La salle est sombre, très sombre depuis qu'elle a été abandonnées, il y as quatre ans...
au milieu trône toujours une table, un ordinateur poussiéreux et couvert de toiles, à l'image de pièce entière, est posé dessus.
Sur une des pieds de la table, un mécanisme, complexe et sale, auquel pends une cheville humaine.
Dans un recoin, le cadavre d'un homme repose, il n'a qu'une seule jambe, et a griffé la porte jusqu’à se vider de son sang... il avait échoué.
Toutefois, un sursaut parcouru le corps, et il se mit en mouvement, après quatre ans de décomposition, il n'avait même pas réussit à mourir, à se résigner à abandonner.
Lentement, la créature rampa jusqu’à l'ordinateur, qui s'alluma aussi miraculeusement que la créature s'était éveillée.
Pantin du destin, la créature tapa des lettres sur la machines, qui formèrent des mots, qui formèrent des phrases, qui formèrent des paragraphes, des pages...et enfin, une suite à un récit vieux de quatre ans.
Tiens, y a un survivant ici ?
En tout cas, j'aime bien ton récit.
Une fumée ocre emplissait la pièce et brulait les poumons de Robyn, ses oreilles sifflaient et il ne voyait plus rien autour de lui, il se releva après l’onde de choc, pantelant et appela :
- Je suis vivant ? tout le monde va bien ? ça a marché ?
Le sifflement se dissipa, et Donnely immergea et lui répondit :
- On n’est pas la pour philosopher, aller, dehors ! Avant de lui prendre le bras et de l’entrainer de l’autre côté de la vitre blindée, désormais décoré d’un énorme trou, où toute l‘escouade était déjà présent.
- Damachus ? reprit le commandant, une fois tout le monde présent.
- Vous n’avez pas réussi à tuer cette créature, mais elle a été blesée par l’explosion, et la présence dans le réseau a disparu, le vaisseau est à moi.
- D’accord, par où est partie la bestiole ?
- Suivez les traces de sang, je vous ouvre la porte.
- Et la causes des radiations ?
- Le générateur du vaisseau est semi fonctionnel, il faut l’éteindre complètement et définitivement pour abaisser le niveau de radiations…Je détecte également des fuites de liquides de refroidissement dans certains compartiments.
- Très bien, on se sépare en deux groupes : Hammer, Regan en tête, et Cooper, allez au générateur, Dickson et le civil, avec moi, on va achever cette saleté.
Après un bref hochement de tête, les groupes se séparèrent et passèrent par deux portes opposées, l’une menant à la proue l’autre au générateur. Shepard vérifia ses armes et suivait la trace de sang bleutée sur le sol, d’un air dégouté :
-Espérons qu’elle soit la seule survivante.
//Carcasse du vaisseau amiral Covenant//Montreux//
//15H//H-3H22M//
La salle était vaste, à en donner le vertige : à vue de nez, elle devait mesurer 100 mètres de longueur, sur 20 de largeur et 5 mètres de haut. Des barricades aliens étaient disposées ça et là, ainsi que des boucliers plasma, et des caisses de munitions, la salle était divisée en deux sur la longueur, dont l’une d’elle était surélevée de quelques mètres, des rampes faisaient communiquer les deux parties entre elles. Effet amusant dû à la position du croiseur : la salle, comme le reste du vaisseau penchait légèrement à bâbord, et donc vers le trou béant qui courait le long de la coursive, au long duquel étaient alignées des rangées de canons et autres pièces d’artillerie de gros calibres, toutes pointaient vers l’extérieur, et toutes étaient en très mauvais état. C’était la salle d’armement du vaisseau. Et elle était pleine de Covenants.
Dés que le groupe eut franchit la porte, Donnely aboya ses ordres :
-Shepard, derrière la palissade, Dick, en hauteur, et en retrait, tu nous couvre.
Ce fût tout ce qu’il eut le temps de dire avant le début de la fusillade, aussitôt toutes les troupes se déployèrent.
Robyn passa de couvert en couvert, aussi furtivement que possible jusqu'à la rampe du milieu, celle qui liait les deux étages de la salle juste avant la barricade, mais une rafale de plasma le força à se stopper ici, accroupi. Cette position, bien qu’inconfortable, avait l’avantage de lui fournir un angle sur les deux champs de bataille, celui du bas, en se penchant sur sa gauche, et celui du haut, en se relevant. Toutefois, il n’avait pas beaucoup de marge de manœuvre pour se replier, ils n’avaient pas le droit de laisser les Covenants s’approcher.
Voyant que Dickson avait l’air de bien se débrouiller, avec un M6D silencieux, et qu’il faisait mouche à chaque balle, tuant en quelques secondes deux grognards et un rapace, Robyn opta pour apporter son soutien à Donnely, accroupi derrière une barricade, canardant de temps en temps avec son fusil de combat. Robyn pencha légèrement la tête une première fois, pour pouvoir enfin estimer les forces ennemies : un grands nombre de grognards, et moitié moins de rapaces, puis une seconde fois, armé de son BR, il ajusta la tête d’un rapace dans la lunette puis tira. Le recul le surprit et il se prit l’arme dans l’œil, mais les deux premières balles avaient déjà touchés leur cible. Après s’être frotté vigoureusement le front, et avoir jeté un regard à Donnely, qui l’encouragea d’un signe de tête, le pilote se remit en position, en tenant fermement son arme, et aligna trois grognards et un autre rapace avant qu’un rafale de plasma ne file vers lui, et qu’il se retira de justesse, sentant le souffle des projectiles lui irradier le visage.
Pendant qu’il avait tiré, Donnely avait pu changer de position, s’avançant de deux couverts. Quand à Dickson, il restait en arrière, conformément à l’ordre du chef.
Pensant qu’il était temps de bouger notamment parce que le fantôme le lui faisait comprendre par des gestes, Robyn s’élança par-dessus la rampe et sprinta, puis glissa jusqu’à la barricade, dégoupilla une grenade, et la balança au pif pour faire diversion, lorsqu’il entendit l’explosion et les cris, il en profita pour avancer encore, se mettant au même niveau, peu après, ils arrosèrent les ennemis de tirs afin que Dickson puisse les rattraper. Ils continuèrent ce petit jeu quelques temps, sortant chacun leur tour pour tirer deux trois salves, jamais dans le même ordre, puis changeaient subitement de position, pour éviter que les lancers de grenades ennemis ne soient efficaces. Finalement, après trente secondes de fusillades, Les Covenants étaient en train de se replier lorsque Robyn dut recharger son BR, il se pour mit pour cela dos à son couvert (une boîte de munitions covenantes vide) et l’aperçut.
Une brute en armure dorée, armée d’un marteau venait de franchir la porte et chargeait vers lui.
