Mission une : ( recherche)
« Comment ça vous sortez ? »
« Ils ont demandé des volontaires pour certaines tâches nécessaires à notre survie. Arthur et moi, on va à Monthey, dans la vallée. Il y a sûrement pas mal de bouffe et d’équipement pour le camp. »
« Mais vous avez oublié ce qu’il y a dehors ? Moi pas. Ils ont déjà eu David dès le début. Comment vous pensez survivre maintenant qu’ils contrôlent toute la région ! »
« T’inquiète pas Fany. Ils se sont renseignés. Les covenants ne sont pas présent en masse en Suisse. Ils sont principalement concentrés en Afrique, et en Amérique. Et même si il y a des patrouilles, maintenant on a des armes ! »
Voyant qu’elle ne pourrait pas empêcher Zuka de partir, Fany se tourna vers Arthur.
« Désolé mais il a raison. Sa fait plusieurs jours qu’on a pas vu la lumière du soleil, moi j’en peux plus de ces couloirs. Et j’ai pas envi de mourir de faim. La nourriture commence à manquer, et l’eau aussi. » Répondit ce dernier, sans lui laisser le temps de dire un mot.
Cette discussion ne dura pas longtemps. Fany étant rapidement tombée à court d’argument contre cette sortie, ils avaient donc tous les trois quittés leur compartiment en direction de la salle de l’ascenseur, vers la surface. Plus d’une cinquantaine de personnes s’activaient à préparer leurs expéditions. Certains s’équipaient pour la montagne, d’autres vérifiaient leurs armes, essayant de se rappeler les quelques leçons sur le maniement des armes qu’ils avaient apprises au cours des derniers jours.
Plusieurs Warthogs de transports étaient installés sur la grande plate-forme, avec les réfugiés. En quelques minutes, et avec l’aide des hommes de Galien, tout était prêt.
« Bonne chance vous deux. J’espère que vous trouverez quelque chose. » Dit Fany, un sourire forcé sur le visage, tandis que les deux jeunes hommes s’asseyaient dans le véhicule, Arthur au volant.
«T’as vu, Fany ? C’est une petite armée qu’on a la ! Si on voit des covenants, c’est eux qui vont souffrir. »
Et c’est sur cette dernière phrase que la plate-forme s’éleva doucement vers la lumière.
Malgré tout ce qu’il avait dit à son amie, Zuka ne pouvait s’empêcher de penser à ce qui pourrait leur arriver. Les covenants étaient peut être juste en haut, à les attendre. Il s’attendait à voir surgir à tout moment un immense vaisseau, cachant le soleil.
Lorsque la plate-forme s’arrêta, tous les hommes et femmes présents levèrent la tête vers le ciel. Malgré la faible température, le soleil les éclairait de son intense lumière, à tel point qu’ils durent se protéger les yeux.
Un nuage passa devant l’astre. L’ambiance s’assombrit en quelques secondes, le paysage devenu sombre, froid et terne leur rappela ce pourquoi ils étaient sortit, et ils se séparèrent.
Les groupes à pieds s’éloignaient rapidement, disparaissant dans la nature. Il ne restait bientôt plus que les Warthogs. Zuka regardait autour de lui, observant ce qui constituait maintenant son groupe. Un des Warthogs derrière eux était occupé par Sania, la femme qui leur avait indiqué l’emplacement de la salle de réunion, ainsi que le médecin Hengeur. Sur leur droite, un homme les regardait. Il était de taille moyenne, les cheveux mis-longs, en tresses emmêlées avec des perles et des pièces d’or. Zuka le reconnaissait, c’était le gérant du « bar » du camp, il ne se souvenait plus de son nom. Les personnes qui l’accompagnaient étaient aussi étranges et intimidantes. Ils étaient six, tous enveloppés de longs manteaux en peau de crocodile. A sa droite, un homme au crâne rasé astiquait un SMG, tandis que trois autres hommes s’installaient le plus confortablement possible à l’arrière. Le sixième passager était une belle fille aux cheveux bruns, coiffée d’un chignon ou des mèches dépassaient.
« Rentrez chez vous les gosses, vous ne survivrez pas à la sélection naturelle » Dit-il d’un ton railleur avant que son véhicule ne s’élance.
« Quel connard ce type… » Commenta Arthur avant d’accélérer à son tour vers la route sinueuse qui disparaissait dans les sapins.
Les Warthogs suivirent la route pendant un peu moins de dix minutes, avant d’arriver aux abords de la ville.
