant eux, la porte qui menait directement au premier étage du hangar à navettes était close... mais Zeepo avait de bonnes raisons de croire que les humains attendaient en embuscade juste derrière. Ils n´étaient pas bêtes. Si Zeepo et ses soldats avançaient davantage et ouvraient la porte, les humains se douteraient que quelque chose approchait. Ne voyant rien, ils activeraient leurs systèmes de vision thermique, et les démasqueraient. Les Unggoy allaient donc attendre devant la porte, cachés dans un coin sombre pour se camoufler encore davantage, jusqu´à ce que les ennemis se décident à pénétrer dans le couloir... et ils se faufileraient à ce moment-là.
Au bout de deux minutes à attendre, Zeepo réalisa que cela pouvait être long. Il était dans la crainte que son unité de communication s´active à nouveau, et qu´un Sangheili en colère lui donne les raisons de son mécontentement. Il serait sans doute puni pour ça, mais le commandant désactiva son unité.
Et les portes s´ouvrirent enfin. Zeepo se colla encore davantage contre le mur, regardant les deux TCAO de tête progresser furtivement dans le couloir. Ils étaient à moitié accroupis, et occupaient une bonne partie de la largeur du couloir ; il serait difficile de passer sans les effleurer. Du fait de son invisibilité, il ne pouvait pas communiquer avec ses Unggoy par des gestes, ni par la voix pour des raisons évidentes. Il se contenta donc de penser pour lui-même... les troupes de choc qui le suivaient avaient été entraînées à ça.
Zeepo attendit encore un peu que les deux humains dépassent sa position, et il commença à progresser derrière eux. Il remonta lentement les deux mètres de couloir qui le séparait des autres Marines... mais ceux-là n´étaient pas côté à côte, et il put se faufiler. Il cessa de respirer en passant entre les troupes de choc humaines, prenant bien garde de ne pas coller son réservoir de méthane dans la figure d´un des soldats. Il se sentait à chaque instant plus proche de la sortie.
Les soldats qui fermaient la marche étaient disposés côte à côte, comme les hommes de tête. Et ils arrivaient trop vite... Zeepo eut le bon réflexe. il se plaqua sur le sol, entre les deux soldats. La pointe de son réservoir passa entre les deux Marines, les frôlant de quelques centimètres, mais ils ne s´aperçurent de rien. Zeepo leva la tête, et vit la porte, toute proche ; mais les humains s´éloignèrent derrière lui. Il n´y aurait bientôt plus de raison pour que la porte reste ouverte, et il se faufila en vitesse, avec un autre de ses Unggoy de choc. Avant que la porte ne se ferme, le commandant regarda attentivement le couloir, et il aperçut le guerrier manquant. Il n´avait pas pu se faufiler entre les hommes de queue, et il attendait dans un coin. Ce guerrier pourrait aider plus tard les troupes d´embuscade qui attendaient les humains plus bas en les prenant à revers ; Zeepo garda ça en mémoire et se tourna vers l´intérieur de la pièce où il se trouvait enfin.
C´était bon, il était au premier étage. Et les panneaux de contrôle étaient bien là, sur une plate-forme saillante. Deux humains étaient restés en arrière et scrutaient la porte, Zeepo et le dernier Unggoy de son équipe présent avec lui déguerpirent donc de leur champ de vision. Ils pouvaient représenter une menace, mais pour l´instant seule comptait la mission, qui était à même d´être accomplie. Zeepo s´élança vers le panneau de contrôle.
Le sol du hangar, en contrebas, était divisé en deux par un large mur. Au niveau de Zeepo, ce mur était terminé, et son sommet était une plate-forme où se trouvaient des impacts de barreaux de combustible, des amas de chair carbonisée... et le panneau d´ouverture des portes énergétiques de la salle. Les Unggoy accoururent vers lui. Il y en avait en fait deux, un de chaque côté de la plate-forme, et chaque panneau holographique commandait une des deux portes de la salle. Chaque Unggoy se prépara à ressentir la froid intense de l´espace, se souvenant qu´ils avaient déjà vidé l´atmosphère de la salle. Ils courraient ensuite dans un compartiment isolé pour s´abriter du froid. Zeepo repéra le couloir où il voulait s´abriter, prit une profonde respiration et appuya sur la touche holographique correspondant à l´ouverture des portes.
Une porte, puis l´autre, disparut. Les Unggoy s´élancèrent, rapidement rattrapés par le froid incomparable du vide spatial. Il courut en direction d´une porte de toutes ses forces, sentant son énergie se vider peu à peu. Ce n´était pas le froid ambiant qui tuait, mais le contact avec des objets glacés. Or il courrait sur une surface de métal. Il ne sentait plus ses coussinets, il s´attendait à les sentir se détacher d´un moment à l´autre. Lorsque la porte s´ouvrit devant lui, il se jeta dans l´ouverture, suivi de près de son compagnon Unggoy. La porte se referma derrière lui et la salle se pressurisa.