- Hey, héla le civil à l’intention des autres, derrière nous bordel !
S’ensuivit un long moment pendant lequel, paniqué, il tenta de recharger son arme, fit tomber son chargeur, le ramassa, et enfin réussi avant de canarder le mastodonte, qui essuyait plusieurs rafales de Dickson, qui soutenait Robyn pendant que Donnely continuait à harceler les Covenants.
L’animal, nullement inquiété par la baisse de ses bouclier, et probablement aveuglé par la rage, continua de charger le pilote, qui changea de position pour se mettre de l’autre côté de la caisse covenante, avant de s’y agripper de toute ses forces juste avant que la brute ne frappe.
Robyn décolla littéralement avec la caisse, fit un vol plané sur sa droite, avant de retomber sur le côté et de glisser vers le vide, heureusement, il s’accrocha avec ses avants bras au moment où ses jambes basculèrent dans le vide, la caisse de munitions suivit de peu, avant de tomber en contrebas. Les côtes en feu, il tentait de reprendre ses esprits lorsque l’énorme singe se posa devant lui, prêt à l’achever, un sourire cruel lui barrait le visage. Mais ce moment de délectation face à prochaine victime lui fut fatal.
Dickson, qui avait réagi dès que la caisse s’était envolée, continua de tirer sur la brute pour lui enlever entièrement son bouclier, lorsque ce fut fait, il lâcha son arma, dégaina son couteau, puis grimpa sur les mollets de l’alien, avant de plonger sa lame dans sa gorge d’un arc de cercle du bras.
Une flopée de sang violacée immergea Robyn, jusqu’à ce que la brute s’effondre, le fantôme sauta de côté, afin d’éviter de se retrouver sous la créature, puis tendit la main au civil en danger pour le remonter.
Une fois cela fait, le pilote relâcha la nausée qu’il contenait sur le sol, pendant que Donnely les rejoint. La salle était sécurisée.
« -Dickson, la porte ! Ca va aller ? demanda-il, à l’intention du pilote.
Celui-ci secoua pitoyablement la tête, reprit son souffle, se frotta les côtes, s’essuya les commissures des lèvres, puis se releva enfin.
Le chef d’escouade opina du chef pour le remercier de ne pas l’obliger à le relever lui-même à coup de pompe dans le derche, puis plaqua sa main sur la radio, en faisant route vers Dickson.
-Dama, comment t’as pu laisser passer ça ?
-Désolé chef, répondit L’I.A. lycanthrope, mais la créature que nous avons aperçu plus tôt semble avoir repris les commandes, je ne pouvais fermer cette porte, toutefois, je peux vous ouvrir la suivante.
-Et ça t’a pas semblé utile de me le préciser ?
-Je vous l’avais dit : ils se révoltent ! commenta Robyn
-La ferme, Alors Damachus ?
-Désolé capitaine, fit le loup en couinant, ça n’arrivera plus…
-Met moi en liaison avec les autres.
-Ici Regan ?
-Chloé, c’est comment chez vous ?
-On patauge dans le liquide de refroidissement chef, Damachus nous fraye un chemin pour éviter d’être trop exposé à cette saloperie.
-Putain, se plaignit Hammer, on va choper au moins 3 tumeurs avec ces conneries !
- Ça ne se boit pas Nick, intervint Cooper
- Vous m’avez laissé une équipe de choc ici. Reprit l’artilleur.
- Des ennuis ? S’interrogea le sergent.
-Quelques drones, ce sont les seules saloperies à trainer ici.
Le groupe repartit au trot, par prudence, mais aussi pour se caler sur la vitesse du civil blessé. Aidé par Damachus, qui leur déverrouillait les portes qui menaient à la créature, le groupe progressa sans encombre jusqu’à son repère. Lorsqu’ils pénétrèrent dans la petite salle où elle se trouvait, la bestiole, affaiblie, agitait ses tentacules de toutes ses forces sur la console, à leur entrée, elle se retourna vers eux et gémit.
Le fantôme prit les devant, dégaina son couteau, s’approcha du Covenant, et, sans aucun égard envers ses gémissement de supplication, le planta à plusieurs reprises afin de l’achever.
Une fois la tâche effectuée, la créature tomba sur le sol, inerte, et l’étrange coquille de combat qui la protéger se déploya, et émit un bruit strident à intervalle régulier. Lorsqu’il comprit ce que c’était, Donnely réagit au quart de tour :
« -Une bombe, vite, on dégage »
Le groupe repassa la porte la plus proche, qui se referma derrière eux, et étouffa le bruit de l’explosion.
« -Damachus, au rapport ! ordonna le sergent
-J’ai repris le contrôle sur tout le vaisseau, et ai annulé les blocages installé par la créature…Un instant, je viens d’inonder un compartiment plein de brutes qui se dirigeaient vers vous…De rien, quant à l’autodestruction……..Et voilà, menace écartée chef.
-Merci, où en est Regan ?
-Je vous mets en liaison
-Chef, j’apprends que vous avez réussi, bien joué. » Crépita la radio, avec la voix de Chloé.
« -Vous le croirez pas artilleur, si on a fait aussi vite, c’est grâce à ce taré de civil, mais il est blessé, il va falloir nous replier aussi vite que possible. Le générateur ?
-Je suis en train de poser les charges boss, répondit Cooper, je les règles à distance ou par minuteur ?
-Minuteur, quinze minutes, on doit prendre aucun risque.
-Le pilote est en état de nous extraire ? S’inquiéta Hammer.
-Ouais, pas de problème, les rassura Robyn.
-Très bien, rendez-vous dans vingt minutes au pélican alors
-Parfait, on se voit là-bas, confirma Donnely avant de couper la liaison, Damachus ?
-Je suis là, que vous faut-il ?
-Comment redécoller avant que le réacteur n’explose ?
-Le pélican peut d’ores et déjà redécoller, le niveau de radiations à commencer à baisser lorsque vous avez oblitéré la salle de commande. Et je m’occupe de régler les derniers problèmes qui pourraient nous gêner. On peut partir. N’oubliez pas de me récuperer avant de partir.
