Et j´appelle sur le Podium le meilleur joueur de cette finale de Coupe Gambardella, monsieur , Math Risque.
Applaudissement nourris.
Fierté de mon papa.
Larmes de ma maman.
Je brandis la Gambardella, que j´avais offerte à l´ASNL, au bout d´un match ou mon physique avait fait merveille, comme ma science des tacles. Plusieurs protèges tibias garderaient une marque indélébile de mes crampons , et certaines côtes se souviendront longtemps de leurs rencontre fortuite avec mes coudes.
Le gardien de Toulouse, lui, va se souvenir pendant plusieurs années de mon tir en dehors de la surface, qui a flirté avec l´équerre, à la 91° minutes de jeu.
Mon premier but.
Sûrement un des plus précieux que j´aurai jamais marqué de ma vie.
Toutes ses pensées se bousculaient dans ma tête alors que j´approchais du centre d´entraînement de Nantes.
Le président Rousselot était venu me chercher dans les douches, ou je commençait a ne plus tenir droit, à cause du trop de champagne. N´est pas gindailleur qui veux. Joe Bartim, entraîneur adjoint de Nantes, était venus voir si un bon petit jeune ne pouvait pas rejoindre les canaris. Toulalan n´allait pas faire de vieux os en Loire Atlantique, donc leur piorité était un bon mileu défensif, qu´ils pourraient former à la nantaise.
J´avais vite réfléchi à la chance qu´il m´était donnée. Un tremplin comme Nantes ne se refuse pas. Même si le club a perdu de son lustre d´antan, ca reste une des meilleurs équipes au niveau formation.
C´est donc à regret que j´ai quitté ma Lorraine natale, direction l´opposé de la France. Je connaissait un peu Nantes pour avoir passé plusieurs étés à l´Ile d´Yeu, petit carré de terre de 9 kilomètres sur 3 , à 26 kilomètres de terres vendéenne. Nantes était le point d´arrivé du TGV, et je visitais petit à petit la ville en attendant le car.
J´allais toquer ans quelques instants.
Le premier tournant de ma carrière.
Une boule était ancrée dans mon ventre depuis que j´avais quitté Nancy.