Voilà la suite les gars. Un peu courte, volontairement car de l'action doit arriver dans le chapitre suivant. Et je souhaite faire la part des choses avec ce chapitre qui est plus basé sur la discussion entre nos survivants, ainsi que l'élaboration du plan pour quitter Raccoon.
CHAPITRE 30 :
- Restez très vigilant. Il faut qu'on trouve une voiture en état de marche maintenant, ou on ne va pas faire de vieux os ici ! S'exclame Neil méfiant.
- Surveillez bien vos arrières et veillez à ce qu'aucun monstre ne surgisse des côtés. Rajoute Scott prêt à tirer, son regard très expressif à travers sa cagoule.
- Attendez, je crois entendre des bruits de pas qui s'approchent ! Intervient Alan en pointant sa mitraillette droit devant.
- Taisez-vous, plus un geste ! Ordonne Neil.
L'équipe se met à genoux, chacun en position de tir. Neil avec son fusil à pompe, George Scott avec sa TMP, Alan avec sa mitraillette et enfin Orsky le pompier avec son AK-47 qu'il avait trouvé dans l'armurerie.
- Ca se rapproche. Il faut tirer Neil bordel ! S'énerve Campbell.
- Non Alan, je n'entends aucune plainte, ce ne sont peut-être pas des zombies. Attendez mon signal. Termine Carlsen sûr de lui.
C'est alors que surgit un nombre important d'UBCS à travers la masse de l'épais brouillard. Avec en tête, la ravissante Samantha Kolovsky.
- Nom de Dieu mais qu'est-ce que c'est que ça ? Intervient l'ex-militaire en se relevant surpris.
Tous les hommes de Neil font de même en baissant leurs armes hormis Alan qui reste très sceptique. En revanche les UBCS ne font pas de cadeaux aux survivants et continuent de les maintenir en joue.
- Nous sommes humains, inutile de nous maintenir dans votre ligne de mire. Ajoute le sergent soulagé en tendant sa main gauche comme si le soleil l’éblouissait.
- Je suis le colonel Samantha Kolovsky. Je dirige ces 14 hommes qui sont les derniers survivants de cette ville ! Vous n'avez rien à craindre, baissez vos armes et rejoignez mon équipe pour quitter Raccoon. S'exprime-t-elle clairement.
- Où se trouve le Général Litbarsky ? C'est lui que nous devions rencontrer selon certains de vos hommes. Demande le sergent.
- Où se trouve ces hommes qui vont ont affirmé cela ? Demande à son tour le colonel sur un ton très froid.
- Ils sont morts. Répond Campbell d'un ton aussi sec.
- Je vous ai dit de baisser cette arme soldat ! Reprend Samantha en observant l'uniforme d'Alan Campbell.
- Attendez....Je vous reconnais ! Vous êtes cette femme qui s'est fait battre par 3 de vos hommes il y a quelques heures de cela. Vous pouvez nous expliquer ça mademoiselle ? L'interroge Alan intéressé.
- Colonel s’il vous plaît…Tiens à ajouter Samantha avant de poursuivre.
Ces hommes ont décidé de faire clan à part et ont trahi le Général Litbarsky. Etant très fidèle au Général, j'ai eu la malchance de les croiser en ville si vous voyez ce que je veux dire... Explique cette magnifique femme très calmement.
- Pourtant ils semblaient réclamer certains documents... Poursuit Campbell très méfiant envers cette femme.
- Je comprends... c'est donc vous que je dois remercier pour m'avoir sauvé la vie c'est bien ça ? Monsieur... Monsieur?
- Alan Campbell. Répond fermement le militaire.
- Je suis vraiment désolée de ne pas être restée à vos côtés pendant le combat mais je vois que votre cou a souffert. Je me suis enfuie sans chercher à comprendre qui me portait secours, vous comprenez...
- J'ai du mal mais bon... Rétorque le fumeur rancunier.
- Vous savez, quand une femme se fait battre par trois dégénérés et que quelqu'un lui porte secours, elle suit son instinct…le mien me demandait de fuir le plus loin possible. Encore une fois je suis vraiment désolée pour ce manque de courage. Entre nous, dans l'état où je me trouvais, je n'aurais pas été d'un grand secours pour vous. En tout cas je ne vous remercierais jamais assez, je vous dois la vie. Dit Samantha avec un large sourire.
- Je peux comprendre. Mais revenons en aux documents que ces hommes voulaient vous soutirez ! Qu'est-ce que c'est ? Continu Alan impatient.
- Ce sont des rapports de bataille très important pour la société Umbrella. Ces trois soldats les avaient dérobés à Stan Litbarsky. Ment le colonel.
- Vous savez au moins que Umbrella est responsable de tout ce merdier ! Vocifère Alan hors de lui.
- Ecoutez Alan, nous sommes juste des mercenaires. On a été envoyé ici pour sauver des vies et pas pour polémiquer sur la multinationale. Certes il est possible qu'elle soit impliquée dans tout ce foutoir mais nous, nous sommes juste l'armée ! Rien de plus ! Et je ne vous cache pas que dans tous les UBCS, il se peut que certains ne soient pas des enfants de cœur. En même temps ce sont des mercenaires ! Cependant je peux vous garantir qu'avec moi et mon équipe, vous êtes suffisamment en sécurité pour quitter cette ville. Croyez-moi... Les convainc Samantha très efficacement.
- Vous n'avez pas répondu à ma question. Qu'est devenu le Général Litbarsky ? Rajoute Neil qui ne sait plus sur quel pied danser.
- Il est mort lui aussi... Finit par lui avouer le colonel au bout de quelques secondes, sur un ton beaucoup plus pacifique.
Maintenant venez avec nous, faites nous confiance, nous sommes la pour sauver des vies. Termine Samantha.