-Merci Dama, allez, on avance. »
Le couloir dans lequel ils se trouvaient était en forme de +, les allées étaient plus larges, cette jonction était surement un lieu de passage important. Arrivés au croisement du plus, la porte en face du groupe s’ouvrit subitement, et une nuée de drones en sortit. Par reflexe, pour se mettre à couvert, Dickson et Donnely se ruèrent en tirant dans l’allée de gauche, pendant que Robyn fit de même avec celle de droite, Damachus, déjà au courant de la situation, ouvrit chacune des portes latérale pour permettre aux groupes de s’enfuir. Séparé des autres, Robyn trottina de couvert en couvert, avec la demi-douzaine de drones qui avaient réussi à passer la porte avant que celle-ci ne se ferme. Les petits pistolets à plasma des insectoïdes crachèrent, souvent pour se ficher dans les murs. Heureusement pour l’humain que viser en voletant dans tous les sens n’était pas aisé. Arrivé derrière une caisse de munitions covenantes au bout de couloir, Le pilote profita de ce répit pour dégoupiller une des deux dernières grenades qui lui restaient et la faire rouler derrière lui. Comme d’habitude, des cris de douleurs saluèrent son mouvement, et ralentirent la progression ennemie. Tournant à l’angle du couloir et se retrouvant dans un cul de sac, Robyn contacta Damachus :
« -Damachus ? Je suis coincé, c’est un cul de sac, aide moi !
-J’ai peut-être une solution, un conduit de ventilation, juste devant vous…mais je ne peux y accéder, vous voyez un hologramme devant vous ?
-Oui, une sorte de…cercle avec des colonnes, dont celle du dessus, la septième est plus grande !
-appuyez dessus !
Le civil s’exécuta, et un boyau de la taille d’un homme s’ouvrit, à peine engouffré dedans, Un de ces drones rentra à son tour dans la ventilation, avant que le passage ne se referme.
Rampant aussi vite que sa jambe lui permettait, tout en ménageant son bras.
Dans ce si petit passage, il lui était impossible de se retourner et de coller une balle dans le crâne de l’insecte sans se blesser. Pendant une minute entière, la scène ressemble donc à une course poursuite à quatre pattes, dans laquelle l’insecte rattrapait peu à peu son retard.
Puis, l’humain, apercevant encore un autre cul-de-sac plus loin devant, rappela Damachus, sans s’arrêter.
« -Hey, sac à puces, j’ai encore besoin d’aide, une de ces saletés est rentrée, elle me poursuit, et il y a une autre impasse devant
-Encore, tiens donc ?
-Tu peux me l’ouvrir ? Et vite !
-Je veux que vous vous excusiez de vos mauvaises blagues blessantes d’abord…
-Hein ? Quoi ? T’es pas sérieux ?
-Je suis on ne peut plus sérieux
-Dama, je vais crever là, ouvre moi !
-C’est vous qui voyez, j’ai tout mon temps moi…
- Bordel, ouvre-moi cette saloperie de porte sale enfoiré !
-C’est pas comme ça que vous me forcerez.
-OK, ok, je te demande pardon pour tous, maintenant pitié, ouvre ce truc !
-Je suis déjà dessus, un instant, ça y est ! Attention dehors.
-J’ferai gaffe, merci enflure. »
A la force de son bras droit, Robyn se hissa à l’extérieur du conduit, qui se referma, et trancha la tête du drone, qui pensait avoir le temps de passer.
Sitôt qu’il se mit debout, une bourrasque de vent faillit renverser le pilote, et le faire glisser sur la coque violacée du vaisseau, il se remit debout et jura :
« Oh la vache, je suis DEHORS ! »
En effet, il se situait au sommet du vaisseau écrasé, le conduit de maintenance était un ancien conduit permettant des réparations à l’extérieur.
Au sommet de son immense promontoire, Robyn voyait enfin l’ampleur des dégâts qu’avait subi la ville, et du cratère qu’avait créé le crash du vaisseau, la ville était plus qu’un champ de ruine, c’était un champ de poussière, seules quelques bâtisses avaient tenu le coup, et encore, pas entièrement. Et en dessous de ses pieds, long de plusieurs kilomètres, large de plusieurs centaines de mètres la carcasse, posée comme une baleine échouée, des trous dans plusieurs compartiments de la coque, Certain bâtiments, juste à côté, étaient penchés dessus, et ne tenaient que grâce à la présence du vaisseau amiral.
Une seule question vint à l’esprit du pilote :
« - Et maintenant, je redescends comment ? »
//Fin de la troisième partie//
Cela fait plaisir de voir des rapports de missions si longtemps après.
En plus, c'est bien rédigé.
mercide suivre l'aventure, elle a bien muri en 8 ans
la nouvelle partie est prête, il me reste simplement à corriger les fautes
Quelques minutes plus tard, le pilote trouve refuge dans une pharmacie dont la façade était détruite par les batailles. En enjambant la vitrine, Robyn fit bien attention aux éclats de verres, puis, prudemment, son magnum en main, avança jusqu’ à l’arrière-boutique, pour y trouver les propriétaires du magasin, morts, un shrapnel d'une arme brute entre les deux yeux. Après inspection de l’arrière-boutique, qui donnait sur la maison des propriétaires, elle aussi vide, en arrivant dans la salle de bain des propriétaires, le pilote s’autorisa une douche rapide, puis une petite collation dans la cuisine, en faisant attention aux dates de péremptions. Le moral s’effondra dans la deuxième chambre, dans lequel un landau était maculé de petites tâches de sang, mais Robyn ne voulait pas voir ça, il prit quelques médicaments, dont plusieurs stimulants, des bandages solides pour ses blessures sérieuses, et s’apprêtait à se remettre en route lorsqu’au dehors, une patrouille covenante passa. Planqué derrière un mur, le civil observa le convoi avancer le long de la rue. Ouf ils allaient l’ignorer, sauf qu’arrivé à sa hauteur dans la rue, une des brutes renifla plusieurs fois bruyamment, puis tourna son regard vers le bâtiment où se trouvait l’humain qui retira sa tête du cadre de la porte, alla prendre un miroir de poche dans la salle de bain et joua avec l’angle pour voir ce que faisait la brute. Le Covenant aboya quelque chose au reste du groupe et se dirigea à pas lents vers sa position.
Totalement paniqué, Robyn farfouilla dans l’habitat à la recherche d’une issue…mais seule la vitrine et la lucarne étroite et verrouillé des toilettes donnaient sur l’extérieur, puis il chercha un endroit dans lequel se cacher, avant de se dire que la brute le trouverai à l’odorat où qu’il aille, alors, il se mit derrière le muret, prêt à descendre la brute aussi silencieusement et rapidement que possible. Robyn haleta, planqué derrière le muret de béton effondré. Les Covenants l’avaient pris au piège, isolé et acculé, tout espoir était perdu. Alors autant leur en faire voir de toutes les couleurs ! Se dit-il…
Puis ses yeux se posèrent sur le couple mort à la table, assis sur une banquette collé au mur, leur odeur était insoutenable…Leur odeur !
