Voila, je poste :
Système Karillo, pélican des spartans
De : Sergent Genetrix
A : adjudant imrikl
Objectif : cherchez et libérez le plus de marines possible. Ensuite allez aider Eddi à prendre la salle des machines.
L’on voyait bien une certaine anxiété sur le visage de Lawrence – anxiété que chacun de nous partageait, mais, nous nous faisions tous un masque froid. Tous, sauf lui. Je suis certain que, de tous ceux qui pensaient la situation perdue, j’en étais le plus sûr. Ce que je trouvais le plus étrange, c’est que le Reminent Justice se soit approché assez près de ce vaisseau covenant pour que ces derniers puissent embarquer. Une faute stratégique grossière et de premier niveau. Mais il était inutile de réfléchir à ce sujet. Nous devions d’abord penser à récupérer le Reminent Justice. Ce fut Lawrence qui fut le plus rapide à trouver une idée. Je fus étonné de la vivacité d’esprit de cet homme. Même si son plan était risqué – si jamais les gardes réussissaient à appeler des renforts ou arrivaient à le maîtriser seuls (aussi étonnant que cela puisse paraître) nous serions tous à la merci des covenants- nous nous rangeâmes à cette idée, et, à peine arrivés, nous aperçûmes bien les covenants qui arrivaient. Une fois qu’ils furent sur nous, nous nous laissâmes désarmer sans résister. Le dévot qui prit mes armes fut étonné de la facilité de leur tâche. Il me regarda d’un œil qui signifiait qu’il aurait encore préféré mourir dans d’horribles souffrances plutôt que de rester un instant près d’un lâche comme moi. Je dus me maîtriser pour ne pas lui écraser la tête tant je trouvais humiliant ce regard méprisant, mais même si je ne pouvais m’empêcher de trembler de rage dans mon armure, je pris sur moi-même, chose difficile malgré tout (en effet j’étais et je reste très impulsif) mais j’y réussis. Apparemment, les autres spartans aussi mourraient d’envie d’en découdre, mais il n’était pas l’heure. Nous ne pouvions qu’espérer que Lawrence serait pro. Une fois dans les cellules, nous nous mirent à discuter avec Lawrence, lui donnant des informations sur nos gardiens. Soudain, une grenade fit irruption près des cellules, mais le champ d’énergie – le fait que nous utilisions la même énergie que nos ennemis m’étonnerait toujours- absorbait les dégâts et nous protégeaient. La grenade avait entièrement désorganisé nos gardes – à peine trois élites rouges- et Lawrence les abattit tous en quelques rafales de BR55.
- Merci Lawrence, dit le capitaine James au moment où il sortait de la fumée provoquée par l’explosion de la grenade. Nous allons nous occuper de objectifs, essayez de trouver une salle sécurisée au cas où nous aurions à nous replier, ajouta-t-il, s’adressant à nous tous en même temps.
- J’y vais tout de suite mon capitaine, répondit Lawrence.
Quelques instants plus tard, j’arrivais au premier groupe de cellules. Tout à coup, j’entendis un hurlement qui me glaça le sang et qui provenait des cellules. Je jetai rapidement un œil, et je vis deux élites torturer un marine au tisonnier. Outré par cette scène horrible, je lançai une grenade, suivant l’exemple de Lawrence, puis, profitant du soulèvement de poussière, je me glissai silencieusement dans la fumée et tuai les deux élites. La fumée dissipée, les deux marines indemnes et celui qui était en train de se faire torturer m’aperçurent, et j’entendis leurs supplications derrière les champs des prisons. Quand je désactivai les champs de force, ils se précipitèrent pour me remercier, et je donnai aux deux marines qui étaient en pleine forme les armes et grenades des élites, donnant pour le blessé, mon MA5B et deux grenades à fragmentation. Bien que blessé, on reconnaissait sur son visage la détermination sans faille des vétérans. Sans un mot, j’ordonnai aux trois marines de me suivre. En chemin, je leur demandais les positions et le nombre des gardes des autres cellules. J’appris que la plupart des marines de ce secteur avaient été tués, et qu’ils n’étaient plus que 9 à part eux. J’appris aussi que les gardes étaient bien plus nombreux qu’avant. Mais les deux marines indemnes possédaient deux needlers et énormément de munitions, aussi s’ils généraient une grosse explosion –au risque d’abimer le Reminent Justice en touchant des tuyaux de gaz- ils pourraient rapidement les éliminer.
Arrivés à l’entrée du module de détention, nous nous mîmes à nous déplacer plus lentement, et, lorsque nous arrivâmes au niveau des cellules, je relançai encore une autre grenade afin que nous puissions nous abriter derrière une caisse de métal. Comme prévu, les marines qui étaient toujours indemnes se placèrent sur les côtés de la caisse et tirèrent une longue salve qui tua presque tous les covenants dans l’explosion. Mais alors qu’ils rechargeaient, un tir de fusil à plasma faucha le marine qui était à ma gauche. L’autre se réfugia en se plaquant contre la caisse. Puis j’entendis une voix, et je reconnus instantanément l’autorité qui perçait dans la voix. Je montai sur la caisse et je vis que le dévot qui m’avait pris mes armes –il les avait laissées à côté de la cellule, ce qui m’a permis de les récupérer- était bel et bien là. Il était le seul qui n’avait pas été blessé par l’explosion et il fut surpris de me voir monter à découvert. Ayant compris la raison de son étonnement, j’enlevai mon casque –ce qui le rendit encore plus dubitatif- et le regardai droit dans les yeux. Je vis la peur, et, prenant un plaisir sournois à ce geste, je pris le lance-roquettes que j’avais trouvé sur le mur près de la première cellule et, prenant le temps de viser, je tirais une roquette en plein dans sa tête, ce qui tua les deux autres élites qui agonisaient.
Ayant libéré les marines, je décidai d’aider les autres spartans. Prenant ma décision, je parti vers la salle des machines afin d’aider Eddi.
Je le trouvai en plein combat, et il était en train de combattre aux côtés d’un marine. Sans même que j’en ai donné l’ordre, les marines tirèrent
- Content de te voir, dit-il.
- J´ai vu que vous aviez des problèmes, lui dis-je en lui souriant. Ce qui était entièrement faux : il se débrouillait admirablement bien.
- Chef, ici Eddi. La salle des machines est sous contrôle.
::Fin de transmission ::
d´accord, c´est pas long, mais au moins vous attendrez pas deux à trois jours de plus