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Liste des sujets

[Le Camp de La Liberté]

Nato8888Rifs
Nato8888Rifs
Niveau 10
31 août 2007 à 21:49:04

bon allez, plus que quatre récits à lire

à ce train là, l´1ternaute va devoir poster la suite à la fin de la semaine :p)

alicia00
alicia00
Niveau 7
31 août 2007 à 22:14:46

the_killer_285 :d) prend mon msn!!! on en discuteras deçut

sniper-018
sniper-018
Niveau 10
31 août 2007 à 22:15:17

Bon récit Soldier :ok:

ghost_of_hunter
ghost_of_hunter
Niveau 9
31 août 2007 à 22:16:04

Ah là là, faut que je ratrappe ! :ocuh:

Mon érict arrive dans la soirée ! :ok:

[Googolplextor]
[Googolplextor]
Niveau 10
31 août 2007 à 22:24:24

Mitou :)

Nato8888Rifs
Nato8888Rifs
Niveau 10
31 août 2007 à 22:29:41

hein ?
googol... un récit ... :doute:

t´as pas interet à ce que ça parle de Pokémon

[Googolplextor]
[Googolplextor]
Niveau 10
31 août 2007 à 22:31:17

https://www.jeuxvideo.com/forums/1-10723-1122602-1-0-0-0-0.htm
| Citation de : Nato8888Rifs
| Date du message : 31 août 2007 à 22:29:41
| Contenu du message :
| "hein ?
| googol... un récit ... :doute:

Je te rapelle que je suis inscrit au camp aussi :( ^^

[Googolplextor]
[Googolplextor]
Niveau 10
01 septembre 2007 à 00:18:23

20 Octobre 2552. 11H10.

"-C´est tout ?
-Comment, c´est tout ? C´est déjà énorme !
-Tu ne crois tout de même pas qu´un plaisantin pareil me fera quitter la base ?
-Tu ne vas décidément pas assez sur le réseau. On a annoncé ce matin-même que les covenants étaient sur Terre, en périphérie orbitale. Et maintenant, ce message...
-J´ai de trop grandes responsabilités ici pour diverger en quoi que ce soit. Il m´incombe la gestion des ressources d´une centaines de personnes...
-Il n´y a plus de lois en temps de guerre. Tu n´as pa scompris, alors je vais te le répeter lentement : les-covenants-sont-sur-Terre.
-Tu n´as qu´a y aller. Mais sans moi. Sache toutefois que cela peut te coûter ton poste.
-Je vais montrer ce message aux autres. On verra bien ce qu´ils en pensent...
-Et puis quoi encore ? Reviens à la raison !"
Et c´est lui qui me disait ça. Apparament, il était trop occupé pour envisager l´horreur imminente.
"-Juste le temps de prendre quelques affaires. J´avais pourtant confiance en toi.
-Tu ne me fera pas changer d´avis. J´attend ton analyse pour 14H."
Tout cela était vraiment décourageant, mais je décidai de lui désobéir.

11H26, Sortie de la base scientifique de Dresde, section Macro.
J´entendis une multitude de bruits sourds et déchirants.
"-Non..."
Le message audio, diffusé vraisemblablement peu avant que je ne le découvre, parlait d´un camp rentranché en Suisse. Je comptais emprunter l´un des moyens de transport aérien de la base, de ceux que l´on utilise habituellement pour les échanges germano-argentins ; mon ordinateur personnel pouvant certainement prendre les commandes un petit bout de temps. Mais si les covenants étaient déjà la..
"-C´est impossible...
-Il semble que si."
Je me retournai. C´était William, que je venais de quitter il y a quelques minutes.
"-Tu pars, finalement ?
-Oui. Ton info est bien vieille.. Les covenants ont réduits en miettes nos défenses orbitales, ils attaquent les grandes villes.
-Mais alors...
-Il va falloir se dépêcher. En voiture, ce camp est à une dizaine d´heures d´ici.
-Ok, on part."

