Bon, voilà mon récit amputé d´une bonne page et demie ( ouinn !
)
Mais vous pouvez retrouver l´original ici :
http://mikastor.free.fr/jv/clm2.html
///Mikhaïl database///
//file 03 – Opération « Tour radio »//
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28 octobre 2955 1100 heures, Salle de Conférence, zone B, Camp de la liberté, Suisse
Je ne sais pas si le discours de Galien a affecté en quoi que ce soit le moral de ces gens, mais il n’en reste pas moins très peu convaincant. Tout juste de quoi rassurer ceux qui sont prêt à croire tout ce qu’on leur dit. A moins que je ne sois le seul qui ait remarqué que toutes les communications satellites sont HS depuis le début de la bataille.
Bref, au fond de moi je m’en contrefichais, le plus important était qu’enfin une mission m’intéressais pleinement : de la programmation et de la récupération de matériel, voilà qui était bien trouvé de la part de Gelian. Ce fut donc sans hésitation que je me portai volontaire quelques minutes plus tard, frais et dispo. Julius, par contre, était absent de toute les listes.
Je l’avais retrouvé plus tard au bar de Rifs, appuyé et l’air déprimé :
« Tu ne participes pas à l’opération ? Lui dis-je. C’est pourtant un boulot à ta hauteur.
-J’en ai marre de crapahuter partout à la recherche de quoi, au final ? De quoi se duper encore quelques semaines. On est cuit !
-Je vois. Monsieur a le moral à zéro d’avoir trouvé un camion et du matériel en bon état et de l’avoir, au péril de sa vie grandiose et si inestimable, ramené à la base sous la menace d’une route sans ennemi mais au combien rocailleuse.
-Ah, te fous pas de moi ! Je suis pas un homme d’action ! Je préfères encore rester ici que de risquer ma vie dehors !
-Comme tu le voudras ! Garçon ! – Un jeune homme arriva, l’air interrogatif – Qu’est ce que vous avez de plus fort ici ?
-Euh… Une bière, ça vous tente ? – Je le regardai, interloqué de voir que même les bars déconnaient –.
-Non, merci ! »
Je m’en allait quand le garçon me montra une bouteille de vodka puis les gardes, haussant les épaules l’air de dire : « Trop tard ! Revenez demain ! »
« Tous des dingues, ici ! », me disais-je alors que je me dirigeais vers la « salle de briefing ». Mais un choc violent et mou entrava ma route. En relevant mon regard de mon unité portable, j’aperçus le visage rude d’un grand gaillard aux cheveux blancs. Même vieux, il restait imposant et effrayant. Il marmonna quelques mots en Russe en regardant sa jambe estropié où on avait posé une prothèse ‘’ à l’arrache ‘’ :
« Russkiy yazyk ? Demandai-je.
-Da
-Oh… v’togda khorochiy dïenb !
-Da… Spacibo, tovaritch ! »
Une nouvelle petite mise en bouche avec un camarade soviétique. (NB : bien que le communisme ai disparu depuis longtemps, les Russes ont gardés l’habitude de s’appeler de cette manière entre eux. ) Décidément, il y a toute une communauté Russe dans cette base qui n’attends plus qu’à se former. Je considérais fortement de demander la permission d’établir un avant poste du camp de la liberté en Russie alors que je traversais les derniers couloirs.
28 octobre 2955 1142 heures, Salle de Briefing, zone A, Camp de la Liberté, Alpes Suisse
Les quelques volontaires techniciens se tassaient dans la salle de briefing. Enfin, se tassaient… Difficile de se tasser à cinq ou six ! Peu avaient eu le courage de venir, et certains même semblaient être ici de force. Un des hommes de Galien pris place dans la salle et pris la parole :
« Tout d’abord, Messieurs, merci de votre courage pour vous être porté volontaire pour cette opération. – La tension nouait peu à peu dans la salle alors que le briefing débutait – Je vais maintenant vous décrire le but et le déroulement de cette mission…
-Juste une question… Demanda timidement un scientifique.
-Oui ?
-Serons-nous armés ?
-Bien sûr, cela dépendra de nos capacités d’armement, mais normalement il n’y a pas de raison pour que vous soyez attaqués, je vous rassure tout de suite. Néanmoins, des équipes militaires vous escorterons dans la tour, par sécurité.
-Bien, répondit le scientifique, cela me convient.
-Bon, revenons en à nos moutons… La tour contient autant d’étages intéressants qu’il y a de personne qualifiés ici, vous serez donc chacun en charge d’un étage. Vos cibles seront les centres de contrôle de chaque étage. Ce sont eux qui contiennent le principal du matériel radio et informatique. – Au fur et à mesure qu’il parlait, des diagrammes et autres cartes et schémas circulaient sur un panneau holographique. – Votre mission sera de ramener intact autant de matériel que vous le pouvez. Des chariots seront à votre disposition pour le transport. Ramenez le matériel à bord de L’Illuria, c’est aussi simple que ça. Vous embarquez dans 2 heures.
