De : Unggoy Yayat
A : Haute Excellence Sangheili Silvermo
Concerne : Mission « Destinée Incertaine »
Lieu : Sud du QG de la Divine Blade
Objectifs : Les ennemis arrivent en masse. Nos Élites préfèrent vous envoyer en premier, car ils sont sûrs que vous parviendrez mieux qu´eux à accepter une mission du genre. Celle d´aller en première ligne affronter l´ennemi. Vous accompagnerez ainsi plusieurs milliers de Jackals et Grunts.
Quel merveilleux endroit qu’était cette planète. Des hautes montages perpétuellement gelées, des colonnes de flammes bleues et des …
Le Phantom fit une embardé sur le côté pour se diriger vers la zone de combats. Je tombai de mon siège, arraché au rêve de ma planète natal. Un hématome se dessina peut à peu sur mon front, laissant apparaître une grosse tache noire. Le Sangheili qui devait veiller à ce que nous allions bien au combat se mis à éclater de rire, les autres Unggoy le suivirent également sauf un :
- Ca va rien de casser ? Me demanda Yapyap, un cousin éloigné, en m’aidant à me relever.
- Oui oui parfaitement bien.
En faite, j’étais aussi excité d’aller me battre contre les humains, que d’aller à une réunion de Kig-yar. Le vaisseau se stabilisa et une trappe s’ouvrit à mes pieds :
- Première équipe, allez s’y ! Cria le Sangheili.
Je sautai à travers le trou avec une dizaine d’autre Unggoy, laissant Yapyap combattre à l’autre bout de la plaine. Arrivé au sol je dégainai mon arme et partis en direction du sud avec mes compagnons d’infortune. D’autre vaisseau déposèrent leur contingent Unggoy près de nous et nous nous mîmes à gravir la dernière petite bute qui nous séparait des humains.
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La plaine était immense, encore plus que le Q.G. de notre armée. Mais le plus impressionnant, c’était la force de frappe humaine. L’ennemi était lourdement armé et ils disposaient d’une multitude de véhicules. Une dizaine de chars et une cinquantaine de Warthogs et de Pélicans. Ils étaient des milliers, même si nous sommes une fois et demi supérieur, je savais que cette bataille était perdue d’avance. Cette impression fut vite confirmée lorsque les grondement des béhémots humains se fit entendre.
Je retenais mon souffle en voyant les engins s’avancer jusqu’au bord de la rivière puis s’arrêter. Je soufflai pensant qu’ils n’arrivaient pas à traverser la rivière, mais il en était tout autre. Les lourds canons se dressèrent vers notre position et le sol trembla une première fois lorsque les obus furent tirés. Notre bute vola en éclats complètement pulvérisée par les charges humaines. Une explosion m’envoya m’écraser dans le bosquet le plus proche, quelques os de mon corps se cassèrent mais je parvenais toujours à tenir debout. Les Unggoy et les Kig-yar commencèrent à tirer en direction des tanks humains. Une troupe de mes compatriotes équipé de canon à combustible passa à côté de moi et fit feu sur le Scorpion le plus proche. Il fallut six tirs pour que l’engin explose. Mais cette action ne fit qu’empirer les choses.
Attirer par l’explosion les humains décidèrent de lancer le grand assaut. Les tanks traversèrent la rivière et nettoyèrent la zone grâce à leur mitrailleuse lourde. Mais en combat reproché il était plus facile de le détruire. Payant le prix fort, une vingtaine d’Unggoy parvinrent à faire sauter deux autres béhémots. Les Pélicans hurlèrent en passant au dessus de nos têtes. Tous nos soldats levèrent la tête pour voir les vaisseaux mais nous fûmes vite ramenés à la réalité quand les Warthog traversèrent la rivière. Maintenant il y avait 57 mitrailleuses qui fauchaient nos rangs.
Je me relevai et rassemblai mon pistolet et mes grenades qui s’étaient éparpillés dans tout le bosquet. Puis je vis le reste des troupes humaines charger dans notre direction. Je me cachai dans un buisson et armai une grenade attendant une éventuelle cible. Un petit groupe de sept humains passa à proximité de moi. Je sautai sur l’occasion en lançant la grenade sur le groupe. Je pense que j’eus beaucoup de chance sur ce coup là, puisqu’un humain lâcha un cri de stupeur lorsqu’il vit l’orbe bleu se coller à la jambe. L’explosion atomisa trois soldats et en lacéra deux autres. Je sortis de mon buisson et tuai les deux derniers humains d’une décharge dans la tête chacun.
