les joueur de haut niveau serait trop utilisés pour jouer les match de haut niveau selon domenech
sacré Raymond
Pour le sélectionneur de l´équipe de France, la blessure de David Trezeguet (élongation à la cuisse gauche), qui s´ajoute à cette de Thierry Henry (pubalgie) n´est qu´une manifestation de plus des cadences infernales qui frappent les joueurs de haut niveau. «Tout le monde le dit depuis des années. A un moment, il va falloir dire stop, s´est emballé Raymond Domenech mardi à Clairefontaine. J´ai fait le compte : l´année dernière, certains clubs ont fait 75 matches. Ce sont les grands clubs, ceux qui ont les grands joueurs. Ceux-ci sont sous pression en permanence. On ne peut pas tirer sur les mêmes joueurs aussi longtemps. Ils ont des préparations tronquées car ils partent faire des tournées à droite à gauche. Ils ne font que des matches de haut niveau car l´opposition est toujours au maximum contre eux.»
Trois semaines après les déclarations de Fabio Capello sur l´instauration d´une compensation financière en faveur des clubs, Domenech prend cependant le soin de ne pas rentrer dans un conflit ouvert avec les clubs qui emploient ses joueurs. «Ce n´est la faute ni des sélections ni des clubs, dit-il. Tous les entraîneurs de club vivent, comme moi, dans l´angoisse d´avoir un joueur qui se blesse dans un match qui n´est pas celui de leur équipe. C´est logique. Ce que je dis c´est : trouvons une solution tous ensemble. C´est la faute d´une organisation qui faut que ces joueurs-là font trop de matches. Les grandes compétitions internationales doivent exister dans de bonnes conditions. Arrêtons la multiplication des sous-compétitions.» La première coupe du monde des clubs aura lieu au Japon entre le 11 et le 18 décembre prochains.
Interrogé sur les très longues vacances de Zidane (plus d´un mois) et certains de ses partenaires, Domenech a cependant lancé : «Demandez ce qu´ils ont fait en préparation. Je suis resté soft...» Le sélectionneur pointe à mots couverts, pour la première fois, les longues tournées d´été en Asie et en Amérique que font les clubs européens les plus puissants pour monnayer leur image. Le Real Madrid, la Juventus, Manchester United ou Chelsea se sont livrés à de tels programmes cet été, comme Lyon, qui a disputé la Coupe de la Paix en Corée du Sud. Les clubs demandent de leur côté, comme Arsène Wenger à Arsenal, la suppression des matches amicaux internationaux et contestent l´intérêt de compétitions comme la Coupe des confédérations.
Source : "l´équipe" j´aime bien le copier/coller 