Le voyage était angoissant.Nous ne croisions personne sur les routes, pas même des conflits.
"-Pourquoi sommes-nous seuls ? Ce n´est pas normal...
-Cette région a profité d´une évacuation massive. Il semble que tout le monde soit tombé au mains des covenants, et tués."
Et c´était censé me rassurer...
Plus tard, nous vîmes une ville entièrement consumée, la plupart des flammes étant éteintes. 3 vaisseaux covenants, de la taille d´une pièce chacun, nous dépassèrent à contre-sens.
"-Et merde. On se tire."
Sortants précipitamment de la voiture pour nous cacher dans l´entrée d´un d´un immeuble, notre ancienne position subit une intense décharge colorée la seconde d´après.
"-Plus de voiture. Et vu l´état des lieux, impossible d´en récupérer une autre.
-Ils nous ont repérés de toutes façons. Ca va être dur."
Et en effet, les vaisseaux se succédaient dans le ciel, tous d´allure et de volume différents.

Au bout d´une demi-heure, il ne restait plus qu´une unité, tournant malsainement autour de la rue.
Pendant ce temps, moi et William fouillèrent les quelques étages qu´il restait du batiment.
Il trouva une arme, dans la main d´un cadavre ensanglanté ressemblant foncièrement à un gorille.
"-Alors c´est ça un covenant ? Que c´est laid..."
l´objet était rougé et éclairé par des formes bizarres, sans doute preuve de son bon fonctionnement. Il était prévu pour une main plus grosse que celle d´un humain.
"-C´est vraiment de la merde. Y´a aucun bouton pour s´e servir.
-Passe, pour voir ?
-Nan, je te dis qu´il y a rien... Attend une seconde."
Il se précipita vers une fenêtre.
Dehors, le vaisseau s´était posé, et il en sorti un être différent du cadavre qu´ils avaient vus. Son armé était bleue.
"-C´est le moment. Viens."
Cet être tournais autour de la voiture, comme s´il cherchais quelqu´un.
"-Tu veux faire quoi ?
-Nous avons une arme. Nous sommes à égalité.
-Mais, si on sait pas s´en servir !
-Je sais pas toi, mais moi je fais ce qu´on me demande quand je vois un pistolet."
Nous étions redescendus. Il mit en joue la créature.
"-Hey, pourriture sans cervelle !"
Il n´eut pas le temps de dire autre chose. Après avoir émis un borborygme guttural, celui-çi le frappa immédiatement d´éclairs bleuâtres.
Je n´en attendis pas plus moins pour courir vers ce vaisseau. C´était ma seule chance.
L´extra-terrestre me poursuivait, mais je réussis à atteindre l´appareil avant lui et, miraculeusement, à décoller.
Heureusement, celui-çi semblait être blindé aux tirs ennemis.

Le trajet était réellement plus facile ainsi.
Il semblait avoir été conçu pour un humain, tant ses formes et son interface étaient intuitifs.
L´écran de contrôle était parcouru de signes qui s emultiplisaient à l´approche d´autres vaisseaux.
Cela semblait toutefois suffire à les leurrer...
C´est du moins ce que je croyais, jusqu´au moment ou je passai au-dessus d´une ville encore habitée, ou des troupes s´affrontaient au sol.
Une des machines, bien plus grosse que les autres, réagissait bizarrement. Il s´agissait d´une sorte d´énorme véhicule, se déplacant sur quatre tiges et dévastant tout sur son passage.
"-Ca doit être à cause de ça que l´autre ville a été rasée.."
Il changea soudainement de direction, puis se focalisa sur la mauvaise : la mienne.
Le temps de comprendre, il m´envoya un rayon m´arrachant tout le flanc droit, me laissant à découvert et ayant destabilisé l´appareil. Toutefois, se déplaçant bien plus lentement, j´eus la vie sauve.

Le ciel s´assombrit. Le soleil commençait à se coucher et, enfin, je l´aperçu de loin : le camp.
Priant pour que ce soit le bon, j´essayai tant bien que mal à atterir, mais l´appareil se crasha lamentablement ; heureusement je n´eus rien.
Devant moi se dressait une côte enneigée, avec sans doute en haut se dressant la "terre promise", dernier endroit en sécurité qu´il puisse rester au monde... Il ne me restait plus qu´a la monter à pieds.

ghost_of_hunter
ghost_of_hunter
Niveau 9
01 septembre 2007 à 01:01:43

J´adore la tentative raté du pauvre scientifique naïf qui croit qu´un Elite va se laisser impressionnet par un petit fusil à plasma ! :rire:

Voici mon rapport, bon, il est pas énorme, mais je trouve ça correct pour une introduction à mon personnage. On verra les prochaines mission et peut être l´ouverture d´un camp secondaire russe ! :o))

///Mikhail database///
///File zero///
//

19 octobre 2552, 2110 heures, sur la place du Village de Yemingrad, Etat fédéral de Russie

Mon sourire était épanoui alors que je traversais les rues de la ville où je fut élevé, Yemingrad, petit village perdue au fin fond de la cambrousse Russe. Même avec la création de l’Etat fédéral Russe, cette petite bourgade était resté « comme au bon vieux temps ». Peu de trace de technologie était visible ici. La plupart de sa population ne dépassait que de peu le seuil de précarité, ainsi les plaisirs matériels en étaient abolis.