Les covenants étaient déjà passés. Plusieurs immeubles étaient endommagés, d’autres carrément détruits. Arrivés dans la banlieue de Monthey, les autres Warthogs prirent différentes directions.
Une fusillade avait du éclatée dans le quartier qu’Arthur avait rejoint. Des cadavres de marines jonchaient le sol, les couvertures qu’offraient les voitures ne les avaient pas sauvés.
« Oh putain… » Murmurait le conducteur.
Au bout de la ruelle, ils virent d’autres cadavres, une demi douzaine de petites créatures bipèdes gisaient ici et la, leur sang bleu recouvrant le sol.
« C’est ça des Grunts ? C’est encore plus laid que sur les photos »
« On se casse d’ici, j’aime pas ce quartier. »
Sur ces mots, Arthur tourna le volant, et le Warthog s’engagea dans une plus grande rue, qu’il longea sur environ cent mètres. Les deux amis arrivèrent à un grand carrefour.
« Tiens, regarde qui est la » Dit Arthur en montrant du doigt droit devant lui.
Un autre Warthog passa à toute vitesse devant eux, dans la rue perpendiculaire à la leur. C’était celui des trafiquants.
« Suis-les. » Ordonna Zuka avant que leur véhicule ne tourne à droite, suivant le premier Warthog.
Arthur accéléra, poussa son ‘Hog à pleine vitesse pour se rapprocher. Arrivé au même niveau que les trafiquants, Zuka voulut adresser un signe grossier de la main au conducteur, mais ce dernier s’écria avant qu’il n’ai pu faire quoique se soit : « attention ! »
En effet, droit devant eux, à quelques centaines de mètres plusieurs formes venaient d’apparaîtrent. Les Banshees se rapprochèrent d’eux à une vitesse phénoménale. Une pluie de plasma partit en direction des deux véhicules humains.
Soudain le Warthog des trafiquants tourna sur la droite et s’engouffra à travers la baie vitrée d’un centre commercial. Sans hésitation Arthur fit de même et conduisit son véhicule derrière le leur, évitant de justesse un tir de canon à combustible qui vint exploser sur le bitume.
Leur ‘Hog rebondit sur les grosses dalles du hall avant de venir s’arrêter près d’une colonne.
Haletant, les deux jeunes descendirent du véhicule et regardèrent ou ils avaient atterris. C’était un hall rectangulaire de taille moyenne, dont le plafond était soutenu par huit grosses colonnes de béton. A gauche de l’entrée brisée, un couloir partait vers l’intérieur du bâtiment tandis qu’à droite descendait un escalier menant au métro. En face se trouvait une autre baie vitrée semblable à celle qu’ils venaient de passer.
« Bon aller, il faut trouver de la bouffe ou des trucs utiles » Dit Zuka en s’engageant dans le couloir sur leur gauche, sans un regard pour les trafiquants qui débarquaient dans la salle. « Et aussi s’éloigner de ces types… » Ajouta-il pour lui même.
Le couloir donnait sur de multiples bureaux, de chaque coté. A quelques mètres sur la droite se trouvait un petit escalier, et en face de ce dernier, un ascenseur en panne. Après avoir fouillé sans trouver grand chose les bureaux, Zuka monta au premier étage, tandis qu’Arthur continuait à chercher au rez-de-chaussée. Le premier étage était rempli d’autres bureaux, tous identiques. Il ne trouverait rien ici non plus.
Il s’apprêtait à monter encore d’un étage quand la voix de son ami l’appela. Il redescendit les marches rapidement et le rejoignit au bout du premier couloir. Il venait de pénétrer dans une grande pièce rectangulaire remplie de chaises et de tables. Sur le mur de droite, des machines et autres distributeurs de nourritures étaient installées. Une cantine.
La porte menant aux cuisines situées dans la pièce adjacente était fermée et les coups portés par les deux jeunes ne suffirent pas à l’ouvrir.
« On pourrait utiliser nos pistolets. »Proposa Zuka.
« Sa pourrait être dangereux . »
« Pas plus dangereux que de tirer sur des covenants, et il faudra bien le faire un jour. »
Une forte détonation retentie dans toute la salle et dans le couloir. Il fallut deux autres balles pour ouvrir la porte.
Les cuisines étaient aussi vides de vie que le reste de l’immeuble, mais la nourriture ne manquait pas. Les frigos et la réserve étaient remplis de produits en tout genre.
« On a de quoi remplir trois fois le ‘Hog » Déclara joyeusement Arthur.
« Commençons par le remplir une fois, déjà. »