De: soldat Genetrix
A: Général larbitor_108
Objet: rapport de mission 3
Date/Lieu: 30 février 4552,21 h 02, système de la cascade, vaisseau de ligne tribord
J’arrivai dans la salle de briefing le dernier, comme d’habitude.
- Vous êtes en retard, soldat.
- Je vous prie de bien vouloir m’excuser.
J’allai m’assoir quand le général commença.
- Vous savez tous je pense, qu’il nous faut prendre le contrôle de quelques vaisseaux ennemis pour faire pencher la balance en notre faveur et que ce sera votre mission à vous et à beaucoup d’autres escouades. Nous avons été favorisé par rapport aux autres, car Reach nous a fournit deux spartans, dont un haut gradé, le lieutenant Matt…
Les regards se tournèrent vers le spartan en armure noire qui elle était dorée par toutes les récompenses imaginables.
- …Et d’une nouvelle recrue, qui a fait selon Reach ses preuves lors de missions non officielles mais tout autant glorieuses.
Cette fois, c’est vers moi que les regards se tournèrent. Ils étaient moins révérencieux, mais ils étaient respectueux malgré le fait que pour eux, je n’étais qu’un « nouveau ». Mais je savais que cela changerait, et que lentement ou rapidement, ils me verront comme l’un des leurs.
- Les ordres vous seront donnés sur place. Vous avez dès maintenant dix minutes pour rejoindre le vaisseau d’abordage numéro dix, plate-forme numéro 24
La salle se vida quasi instantanément, la plate-forme étant presque à l’autre bout du vaisseau.
Le groupe sortait du couloir bâbord numéro 17 lorsque près de dix marines furent projetés dans toutes les directions, un trait de fumée laissant apercevoir le bélier du vaisseau d’abordage covenant.
L’autre spartan prit rapidement les choses en main, et ordonna à tous les marines de se replier vers la caserne tout en demandant des renforts à la garnison du vaisseau.
J’étais à la fin de la procession, et lorsque je l’entendis je compris tout de suite que nous jouions le rôle de l’arroseur arrosé, les covenants du vaisseau que nous devions aborder nous ayant abordé.
Un détachement de T.C.A.O arriva et permit aux marines de se replier en les occupants avec l’aide du lieutenant. Mon MA5B bien calé dans les mains, je remontais à contre courant pour pouvoir les aider.
- On n’a pas besoin de toi, petit. Me dit le spartan. Un brute qui arrivait à sa hauteur dans le dos, reçut une balle en pleine poitrine de mon fusil à pompe et s’écroula en grand bruit.
- Ne prends pas tes grands airs avec moi, vous avez besoin de tous les hommes valides et on s’entraîne à la chasse aux raptors sur Reach maintenant.
Très remonté, je descendis chaque brute sur pied mais, au bout d’un long moment, il n’y en eut plus. L’on entendit ensuite un grand bruit et l’on annonça par radio qu’un deuxième vaisseau était arrivé, mais que les autres avaient été détruits par le canon AM de la station.
- On va les aider ? demandais-je ?
- Oh que oui, répondit-il, apparemment content de voir que certaines fortes têtes pouvaient la lui tenir (la tête). On va leur prêter main forte.
Les brutes ne firent pas long feu, un bataillon d’élites étant arrivés nous prêter main forte.
- On a un problème petit.
- Quoi ?
- **radio** …Oh mon dieu, comment est-ce… préparez vous... tout les Spartan et marines de détruire …vaisseaux … abordent et de rentrer… la base.
Je me tournai vers la vitre qu’ils regardaient tous et vit je ne sais combien de vaisseaux covenants.
- Oh mon dieu ! m’écriai-je.
- Scan. Demanda Matt.
Une sorte de fenêtre informatique sortit du mur devant lui.
- Qu’est-ce que tu en dis, petit ?
- Il n’y a presque pas de vrais vaisseaux amiraux !
- Exact. Ils ont misé sur la quantité lors de la production. Et ça les perdra.
- On s’en charge ?
- J’aime bien tes réactions. Mais non, on va déjà le dire à la base puis demander l’autorisation. Et ça fait pas mal de temps.
- En attendant, on peut toujours se diriger vers le hangar à longswords…
- Si tu y tiens.
- radio** - Merci, nous n’y avions pas pensé. Nous allons engager tous les longswords disponibles. Rejoignez-les.
- Bien, général.
- On n’a même pas eu à le leur demander. Ils doivent prendre ça au sérieux pour tous nous envoyer.
- Petit, suis moi, on va faire une percée chez les amiraux, les autres n’ont pas d’armes si ce n’est leur équipage et ont 2 fois moins de blindage. Marines, en formation sur mes flancs
- Chef oui chef !
- Je te suivrais jusqu’à la mort et là bas je te suivrais encore.
Trois banshees arrivaient droit vers ma position. Je fis faire une vrille à mon longsword tout en lâchant mes missiles. Les banshees eurent du mal à m’éviter et ils explosèrent contre les missiles qui étaient de la taille d’un avant-bras et remplies à ras d’explosif.
- Haaaaaaaaaaaaa !
- Merde !
Un des deux longswords qui accompagnaient Matt explosa, l’autre à la merci de cinq banshees qui apparemment chassaient le spartan. Je mis les gazs et le premier des cinq explosa au contact d’un de mes projectiles. Les autres furent désorientés par mon aile droite qui coupa presque entièrement les coques des banshees, et les brutes à l’intérieur moururent du manque d’oxygène (il fallait bien profiter du fait qu’on était dans l’espace) et leurs véhicules dérivèrent lentement et aléatoirement sur le terrain de la bataille.
Les mini-croiseurs étaient sans défenses et empêchaient par leur nombre des tirs de la part des vaisseaux amiraux, laissant pour seules défenses les banshees qui, quoi que nombreuses, étaient surpassées par le nombre et désorientés par la masse de pseudo-croiseurs qui se faisaient massacrer en tout au plus quelques secondes, chaque missile des longswords explosant un compartiment séparé des autres, ce qui avait pour effet de rendre impossible la réparation des vaisseaux touchés.
- radio** - Ici le général. Demande à tous les spartans de détruire les cibles qui s’afficheront sur votre plateau de commande.
- Apparemment, c’est ici qu’on se sépare, petit.
- Alors à la revoyure, noiraud ! Et prend soin de toi !
Je m’élançais vers le vaisseau amiral que me montrait l’indicateur. Deux autres longswords se dirigeaient vers lui. A trois, nous le détruisîmes rapidement, mais un autre vaisseau me tira dessus par l’arrière. Je réussis sans mal à esquivait les coups, mais il avait largué une escouade complète de banshees, qui me rattrapaient petit à petit, malgré le fait que je poussais les gazs à fond. Au moment où ils commencèrent à canarder, je vis que c’était fini. L’indicateur d’état montrait toutes les cellules se désagréger sous l’effet des salves de plasma innombrables, et puis… plus rien. Je me retournai, encore surpris de l’arrêt immédiat des tirs. La bataille était gagnée. La cité sainte covenant et les vaisseaux restants se repliaient. Près des débris d’une vingtaine de banshees, je reconnu un longsword.
- Maintenant on est quitte petit !
Une chose était sûre, j’allais enfin pouvoir me reposer pour la prochaine mission.