Mon statut plutôt élevé dans le milieu scientifique m’offrait de l’orgueil et aussi de l’altruisme envers ces gens. Ils m’avaient vus pousser, étudier, et partir vers un monde meilleur. Ils ne demandaient pas d’aide, mais je leur transmettais souvent un petit quelque-chose par l’intermédiaire de mes parents. Ceux-ci, justement, me regardaient arriver en souriant. Ils attendaient sur le pas de la porte, scrutant mon parcours dans la froideur de l’automne fuyant, et ils me prirent sans attendre dans leur bras avant même que je n’ai eu le temps de leur dire bonjour. Nous rîmes ensemble :

« Ca fait déjà si longtemps, mon fils !
-Je sais maman ! J’ai passé les 12 mois les plus long de ma vie ! Lui répondis-je avant que ce soit au tour de mon père de me donner une fière accolade, avant de passer sa mains derrière ma tête.
-Je suis fier de toi ! Tu nous fais honneur tant par ton génie que par ta gentillesse ! »

Nous entrâmes ensemble dans la maison. Ah, les parents ! Ils exagéraient toujours un peu en ce qui concernent leurs enfants. Même si un soupçon d’orgueil me titillait, je ne pouvais me sentir plus méritant qu’un autre. Ce n’est pas une carrière d’astrophysicien qui vous érige une statue. Oui, j’avais choisi l’astrophysique comme filière, et ce depuis ma tendre enfance. Personne au départ n’aurait pu croire un simple fils d’ouvrier obtenir un poste pareil, mais il faut croire que ma persévérance et ma passion pour l’espace me permit, non sans difficulté, de parvenir au bout de mes peines.
J’avais quarante-deux ans maintenant, cela faisait donc depuis maintenant 14 ans que j’exerçais. Toutes ces années m’ont fait voir des choses extraordinaires : j’ai pu réaliser mon rêve de voyager dans l’espace, j’ai pu exercer le métier que j’aime et parfaire toujours plus mes connaissances. J’ai pu vivre la vie que j’avais choisi ! Et même maintenant que je commençais à vieillir, ma fougue ne m’avait pas quitté, et je continuais à rêver à toujours plus de découverte. C’est pour cela que j’avais postulé dans un programme de recherche gigantesque réunissant plusieurs centaines de scientifique sur une colonie Intérieure très développée.

Ma candidature n’était pas passée inaperçue, mais je n’avais pas encore reçu de réponse, et l’attente me faisait perdre patiente. J’attendais un tel moment depuis le début de ma carrière. Outre plusieurs voyages spatiaux pour des formations ou de grands colloques, je n’avais pas eu le loisir de connaître une grande « épopée » spatiale qui m’aurait conduit à travailler sur une Colonie.

« Tu es passé à l’observatoire avant de venir ? Me demanda ma mère.
-Non, Je n’ai pas eu le temps. Nous avons débarqué à Moscou, et de là Youri m’a accompagné en avion. Nous sommes quand même passé par St-Petersbourg pour récupérer des dossiers à l’Académie. J’en ai besoin pour mes prochaines recherches.
-Youri est toujours là ?
-Oui, maman. Il m’a dit qu’il resterais jusqu’à ce que je doive repartir en Afrique. »

l’Afrique. C’est là que je fut installé dans mon périple. L’Observatoire du Trèfle, dans le bas-Sahara. Un des meilleur endroit pour faire de l’observation. Sans trop de pollution, calme, c’est un endroit parfait. J’étais le chef de l’observatoire, je gérais tout ce qu’il y avait à gérer, et je menais de nombreuses études sur l’Espace Profond. Notre observatoire, qui était même plus un centre complet de recherche, tournait tout le temps à plein régime. Mais j’ai dû m’absenter presque un an pour une tournée de conférence et un travail de recherche de quelques mois sur d’autres planètes scientifiques plus appropriée. Ces recherches portaient sur le sous-espace, et les alentours relatifs de la Terre n’étaient que trop encombrés.

