Vous vous attendiez à une happy ending, revoyez votre copie car les morts de personnages principaux se succèdent à un rythme très régulier et les révélations sont pour le moins macabres. Le combat inévitable entre Quon et Ayato est plus psychologique que violent et nous permet de mieux cerner le leitmotiv de la série, un monde saturé de sons et synonyme de renouveau.
La dernière partie de la série est d´ailleurs extrêmement intéressante car elle nous montre sans réel symbolisme les conséquences du choix d´Ayato. L´éclosion du moi d´Ayato entraine une destruction irrémédiable du monde que nous avons connu pendant 25 épisodes pour en récréer un nouveau, plus conforme à ses désirs profonds, comme l´amour et la naissance de son enfant. Il n´est donc pas étonnant de voir Quon comme la fille d´Ayato et d´Haruka, vu qu´elle est depuis le début de la série le symbole de l´oeuf noir. La série nous raconte donc l´éveil d´un nouveau né au monde qui l´entoure via les sons qui saturent son environnement.
Pour mieux apprécier la série, je ne saurais trop vous conseiller de la revoir une nouvelle fois dans son intégralité après avoir vu ces derniers épisodes, tout sera nettement plus clair quand à l´implication de la fondation Bähbem et de ses membres les plus énigmatiques, à savoir Ernest von Bähbem et Helena, sa jeune nièce. A noter également la magnifique conclusion apportée à l´histoire d´Helena Bähbem, d´Isshiki Makoto et de Kisaragi Itsuki grâce à l´intervention de Nanamori Sayoko.