il y a un artcile dans mon journal local aujourd´hui sur la fusion entre canalsat et Tps:
Téléspectateurs : ce qui va changer
La fusion des deux bouquets ne conduira pas dans l’immédiat à une augmentation de prix pour les abonnés, les modalités précises de l’opération n’étant pas totalement finalisées.
> L’abonné à CanalSat pourra recevoir en plus sans changement de tarif TF1, M6 et TPS Star (chaîne vedette du bouquet TPS) dans un premier temps. De son côté, un abonné de TPS aura accès à Canal+ Le Bouquet (cinq chaînes vedette).
> « À partir du début 2007 » une nouvelle offre sera progressivement mise en place, offre destinée à élargir le choix de chaînes sur les thèmes les plus fédérateurs (cinéma, sport, jeunesse, musique, documentaire, etc) . Cette offre sera proposée aux abonnés de CanalSat et TPS à des conditions de prix inchangées. Le nombre des chaînes thématiques devrait toutefois diminuer, certaines faisant doublon, dans le domaine du cinéma notamment.
VCanal+ assure que les chaînes conventionnées indépendantes, en langue française, continueront à être reprises au sein des offres satellitaires de la nouvelle entité. Leur proportion dans les offres du nouveau groupe « sera au minimum préservée ».
VLes plate-formes concurrentes de Canal+ pourront distribuer librement sept chaînes : TPS Star (chaîne vedette du bouquet TPS), CinéStar, CinéCulte et CinéToile (3 chaînes à thématique cinéma du bouquet TPS), Piwi et Teletoon (deux chaînes jeunesse de TPS) et Sport+, la seule de ces chaînes éditée par Canal+. Les concurrents de Canal + France pourront également incorporer à leur plate-forme les chaînes TF1 et M6.
VL’offre Canal+ Le Bouquet continuera à être distribuée, mais toujours uniquement de façon groupée, par les opérateurs de télécommunications.
Canal+ France : naissance d’un géant de la TV payante
Le mariage TPS - CanalSat, c’est près de dix millions d’abonnés et trois milliards d’euros de chiffre d’affaires.PHOTO AFP
La France, à l’instar des autres pays européens, ne disposera à la fin de cette année que d’un seul bouquet satellitaire de télévision payante, après le feu vert hier du gouvernement français à la fusion de CanalSat et de TPS.
La décision du ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie intervient plus de huit mois après l’annonce du projet de rapprochement entre les deux frères ennemis, qui va donner naissance, au quatrième trimestre 2006, à un groupe baptisé provisoirement Canal+ France.
Ce nouvel ensemble sera détenu à terme à 65 % par le groupe Canal+ (contrôlé par Vivendi Universal), 20 % par Lagardère, 9,9 % par TF1 et 5,1 % par M6. Selon les chiffres actuels, il compte quelque 10 millions d’abonnés et pèse plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Cette fusion était notamment rendue nécessaire par l’apparition de nouvelles offres télévisées concurrentes : les opérateurs de télécoms deviennent distributeurs de télévision via l’ADSL, la télévision numérique terrestre (TNT) monte en puissance et les câblo-opérateurs se regroupent.
Engagements
Pour préserver la concurrence, le groupe Canal+ et Vivendi ont promis de respecter 59 « engagements », pour une durée maximale de cinq à six ans selon les cas. Le groupe Canal+ a assuré que cette opération se ferait « au bénéfice des consommateurs ».
Canal+ et Vivendi « ont donné un certain nombre de garanties afin de maintenir un degré suffisant de concurrence » pour l’achat de droits cinématographiques et sportifs, selon le ministère de l’Économie.
Canal+ s’engage « à faciliter l’accès des opérateurs de télévision et de vidéo à la demande » aux droits cinématographiques et sportifs.
Pour cela, la durée des futurs accords passés par Canal + avec les studios américains est limitée à trois ans, les concurrents auront « un accès non discriminatoire » au catalogue de StudioCanal (la société de production de Canal) et le groupe renonce à solliciter des offres couplées pour différentes catégories de droits cinéma ou sportifs.
Enfin, côté financement du cinéma (Canal+ est l’un des principaux bailleurs de fonds du cinéma français), le groupe estime que la fusion « contribuera à promouvoir la diversité de la production cinématographique française et européenne », via notamment une politique d’acquisition « riche et diversifiée ».
Le secteur du cinéma craint en effet qu’un guichet unique « TPS-Canal+ » soit moins généreux que ne le sont, séparément, ces deux groupes.