    • TILIP** **TILIP** **TILIP**

Le bruit sec du gadget dernier cri accroché à ma ceinture perça mes pensées, alors que je partageais le repas avec mes parents. Je pris l’appareil et vis qui m’appelait. J’appuyais sur une touche et une conversation visiophone s’entama :

« Bonjour, monsieur ! Dit la voix désincarnée de l’homme.
-Bonjour, Julius. Que me voulez vous en cette heure tardive ?! Il est presque 22 heures trente ! Rien de grave au labo, j’espère ?
-Non, non, mais en effectuant des recherches, je suis tombé par hasard sur un fichier audio qu’il vous faudrait entendre.
-C’est si important que ça ?
-Je ne sais pas. C’est peut être un inutile canular, mais les informations sont trop précises. Tenez, écoutez ! »

Un fichier audio arriva sur l’unité à tout faire. Je la décompressa et enclencha la lecture. D’abord, un bruit de fond, granuleux, avec quelques parasites, puis la voix omniprésente d’un homme, qui ne s’arrêtait pas de parler. Il énonçait d’abord sa fonction de scientifique, puis parla d’une catastrophe imminente, parlant d’invasion Covenant sur Terre (à ce simple mot, mes parents eurent un frisson d’angoisse), ainsi que d’une base que lui et un autre avait transformé en une véritable arche de Noé humaine armée. Un lieu d’espoir et de résistance. Avec le message, de nombreuses informations dont des coordonnées, des heures, des informations sub-spatiales, enfin des choses extrêmement précise, qui dépasse tout simplement le petit canular d’adolescent.

Une fois le message terminé, je ne savais pas comment réagir. J’étais gêné, frustré, incapable de faire la part de vrai et de faux dans tout ce fracas :

« -Alors ?
-Vous avez effectué des vérifications sur les coordonnées indiquées ? Des relevés sub-spatiaux ?
-Oui, mais pour le moment rien à signaler. Mais vous savez, rien n’est prévu avant demain !
-La source du message est sûre ?
-En tout cas, je ne peux réussir par aucun moyen à remonter jusqu’à la source. Un cryptage ingénieux ! J’ai essayé de le donner à un ami hacker, mais il m’a avoué ne pas pouvoir non plus y arriver. En tout cas, si c’est un canular, il est follement bien monté.
-Donc vous prenez la menace au sérieux ?
-Vous aurais-je appelé si non ?
-Alors mettez vous à l’abri s’il vous en importe ! Moi j’ai assez de temps libre pour vérifier cette information, mais pour le moment je ne pense à rien de sérieux.
-Bien, je vous rappelle si j’ai de nouvelles informations. Au revoir.
-Do svidaniya, Julius. »

Rien à faire, le doute me rongeait. Mes parents me regardaient et se regardaient d’un drôle d’air. Il avait compris que tout cela pouvait être sérieux. Ma mère vint vers moi en me rassurant :

« -Ne crois pas tout ce qu’on peur trouver sur le réseau. Beaucoup de fourbes y traînent et font paniquer des naïfs avec n’importe quoi. Les Covenants sont effrayants mais ils ne peuvent pas trouver la Terre de sitôt, c’est même toi qui me l’a dit !
-Oui, je sais maman, mais depuis la chute de Reach, rien n’est plus pareil ! Ils ont trouvé Reach. Je ne sais pas comment, mais ils l’ont fait. Bien entendu, je ne remet pas en cause l’action du CSNU et du SRN, mais les derniers évènements ont été dramatiques, et le pire dans tout ça c’est de ce dire qu’après 30 ans de guerre on pourraient perdre la Terre, même après tout ces sacrifices.
-Ne te tourne pas l’esprit avec ça. Va te reposer, et tout paraîtra clair demain. »

Les idées troubles, je débarrassas mon couvert et monta dans ma chambre. Elle ne semblait jamais vieillir, et ce contact invisible avec mon enfance me calma. Demain, tout sera clair.