Vite, le pilote se dirigea dans la chambre du nourrisson, jeta un regard dans le landau, le pauvre enfant avait dû pleurer et attirer l’attention des extraterrestres, qui lui avaient déchargés une salve de plasma à bout portant, le torse du pauvre enfant avait fondu, exposant une gelée d’organe non identifiable. Atterré, Robyn ravala ce qu’il s’apprêtait à rendre, prit délicatement le bébé dans ses bras, reposant l’essentiel de son poids sur son bras droit, puis trottina doucement jusqu’au salon se glissa sous la table et prit place entre les deux amants décédé. Sur ses genoux, sous la table il posa l’enfant, de sorte à ce que la brute ne puisse le voir en entrant. Ainsi entouré par les cadavres, son odeur devait beaucoup moins se sentir. En vitesse Robyn opta pour une posture de mort, lâchant tous ses muscles et laissant reposer sa tête sur l’épaule de la mère supposée de l’enfant, entrouvrant à peine les yeux. Quelque instants plus tard, la brute entra, et renifla l’air, suivit à l’odorat le tracé qu’il avait fait dans la maison, visita le cuisine, la salle de bain et la chambre du petit. Durant tout ce temps, le civil sentit grouiller sur lui toute sortes de bestioles dégoutantes, plus ou moins active. Quelques instants plus tard. L’alien revint, renifla bruyamment deux fois, puis se tourna vers les cadavres, l’arme relevée, puis tira une salve, des pics d’une taille conséquente allèrent se planter sur le cadavre du mari, juste derrière Robyn, qui sursauta, mais réussi à camoufler son geste en une conséquence du tir en se laissant tomber sur les genoux de la femme morte.
Satisfait d’avoir exorcisé sa rage pour un temps, la brute s’en alla avec un rire gras.
Le pilote, après deux longues minutes, se releva, sentant dans son dos des bouts de chairs dispersées par les tirs de la brute, qui avaient fait éclater la tête de l’homme comme une pastèque, il retrouva même un bout de cervelle dans ses cheveux. Horrifié et traumatisé, le civil se dégagea prestement, se roula en boule et pleura silencieusement.
Quelques minutes plus tard, le pilote trouve refuge dans une pharmacie dont la façade était détruite par les batailles. En enjambant la vitrine, Robyn fit bien attention aux éclats de verres, puis, prudemment, son magnum en main, avança jusqu’ à l’arrière-boutique, pour y trouver les propriétaires du magasin, morts, un shrapnel d'une arme brute entre les deux yeux. Après inspection de l’arrière-boutique, qui donnait sur la maison des propriétaires, elle aussi vide, en arrivant dans la salle de bain des propriétaires, le pilote s’autorisa une douche rapide, puis une petite collation dans la cuisine, en faisant attention aux dates de péremptions. Le moral s’effondra dans la deuxième chambre, dans lequel un landau était maculé de petites tâches de sang, mais Robyn ne voulait pas voir ça, il prit quelques médicaments, dont plusieurs stimulants, des bandages solides pour ses blessures sérieuses, et s’apprêtait à se remettre en route lorsqu’au dehors, une patrouille covenante passa. Planqué derrière un mur, le civil observa le convoi avancer le long de la rue. Ouf ils allaient l’ignorer, sauf qu’arrivé à sa hauteur dans la rue, une des brutes renifla plusieurs fois bruyamment, puis tourna son regard vers le bâtiment où se trouvait l’humain qui retira sa tête du cadre de la porte, alla prendre un miroir de poche dans la salle de bain et joua avec l’angle pour voir ce que faisait la brute. Le Covenant aboya quelque chose au reste du groupe et se dirigea à pas lents vers sa position.
Totalement paniqué, Robyn farfouilla dans l’habitat à la recherche d’une issue…mais seule la vitrine et la lucarne étroite et verrouillé des toilettes donnaient sur l’extérieur, puis il chercha un endroit dans lequel se cacher, avant de se dire que la brute le trouverai à l’odorat où qu’il aille, alors, il se mit derrière le muret, prêt à descendre la brute aussi silencieusement et rapidement que possible. Robyn haleta, planqué derrière le muret de béton effondré. Les Covenants l’avaient pris au piège, isolé et acculé, tout espoir était perdu. Alors autant leur en faire voir de toutes les couleurs ! Se dit-il…
Puis ses yeux se posèrent sur le couple mort à la table, assis sur une banquette collé au mur, leur odeur était insoutenable…Leur odeur !
Vite, le pilote se dirigea dans la chambre du nourrisson, jeta un regard dans le landau, le pauvre enfant avait dû pleurer et attirer l’attention des extraterrestres, qui lui avaient déchargés une salve de plasma à bout portant, le torse du pauvre enfant avait fondu, exposant une gelée d’organe non identifiable. Atterré, Robyn ravala ce qu’il s’apprêtait à rendre, prit délicatement le bébé dans ses bras, reposant l’essentiel de son poids sur son bras droit, puis trottina doucement jusqu’au salon se glissa sous la table et prit place entre les deux amants décédé. Sur ses genoux, sous la table il posa l’enfant, de sorte à ce que la brute ne puisse le voir en entrant. Ainsi entouré par les cadavres, son odeur devait beaucoup moins se sentir. En vitesse Robyn opta pour une posture de mort, lâchant tous ses muscles et laissant reposer sa tête sur l’épaule de la mère supposée de l’enfant, entrouvrant à peine les yeux. Quelque instants plus tard, la brute entra, et renifla l’air, suivit à l’odorat le tracé qu’il avait fait dans la maison, visita le cuisine, la salle de bain et la chambre du petit. Durant tout ce temps, le civil sentit grouiller sur lui toute sortes de bestioles dégoutantes, plus ou moins active. Quelques instants plus tard. L’alien revint, renifla bruyamment deux fois, puis se tourna vers les cadavres, l’arme relevée, puis tira une salve, des pics d’une taille conséquente allèrent se planter sur le cadavre du mari, juste derrière Robyn, qui sursauta, mais réussi à camoufler son geste en une conséquence du tir en se laissant tomber sur les genoux de la femme morte.
Satisfait d’avoir exorcisé sa rage pour un temps, la brute s’en alla avec un rire gras.
Le pilote, après deux longues minutes, se releva, sentant dans son dos des bouts de chairs dispersées par les tirs de la brute, qui avaient fait éclater la tête de l’homme comme une pastèque, il retrouva même un bout de cervelle dans ses cheveux. Horrifié et traumatisé, le civil se dégagea prestement, se roula en boule et pleura silencieusement.
Remis de ses émotions, Robyn roula de sous la table, se lava le visage avec un brin d’eau, puis opta pour ne pas changer de vêtement, si l’odeur de la mort avait imprégné ses vêtements, ça lui éviterait de recommencer ce cauchemar. En voulant sortir dans la rue, son regard porta sur le couple, qui l’avait protégé par-delà la mort, cérémonieusement, et consciencieusement, il enlaça le couple dans une étreinte posthume, avant de poser le nourrisson sur les genoux de sa défunte mère.
