voici un bilan de saison tres interessants
Vainqueur en 2004 et finaliste en 2005, Detroit a très nettemet dominé la Conférence Est. Et se place comme le grand favori pour sa propre succession au titre de la conférence. Malgré le départ du coach Larry Brown pour New York, les Pistons ont conservé leur marque de fabrique, et surtout leurs joueurs emblématiques. Désormais sous la houlette de Flip Saunders, Chauncey Billups, Richard Hamilton, Tayshaun Prince, Ben et Rasheed Wallace ont gardé leur défense intraitable, pour terminer avec le meilleur ratio victoires-défaites de la Ligue.
Mais Miami semble mieux armé que jamais pour contrer le vice-champion en titre dans cette conférence Est. Contrairement à Detroit, le club de Floride a vu l´emblématique Pat Riley revenir aux affaires pour reprendre le poste d´entraîneur principal. Sa main de fer désormais un peu plus gantée de velours, l´ancien coach des Lakers, aux quatre titres NBA, avait auparavant effectué un marché des transferts de qualité comme président. Autour de Shaquille O´Neal et de Dwyane Wade, les deux stars, ainsi que du vétéran Alonzo Mourning, revenu en forme, le Heat a haussé le ton. Antoine Walker est arrivé de Boston en compagnie de Gary Payton pour apporter leur expérience à une formation qui a faim de titres.
C´est également le cas de New Jersey, emmené par Jason Kidd, Vince Carter et Richard Jefferson. Avec un jeu collectif très fluide, les Nets ont aisément assuré leur présence en play-offs. En distributeur toujours aussi performant, Kidd a retrouvé en Carter le show-man et les marqueur qu´il était à Toronto. Mais cela n´a pas été facile, tant le Cleveland de LeBron James a démontré cette saison tous ses progrès. Une amélioration des statistiques de l´équipe à mettre en parallèle avec la constance affichée par la jeune star des Cavaliers. Avec plus de 31 points et plus de 7 rebonds de moyenne par match, James fait désormais trembler toutes les défenses de la NBA.
Qui pour désarçonner les Spurs ?
Contrairement à Detroit à l´Est, San Antonio, tenant du titre, a été obligé de lutter jusqu´au bout pour la première place dans la Conférence Ouest. Les blessures en cours de saison de Tim Duncan ou de Manu Ginobili ont fragilisé un collectif géré par Gregg Popovich pour être au point au moment des play-offs. Cette saison régulière a permis à Tony Parker de franchir un cap, de devenir un vrai patron de la franchise texane, ce qui pourra être un atout lors de la dernière ligne droite tant sa confiance a augmenté.
Premier rival de San Antonio: Dallas. Alors que Phoenix était plutôt attendu dans cette position, c´est une autre équipe du Texas qui a fait trembler le champion en titre. Derrière un Dirk Nowitzky explosif et complet (plus de 26pts et de 9 rebonds de moyenne par match), Jason Terry, pour sa deuxième saison chez les Mavericks, a pratiquement retrouvé le rendement qui était le sien à Atlanta (17.3pts de moyenne par match). Et comme Josh Howard, Jerry Stackhouse ou encore Keith Van Horn sont des compléments de première main, Dallas se place dans les grosses écuries de l´Ouest.
C´est également le cas de Phoenix. Très longtemps privée de son intérieur Amaré Stoudemire, l´équipe a trouvé d´autres solutions pour garder une situation enviable. Et ce joker s´appelle Boris Diaw. Arrivé à l´intersaison, le Français a démontré son énorme capacité à rendre des services importants quelque soit son poste. Plus de 13pts et plus de 6 rebonds de moyenne par match, un sens collectif inné, Boris Diaw a en plus amené son sérieux défensif à une équipe qui en manquait cruellement, tout comme Kurt Thomas. Offensivement, Shawn Marion et Steve Nash s´en donnent à coeur joie.
Les grands absents
Après 80 matches, certaines stars de la NBA prendront la direction des vacances directement, sans passer par la case "play-offs". La faute à un mauvais parcours de leur équipe, à une saison décevante individuellement ou à des blessures malencontreuses.
Parmi la constellation de stars déchues et déçues, on peut citer Kevin Garnett (Minnesota), Andrei Kirilenko (Utah), Tracy McGardy (Houston), Yao Ming (Houston), Stephon Marbury (New York), Steve Francis (New York), Paul Pierce (Boston)...
Pour la deuxième année consécutive, les Timberwolves ont été incapables de se hisser à la hauteur des huit meilleures formations à l´Ouest. Pourtant, la star de l´équipe, Kevin Garnett, n´a pas connu de forte chute des statistiques, même s´il se montre moins dominateur. A bientôt 30 ans, avec une moyenne de 21.8pts et de 12.7 rebonds par match, "KG" confirme néanmoins une lente érosion de son pouvoir (22.2pts et 10.5rbds en 2004-2005, 24.2pts et 10.9rbds en 2003-2004) dans une équipe qui ne fait plus peur, faute d´autres fers de lance.
Pour Andrei Kirilenko, seulement troisième marqueur de son équipe d´Utah cette saison derrière Okur et Boozer, les vacances se profilent à l´horizon. La moyenne de 15.2 points par match est loin des 16.5pts de la saison 2003-2004. Certes, la moisson de rebonds (8.1 de moyenne par match) du Russe se fait plus importante, tout comme celle des contres (3.18 de moyenne par match). Mais la Conférence Ouest réclame un tout autre rendement individuel et collectif.
Au rayon grosse désillusion collective: les Houston Rockets de Tracy McGrady et Yao Ming. Avec ces deux seuls noms, la franchise texane pensait bien faire la loi dans la raquette et loin du cercle. Malgré des statistiques très appréciables (24.4pts et 6.5 rebonds par match en moyenne pour T-Mac, et 22.3pts et 10.2rbds pour Ming), le duo n´a même pas pu envoyer les Rockets dans un bilan positif.
Mais le plus gros gâchis est bien entendu à mettre à l´actif des Knicks. Engagée dans une escalade aux grands noms, faisant exploser sa masse salariale et en étant donc soumis à des amendes à cause de ce "salary cap" dépassé, la franchise new yorkaise finit au fin fond de la Conférence Est. Dans ce naufrage, elle a entraîné du beau monde: Larry Brown, l´homme qui a ramené le titre suprême à Detroit (2004), Stephon Marbury, Steve Francis ou Jalen Rose. Une saison, une de plus, à très vite oublier.
maintenant nous attendons les play off dans 5 jours 