La cotation en bourse au parlement
Le ministre de la jeunesse, des Sports et la vie associative, Jean-François Lamour, a indiqué qu´il présenterait jeudi en conseil des ministres un projet de loi pour «permettre aux clubs sportifs professionnels français de faire appel à l´épargne publique.» Cette modification de la loi du 16 juillet 1884 (article 13), qui interdisait cette pratique, devrait aboutir à un nouveau texte qui pourrait être voté par le parlement avant la fin de l´année.
Pour le ministre, le but est que les clubs puissent présenter «un projet d´introduction en bourse à l´Autorité des marchés financiers (AMF) avec une information relative à un projet de développement : de leur activité sportive et de l´acquisition d´actifs destinés à renforcer leur stabilité et leur pérennité. (...) Ce qui veut dire acquérir ou construire un stade, mais pas à l´ancienne, c´est à dire incluant des projets associés, par exemple, de restauration, de centre de vie et de profit, ou un centre commercial - un projet existe déjà dans un club français - ou d´hôtel ou de restaurants».
Longtemps défavorable à cette modification, le ministre des sports a dû changer son fusil d´épaule sous le feu des pressions. Comme le précisait l´avocat Jean-Baptiste Guillot, vendredi dans L´Equipe, ces changements devraient se faire «conformément aux pistes retenues par Jean-François Lamour au nom du gouvernement français, en accord en en concertation avec Jean-Michel Aulas (président de l´OL), et dans l´entier respect des règles européennes.» L´Union Européenne avait ainsi mis «en demeure» la France d´autoriser la cotation des clubs le 14 décembre 2005, comme c´est le cas en Allemagne, Angleterre, Espagne et Italie. (Avec AFP)
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