Merci Shaq17 c´est ce que je voulais savoir
Noah reçu avec mention
04/04/2006
Par François KULAWIK
De Sports.fr
Jeu, set et match! Joakim Noah est entré de plein pied dans l´histoire du basket français. L´intérieur tricolore, à la nationalité américano-suédoise, est en effet devenu le premier ´Français´ champion universitaire. En finale du tournoi NCAA, ses Gators n´ont fait qu´une bouchée d´UCLA, Florida l´emportant 73-57 à l´issue d´une rencontre maîtrisée de bout en bout. Et Noah de faire d´autant plus sensation qu´il a également été élu meilleur joueur du Final Four après avoir notamment signé 16 points, 9 rebonds et 6 contres face aux Bruins.
Rien ni personne n´a pu arrêter Joakim Noah et les Gators.Après la NBA, la NCAA! Alors que les compères Tony Parker et Boris Diaw, notamment, portent haut les couleurs tricolores sur les parquets de la grande Ligue, le basket français a fait une entrée fracassante au panthéon universitaire. Alors certes, le nouveau représentant tricolore n´a pour l´heure que la nationalité américano-suédoise, naissance à New York et mère suédoise obligent, mais le sport français s´est bel et bien trouvé un nouvel étendard outre-Atlantique en la personne de Joakim Noah.
Sa prestigieuse ascendance n´est évidemment pas pour rien dans sa renommée. Et alors que la famille Noah peut désormais se targuer, entre autres, d´une Coupe de France de football décrochée par le grand-père, d´un titre à Roland-Garros remporté par le père et d´un triomphe majuscule dans le basket universitaire pour le fiston, il flottait bien comme un air de déjà vu lorsque Joakim Noah, la victoire une fois acquise, fendit la foule à travers les travées du RCA Dome d´Indianapolis pour aller étreindre paternel et famille... Pour autant, le nouveau phénomène de la NCAA ne doit bien rien à personne. Si ce n´est à ses coéquipiers comme il aime à le rappeler.
Le grand héros de la March Madness, à l´heure de revenir sur le sacre de ses Gators, n´avait d´ailleurs bien que le mot équipe à la bouche. "C´est d´autant plus beau qu´on est avant tout une bande de copains, expliquait ainsi Joakim Noah à l´issue de la rencontre, c´est ce qui a fait notre force tout au long du tournoi, c´est notre état d´esprit. On a envie de tout donner, on a envie de se dépouiller pour les potes." En atteste ce pressing incessant exercé en défense, pressing qui a littéralement, de la première à la dernière minute, étouffé l´attaque californienne. En atteste également, de l´autre côté du parquet, ce sens du collectif poussé à l´extrême, les Gators délivrant ainsi la bagatelle de 21 passes pour 26 paniers inscrits...
Les larmes du père...
Et pour Noah, tout donner signifie terminer meilleur joueur du Final Four, un titre de MOP pour Most Oustanding Player en forme de récompense pour son incroyable rendement tout au long du tournoi national commencé il y a trois semaines et terminé avec 16,2 points de moyenne à 55 % de réussite aux tirs, 9,3 rebonds et 4,8 contres. Tout donner équivaut à dominer la rencontre comme personne et à compiler 16 points à 7 sur 9 aux tirs -à coup de dunks rageurs essentiellement-, 9 rebonds, 3 passes et 6 contres pour un nouveau record du genre en finale nationale.
Et encore ne sont pas comptabilisés tous les tirs déviés par la seule force de son intimidation. Jordan Farmar, l´arrière vedette d´UCLA avait d´ailleurs beau pouvoir se targuer du meilleur total de la soirée avec ses 18 points, il n´en oubliait pas son 8 sur 21 rendu aux tirs: "Quand on arrivait à se défaire du marquage et qu´on pénétrait, on était obligés de changer nos tirs pour éviter les contres. A l´intérieur, Noah a une telle envergure que même s´il ne vous contre pas, il vous oblige à changer la trajectoire de vos tirs. Et il joue avec une telle énergie..."
De bonne grâce, Joakim Noah, MOP du Final Four, se plie à la tradition.Pour autant, comme il le souligne à l´envi, Joakim Noah n´a pas été le seul à briller dans les rangs floridiens. Car si les Gators se sont offerts une soirée des plus paisibles, le sort de la rencontre étant peu ou proue scellé dès la première période achevée avec 11 longueurs d´avance et l´écart atteignant même les 20 unités au cœur de la seconde moitié de la rencontre, ils le doivent également aux 14 points et 7 rebonds de son compère de la raquette Al Horford ou aux nouvelles banderilles primées du maître-artificier Lee Humphrey, auteur de 15 points à 4 sur 8 derrière l´arc. Surtout, ils le doivent à un état d´esprit impeccable dont Joakim Noah est le plus beau symbole.
Un Noah troisième du nom évidemment aux anges. "Je suis sur un nuage, soufflait-il extatique, non seulement je me sens bien mais tout sent bon et a bon goût. C´est indéscriptible tellement c´est bon. Je n´avais jamais connu ça dans ma vie et il faut maintenant en profiter au maximum. On va avoir du mal à se concentrer en cours lors des deux prochaines semaines" Les larmes aux yeux, son père ne cachait pas non plus son bonheur: "Je suis tellement content. Pour lui mais aussi pour tous ses amis. Ils le méritent, c´est vraiment une belle histoire."
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