Rapport des archives de l’hôpital Jersey, à New York, 12 heures
Expéditeur : Général Zarbmo
A destination de : Quartier Général
Le docteur Jenkins les vit arriver : les troupes dédiées aux opérations spéciales des Spartans. Mais la compagnie n’était menée par aucun Spartan, seul quelques soldats d’élites chez les marines avaient été sélectionnés pour cette mission.
-Que se passe-t-il ? demanda le médecin. Quelle est la raison de votre présence ici ?
-Je pensais que vous étiez au courant, les floods passent à l’attaque !
-Mais pourquoi ici ? Il reste encore beaucoup d’endroits ! Serait-ce dû à la présence de l’ancien général : Spartan 108 ?
-J’en ai bien peur, répondit le sergent O’Brian, chargé exceptionnellement de diriger la section. En tout cas, ajouta-t-il en déposant une tourelle qui fit un bruit sec sur le sol, nous avons une mission à remplir et vous êtes priés de ne pas interférer, à moins que vous ne vouliez servir de déjeuner aux floods, ça leur ferait le plus grand plaisir, mais ça m’ennuierait de devoir vous arroser avec du 10mm.
-Moins que moi, je le crains, répliqua le docteur en saluant le militaire et en repartant vers la chambre de Spartan 108. Néanmoins, fit il en s’arrêtant brusquement, c’est un hôpital ici, alors j’espère que nous n’aurons pas à tuer nos propres patients, que nous avons eu tant de mal à soigner.
-Malheureusement, je crains qu’il ne faille vous préparer à cette éventualité…docteur…
Le médecin ne répondit pas et rentra dans la chambre de l’ex-général qui dormait paisiblement, toujours sous assistance respiratoire depuis plusieurs mois. Son assistant direct l’avait suivi, il s’agissait du caporal Stevenson.
-Je ne pensais pas que cela arriverait un jour ! s’exclama Jenkins en contemplant ses rides dans la vitre en plexiglas qui entourait le lit. Cela fait plus de quarante ans que je sauve des vies dans cet hôpital, quarante ans ! Je me demande bien pourquoi les floods s’en prennent à nous… ajouta-t-il, songeur.
Stevenson ne répondit rien, il observait patiemment le visage de l’ancien général.
-Lui, il aurait sûrement la réponse, affirma-t-il soudainement en le désignant. J’ai beaucoup entendu parler de cet homme, il paraît que c’était un grand combattant, toujours prêt à se battre pour notre cause, mais que la guerre l’attristait plus qu’autre chose.
-Je sais et croyez-moi que je suis encore plus attristé de le voir dans cet état, il a été contaminé par un grand mal, un très grand mal… Ce serait un miracle s’il se réveillait maintenant. Nous avons fait ce que nous avons pu pour le conserver vivant mais…
-Oui ?
-Non, enfin, je ne voulais rien dire à mes supérieurs, mais, si son état n’évolue pas, il n’en a plus que pour deux mois tout au plus.
-Deux mois ! s’exclama Stevenson.
-Oui, le mal qui l’a contaminé est en train de prendre de l’ampleur malgré le traitement que nous lui avons fourni, il ronge son corps de plus en plus et devient chaque jour un peu plus puissant.
L’assistant se tut, il en avait vu des centaines, des vies qui disparaissaient sans qu’on ne puisse rien faire, et cela s’était empiré depuis la libération du Mal. Sa femme avait été contaminée et n’avait pas réussie à survivre, à surmonter la maladie. L’hôpital avait été obligé de l’euthanasier…
-Ar…Arbiter ! s’exclama le Spartan dans son sommeil.
-Que se passe-t-il, Stevenson ? Est-ce normal ?
-Oui, dans mes rapports, il est écrit qu’il parle souvent comme cela dans son sommeil, peut-être est-ce la folie qui le gagne, ou encore le souvenir d’anciens combats…
-Possible, en effet, confirma Jenkins…
Pendant ce temps, au bas des escaliers qui menaient à la chambre de l’ancien général, les soldats se préparaient à recevoir leurs ennemis.
-Placez les tourelles fixes aux fenêtres, je veux également des snipers en couverture et sur le toit ! Que les warthogs se positionnent tout autour de l’hôpital !
-A vos ordres !
-Les floods arriveront dans deux jours, songea O’Brian, mais nous devons être prêts d’ici-là !
Fin de la première partie du rapport