Tout récemment élu MVP, Steve Nash n´en finit plus de faire honneur à son nouveau statut. Après avoir inscrit 48 points lors de la quatrième manche face à Dallas, le meneur canadien s´est cette fois fendu d´un triple double pour faire entendre raison à ses anciens coéquipiers. 34 points, 13 rebonds et 12 passes qui ont permis à Phœnix de l´emporter 114-108 et de mener désormais 3 victoires à 2. Mais Nash n´a pas été le seul Sun à briller puisque Amare Stoudemire a ajouté 33 points et 18 rebonds et Jim Jackson fait la différence dans le dernier quart en y inscrivant 15 points rendant vains les efforts de Dirk Nowitzki.
Troisième triple-double en carrière pour Steve Nash.
Steve Nash MVP. Rarement, voire jamais, l´attribution de la plus prestigieuse des récompenses individuelles n´avait autant fait débat. Pensez-donc, Steve Nash... La présence de l´atypique meneur canadien fait forcément tâche aux côtés des légendes ayant eu droit, dans un passé proche ou lointain, à l´honneur du trophée. Tout autant que ses 15 points et 11 passes décisives, moyennes bien éloignées des habituels standards requis. Et à ceux qui soulignent son rôle majeur dans la renaissance du Phœnix, ses détracteurs ne manquent d´ailleurs pas de revenir à la froideur de ces chiffres. Pas assez scoreur, pas assez dominant...
Force est de constater que le maître à ( bien) jouer des Suns fait tout pour faire taire ces critiques. Steve Nash pas assez scoreur? Profitant de la complicité de ses anciens coéquipiers, les Mavs lui proposant une défense des plus laxistes pour s´occuper des cas Stoudemire et Marion, le Canadien a ainsi signé, à l´occasion de la quatrième manche, le carton de ces playoffs avec 48 points et un incroyable 20 sur 28 aux tirs. Joli, mais insuffisant... Car outre la défense sujette à caution des Texans, d´aucuns de faire remarquer la défaite des Suns à la clé. Qu´à cela ne tienne, Nash a répliqué par un match de gala, signant en effet son troisième triple-double en carrière avec 34 points à 13 sur 26 aux tirs, 13 rebonds et 12 passes pour mener Phœnix à la victoire. Du grand art!
Jim Jackson, maître du KO
Et les Mavs de faire acte d´allégeance. Son ami Dirk Nowitzki tout d´abord. L´Allemand par ailleurs auteur, lui aussi, d´une prestation réussie avec 34 points et 10 rebonds d´expliquer à l´issue de la rencontre: " C´est un très grand joueur. Petit mais très dur: tout le monde le sait et il l´a encore prouvé ce soir." Avery Johnson, en bon spécialiste du poste un, n´était évidemment pas le dernier à se ranger à l´avis de son leader tudesque. " Steve a joué comme un MVP ce soir. On n´avait aucune réponse pour le contrer, reconnaissait l´entraîneur texan après coup, on a fait tout ce qui était humainement possible, mais rien n´y a fait. Il nous a fait mal dès la première période et est devenu carrément monstrueux dans la seconde."
Ainsi, si les Mavs avaient jusque là réussi à faire la course en tête, virant notamment avec huit points d´avance à la pause, Steve Nash sonnait le réveil des troupes de l´Arizona et les Suns passaient en tête. Une première fois dès le troisième acte sur un 15-5 initié par le nouveau MVP, Dallas parvenant néanmoins à répliquer et à reprendre les rênes de la rencontre à l´entame du quatrième quart. Un passage en tête en guise de baroud d´honneur, les Mavs étant en effet mis KO par Jim Jackson dans le dernier round. Au propre comme au figuré. Après avoir envoyé coup sur coup Josh Howard puis Dirk Nowitzki au tapis, Jackson renouait avec le basket et inscrivait 15 de ses 21 points dans la dernière période, rendant un 7 sur 8 aux tirs et passant, pour démarrer la dernière période, un 9-0 sonnant définitivement le glas des espoirs texans.
Dampier à la rue
Nash en verve, Jackson décisif, leurs coéquipiers n´ont pas été en reste. Et en premier lieu leurs partenaires de l´intérieur. Dominateurs au rebond avec 56 prises contre 42 pour leurs visiteurs, les Suns ont d´ailleurs essentiellement fait la différence dans la peinture avec un 66-30 passé aux Mavs près du cercle. Peu à son avantage lors de la quatrième manche avec seulement 15 points au compteur, Amare Stoudemire a une nouvelle fois torturé son vis à vis Erick Dampier avec 33 points à 10 sur 17 et 18 rebonds, l´ancien Warrior devant lui se contenter de 14 rebonds et 2 points à 0 sur 7. Et après Dirk Nowitzki, c´est au tour de Jerry Stackhouse de fulminer au sujet des largesses du secteur intérieur texan. " On peut comprendre que l´on encaisse des points dans la raquette par Stoudemire, mais par Nash, c´est inacceptable." regrettait l´ancien Wizard.
Cette domination sous les panneaux a en effet rendu inutile la prestation de Dirk Nowitzki, qui célébrait son intronisation dans le premier cinq de la Ligue par 34 points à 11 sur 22 et 10 rebonds contre 16 et 10 pour Shawn Marion, ou les efforts de Jerry Stackhouse une fois encore impeccable dans son rôle de sixième homme avec 29 points et 6 rebonds. Pour autant, Dallas refuse d´abdiquer. A l´image d´Avery Johnson: " Cette défaite fait mal, d´autant qu´on n´a pas respecté notre plan de jeu après la pause, mais il nous reste un match à la maison et on doit en profiter pour leur mettre la pression. On ne va pas baisser les bras et corriger ce qui doit l´être."