- C'est ça ! Comme votre capitaine Weller qui nous a menti sur toute la ligne en nous faisant croire qu'il n'y avait pas d'antidote pour le virus-T. Intervient le pompier spontanément.
- Vous savez, je ne suis pas en mesure de pouvoir gérer tous les UBCS qui sont intervenus sur Raccoon. En revanche ce que je peux vous affirmer, c'est qu'il existe bien des antidotes contre le virus-T. Ils ne sont pas fiables à 100%. Pourquoi avez-vous besoin d'un antidote ? Les questionne-t-elle ensuite.
- Mon coéquipier Alan en aurait besoin. Il a été infecté par un chien probablement atteint par le virus. Dit Neil.
- Il vous a mordu ? Réplique Samantha du tac au tac.
- Non mais il m’a léché le visage, peu de temps après j'ai ressenti une fatigue extrême. Désormais je vais beaucoup mieux mais il est normal que je m'affole un peu non ? Explique Campbell tendu.
- Très bien. Ca ne devrait pas être trop grave, du moins je l'espère... De toutes manières, si vous devenez un de ses monstres sans âmes, moi et mes hommes n'auront guère le choix que de vous abattre, afin d'assurer la sécurité pour le reste du groupe, vous comprenez ? Qui n'a pas utilisé son antidote ? Demande ensuite le colonel à son groupe en les regardant d'un air diabolique.
Vous préférez que je vienne vérifier par moi même ? Continue-t-elle pour faire peur à ses coéquipiers.
- Moi je ne l'ai pas utilisé, j'en ai deux en plus car j'en ai récupéré un sur le cadavre d'un compagnon d'arme. Intervient Louis, l'un des UBCS qui lance l'antidote à sa supérieure.
- Merci. Lui dit Samantha en remettant la fiole à Neil qui la retransmet à Alan.
Ce dernier ne se fait pas prier pour la boire le plus rapidement possible.
- Alors vous êtes rassurés ? Vous voyez bien que nous sommes là pour vous sortir d'ici. Reprend la femme fatale.
- Qu'est-ce qui nous prouve que vous ne nous menez pas en bateau, colonel ? Rajoute le sergent sur ses gardes.
- Comme je vous l'ai dit. Je tiens mes hommes à bout de bras, aucun d'entre eux ne trahirons mes décisions. De plus étant donné que je succède au Général Litbarsky, je suis en mesure de poursuivre ce qu'il avait décidé d’entreprendre, c'est à dire de retrouver un maximum de survivants et de foutre le camp de cette ville. Vous croyez vraiment que je m’embêterai à discuter aussi longtemps avec vous si se n'était pas le cas ? Conclu Samantha qui commence à perdre patience.
- Très bien. Nous acceptons votre aide. Finit par céder Neil, un peu à contre cœur et après un temps de réflexion suffisamment long.
- Quel est votre nom ? Poursuit Samantha.
- Je suis le sergent Neil Carlsen, du commissariat de police de Raccoon City (RPD). Je dirige ce petit groupe de survivant composé de George Scott, Alan Campbell et enfin William Orsky. Dit Neil en présentant chacun de ses hommes.
- Bien Neil, je pense sincèrement que nous allons nous en sortir tous ensemble. Finit par dire le colonel au bout d'un long moment de silence.
- Attendez, vous avez un plan pour nous sortir d'ici au juste ? La stoppe Neil lorsque Samantha commence à lui tourner le dos pour continuer sa route.
- Nous devons rejoindre le Beffroi et sonner la cloche. Un hélicoptère viendra nous chercher. C'était prévu dès notre arrivé à Raccoon. Il n'y a aucuns soucis à se faire. Explique la dirigeante.
- C'est loin d'ici non ? L'aéroport ne serait pas un moyen plus simple de quitter la ville ? C’est ce que moi et mes hommes avions prévu au départ ! L'interroge de nouveau Neil anxieux.
- Faite moi confiance Neil, la route pour aller au Beffroi est beaucoup moins pénible que celle de l'aéroport et je vous donne ma parole qu'un hélicoptère est censé venir tous nous récupérer dès que nous aurons sonné la cloche. De plus il n’est pas sûr à cent pour cent qu’un avion serait en état de marche à l’aéroport. Conclu le colonel.
- Très bien, alors allons-y. Finit par accepter Neil un peu déstabilisé.
La conversation a juste le temps de se terminer qu'un monstre d'une envergure impressionnante se dirige vers la vingtaine de survivants présents au milieu de l'avenue où le brouillard s'est retiré il y a déjà quelques minutes. Personne ne bouge devant la terreur qui se présente devant eux. Le monstre semble être humain, il mesure plus de 2 mètres de haut sans aucun doute, son visage semble caché par une sorte de chiffon sale enroulé autour de son visage, ne laissant transparaître que ses yeux rouges sang. Une tâche de sang semble se diffuser au niveau de sa bouche... Son corps est tel celui d'un zombie. Il est vêtu d’un tee-shirt blanc lacéré et d’un pantalon noir d'une matière très résistante. Mais le plus terrifiant est que des chaînes sont enroulées tout autour de son corps incluant le thorax et les jambes. Ses pieds sont horribles, d'un bleu violet telle la peau d'un mort. En plus de tout ça, il possède deux sortes de sabres à chaque main qui sont maintenus par des chaînes enroulées autour de ses avants bras d'une grosseur jamais vu. En apercevant les survivants qui lui font face, il se met à foncer sur eux avec une rage inconcevable, en hurlant un cri rauque qui tétanise la majorité des soldats sur place...
Voilà pour ce petit chapitre qui annonce une suite plutôt tournée action et horreur. Lachez les comms ! 