Je réussis à tuer deux autres humains depuis ma petite planque. Mais ma position fut vite repérée et ce fut un béhémots qui s’en chargea. Je vis l’engin pivoter sur lui-même et positionner son canon dans ma direction. Je sautai du bosquet pour me mettre à l’abri. Quelques secondes après ça, mon ancienne cachette fut transformée en un cratère ravagé par le feu. Le souffle de l’explosion me projeta plus loin.
Je vit un soldat humains s’approcher de moi et je feints d’être mort. Après s’être détourné de moi, il repris sa marche. Je l’observai du coin de l’œil et je vis avec horreur qu’il apprêtait à tuer un de mes frères de sang. Je me releva avec difficulté, empoignai mon pistolet et tirai une série de coups dans sa direction. L’humain poussa un cri de douleur et s’effondra par terre. Lorsque je vit l’homme pousser son dernier soupire j’eus pendant un moment honte de ce que j’avais fait, il m’avais épargné et moi je le tuais. Mais c’était les dures lois de la guerre, tuer ou être tué.
Une explosion m’extirpa de mes songes. Un autre char humain venait d’être détruit. Le combat devenait de plus en plus violent. Je vis au loin, sur la colline du premier contact, une vingtaine d’Unggoy armés de canon à combustible. Chacun tira les cinq munition qu’il possédait puis, chargea en direction de la zone de combat. Le ciel se remplit d’une lueur verdâtre et une centaine de gros projectiles verdoyants tombèrent sur les humains. Les explosions se firent entendre dans toute la clairière et la transformèrent en un vaste champ stérile remplit de cratères incandescents. Les soldats ennemis furent atomisés, quatre chars humains furent détruits ainsi qu’une quinzaine de Warthog.
Une odeur de chair brûlée s’élevait maintenant du champ de bataille. Cette dernière attaque avait fait passer la balance de notre côté mais aux prix de lourdes pertes. Le quart des créatures qui périrent lors de l’attaque étaient des Covenants. Je me relevai et regardai autour de moi. Le bruit des combats était encore très proche mais il ne restait qu’une vingtaine d’humains et quelques Kig-yar qui menaient encore la bataille. Je me faufilai à travers les armes et les ossements de mes compatriotes et des mes ennemis, puis le contourna la colline à l’ouest et vis que le combat continuait près de notre Q.G.
Malgré les derniers événements, il restait encore aux humains trois Scorpions, neuf Warthog et environ un milliers d’hommes, ce qui était encore suffisant pour nous mener la vie dur pendant encore un moment. Nos troupes s’étaient principalement regroupées sur les flancs des deux collines pour être à l’abri des canons des béhémots humains. Un flot continu de traits de plasma s’abattaient sur les humains et en réponse des milliers de projectiles fondirent sur nous. Même si nous avions l’avantage, nous nous battions uniquement avec des pistolets à plasma tandis que les humains étaient, eux, étaient très bien équipés.
Peu après, je vis deux ombres se dessiner à l’horizon. Pendant un moment je crus que c’était des vaisseaux ennemis qui amenaient des renforts supplémentaires, mais il en était tout autre. Deux Phantom se posèrent sur la crête et deux douzaines d’Unggoy descendirent, la plus part équipé de canon à combustible. Il se mirent en position sur la crête et épaulèrent leurs armes. Chacun tira ses cinq obus radioactifs. La plus part des munitions s’abattirent sur les chars humains.
En voyant leurs trois Scorpion partirent en fumé, les humains perdirent leur moyen de pénétrer à l’intérieur de notre Q.G . Ils commencèrent à paniquer et à se replier. Même s’ils ne nous tiraient plus dessus nous continuâmes à leur déverser dessus des torrents de plasma.
Sur tous les soldats et véhicules engagés au début de la bataille, seul trois Warthog et un demi millier d’humains réussirent à retourner à leur point de départ.
RAPPORT DU UNGGOY YAYAT