Les Unggoy entendaient des pas se rapprocher. Si le hangar principal n´était pas pressurisé, les couloirs se remplissaient d´air automatiquement à chaque fermeture des portes... et se vidaient à chaque ouverture pour éviter les pertes. Il y avait donc encore du son dans les couloirs, et la plainte de dix armes à plasma ou à aiguilles se chargeant d´énergie retentit lorsque la première paire d´humains fut en vue, passant une section en coude du couloir. Les Unggoy étaient tellement excités, et surtout apeurés, qu´ils n´attendirent pas davantage. Une première volée de tirs fila en direction des Marines.
-Tirez et repliez-vous ! Ordonna le lieutenant Unggoy du groupe.
Les Covenants ouvrirent le feu tout en sortant de leurs cachettes. Les humains étaient déstabilisés par les tirs, et ils n´eurent pas le temps de riposter. Ils furent rongés par le plasma, jusqu´à ce que des tirs de la part du lieutenant traversent les visières de leurs casques. Des bouts d´os et de cervelle tapissèrent le mur violet derrière eux.
Les Unggoy reculèrent dans le couloir qui descendait au "rez-de-chaussée" du hangar alors que de nouveaux soldats humains faisaient irruption. Une grenade à fragmentation retomba à l´endroit même où tous les Covenants étaient cachés quelques secondes plus tôt. Les guerriers les moins rapides étaient néanmoins encore dans le rayon de l´explosion : il se retournèrent pour voir de quoi il retournait mais furent immédiatement criblés de shrapnels. Le visage détruit, le corps à moitié déchiqueté, ils voltigèrent par-dessus leurs compagnons pour retomber derrière eux. L´un des trois malheureux vivait encore, et il criait à l´aide. mais aucun médecin n´était présent pour s´occuper de son corps meurtris.

Plus haut dans le couloir, Nanaz était toujours camouflé et portait toujours son arme à barreaux de combustible sur son épaule. Entendant des tirs et des explosions venant de plus bas dans le couloir, il décida qu´il devait passer à l´action. Il accourut à la rescousse de ses frères moins entraînés.
Les humains étaient dans une section de couloir entre deux coudes, et progressaient vers ses compagnons. Ils étaient huit, et Nanaz vit que c´était la providence qui l´envoyait. On ne savait jamais quand on aurait besoin d´un canon à combustible. Il pensa en visant au milieu de la masse d´humains que cette arme avait à elle seule permit le succès de l´opération, qui aurait été suicidaire avec des armes plus légères.
Le Unggoy tira trois coups, les projectiles transformant les Marines en nuages d´atomes ionisés. Des parties non atomisées mais à moitié carbonisées des humains furent projetées dans toute la section de couloir.
Nanaz se jeta ensuite à couvert, attendant une éventuelle riposte, mais il n´y eut rien, à part des cris de joie de Unggoy.
Nanaz se satisferait de son action dans la bataille. Et il astiquerai bien son canon à combustible qui le méritait.

Les deux énormes vaisseaux étaient sagement stationnés dans le hangar. Leurs longs couloirs télescopiques d´abordage étaient dépliés et aboutissaient sur le premier et deuxième étage de la salle. Les derniers humains restants avaient rapidement cédé sous les assauts des Sangheili. La reconquête du Devotion avait commencé.
La salle était pressurisée et les Unggoy survivants de cette opération foireuse mais néanmoins victorieuse avaient été regroupés au premier étage, devant le couloir rétractable d´un des vaisseaux d´abordage. Zeepo vint à leurs côtés, boitant légèrement. C´était grâce à lui qu´ils avaient gagné. Les Unggoy sautèrent de joie en le voyant. Le commandant sourit à cette vue.
Ce qui le fit moins sourire fut l´arrivée d´un imposant Sangheili en armure noire. Il secoua la tête en voyant les Unggoy et s´arrêta devant Zeepo.
-Calme tes soldats, Unggoy, et prépare-les à partir. Nos forces ont libéré des prisonniers, et ces vaisseaux d´abordage partiront dès qu´ils seront arrivés.
-Oui, Excellence ! Répondit Zeepo.
Grutu se rappelai du contact de Zeepo avec le Sangheili qui surveillait l´infirmerie, lors de la prise du Devotion. Le commandant s´était montré plein de courage et avait presque donné des ordres au Sangheili... mais c´était différent. Ce Sangheili-là était un simple soldat, alors que celui avec lequel avait affaire Zeepo en ce moment était un vétéran des forces spéciales.
Lorsque l´officier Sangheili se fut éloigné, Zeepo s´avança vers ses troupes. Sept malheureux Unggoy exténués en plus de ses deux soldats de choc. Mais ils avaient prouvé de quoi ils étaient faits durant cette escarmouche. Ils feraient de bons soldats. mais cela, il se garda bien de le leur dire.
L´arrivée du Sangheili les avait fait se calmer d´eux-même ; cela faisait un problème de moins. Zeepo se contenta de regrouper ses troupes dans un coin, aidant les forces spéciales à débarquer du matériel en attendant que les prisonniers arrivent.

