Intertoto : Un changement de mentalité 20/06/2005
Dans moins d’un mois, l’OM disputera son premier match en Intertoto. Avec pour ambition de marcher dans les pas de Lille, Villarreal et Schalke, vainqueurs de l’édition 2004, et auteurs d’une excellente saison par la suite.
En 2002, le FC Sochaux de Jean Fernandez s’était qualifié pour la coupe intertoto, grâce à sa 8e place. Mais l’entraîneur était alors parti à Metz. Le nouveau technicien marseillais n’a donc jamais dirigé une formation dans cette compétition, ce qui ne l’empêche pas de considérer favorablement la décision des responsables phocéens d’y prendre part cette saison.
«Je m’associe totalement à ce choix», nous assurait-il jeudi dernier. «Au bout de quelques victoires on peut accéder à la coupe de l’Uefa. Ce sera notre premier objectif cette saison».
Fernandez se souvient de l’époque où «les clubs français boudaient l’intertoto». «Mais», ajoute-t-il «depuis, le parcours de Lille à la fois sur la scène nationale et en coupe d’Europe la saison dernière, ils ont révisé leur avis. Nous ferons en sorte d’être prêts pour le début de l’épreuve. Ces matches vont remplacer les rencontres amicales. Il y aura même plus d’intensité».
Effectivement, les Lillois n’ont pas eu à regretter d’avoir donné leur aval. Entrés par le biais de l’Intertoto, les Dogues ont ensuite réalisé un parcours honorable en Uefa ( 8e de finale). Surtout, cette rapide entrée dans le vif du sujet au cœur de l’été n’a pas pénalisé physiquement la formation de Claude Puel. Au contraire, le LOSC lui doit son excellente première moitié de championnat.
Lille n’est pas un cas isolé en Europe. Les deux autres vainqueurs de la précédente édition de la coupe intertoto ( Villarreal et Schalke) ont connu des destins similaires. Toutes ces équipes ont bouclé la saison suffisamment bien classés pour se qualifier pour la Ligue des Champions 2005-06.
Une statistique tangible qui va à l’encontre de l’idée selon laquelle les équipes qui participent à cette compétition sont «carbonisées» pour la suite de la saison. Une impression laissée en France par le Bordeaux de Zidane, Dugarry et Lizarazu en 1996. Cette année-là les Girondins avaient franchi toutes les étapes depuis l’intertoto jusqu’à la finale de la coupe de l’Uefa ( perdue contre le Bayern). Mais en contrepartie, ils avaient aussi péniblement terminé à la 16e place de division 1.
Dix ans ont passé, et les mentalités ont depuis évolué. Cette saison, le plateau est d’ailleurs particulièrement relevé. L’OM, la Lazio de Rome, Hambourg, Dortmund, Valence, La Corogne, l´Athletic Bilbao, ou encore Newcastle font partie des favoris pour décrocher une des trois places qualificatives pour la coupe de l’Uefa.
La compétition a débuté ce week-end avec le match aller du premier tour. Les supporters phocéens avaient un œil sur la rencontre entre Narva Trans et Lokeren ( victoire des Belges 2-0 en Estonie).
Car le vainqueur affrontera les Young Boys de Bern ( Suisse) début juillet. Et on saura alors chez quel adversaire l’Olympique de Marseille se déplacera le week-end des 16 et 17 juillet prochain. Avec un match retour prévu à Marseille, une semaine plus tard.