-Merci, merci pour tout, si un au-delà existe, j’espère que vous vous y êtes retrouvés…
Après cette impulsion qui selon lui ne rimait à rien, car s’il fallait ce couple se haïssait et leur enfant était battu. Prudent, il vérifia d’abord que la voie était sûre avant de sortir. De nouveau, il enjamba la vitrine, fit quelque pas, et le sol se mit à trembler. Tenant avec peine sur ses jambes, Robyn s’accroupit, et chercha ce qui pouvait être la cause de ce tremblement de terre, une ombre l’enveloppa, le forçant à lever les yeux.
Au-dessus de la ville, un gigantesque vaisseau amiral, identique à celui qu’il venait de visiter, passa paisiblement dans le ciel, et disparu quelques minutes plus tard, dans une direction inconnue.
-C’est pas vrai ! Putain quelle merde ! Se lamenta le pilote en tombant à genoux, ils venaient tout juste d’en détruire un, et cette victoire leur avait couté bon nombre de soldats, des gens biens, comme Mike, et l’ensemble de la ville de Montreux, qui avait subi le choc du crash du vaisseau, et moins d’une semaine après, voilà qu’un autre se pointait, en remplacement.
Désespéré par ces pensées, et par le nombre de sacrifices futur que vaudra la destruction du nouvel arrivant, Robyn se vit brandir son magnum comme dans un rêve, et le porter jusqu’à sa tempe, appuyer doucement sur la gâchette…Quand une pensée interféra, le visage de Morganne, restée au camp, et si ce vaisseaux allait la tuer ? Tuer tous ceux du camp ? Il ne pouvait abandonner lâchement, il se battrait, il l’avait déjà promis autrefois, sur un toit.
Péniblement, il se releva et continua son chemin, désormais, la priorité était de trouver un véhicule dans cette casse géante qu’était devenu Montreux.
Une demi-heure plus tard, après avoir évité quelques patrouilles, et être tombé sur quelque charnier, Robyn aperçut ce qui devait être autrefois un parking, et donc un bon moyen de trouver un véhicule. Oubliant toute prudence, il courut vers le bâtiment, pour croiser une autre patrouille au tournant.
Passé l’instant de surprise, l’humain prit l’initiative et tira avec son fusil en reculant vers l’angle de la rue, pour se mettre à couvert. Une fois atteint, le pilote rechargea, et tenta de semer les Covenants en se repliant à droite et à gauche mais il n’en eu pas le temps. La patrouille déboula et lui barra toute retraite avec un tir de barrage.
Résistant comme il pouvait, coincée sur le perron d’une maison, il réussit bien à descendre deux grognards avant de s’élancer de couvert en couvert, d’abord une carcasse de voiture, au milieu de la route, puis le pilier d’un hôtel de luxe qui s’était effondré et enfin, un muret de pierre provenant d’une façade, dans laquelle un pélican s’était encastré quelque jours plus tôt.
//Centre ravagé de Monthey//18h22//
Robyn haleta, planqué derrière un muret de béton effondré. Les Covenants l’avaient pris au piège, isolé et acculé, tout espoir était perdu. Alors autant leur en faire voir de toutes les couleurs !
Il sortit de son couvert et arrosa les brutes à l’aide de son fusil de combat, puis replongea pour éviter une salve de plasma de justesse. Il dégoupilla ensuite une grenade – sa dernière – puis la jeta à l’aveugle, les cris qui suivirent l’explosion lui arrachèrent un sourire satisfait.
Robyn rechargea ensuite son arme et se remit debout pour une autre salve, sauf qu’une brute avait profité du tir de couverture de ses camarades pour avancer, elle était juste derrière le muret et fut la plus rapide. Le covenant donna un coup de patte puissant, qui arracha l’arme des mains de l’humain, avant de lui saisir le cou et de le soulever du sol.
-« prépare-toi à mourir, misérable humain.» lui grogna la créature simiesque à l’oreille
En effet, Robyn sentait déjà ses forces le quitter sous la puissance meurtrière de l’extraterrestre, c’était la fin.
Alors qu’un voile noir lui passait devant les yeux, l’humain eût l’impression de tomber, il sut que ce n’était pas une impression lorsqu’il heurta le sol, le choc raviva la blessure et il hurla de douleur. Rampant sur le sol, encore aveuglé par le voile noir et assourdi par sa propre respiration, il fit un effort pour se mettre à quatre pattes, puis le voile se dissipa enfin. La première chose qu’il vit était le cadavre de la brute qui le tenait à sa merci il y a peu, son regard vide et son visage crispée par la douleur, surement dû à la cause de sa mort : un trou vertical de long de sa poitrine, immédiatement cautérisé par une extrême chaleur, quelle genre d’arme pouvait faire cela ? C’est alors qu’il discerna avec plus de netteté le fond, pour voir que ce qui restait de la patrouille avant que la brute ne l’attrape avait subi ce sort.
C’est alors qu’IL le vit. Avant de partir en mission, Mike lui avait autrefois fourni un document dans lequel était recensé tout ce qu’il savait sur les Covenants, une photo, leurs forces, leurs points faibles connus, leurs stratégies. C’est ainsi qu’IL le reconnu :
Des sabots fendus en guise de pieds, des jambes puissantes, avec deux articulations au lieu d’une, une peau écailleuse et épaisse, quatre doigts longs à chaque mains, une épine dorsale voutée, un long cou qui se terminait par une tête de reptile, avec quatre mandibules en guise de gueule.
Il avait en face de lui l’une des plus fortes unités Covenants, c’était une élite.
//Fin de la cinquième partie//
oups j'ai double poster, une partie, celle avec silencieusement, quelqu'un peut en supprimer une?
Un silence de plomb remplaça l’intensité des combats, Robyn n’osait bouger, le temps que Ian fasse une vérification de la zone. Ce dernier s’avança finalement vers l’humain, pour lui signifier qu’il n’y avait rien à signaler. Le pilote se releva, essoufflé, puis dit :
« -Pfouh, bien joué, un peu plus et on aurait pu m’autopsier. Merci.
-Bravo à vous aussi pour votre inventivité, et votre talent à jouer le rôle d’appât.
-Où on va, maintenant ?
-Les phantom ont besoins d’un terrain plat et en hauteur pour atterrir.
-Oui, enfin, de nos jours, la plupart des immeubles sont équipés d’un héliport.
-Quelque chose de solide. Pas plus d’une dizaines d’étage.
-ca élimine les gros immeubles.