L’homme quitta promptement la base, laissant à chacun une feuille de route indiquant l’équipe qui l’escortera, ainsi que l’étage à fouiller, le tout accompagné de différents détails de dernières minutes. Maintenant informé, je retournais à ma chambre quelques minutes après, afin d’emporter du matériel de dernière minute, et de finir le patch que je bidouillais depuis l’annonce de l’opération.
28 octobre 2955 1412 heures, à bord de L’Illuria, en direction de Monthey, Suisse
« Plus que 5 minutes, messieurs. »
La ville grossissait rapidement dans les hublots du véhicule de transport de Rifs. Un vaisseau luxueux, il va sans dire. Les ‘’militaires’’ de fortune que Galien avaient réunis avait un regard brûlant dans les yeux, comme s’ils avaient envie que des Covenants fouillent le bâtiment en ce moment même. La plupart des technicien, eux, étaient fébriles. Moi, j’avais la tête ailleurs :
« Que faites-vous ? Me demanda un soldat.
-Je finis de programmer un patch qui lancera une procédure dans le matériel capturé de telle sorte de le reprogrammer en vue de son utilisation par les hommes du Camp. Il entamera le formatage et l’installation d’un nouveau code dans la machine.
-Euh… si vous le dites.
-Quoi ? C’est pourtant aussi simple que y=ax+b voyons ! »
Le soldat retourna à son occupation intellectuelle favorite : la vérification de son armement. Finissant mon patch, je vérifiai aussi que mon arme n’était pas tombée de son holster en court de route, et je me préparai à l’atterrissage.
« On y est presque. On largue l’équipe des égouts et on décroche. »
Après avoir largué le premier groupe à un demi-kilomètre de la ville et avoir remonté vers le toit de la tour, nous eûmes droit aux ‘’dernières recommandations’’ :
« Je vous rappelle que vous n’avez pas beaucoup de temps pour travailler. Faites ça vite et garder le contact avec vos radios personnelles. Elle vous permettront une communication d’appoint, mais surtout ne jouez pas à « qui s’enfoncera le plus profond dans la tour radio ».Foncez à vos étages et attendez que le courant soit rétabli. Sur ce… »
L’écoutille de l’appareil s’ouvrit, et après une vérification du toit par des hommes armés, les équipes sortirent une à une de L’illuria, qui coupa ses moteurs. Un chalumeau s’alluma et peu de temps après les frêles charnière de la porte extérieure du bâtiment cassèrent, laissant la lourde porte tomber sur le sol, dans un écho métallique :
« RAS, vous pouvez y aller ! »
Toutes les équipes se lancèrent dans les escaliers, se séparant à chaque étage. Quatre étage plus bas que le toit, je tournai à mon tour dans un couloir adjacent, pénétrant dans la tour. Galien nous avait transmis les plan du bâtiments, que j’avais téléchargé dans mon unité centrale.
« C’est par là ! » Dis-je aux trois hommes qui m’accompagnaient.
Ils me suivirent ainsi dans le bâtiment. Les fenêtres éclairaient partiellement l’intérieur, mais l’éclairage était nécessaire dans la plupart des pièces. Pour cela, nous avions apporté des lumières d’appoint et des lampes de poche. Nous traversions de nombreux couloirs, et l’intérieur de cette tour était semblable à une sorte de labyrinthe dans ce noir inquiétant. Des salles insonorisés pour de l’enregistrement passaient quelques fois sur nos flancs, où des salles de montage audio. Mais notre but était la salle de contrôle de cette étage, celle donc le but est plutôt militaire. Quelques sept minutes après, nous franchissions les portes de cette salle, située au bout d’un long couloir.
« Ah, c’est pas trop tôt ! Dis l’un des soldats.
-Totalement d’accord avec vous ! Répondis-je. Maintenant, il ne manque plus que le courant pour commencer les opérations de récupération. »
Je m’adossa à un fauteuil, regardant autour de moi avec ma lampe poche. Du beau matériel remplissait cette pièce, mais les hommes avec moi étaient totalement indifférents à l’atmosphère technologique qui régnait. Il étaient plus occupé à fouiller partout avec leur arme au poing, même si aucun Covenant ne pouvait se cacher derrière un écran ! D’un coup, la lumière arriva dans la salle. L’équipe du sous-sol avait accompli sa mission, maintenant s’était à nous de jouer.
Je me mis immédiatement au travail. De nombreux appareils étaient présent ici, il fallait que je sélectionne et ne prenne que les plus importants. A cet étage se trouvait surtout du matériel de relais, des postes informatiques, etc… Le matériel de communication en lui même était stockés ailleurs, réservé à une autre équipe.
Je passais de poste en poste, cherchant dans les inventaires les appareils principaux. Je trouvai quelques minutes plus tard une console de relais pour toutes communications, plusieurs ordinateurs portables bon à réutiliser, du matériel de programmation pour communication, etc… Je n’avais malheureusement pas le temps d’appliquer le patch à toutes les unités de commandes une par une. Et je devrais contourner les différentes sécurités installés par les militaires…
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