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:41:57

Le commandant ce serait attendu à une pagaille monstrueuse lorsque les prisonniers arriveraient, mais au lieu de ça ils marchaient dans un calme absolu. Cela devait être dû au fait qu´ils étaient encadrés de Sangheili en armures noires.
Mais le plus frappant était leur nombre : ils étaient des dizaines à sortir des couloirs pour se déverser au rez-de-chaussée. Zeepo, suivi de son équipe de Unggoy survivants, descendirent au niveau où les prisonniers étaient entassés. Arrivés en bas, un Sangheili vint une nouvelle fois à leur rencontre.
-Voici la première fournée, dit-il. Je vous laisse la tâche de les organiser et de les faire monter à bord du vaisseau, j´ai à faire. Nous les évacuons dans cinq minutes.
-Oui, Excellence ! Répondit à nouveau le commandant.
Le regard du commandant balaya les nouveaux arrivants. Il y avait énormément de soldats, mais peu de lieutenants. Il reconnut les sergents à leur armure jaune renforcée, et les compta. Il y avait des trous.
-En rangs ! Par section ! Cria Zeepo.
Les Unggoy s´alignèrent, bien droits. ils maintinrent la discipline malgré le départ de l´officier ; c´était une bonne nouvelle. Mais les doutes de Zeepo se confirmèrent à propos de l´équipe de commandement. Il avait dû y avoir des combats car il manquait des officiers.
Le commandant se tourna vers la dizaine de soldats qui l´avait accompagné durant cette mission. Ils lui avaient prouvé leur valeur. Son regard se posa tout d´abord sur ses deux Unggoy des forces spéciales. Ils avaient de l´expérience du commandement, et étaient de véritables professionnels au combat.
-Soldats, leur dit-il, vous voilà lieutenants. Vous commanderez ces deux sections.
Les soldats suivirent le doigt pointé de Zeepo et hochèrent la tête.
-Oui, commandant, dirent-ils simplement.
Pendant que ses troupes de choc se mettaient en place, il scruta les autres Unggoy. Il avait besoin de sergents solides.
Grutu. Oui, ce soldat était pas mal. Il n´était pas particulièrement courageux, il n´était pas particulièrement efficace, mais il avait pour lui une qualité indéniable : il savait obéir aux ordres. Il n´avait jamais rechigné à suivre Zeepo, il s´était toujours exécuté. En tant que sergent, il écouterai les instructions de Zeepo et les feraient exécuter à la lettre par ses Unggoy. En plus de ça, ce soldat avait pour lui ne chose bien rare chez les Unggoy : il était chanceux. Zeepo fit son choix.
-Soldat Grutu, dit-il.
Le Unggoy venant d´être appelé releva la tête.
-Commandant ! Dit-il de sa voix aiguë.
-Vous allez faire vos premiers pas dans le commandement. Vous voici sergent, soldat. Intégrez l´équipe du lieutenant Nanaz et remplacez vos armes dès que vous le pourrez.