20 octobre 2552, 0750 heures, maison de la famille Kirov, Village de Yemingrad, Etat fédéral de Russie

Mon père me secouait pour que je me lève. Je sauta de mon lit et me réveilla instinctivement, comme quand j’étais môme. Il me parla en hurlant :

« -Ils arrivent, Mikhail, il faut que tu t’en aille !
-Qui donc ?
-Les Covenants !! »

Il pointa le ciel. Des vaisseaux étaient visible, se dirigeant vers le Sud. Des explosions de combat. Des traits d’énergie visible dans la nuit encore sombre, le jour à peine naissant. Je me croyais dans un cauchemar, mais un cauchemar ne peut être si réel. Je n’avais jamais vu de bataille spatiale, et je restas scotché sur ces lumières jaillissants de nulle part dans le ciel. Je repris mes esprits, et pensa à l’abri, au message. Tout était vrai, tout était en train de se réaliser. Mon père criait dans toute la maison, cherchant son fusil et ses cartouches. Ma mère était affolée. Tout le village résonnait de cris. Personne ne savait quoi faire. Je couras dans la maison, et je trouvas mes patents dans le salon. Ils tentaient de garder leur calme :

« Vous vous souvenez de l’abri ? Leur demandais-je. Eh bien venez avec moi, Youri nous conduiras en Suisse avec l’avion, et nous pourrons être sauvés !
-Non, vas y seul ! Dit ma mère
-Quoi, mais je ne vais sûrement pas vous abandonner ici ?
-Si te vas le faire, parce que nous te l’ordonnons ! Tu vas partir là bas, pour combattre et prospérer, notre place est ici. »

Je n’osais plus bouger, plus parler :

« Nous ne pouvons partir. Que ferions nous là bas ? Notre place est ici, avec le reste du village ! Tu es encore jeune, tu as de grandes connaissances, tu peux leur être utile, nous non.
-Mais…
-Chut ! Me répondit-elle. Nous resterons en contact avec l’appareil que tu nous as donné la dernière fois, ne t’en fais pas, nous pouvons nous débrouiller ! Allez va !
-Mikhail, me dit mon père, prend cette arme. Elle est vielle et j’ n’ai plus beaucoup de munitions, mais elle pourrait te servir. »

Il me tendit un vieux pistolet, datant d’au moins 50 ans. Il était propre et nettoyé, mais il me paraissait peser des tonnes dans ma main. Je n’avais que très peu de fois pris une arme en main. Quand j’étais jeune, en chassant avec mon père. A mon service, dans des exercices de tir ou je ne brillais pas. Dans l’espace, dans des exercices de tirs, d’évacuation, etc…
Je ne savais plus trop qu’est ce qui était quoi, mais je pourrais au moins me défendre. Je pris mes parents dans mes bras. La séparation fut lourde, mais inévitable. Ils n’auraient pour rien au monde changé d’avis. Sur le palier, ils me regardaient de la même façon dont ils m’avaient accueillis, sauf que cette fois tout le monde hurlait et courrait dans les rues, et la bataille illuminait le ciel.

Je fis mon chemin sans me retourner vers l’aérodrome. Tout le monde se pressait pour essayer de partir. Youri me rejoignit, et après lui avoir expliqué le choix de mes parents il me prit dans son appareil. Je lui indiquai les coordonnées de la base en Suisse, et nous décollèrent :

« D’après les premiers rapports, les Covenants ne sont pas très nombreux. Mais notre flotte a été affaiblie sur Reach. Ils nous ont pris par surprise. Me dit Youri »

Par surprise, je commençais à en douter. Au moins deux personnes l’avaient prédit. Ces deux personnes qui maintenant étaient le seul espoir de ceux qui les avaient crûes. Je pensai immédiatement à Julius, à l’équipe du labo. Je pensai aussi à mon ex-femme, à qui je ne souhaitais pas non plus de mourir. Je voulais les appeler mais les communications satellites étaient coupées. Je maudit l’appareil multifonction en me demandant à quoi sert la haute technologie quand celle-ci ne marche jamais aux moments où on en a vraiment besoin.
D’après Youri, le voyage prendrait 4 heures. Pourvu que j’arrives à temps…

20 octobre 2552, 1232 heures, base militaire désaffectée, Suisse

L’avion se posa sur une hauteur en plateau. On pouvait voir un flot de réfugié qui s’entassaient déjà sur celui-ci. Je me retournai vers Youri :

« Tu viens avec moi ? Lui demandais-je.
-Non, je préfère retourner en Russie.
-Alors prend soin de mes parents !
-Tu peux compter sur moi, vieux frère.
-Do svidaniya, comrat !
-Do svidaniya ! »

