Je viens d´écrire ça en 20 min, dîtes moi ce que vous en pensez
La rue était déserte. Je me souviens m’y être engagé, errant contre la poussière qui se dégageait au travers de mes pas, laissant transparaître des miroirs d’eau représentant une lune funeste. Mon foulard s’envolait en fonction de la force pesanteur, mon regard se durcissait pour permettre une meilleure visibilité de ce sinistre lieu. Je continuais à marcher dans cette rue qui paraissait interminable. Mon ouï percevait des sons très étranges provenant du Nord-Est de la rue, De légers gémissements, de la souffrance minime. Je marchais d’un pas beaucoup plus lent, assayis que j’étais par mon imagination perverse. Qu’était-ce donc ?
J’ouvris la porte en bois vieux et dur. Certaines planches étaient retapées, les propriétaires des lieux ne laissaient transparaître aucune vision de l’extérieur par cette porte. Celle-ci grinça lentement et longtemps. Les bruits qui venaient de se laisser un peu plus audible cessèrent soudain. Une frayeur me pris ; M’avaient-ils entendus ? Qu’allaient-ils faire si c’était le cas ?!
Je décidai aussitôt de m’enfuir de ce lieu plus qu’effrayant. Mais horreur, la porte ne s’ouvrait pas de l’intérieur ! J’étais bloqué à l’intérieur de cette maison !
Après une minute de réflexion inutile, je m’engageai dans l’escaliers qui s’offrait à moi. Celui-ci était constitué de petites et nombreuses marches étroites. Je descendais accrocher à une rambarde humide et rouge se trouvant sur ma droite, lentement. Du fait de l’escalier extrémement pentu, je ne pouvais pas apercevoir le bas de la salle suivante. Je me perdais alors dans des pensées horribles et totalement imaginaires, des bourreaux m’attendant au pied de l’escalier, accompagné de tristes cœurs de victimes innocentes.
Arrivé au bas de l’escalier, je ne voyais rien de la salle où je débouchai. Je ne bougeais plus, mes muscles se figaient et mes nerfs se tendaient à leur maximum lorsque une tête horrible apparut juste devant mes yeux. Sur cette tête n’apparaissaient pas d’oeils ni de levres entières ; celles-ci étaient coupés sur la moitié, sur le soulèvement de la lèvre. Je fût pris d’un cris le plus aïgues de ma voie et tombai le dos sur les escaliers.
Je m’arrêtais de crier lorsque un silence emplît la salle dans toute sa superficie. Il ne dura pas, il se fit casser par des paroles d’une voix dure, noire et complexe.
« Bonsoir »
« Qui êtes-vous, demandai-je d’une voix faible et hésitante, où suis-je ? Aidez –moi je vous en supplie ! »
Aucune réponse ne suivirent mes dires. Seulement un bruit sec et continu envahi la salle. C’était un bruit d’acier, de l’acier se frottant au sol et avançant vers ma direction. Je ne distinguai toujours rien et jamais je n’ai eu si peur de ma petite vie. D’autres sons identiques se mélèrent à l’original. Il n’était pas seul, des dizaines d’autres êtres devaient le suivre ! Tous criaient à l’unisson des paroles sacrées incompréhensibles, tous se rapprochaient ! Je devais rêver, ce ne pouvais être qu’un cauchemar !J e ne pouvais plus rien faire, ni respirer.
Tout d’un coup, les sons s’arrêtèrent pour ne laisser place qu’à une seule parole, prenant toute sa dimension dans la résonance atroce de la salle :
« Adieu »
Puis rien.
FIN
Tadalalalalala 