Bon, je poste
De : Sergent Genetrix
A : lieutenant James
Objet : rapport de débriefing
Système Karillo, pélican des spartans
Le pilote s’agita et bougea frénétiquement sur son siège.
- « Capitaine, dit-il. Je perds le contrôle du pélican.
- Merde ! »
Quelques instants plus tard, le pélican s’écrasa.
- « Sergent ?
- Oui, capitaine ?
- Vous m’aiderez à protéger le pélican et ses occupants pendant que les autres spartans iront nous chercher un endroit sûr, de l’armement et iront déclarer notre position au Reminent Justice.
- Bien. Mais ça ne sera pas facile. » Je regardai par la fenêtre. « Les parasites nous entourent déjà. Il faudra tenter une sortie pour que les autres spartans puissent sortir.
- Vous pensez pouvoir m’apprendre mon métier sergent ?
Je regrettai tout de suite mon impolitesse.
- Excusez-moi, capitaine. Je ne voulais pas être insultant.
- J’aime mieux ça, me répondit-il calmement. Essayez d’être plus respectueux envers vos supérieurs à l’avenir.
- Bien monsieur. »
Malgré nos armes standards et notre nombre restreint, nous éliminâmes les parasites plus rapidement que prévu. Malgré tout, ces parasites n’avaient que des pistolets et des fusils à plasma des armes qui, si l’on n’était pas confronté à des covenants, laissaient à désirer. L’un des nôtres échangea son magnum contre deux fusils à plasma et je le récupérais en le rangeant dans le compartiment de la jambe gauche de mon armure. Ils étaient puissants en combat rapproché, et, en attendant que Lawrence ramène des fusils à pompes, ils me seraient grandement utiles. Sur ce, les autres spartans partirent pour leur missions respectives, et je me mis à attendre leur retour, ou l’arrivés des nouveaux parasites.
Nous reçûmes un message d’Imrikl. Quelques minutes à peine plus tard, des floods parasités arrivèrent, en grand nombre, et désormais, la plupart des spartans étaient partis. Vite, je saisis la lourde mitrailleuse fixée au pélican, et couvris le côté non blindé du pélican (heureusement, le pélican était tombé en pic et l’entrée se trouvait donc à quelques mètres du sol). Tous les parasites mourraient dès qu’ils entraient dans mon champ de tir, mais j’eus plus de mal à repousser la seconde vague. Je réussis quand même à les empêcher de monter sur le pélican. Je priais pour qu’il n’y ait pas de troisième vague, mais il y en eut une. Quelques parasites montèrent à bord du pélican et un me blessa. Lâchant la mitrailleuse, je pris mes deux magnums et fit exploser sa tête. Mais il y avait de plus en plus de parasites, et ils montaient sur leurs congénères afin de parvenir à l’entrée du pélican. Soudain, je reçus un gros coup sur la tête, et, sentant le sang qui s’écoulait de la plaie au ventre que m’avait fait le parasite, je m’évanouis et tombai à la renverse…
Je me réveillai lentement, et, je mis longtemps à comprendre, malgré l’absence de l’odeur du parasite, que j’étais dans le complexe, et que l’atmosphère était lourde à cause du fait que j’étais en sous-sol, en profondeur. Je me levai, sentant encore la douleur de ma plaie sous les bandages et je vis le capitaine me jeter un regard interrogateur. Il s’approcha et, calmement, me demanda si j’allais bien.
- « Oui. Merci.
- Alors repose-toi. La blessure que tu as reçue est grave, mais pas mortelle, et elle guérit déjà. Les renforts vont arriver, il nous suffira de rester en vie le temps nécessaire. »
Rasséréné par ces nouvelles de victoire et sans me demander la raison du pessimisme qui avait percé dans sa dernière phrase, je m’endormis paisiblement, en vue de la prochaine bataille qui ne saurait tarder. Et j’avais raison. A peine quelques heures plus tard, le capitaine vint me réveiller, sans bruit. J’en compris la raison en entendant des grognements de parasites par l’escalier qui nous rejoignait au rez-de-chaussée du complexe. Me levant silencieusement, je vis que les autres spartans étaient tous debout. Sans me soucier de ma blessure au ventre dont la douleur s’était atténuée (sans doute à cause de l’adrénaline) je pris un deuxième MA5B que je pris dans la main droite (ma blessure étant au ventre, je sentais que le reste de mon corps était en pleine forme). Les spartans qui avaient pris des fusils à pompe montaient en premier, et le sergent Eddi et moi-même les couvrions juste derrière. Nous n’eûmes pas de problèmes jusqu’à ce que la liaison COM du capitaine clignote, et qu’une voix nous indiqua que le Reminent Justice était là. Alertés par le bruit, des floods arrivèrent dans notre dos, et nous fîmes tous volte-face. Les premiers parasites reçurent une rafale soutenue tandis que les suivants furent interceptés par les spartans qui étaient rapidement revenus sur leurs pas. Très peu de parasites étaient entrés dans le complexe, et la bataille fut vite achevée. Mais en sortant, je vis le plus grand nombre de parasites que j’ai jamais vu. Le capitaine réagit aussitôt.
- Vite retournez dans le complexe !
- On va pas se faire prier, lui répondit Eddi, qui retourna dans le complexe à reculons, aussitôt suivi par les autres.
Une fois à l’intérieur, nous attendîmes plus d’une heure, sans qu’aucune signe du parasite n’ait été donné. Puis la COM du capitaine clignota à nouveau, et une vois s’éleva « Capitaine, dites aux spartans de sortir du complexe, nous avons nettoyé la place. »
:: fin de transmission ::
j´espère ne pas avoir commis d´étourderies 