-les rapaces ont pu appeler des renforts, dirigez vous vers ce « parking » dont vous parliez tout à l’heure, je vais grimper à un de ces immeuble. Puis vous rejoindre.
-Quoi ? Se séparer ? Bon très bien, mais vous savez où il se trouve ce parking ?
-Je ne sais même pas ce qu’est un parking, mais ne vous inquiétez pas, je veillerai sur vous.
-Bon, très bien, merci, mais juste au cas où…mémorisez ce symbole –Shepard prit une tige métallique et dessina un « p » dans un carré aux bords arrondis – il signifie parking, si vous le voyez sur un bâtiment, c’est que c’en est un. »
L’élite hocha la tête, puis ils se séparèrent.
//Montreux//Montreux ouest//
//19h07//
Voilà un petit moment que Robyn déambulait dans la ville à la recherche d’un parking, allant doucement pour laisser le temps à l’élite de monter et descendre les immeubles qui lui servaient de point d’observation.
Finalement, un panneau indiqua la direction du parking le plus proche, au tournant. Le civil prit alors une ruelle pour couper plus rapidement, quand au tournant, il entendit les aboiements caractéristiques des brutes. En passant un coup d’œil rapide, il vit les deux créatures simiesques garder l’entrée du parking, sur lequel flottait un phantom. Voilà ce qu’ils cherchaient ! Mais que faisaient ces Covenants ici ? Il recula lorsqu’une main puissante lui plaqua la bouche. Paniqué, le civil se débattit un instant avant de s’apercevoir qu’il ne s’agissait que de Ian.
« -Tu pourrais prévenir. » Chuchota-t-il.
L’alien pointa du doigt les deux gardiens, puis le phantom.
« -J’ai vu, comment on procède ? On fait du stop ?
-On les abats comme les pourritures qu’ils sont, puis nous montons sur ce vaisseau, et déguerpissons de cette ville.
-Simple et efficace, j’aime bien...Mais il me reste seulement une arme à motié vide.
-Il ne me reste également qu’un chargeur sur mon arme. Il faut que vous fassiez une diversion.
-Et comment je fais ?
-…
-Ian ? »
En se retournant, Shepard constata que l’élite s’était déjà rendu invisible et n’était plus là, ce qui, en langage Covenant, devait signifier «démerde-toi ».
«Bon, alors on va improviser » Songea-t-il.
Les deux gardiens étaient paisiblement à leur poste lorsqu’un humain se présenta à eux, mains en l’air en s’égosillant :
« -Bonjour, je me suis perdu, je retrouve plus mon chemin, vous pouvez m’aider, je vous prie ?
-Mais bien sûr, répondit celui de gauche en lançant un ricanement à son compagnon, nous sommes là pour ça…
-Ah super. »
Shepard baissa les bras et se rapprocha aussi près que son courage lui permit des deux singes.
« -Ah, enfin des personnes raisonnables, j’ai dû tuer des dizaines de comme vous qui ont refusé.
-blargh, ne te moque pas de nous ! Tu serais incapable d’abattre un grognard endormi avec une de vos armes les plus puissantes.
-En parlant d’arme, sauriez-vous ou se trouve l’armurerie la plus proche ? Mes armes sont vides maintenant.
-ROAR, et si nous nous contentions de te tuer puis de te rôtir ? Ou l’inverse ? » Demanda la seconde brute.
« -Ah, vous ne pouvez pas faire ça, répliqua Shepard, hautain.
-Et pourquoi ça ?
-Parce que je suis une cible d’importance, et que vous devez ma capturer vivant ! »Dit triomphalement l’humain.
« -Vraiment ? Qu’as-tu d’importance, mise à part ta stupidité ?
-Eh bien, je peux tuer par la pensée.
-Tiens donc ?
-Vous voulez une démonstration ?
-Je suis bien curieux.
-Très bien regardez. »
Sur ce, Shepard se concentra très fort sur la tête de la brute de gauche. Ian intervint à ce moment pour tuer les deux brutes, collée l’une à l’autre, d’un seul mouvement horizontale, au-dessus de la tête de shepard.
« -Ah, je vous l’avais bien dit. » Ricana Robyn.
« -Ne perdons pas de temps. » Déclare Ian en désactivant son arme. Puis ils se dirigèrent tous deux à l’intérieur du parking, puis montèrent sur le toit, où la phantom stationnait, lorsque le pilote s’étonna de ne voir personne pour le garder, l’élite lui expliqua que le phantom devait probablement escorter quelqu’un, et que son escorte l’avait suivi, excepté les deux brutes aperçut plus juste avant.
Ian réactiva son camouflage, rentra dans le véhicule Covenant, puis ressortit couvert de sang, pour faire signe à l’humain de venir à l’intérieur.
//Montreux//Phantom Covenant//
//19h20//
L’intérieur du vaisseau était comme tous les intérieurs covenants : Violet, chitineux, et inconfortable.
Le cadavre de la brute qui pilotait souillait le sol de son sang en de nombreux endroits, même une partie des commandes étaient touchées. Le reste était désespérément vide, rien pour s’asseoir, des volets latéraux fermés et son réacteur éblouissant à l’arrière.
L’élite se dirigea avec aisance dans le petit habitacle jusqu’aux commandes, appuya sur un glyphe qui ouvrit un panneau latéral, y jeta la brute avant de la refermer, puis de décoller.
Une fois à bonne altitude, il demanda :
« -où va on ? »
C’est vrai, il n’avait pas encore dit à Ian ou se trouvait le camp, et il n’avait pas pensé à ce qu’ils feraient s’ils réussissaient à sortir de la ville. Etait-il sage de conduire cet ex-Covenant au camp ? Après tout, et malgré le nombre de victimes que l’élite avait abattues devant ses yeux, c’était peut-être un piège. Après longue réflexion, il estima qu’il pouvait le conduire non loin du camp, pour donner une localisation approximative, puis finir à pied, pour pouvoir le surveiller, et avoir une chance de l’abattre s’il tentait quoi que ce soit. Après lui avoir donné les coordonnées modifiées, il observa attentivement les gestes et opérations que l’élite effectuait sur le panneau de commande afin d’en percer la logique et la signification. Après tout, savoir piloter un appareil covenants pourrais s’avérer utile dans l’avenir. Finalement, l’appareil s’extirpa de l’enfer, direction Monthey.
//Fin de la sixième partie//
Mon dieu, ça vit toujours ce topic ? ![]()
still alive
alors, malgré le manque de post depuis un moment, sachez que je travaille encore dessus, l'épisode suivant est commencé, seulement j'ai un autre projet écrit qui me prend mon temps... mais je ne laisse pas tomber...à binetôt
Bon, ou j'en étais moi deja?^^
oh mon dieu, un indigène...Je poste la suite dés la correction
//Phantom capturé//au-dessus de la suisse//
//20h26//
-Et ce bouton, il sert à quoi ?