Youri décolla. Maintenant, je n’avais plus le choix. J’avais choisi la vie, au prix de ne pas connaître celle de ceux que j’aime. La décision fut dure à prendre, mais avais-je eu le choix. La pression ne m’avait elle pas tout simplement poussé jusque là inconsciemment ? Je ne cherchais pas à le savoir. Je cherchais juste des gens que je connaissais dans la multitude de têtes qui crachaient de la brume dans l’air glacé de la Suisse. Je reconnu Julius dans le lot :

« Julius ? JULIUS !! Il se retourna :
-Mikhail ?!
-Par la sainte Russie je suis tellement content de te voir ! Ou sont les autres ?
-Ils n’ont pas accepté de me suivre. Je suis parti hier, peut être les évènements de ce matin les ont fait changer d’avis ? »

La discussion tourna court car un silo s’ouvra, et un homme en sortit. Il s’appelait Marian et disait avoir envoyé le message. La suite, tout le monde la connaît, elle est restée célèbre dans le camp. Elle est restée célèbre puisque elle marqua le début même de l’aventure qui nous a tout lié.

Après que Marian fut maîtrisé par une foule complètement folle de l’horreur qui se passait, on me sépara de Julius et on me conduisit à ma chambre, la numéro D430. Un numéro qui me suit depuis longtemps maintenant. Et c’est ainsi que l’aventure pouvait pleinement commencer…
//
///File zero///

Popokilll
Popokilll
Niveau 10
01 septembre 2007 à 01:18:26

Encore de très bons récits Googol et Ghost.

L´élite de l´élite s´est donné rendez-vous sur ce topic on dirait :)

Nato8888Rifs
Nato8888Rifs
Niveau 10
01 septembre 2007 à 01:47:58

ouais, on est bien servi

Kochon : oh bon sang, j´étais ptdr en lisant ton récit, c´est si surréaliste !
adjudant : c´est étrange, ça n´a rien de captivant et pourtant on ne veut pas en perdre une ligne, bravo
goh : beau récit comme d´hab (mais fais attention à la conjugaison)

ghost_of_hunter
ghost_of_hunter
Niveau 9
01 septembre 2007 à 02:09:40

Oui, je viens de remarquer quelques fautes de conjugaisons débiles que normalement je ne fais pas ! :hum:

Ca sera mieux la prochaine fois ! :-)

ghost_of_hunter
ghost_of_hunter
Niveau 9
01 septembre 2007 à 02:10:20

que je ne fais pas normalement*

Daécidemment je sais pas ce que j´ai ce soir ! :hum:

adjudantX-BOX
adjudantX-BOX
Niveau 10
01 septembre 2007 à 02:55:32

pas captivant mais on veut pas en perdre une ligne...c´pas un peu antynomique cette tournure de phrase? :-p

Googol a réussi à piloter un véhicule covenants dés la première fois qu´il y touche, c´magnifique, xD

Nato8888Rifs
Nato8888Rifs
Niveau 10
01 septembre 2007 à 03:45:13

666ème message :fete:

adjudant : c´est pour ça que je te dis bravo

aller, et voici la suite des aventures de votre truant préféré...

Une alarme lumineuse retentit dans le cockpit. Rita la coupa et se tourna vers nous :

-On va avoir des soucis avec le carburant. Faudrait se poser et verser quelques jerricanes dans le réservoir.
-Pas longtemps alors. Ces lueurs au loin ne m’inspirent pas confiance.

Le crépuscule s’annonçait à l’ouest, mais ces tintes flamboyantes à l’est n’étaient sûrement pas dues au soleil couchant. Si les covenants étaient déjà arrivés ici aussi, leurs foutus vaisseaux de largage pouvaient surgir à tout moment.
Rita éteignit la radio qui passait « Nuit Noire » de Bielka Nemirovski, un classique, et nous fit atterrir sur une route de montagne, devant un petit magasin.
Je regardai par le hublot. Un lampadaire éclairait le porche du snack dont l’intérieur était plongé dans l’obscurité. Une voiture vide était garée devant la petite allée de piliers qui délimitait la terrasse du bâtiment. Ça avait l’air dégagé.

