bon voilà pour mon récit
Nous avions échappé sains et saufs à New York. Mais ça avait été pour plus de malheurs ici, ces deux chasseurs covenants étaient toujours gravés dans nos esprits, ainsi que les quatre des nôtres qu’ils avaient emportés dans la tombe. Une demi-heure plus tard, un grand rassemblement de survivants nous apparut en contrebas, sur ce qui semblait être l‘entrée d‘un silo illuminé par des gros projecteurs.
« Pas très discret » pensais-je.
-Den, pose-nous là-bas. J’aimerais si possible éviter d’attirer l’attention.
L’Illuria plongea vers l’obscurité, ses phares éclairèrent les pins qui nous serviraient de couvert. Les réacteurs verticaux provoquèrent une tornade d’aiguilles et de neige sur le sol. Fones et Marco sortirent les premiers et revinrent en ayant trouvé un sentier sûr jusqu’à l’abri.
Les filles enfilèrent quelques uns des épais manteaux de fourrures apportés par Stanislas Douchka pour se protéger du froid alpin. Marco avait pris la valise du lance roquette, sa femme portant leur sac. Abbe prenait soin de sa petite famille. Fones se chargeait d’un sac de provisions et y rangeait des chargeurs supplémentaires pour son SMG. Je pris les devants d’un pas branlant avec ma femme pour me soutenir, cette rencontre avec ces covenants laissait un souvenir cuisant. Den fermait la marche après avoir convenablement mis les verrous sur l’appareil et le warthog civil fixé à l’arrière.
Les rumeurs de la foule en haut nous parvenaient déjà. Des gens de tous milieux se côtoyaient là. Des hommes d’affaire, des familles apeurées et les autres… des junkies, des détenus vaguement déguisés, des vagabonds. Nous nous frayâmes un chemin parmi les gens de la haute société, se faire de bons contacts était primordial.
Alors que je repérais ceux qui pourraient nous être utiles, un sas s’ouvrit dans le sol, provoquant un mouvement de recul dans la foule.
Un homme s’était alors présenté à nous. Il parlé d’un ton peu assuré, avec des réponses improvisées mal choisies. Le genre de gars qu’il serait facile de manipuler pour obtenir des privilèges et du pouvoir.
Malheureusement, il n’éprouvait pas des plus sympathiques intentions à notre égard et il fut vite évincé par … un brave gars. « Fais chier ! »
Je hais les héros…
Et mon premier contact avec ce cher Galien n’avait pas été très concluant :
« Il est hors de question que vous distilliez vos poisons et vos vices dans ce refuge de gens biens ! »
« Ah ouais ? Essaie pour voir ! »
Et voilà que Monsieur menaçait de nous expulser. Mais il revint vite sur sa position.
J’étais l’un des rares à posséder des véhicules en état de marche. Les vivres que nous avions apportés étaient bien meilleures que les rations de survie dispensées dans les cuisines, ce qui nous valu la sympathie des familles riches qui se refusaient à manger la même « soupe » que les pauvres. De même, les trois valises contenant les IA et le matériel informatique de pointe, dont leur centre de la section C avait cruellement besoin, nous acquit le droit d’occuper une salle de détente et plusieurs des loges alentour.
En fin de compte, Galien sera forcé de me tolérer pour la survie de sa petite communauté.
Le bar avait ouvert, ma barmaid avait déjà écoulé un quart de ses stocks d’alcools. Les filles dansaient chaque soirs et attiraient de nombreux jeunes cons. Les dettes des clients fleurissaient, de nombreuses personnes nous étaient redevables.
Tout allait pour le mieux dans le plus pourri des monde.
Mais les morts de Rita, Abbe, Jessie, Moera et toutes les vies de New York me hantaient toujours l’esprit…
enjoy