Ian l’empêcha d’appuyer dessus d’un revers de main avant de répondre :
-Ne touchez pas à ça, c’est pour réguler l’arrivée de plasma dans les moteurs, une surdose pourrais faire exploser notre phantom.
Shepard blêmit à l’idée qu’il était sur le point d’appuyer dessus, puis croisa ses mains dans le dos pour ne plus toucher à rien.
Cela faisait presque plus d’une heure qu’ils volaient, d’habitude, Robyn ne s’ennuyait pas puisqu’il pilotait, mais comme cette fois-ci il était passager, le temps passait plus lentement. Il avait d’abord commencé à faire les cents pas, puis entamé la discussion avec l’élite, espérant briser la glace. Et cela faisait désormais dix minutes que l’alien supportait les questions incessantes de l’humain avec une patiente angélique. Mais comment faisaient les passagers pour supporter cela ?
« Ah oui, c’est vrai, ils meurent littéralement avant de s’ennuyer. » Songea-t-il en repensant au faible taux de survie de ses passagers.
«-Nous somme arrivés à Monthey.
-Quoi ? Déjà ? Mais il devrait rester dix minutes de trajet !
-Nos véhicules sont plus rapides. Où nous posons-nous ?
-Ouvrez les flancs du véhicules s’il vous plait, que je me repère. »
L’élite s’exécuta et le civil se pencha en dehors pour s’orienter. Il repéra rapidement la base, mais chercha un endroit pas trop loin où atterrir pour brouiller les pistes et ne donner que des coordonnées approximatives.
Finalement, il tendit le bras en pointant un groupe de bâtisses de quelques étages à l’orée de la ville, l’un d’eux avait un héliport. Ils n’auraient qu’à escalader la montagne à pied.
//21h30//
« Bien, déclara Gallien, Je vais maintenant contacter Art afin d’avoir des explications supplémentaires, étant donné que j’ai besoin de Shepard, et que je ne peux vous laisser vous promener seul dans notre camp –pour votre sécurité- Je vais vous demander de rester ici et de vous poster hors du champ Ian.
-Hey, vous ne m’avez jamais parlé aussi gentiment à moi ! protesta Robyn
-Parce que vous êtes un connard, c’est tout.
-Vous êtes méchant.
-Han ! Pauvre chou, bon, amenez-vous ici…-Puis il ajouta, après une courte pause- S’il vous plaît. »
Le pilote s’exécuta puis le dirigeant du camp entreprit de contacter le commandant Art, qui apparut bientôt sur l’écran géant fixé au mur. Aussitôt, le commandant prit la parole :
« -Gallien, quelle surprise, je ne pense pas que vous me recontacteriez aujourd’hui, que me vaut cette honneur ?
-Une bonne nouvelle assurément, notre tête brûlée est de retour parmi les vivants.
-Bon sang, Shepard, c’est bien vous ? (il plissa des yeux pour mieux distinguer la silhouette sur son écran.) Damachus m’avait annoncé votre disparition et avait estimé vos chance de survie à quasi-nulle.
-Ouais, bah cette saloperie m’a trahi ! »
L’IA apparut alors à la fois au côté de Art et dans un encart sur l’écran. Elle dessina les mots « Je suis désolé » à l’écran.
« -Pardon ? Je n’ai pas entendu, il y a eu des interférences
-Si vous le permettez, je vais expliquer au civil mon point de vue commandant.
-Permission accordée Dam’
-Cher Shepard, après vous avoir SAUVE LA VIE des drones, j’ai perdu tout contact avec vous, à cause des radiations, j’ai alors ouvert tous les accès sécurisés qui menaient à l’intérieur du vaisseau, espérant que vous trouveriez un de ces SAS puis me recontacteriez. Mais vous n’avez visiblement pas su en trouver une. J’ai alors retardé l’explosion au maximum, nous avons évacué les lieux, puis nous vous avons recherché dans les environs jusqu’à l’arrivée des renforts ennemis. Nous avons alors dû partir. Je suis prêt à reconnaitre certaines erreurs que j’ai commises, mais je n’ai en aucun cas essayé de vous tuer. Je vous demande pardon. »
Il était évident aux yeux de Shepard que l’IA avait camouflé cette dernière phrase ainsi que son accusation.
Shepard grommela un instant seul. Art poursuivi :
« -Bref, la mission est néanmoins une réussite, ce foutu croiseur est une fois de plus détruit, et j’ajouterais sans aucune perte humaine ! Comme promis, votre camp recevra toute l’aide nécessaire à sa pérennisation…Sans la « compensation » que nous avons négocié bien entendu.
-Compensation !? Fut sur le point d’exploser Shepard, qui se sentit concerné. Et elle s’élève à combien ? Ma putain de compensation ? Vous avez parié quoi sur ma mort ?
-Mais enfin Shepard, il ne s’agit pas de cela ! Cette compensation dont nous parlons fait référence…
-L’objet de l’échange était un char d’assaut de modèle scorpion. »
C’était Damachus qui venait de parler. Les secondes suivantes furent silencieuses, notamment parce que Shepard était tiraillé entre la surprise (un tank ?) ; la fierté (un tank !) : a nouveau la surprise (un tank ?!) ; puis enfin le dégoût (un putain de tank !).
Avant qu’il ne reprenne ses esprits, Gallien s’engouffra dans le brèche de silence pour tenter de changer de sujet :
« - Bref, je vais vous envoyer le rapport de son retour, merci encore pour toute l’aide que vous nous avez accordé. Je voulais simplement vous prévenir en personne, puis-je faire autre chose pour vous avant de vous laisser aller à votre occupation ? »
Ce que Shepard traduisit dans sa tête par « Ça va chauffer, barrez-vous ! » Art répondit :
« - Pas tout à fait, Damachus vient de m’informer qu’il à fait appel à l’escouade Lycan, ils seront content de vous revoir, mais si vous voulez vous reposer, je comprends. »
Pris au dépourvu, Shepard hocha légèrement la tête pour signifier qu’il était d’accord.
« -Bien, poursuivit Art, les voici » Il se décala légèrement pour laisser entrevoir cinq silhouettes se précipitant…Chloé fut la première arrivée devant la caméra, et toisa longuement le survivant. Elle ouvrit la bouche une ou deux fois, puis finit par dire :
« -Putain j’y crois pas, c’est vraiment cet enculé de Shrapnel.
-Shepard, corrigea machinalement l’intéressé.
-Ouais, ouais, répondit la blonde, avec un geste de la main signifiant que ça n’avait aucune sorte d’importance, il a survécu au trou du cul du monde !