-Ceux qui veulent se dégourdir les jambes, ou se vider la vessie, peuvent sortir pendant que Rita et Den remplissent le réservoir. Mais personne ne s’éloigne, c’est clair !

Le sas arrière s’ouvrit et la plupart des passagers descendirent. Moi et Fones nous partîmes en éclaireurs. Nos longs manteaux en peau de crocodile teints en noir claquaient en étant balayés par le vent. Nous avançâmes jusqu’à la porte, nos armes levées. Fones était un homme massif, type caucasien, son crâne rasé lui donnait un côté intimidant. Mais c’était une bonne âme élevée dans les quartiers malfamés de New York, à qui j’avais proposé un travail décent. D’un violent coup de pied, il défonça la porte et balaya l’intérieur de son SMG et de sa lampe torche. C’était effectivement désert.
Trois de mes « filles » entrèrent et se jetèrent sur les rares aliments qui ornaient les rayonnages. Suivies par Abbe, sa femme et ses deux jeunes enfants, ceux-ci furent immanquablement attirés par le rayon des sucreries. Finalement la pièce se remplit.
Je commençais une inspection plus poussée, lorsqu’ une de mes danseuses, Anya, poussa un cri venant de l’arrière-boutique.
Je me précipitai jusqu’à elle avec Marco. Nos lampes éclairèrent un mur maculé de sang. Nos faisceaux lumineux suivirent les traces jusqu’à cinq corps horriblement mutilés et broyés, dans une pièce dévastée.

-Éloignez les enfants… et que tout le monde remonte vite dans l’Illuria, faut pas traîner ici.

J’ignorais si ceux qui avaient fait ça étaient des covenants, je savais juste ce que le gouvernement nous avait dit. Mais dans le doute, il était préférable de s’enfuir.

Rita était l’aînée d’une famille hispanique, sa jeunesse avait été gâchée à s’occuper de ses frères et sœurs. Elle aurait pu plonger dans la déchéance comme la majorité des filles de son quartier, mais ce job de chauffeur-pilote lui avait permise de garder sa dignité… quoique son job n’était pas toujours honnête.
Elle replaça le bouchon sur le réservoir et alla s’accorder un moment de détente contre un des piliers. Den et deux des filles, Kathy et Irina, étaient encore dans l’appareil et le surveillaient. Elle sortit une cigarette et l’alluma, pour se vider l’esprit. Cette fuite à travers New York, tous ces gens morts là-bas, les connaissances qu’elle ne reverrait plus… La cigarette l’aidait à se débarrasser de la tension accumulée.
C’est alors qu’elle remarqua un cliquetis métallique se rapprocher sur sa gauche. Elle dégaina son M6C et le pointa vers la gigantesque créature qui venait d’émerger des ténèbres. L’armure vivante bleutée se pencha, présentant son dos hérissé de longs piquants. Rita pressa la détente et le monstre se redressa brutalement, l’empalant sur ses piques acérées. Elle laissa tomber sa cigarette et un goût ferreux lui envahit la bouche.

Nous accourions dehors, soudain une explosion verte happa deux de mes filles qui discutaient sur le seuil de la porte. Je m’arrêtai net devant le cratère calciné, sous le choc. Mon regard se tourna ensuite vers la massive créature qui s’ébroua pour se débarrasser du corps de Rita accroché dans les épines.

« ENFOIRE ! » hurlai-je en pointant mon pistolet vers notre assaillant. Je vidai mon chargeur en gagnant le couvert de la voiture toute proche, le covenant tourna sa tête vers moi sans que mes balles ne l’incommodent. Reese sortit à son tour de la boutique, dégoupillant une grenade et la lançant sur ce que j’avais identifié comme un chasseur. Celui-ci se protégea de son large bouclier, lorsque la grenade explosa en soulevant un nuage de poussière.
Marco me rejoignit à couvert. Le nuage se dissipa et le guerrier covenant se révéla à nous indemne. Reese abasourdi ne vit pas la seconde créature se ruer vers lui en remontant la terrasse, son bouclier tranchant fendant les airs. Je vis horrifié le corps démembré de mon ami d’enfance voltiger hors de mon champ de vision, son assassin poussant un hurlement de satisfaction.

-Bordel de… couvre-moi, je vais chercher du gros calibre, me cria Marco en s’élançant vers le transporteur.
-Si j’y arrive ! lui répondis-je désespéré.

