bon, pendant qu´ on y est parlon des chèvres:
La chèvre est un mammifère herbivore et ruminant, appartenant à la famille des bovidés, sous-famille des caprinés ou caprins. La chèvre a été domestiquée depuis très longtemps, surtout pour sa viande, sa peau et, plus spécialement dans la région méditerranéenne, pour son lait.
C´est un animal de petite taille, à cornes arquées, très agile, particulièrement adapté au saut. On la trouve dans toutes les régions du globe, particulièrement en montagne. Les mâles sont appelés boucs, les petits « chevreaux » ou « cabris », ou sur un mode familier « biquets ».
Les chèvres peuvent se trouver à l´état sauvage, (voir Capra aegagrus) mais la plupart du temps, elles sont domestiquées. Leur domestication est ancienne (au moins VIIIe millénaire av. J.-C.). Elles sont élevées pour leur lait, leur cuir, leur poil et leur viande, qui est déjà mentionnée dans la Bible : par exemple, dans le livre de la Genèse, Rebecca prépare à son mari Isaac deux chevreaux pour qu´Isaac bénisse Jacob (Gn 27:9). Enfin, des chèvres d´espèces naines sont également élevées comme animaux de compagnie.
Certaines races sont élevées spécialement pour leurs poils : c´est le cas de la chèvre angora, originaire de Turquie (Angora est l´ancien nom d´Ankara) dont le poil sert à produire le mohair, c´est aussi le cas de la chèvre du Cachemire ; d´autres uniquement pour la viande : Kiko.
On a donné aux caprins domestiques le nom scientifique de Capra hircus au XVIIIe siècle, avant le développement de la biologie évolutive. Avec le développement de celle-ci, l´étroite relation entre races domestiques et sauvages a été reconnue. A ce titre, le statut scientifique des « espèces » domestiques à été remis en cause, et beaucoup de biologistes ne les considèrent plus désormais que comme des formes domestiquées des espèces sauvages originelles.
Une espèce est en effet constituée de « groupes de populations naturelles, effectivement ou potentiellement interfécondes, qui sont génétiquement isolées d’autres groupes similaires[1] ». Or, les « espèces » domestiques se croisent avec leur espèce parente quand elles en ont l´occasion. « Vu que, du moins en ce qui concerne les races d´animaux domestiques primitives, celles-ci constitueraient, en règle générale, une entité de reproduction avec leur espèce ancestrale, si elles en avaient la possibilité, la classification d´animaux domestiques en tant qu´espèces propres n´est pas acceptable. C´est pourquoi on a essayé de les définir comme sous-espèces[2] ».
On donne alors à la nouvelle sous-espèce le nom de l´espèce d´origine, complété par le nom de sous-espèce (qui reprend la seconde partie de l´ancien nom d´espèce) et depuis 1960 environ, on utilise de plus en plus la désignation "forma", abrégée "f", qui exprime clairement qu´il s´agit d´une forme d´animal domestique qui peut éventuellement remonter jusqu´à diverses sous-espèces sauvages : Capra aegagrus
En France, la chèvre est élevée surtout pour son lait, qui sert à la fabrication de fromages. À noter neuf spécialités de fromage de chèvre ont obtenu le label AOC : chabichou, crottin de Chavignol, pélardon, picodon, pouligny-saint-pierre, rocamadour, sainte-maure, selles-sur-cher, valençay.
Les races caprines : en France deux races dominent : l´alpine, environ 55 % du cheptel, la saanen, originaire de la vallée de la Saanen en Suisse, environ un quart. Le troupeau comprend au total 1 200 000 têtes, dont 800 000 chèvres.
Les principaux pays par l´importance de leur cheptel caprin sont les suivants :
(nombre de têtes)
Monde (total) : 764 500 000
Chine : 173 000 000
Inde : 124 500 000
Pakistan : 52 800 000
Soudan : 40 000 000
Bangladesh : 34 500 000
Nigeria : 27 000 000
Iran : 26 000 000
Indonésie : 12 450 000
Tanzanie : 11 700 000
Kenya : 11 000 000