-Hey, signala la voix de Dickson, je suis né à Montreux je te signale.
-C’est bien ce que je dis, rétorqua-t-elle avec un clin d’œil appuyé à la caméra, rien que des fangeux la bas.
-Et des psychopathes ! Surenchérit Nicolas
-Et des psychopathes. »
Chloé fut chassée pour laisser apparaître Cooper, qui plissa aussi des yeux, mais sans aucun enthousiasme.
« -Bordel, c’est pas vrai, t’es plus coriace que ce que laisse supposer ta carcasse de crevette toi ? Pas vrai ?
-Pas la peine de vous bousculer pour me féliciter les gars, souriait Robyn.
-Hey Nic’, vient mater ça…moi j’ai ma dose.
-C’est ça, dégage. »
Une autre silhouette se présenta et le civil reconnu Nicolas, il semblait aussi surexcité que d’habitude, une main gantée passa également pour dire bonjour, sûrement Dickson.
« -Oh, ce n’est pas vrai, t’es vraiment vivant mon pote ? T’as géré, faudra que tu nous dises comment t’a fait, même Dama’ te pensais complétement crevé ! »
La silhouette bleutée de l’IA se gratta le museau, un tic bien humain pour un loup-garou.
« -J’ai eu beaucoup de chance, avoua Robyn, ravi de répondre au premier type qui lui parlait d’une manière relativement correcte. Et puis, je commence à avoir l’habitude de traverser des villes en ruines infestées de Covenants…Peut-être mon futur métier, je devrais peut-être me reconvertir ?
-Vu tes talents de pilote, je te le conseille. »
C’était Cooper qui venait de dire ça, évidemment. Shepard l’ignora, mais Nicolas répliqua pour lui :
« -Et qui piloterais ? Toi ? Tu ne rentres même pas dans le cockpit, mon gros. »
Robyn sourit, et adressa un signe de tête reconnaissant à Nicolas. Ce dernier se dégagea, puis fut remplacé par Donnely, qui avait l’air épuisé, avec une barbe naissante. Il ne portait pas son casque non plus, et on pouvait voir son autre œil, de couleur verte, une légère cicatrice traversait l’orbite, sans avoir endommagé l’œil. Il posa sur le civil ses yeux vairrons.
« -Shepard, ravi de vous revoir, vous n’imaginez pas à quel point ça me soulage…Félicitations, et bienvenue à nouveau chez vous.
-Merci Donnely, c’est très gentil.
-La gentillesse n’y est pour rien, je déteste abandonner mes hommes, surtout quand ils sont de valeur.
-Vous me draguez, Donnely ?
-Fermez-la, pour une fois qu’on vous fait un compliment, profitez-en.
-A vos ordres. »
Art repris son poste devant son moniteur, avant de conclure.
« -Bien, je ne peux vous accorder plus de temps, Gallien, j’attends le rapport de Shepard dès que possible, j’aimerais connaître cette histoire, votre ravitaillement vous sera bientôt envoyé, Shepard, félicitations, encore une fois. Je vous recontacte au besoin. Art terminé »
Damachus ferma la communication après avoir fait un salut de la patte. Le silence retomba dans le bureau, Shepard et Gallien aux aguets, chacun attendait une parole ou un mouvement de l’autre.
Le pilote tira le premier :
« -Un char ? Merde, si j’avais su, je serais mort là-bas, vous auriez dû me prévenir que ma mission consistait à crever !
-Ne soyez pas ridicule ! Si votre mort m’arrangeait vraiment, vous n’auriez pas passé la porte du camp, vous auriez été abattu à l’entrée, et j’aurai eu mon tank.
-Salaud ! A quoi ça vous sert un tank ? Vous savez en piloter un ?
-Des personnes le peuvent sûrement dans ce camp, et n’insinuez plus jamais que je serais prêt à offrir une vie contre des biens Shepard, sinon…La prochaine fois, vous aurez mon poing dans la gueule. »
Légèrement surpris d’avoir provoqué de la vulgarité chez Gallien (il s’efforçait d’y parvenir depuis un bout de temps, mais sans succès) le civil sauta sur l’opportunité et se leva en repoussant sa chaise, qui tomba à la renverse. Le directeur du camp l’imita aussitôt, puis dégaina cette fois le premier.
« -J’ai été permissif avec vous trop longtemps. Chacun ici à vue la mort de prêt, et je suis conscient que vous venez de traverser une nouvelle épreuve, mais ça ne vous donne pas le droit de me traiter comme votre chien…Je vous donne un avertissement Shepard, vous êtes mis à l’épreuve, à la prochaine incartade, je vous retire vos privilèges et vous envoie en prison, vous irez faire coucou aux détenus de ma part, quelques mafieux notamment. Alors, ne doutez plus jamais de mes décisions, et surtout, ne doutez plus jamais. JAMAIS DE MES MOTIVATIONS ! JE NE DESIRE QUE SAUVER CES GENS. Vous y compris. »
Le pilote fût mouché un instant, mais parvint peu à peu à reprendre contenance pour sortir une réplique, quand une patte écailleuse se posa sur son épaule. Sentant la tension grandissante, et pour éviter une longue dispute, Ian sortit de son silence et intervint :
« - A propos de mon cas, comment procédons-nous ? Dois-je sortir de la base ? »
Les deux humains pivotèrent d’un bloc et répondirent à l’unisson :
« -NON ! »
Puis ils se regardèrent :
« -Tiens, fit Gallien, c’est singulier.
-Oui, nous sommes d’accord sur un point.
-Une fois n’est pas coutume
-Je suppose…
-Vous ne m’en voudrez pas alors si je vous demande de sortir pour discuter avec votre ami sur son problème de logement ?
-Euh…non.
-Bien, attendez devant la porte je vous prie. »
Shepard s’exécuta, ouvrit la porte d’un geste près du panneau holographique, qui se referma dès qu’il l’eut passé, un garde l’interpella :
« -Ca y est, vous avez fini ?
-Non, il veut que j’attende dehors le temps qu’il discute. »
Des bruits de discutions étouffée se firent entendre à travers la porte. Le garde toisa Robyn :
« -Vous pouvez me dire ce qu’il se passe ? C’est grave ?
- Quoi, je ne vous ai pas dit ? Quand je suis rentré ici, j’ai fait rentrer un alien clandestinement, et là, il tape la discussion avec votre chef…Ou le tape tout court d’ailleurs, on lui cherche un logement, dans votre pieu sûrement. On va bientôt devenir pote avec nos pires ennemis, car ils ont commencé à se rendre compte qu’ils faisaient n’importe quoi… Ils veulent se faire pardonner.
-C’est ça, fous-toi de moi. Ordure. »