J’enfonçai un nouveau chargeur dans mon arme et j’ouvrai le feu sur le chasseur le plus proche. Un peu de sang orangé jaillit de son cou lorsque certaines balles atteignirent ses vers non protégés. Il fit frétiller ses piquants de colère et s’avança vers moi. Une roquette fila depuis le sas arrière de l’Illuria vers le premier attaquant. Le ratant de peu, mais Marco fit tourner le double tube du lance-roquette et un second projectile percuta le monstre de vers et de métal de plein fouet. Son énorme carcasse déchiquetée retomba un peu plus loin.
Son frère de sang poussa un long rugissement rauque, plein de rage et de haine, puis me chargea. Je tirai vers ses parties dénudée. Le blessant, il faiblit et le coup qu’il me porta ne fit que me projeter sur l’asphalte de la route.
Mon corps meurtri me paraissait lourd et brisé de toutes parts. Ma vue se troublait, mais je pu distinguer une énorme botte métallique se lever au-dessus de ma tête.
Je voulais hurler, avoir échapper à New York et mourir si près du but…
Soudain, un concert de mitrailles résonna prés de la vitrine du snack, ma femme et les autres tirant plusieurs salves. Du sang coula à flots de la base du dos nu du chasseur, il se contracta une dernière fois et s’écroula bruyamment en défonçant le sol sous son poids.

Ma femme accourut et m’enlaça, la douleur redoublant d’intensité.

-Oui, merci chéri, moi aussi je suis content d’être en vie. Mais tu veux bien ne pas achever ce que ce gentil monsieur a commencé ?

Elle sourit, puis on me porta dans l’appareil. Je devais sans doute avoir quelques os cassés et plusieurs hémorragies. On m’administra les premiers soins et Den prit les commandes de l’appareil.
Laissant derrière nous quatre de nos compagnons, nous n’aurions pas le temps de leur offrir une sépulture convenable, car une patrouille covenant n’allait pas tarder à arriver en renfort.

Une demi-heure plus tard, un grand rassemblement de survivants nous apparut en contrebas et nous fûmes sauvés… enfin, presque.

voilà, je me sens mieux :content:

adjudantX-BOX
adjudantX-BOX
Niveau 10
01 septembre 2007 à 05:13:25

j´ai bien aimé ton récit nato ^^

Cependant, comment ton personnage peut savoir qu´il s´agit d´un chasseur? Il a déja vu des covenants auparavant?

Enfin bref, ça c´est vraiment détail je dois dire, et d´ailleur, le fait que tu soi trafiquant d´arme me plait, x), j´avais peur qu´il sache un peu trop les manier, mais le fait est que j´ai l´impression que tu lui as donné le parfait type, le genre qui ne s´occupe que des affaires et qui ne recourt pas vraiment aux armes, ça me plait ça, ^^.

Ah au fait ghost, bon récit aussi, j´bien aimé ^^

HS: nato, ton histoire de traffiquant d´arme me donne envie d´ecrire un texte de guerilla urbaine sans rapport à halo, xDDD

Isma-Zamudee
Isma-Zamudee
Niveau 8
01 septembre 2007 à 08:57:55

J´ai une question par rapport au recit que je suis en train d´ecrire:
Comment elle s´appelle la musique que Johnson ecoute?

[Googolplextor]
[Googolplextor]
Niveau 10
01 septembre 2007 à 09:44:19

Flip music.

Zarbmo
Zarbmo
Niveau 10
01 septembre 2007 à 10:02:50

kochon :d) Ce récit me rappelle pas mal de films : le genre de trucs dont les images me reviennent mais que j´oublie aussi facilement. En tout cas, bravo pour l´originalité ^^
Soldier :d) Pas mal le récit. Quoique j´ai trouvé un peu long ^^ Faudrait p´tet penser à aérer le texte pour que ça soit plus facile à lire, mais sinon c´est bien :p
Googol :d) Bon récit, je dirais que c´est le minimum vital mais c´est bien rédigé :)
Goh :d) Un russe dans le camp maintenant ^^ Beau récit.
Nato :d) Haha marrante la suite des aventures du trafiquant. Mais c´est vrai ce que dit adju, ton perso connait déjà ce qu´est un chasseur ? A part ça, bon récit ^^

SOLDIER-BOY333
SOLDIER-BOY333
Niveau 10
01 septembre 2007 à 10:09:27

Maintenant faut attendre une nouvelle mission :o))

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