suite directe de mon reçit. Le prochain passage, c´est soldier qui l´ecrira.
Sania ne se rappelait plus bien ce qui c’était passé, mais elle croyait pourtant bien se souvenir avoir était abandonnée inconsciente en pleine tempête. En toute logique, elle ne devrait pas sentir la douceur des draps sous ses mains, et encore moins la chaleur d’un matelas moelleux.
Elle resta étendue un moment les yeux fermés, savourant le repos que son corps endoloris avait bien mérité, redoutant à chaque instant de découvrir que tout cela n’était qu’un rêve.
Des bruits de pas, frôlant le sol, vinrent soudain troubler la quiétude qui s’était emparé d’elle. Ces sons, étaient bien réels, elle était certaine d’être complètement réveillée maintenant.
Les pas se rapprochaient rapidement, mais s’arrêtèrent subitement juste à coté d’elle.
Elle retint son souffle lorsqu’une main se posa sur son bras, avant de bondir soudainement sur la personne à qui elle appartenait.
Du moins c’est ce qu’elle aurais du faire, car un seul de ses bras répondit, et elle ne réussit qu’a agripper la veste de son agresseur, avant de s’effondrer avec lui sur le coté.
Elle se retrouva à moitié affalée sur ce qui semblait être un médecin, qui avait toute les peine du monde à se remettre du choc qu’elle venait de lui causer.
Sania se sentie soudain écrasée par la fatigue, elle n’était même plus en mesure de tenter quoi que ce soit.
L’homme sembla reprendre contenance, et appliqua un sourire de rigueur sur son visage.
-Ce n’est pas que cette position m’ennuie, déclara t-il malicieusement, mais vous ne devriez pas agresser les gens dans votre état, vous êtes encore fatiguée.
Sania le dévisagea un moment bouche bé, avant d’accepter qu’il l’aide à se recoucher. De toute façon, elle n’avait même plus la force de l’étrangler.
-Qui êtes vous ? Lui demanda t-elle d’office, toujours sur ses gardes. Et qu’est ce que je fais ici ?
L’homme se tourna vers elle. Il semblait s’être reprit complètement, et affichait un air tout à fait naturel, doublé d’un sourire en coin. Il portait des cheveux châtain coupés courts, encadrant un visage avenant, mais parsemé de rides de fatigues. Ses profonds yeux marron foncés, à présent tournés vers elle, étaient soulignés de cernes.
-Je m’appelle Bryan, commença t-il d’un ton enjoué, et je suis votre médecin. Fantastique non ? Et vous êtes ma seule patiente, quelle chance n’est ce pas ? Ca doit bien être la seule fois que ça m’arrive, alors je vais prendre soin de vous, soyez en sure, et vous serez sur pied en moins de temps qu’il ne faut pour le dire !
Sania le contempla d’un oeil surpris.
C’est sur il avait le don pour détendre l’atmosphère.
-Vous ne m’avez toujours pas dit ou je me trouvais, lui répondit-elle, une partie de sa méfiance fondant devant l’humour decalé du médecin.
-Et vous comment vous vous appeliez, répliqua t-il, avant de reprendre la parole devant son air renfrogné.
-Nous sommes dans les Alpes suisses, à une certaine distance sous la surface dans un ancien silo de missile. On vous a retrouvé inanimé dehors sous la neige. Vous faisiez partie d’un convoi, non ?
Sania réfléchit un moment avant de décider d’acquiescer.
-Je suis désolé, déclara Bryan d’un ton plus sérieux, vous êtes la seule survivante. Nous avons aperçu les restes d’un fourgon en contrebas, ils ont dut dérapé et passer par-dessus la rambarde, vous avez de la chance de vous en sortir. Surtout avec une simple fracture.
La jeune femme le regarda un moment. Ainsi il n’avait aucune idée de qui elle était… Elle n’allait pas le détromper. En l’abandonnant, ses gardiens semblaient lui avoir involontairement sauvé la vie, et elle se retrouvait ici, libre !
Elle se força à afficher un air affligé. Inutile de faire soupçonner quoi que ce soit à son sauveur.
-Et vous, qu’est ce que vous faites ici ? Demanda Sania pour changer de sujet.
-Ho et bien, comme vous certainement, j’ai capté le message, et j’ai réussi à atteindre le lieu qu’indiquait les coordonnées. L’histoire est un peu plus compliquée, mais pour faire simple, vu que j’étais urgentiste, on m’a gentiment demandé de me rendre utile.
-Le message…oui…c’est ça…j’ai capté le message.
Il devait sûrement parler du même message que le conducteur du fourgon…Conclu la jeune femme.
-Alors, votre nom ? reprit Bryan.
-Vous ne lâchez jamais hein ? Sara, je m’appelle Sara, répondit Sania après une minute d’hésitation.
-Et bien Sara, reposez vous encore un peu, dans peu de temps vous pourrez sûrement vous lever. Et rassurez vous, vous avez vraiment été rudement chanceuse, le bébé est en parfaite santé !
Sania resta interdite un moment.
-Quoi ? Mais de quoi parlez vous ? Quel bébé ?
Le médecin détourna les yeux l’air gêné.
-J’ignorais que vous n’étiez pas au courant. Vous êtes enceinte de deux mois.