Grutu n´y croyait pas. Il était sergent ! Vétéran ! Après toute cette misère, il avait eu droit à une récompense. Mais l´étais-ce vraiment ? Il n´était pas né pour commander, mais pour suivre les ordres. Il avait toujours obéi, jamais ordonné. Chez lui, même sa mère représentait un commandant dont les ordres ne pouvaient être discutés. Il ne se sentait pas à la hauteur. Il allait mener ses Unggoy en enfer, il le savait.
Les genoux du soldat tremblaient. Il regarda les guerriers qui feraient désormais partie de son équipe, autour de lui.
-Deux minutes avant le départ, dépêchez-vous ! Cria un Sangheili à l´extérieur du vaisseau d´abordage.
Grutu était heureux que quelque chose détourna son attention de ses nouvelles responsabilités. Il vérifia ses attaches et se mit à l´aise sur son siège. L´intérieur des vaisseaux d´abordage était spacieux. Il regarda son chez direct, le lieutenant des forces spéciales Nanaz, assis à sa gauche. À sa droite, son amis Geegoz qui avait lui aussi obtenu son grade se sergent. Lui semblait serein, il allait sans doute faire un bien meilleur commandant que lui. Il se contenterai de le suivre, au combat ; il connaissait Geegoz depuis longtemps, et il savait qu´il le conseillerai.
Plus à gauche, tous les Unggoy de la section du lieutenant étaient bien en rangs. parmi eux, ses dix soldats se racontaient des anecdotes sur leur détention et sur leurs nouveaux chefs. il n´en connaissait aucun, mais pensait qu´ils devaient être de meilleurs combattants que lui. Il ne voyait décidément pas la raison de son affectation. Tous ses soldats allaient mourir par sa faute.
Zeepo, tout au fond du compartiment, dominait ses troupes. il se trouvait sur un siège surélevé directement à la sortie du cockpit où deux Sangheili préparaient le départ. De l´autre côté du cockpit, sur un siège identique, un Sangheili de couleur noir était chargé d´escorter les prisonniers et de maintenir l´ordre, au cas où. D´une certaine manière, Zeepo était donc au même niveau qu´un Sangheili aux yeux de ses troupes.
Quelques Unggoy retardataires pénétrèrent dans le vaisseau et prirent place.
-Trente secondes, dit un des pilotes.
Le vaisseau contenait cinquante Unggoy, tous les soldats du lieutenant Nanaz. Parmi ces soldats, il y avait cinq sergents, dont Grutu. Dans les vaisseaux d´abordage voisins, deux cent cinquante autres prisonniers : c´étaient là tous les Unggoy du commandant Zeepo, désormais. Décidément, cette mission avait été un bouleversement pour tout le monde.
Grutu était désormais un sergent et il s´était équipé comme un sergent : il avait échangé son armure cabossée contre une nouvelle, de la même couleur mais plus épaisse, qui le faisait se sentir plus à l´étroit, et il avait troqué son pistolet à plasma traditionnel contre un gros et puissant pistolet à aiguilles, qu´il avait hâte d´essayer. Il se sentait plus puissant, mais le poids des responsabilités qui pesaient sur lui était tel qu´il pouvait oublier tout cela. Il n´arrivait pas à croire la situation dans laquelle il était.
-Eh, ça va Grutu ? Lui demanda Geegoz en lui posant une patte sur l´épaule.
-Oui, oui ça va, c´est juste que... ces nouvelles affectations...
-Ah, je comprends. Mais ne t´inquiète pas. Contente-toi de suivre les ordres du lieutenant, et colle-moi au train. Tout ira bien. Et tu aura le temps d´y réfléchir : nous rentrons à bord de l´Illusion, l´un des plus puissants destroyers de toute l´Alliance.
Grutu ne répondit rien : cet argument était recevable.
-Allons, ne t´inquiète pas, continua Geegoz. Tout est fini.
-Oui, répondit Grutu. Tout est fini...

Popokilll
Popokilll
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:43:16

Tu es en forme aujourd´hui Captain... Impressionant!

Cephauss
Cephauss
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:44:20

dsl d´avoir fait le gros boulet

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:45:55

:lol: cephauss pas de problème :)

popokill : bah, pas plus que d´habitude, ma dernière mission à bord du Devotion faisait 7 posts.

Popokilll
Popokilll
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:47:30

Ouaip mais je suis étonné à chaque fois :ouch:

captaingalaxy
captaingalaxy
Niveau 10
24 avril 2006 à 19:48:30

Héhé, j´en étais sûr, c´est écrit dans ma carte de visite ^^

Silvermo
Silvermo
Niveau 26
24 avril 2006 à 19:54:27

J´ai pas mal à lire, et aussi une bonne nouvelle à vous annoncer : Marco], premier Lieutenant de la Divine Blade sur Halo 2 revient parmi nous :)
Je dois juste recalculer certaines choses dans sa fiche

Silvermo
Silvermo
Niveau 26
24 avril 2006 à 20:13:59

Voilà sa fiche, beaux états de service non ?

Pseudo : marco]
Email : jiralnae@hotmail.com
Nom : -Marco
Race : Elite
Grade : Lieutenant
Fonction : Pilote
Unité : Unité Espadon de l´Aviation
Arme : Fusil Plasma, Carabine Covenant, Needler, Grenades plasma
Véhicule utilisé : Ghost, Phantom, Apparition, Shadow, Banshee, Spectre
Aptitudes : Pilotage 5ème niveau/Reconnaissance 3ème niveau/Agilité 2ème niveau/Corps à Corps/Combat rapproché 2ème niveau
Histoire de présentation: la destruction des humains est la volonté des Dieux et nous sommes leurs instruments
Expérience : 764 xp
Préférence : 3-3-1

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