30/10/05 - Interview
Fernandez : «Il nous a manqué fraîcheur et réussite»
Au lendemain du match face à Lille, Jean Fernandez est revenu en conférence sur plusieurs points : la cadence infernale que subissent ses joueurs en ce moment, le manque d’efficacité de ses attaquants, et la recherche d’un buteur au mercato.
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Que pensez-vous de ce match ?
On est déçu parce qu’il fallait absolument prendre les trois points. Ce qu’on n’a pas réussi à faire. Mais j’ai senti le groupe fatigué. La solution est de récupérer et de continuer à travailler.
Au niveau du jeu on est en progrès par rapport à ce qu’on faisait il y a un mois et demi. Il nous manque juste la réussite. J’étais un peu inquiet à la mi-temps, parce que je me suis dit qu’un but n’allait pas suffire et qu’il y aurait de la fatigue en deuxième mi-temps. C’est ce qui est arrivé.
L´OM a-t-il tendance à faiblir en deuxième mi-temps ?
Je ne sais pas si c’est en deuxième période qu’on faiblit. Je dirais que face à Paris on a été meilleur en 2eme mi-temps. Contre Bordeaux aussi. Et face à St Etienne on n’a jamais faiblit. Moi, ce que je pense, à la décharge des joueurs, c’est que physiquement on ne peut pas leur demander de faire des gros matches tous les trois jours. C’est impossible. On fait un gros match contre Paris, on fait un bon match à Moscou. A St Etienne également. Bordeaux c’était plus compliqué. C’est compréhensible que les joueurs craquent physiquement avec ce rythme. Si un seul joueur craque, ok. Mais là ce sont 5 ou 6 joueurs qui faisaient la différence, qui se sont écroulés en deuxième mi-temps.
On est revenu psychologiquement. Mais ça n’a pas suffit. Là où je râle, c’est sur le fait qu’on ait joué 3 matches en 6 jours. Et en plus à 17h15. C’est donc logique de craquer. Chapeau quand même aux joueurs de l’OM.
Comment remédier à ce souci offensif ?
La solution est de continuer à travailler. Aujourd’hui on est défaillant dans le domaine offensif. Soit on trouve la solution à l’intérieur du groupe, soit on ira chercher ailleurs au mercato.
L’OM peut-il attendre le mercato ?
Aujourd’hui on va essayer de prendre un joueur au mercato. Mais en football tout va très vite. Si Gimenez marque un but, puis deux buts, après ça peut partir de là. De toute façon, avec la CAN, il était prévu de prendre un attaquant. Mais ils ne courent pas les rues.
Quels joueurs auraient le profil ?
Pas beaucoup. Aujourd’hui deux ou trois clubs français sont sur un attaquant. Un attaquant (il ne citera jamais son nom, ndlr) qui ne joue plus dans son club et qui veut partir. Il est Français et à l’époque il ne voulait pas quitter Lyon. Aujourd’hui la différence est qu’il veut partir.
Il avait peur de venir à l’OM mais ce n’était qu’une excuse pour ne pas partir de Lyon. Je le connais bien pour avoir travaillé trois ans avec lui. Aujourd’hui il veut jouer. Mais Lyon va-t-il le laisser partir ? Est-ce qu’il va choisir l’OM ?
Hier la différence s’est-elle faite sur le manque d’efficacité ?
Mendoza doit continuer à travailler. Il doit retrouver le niveau. S’investir un peu plus. Niang était blessé. Nous avons disputé trois matches sans lui et cela s’en ressent. C’est compliqué. Nous devons régler le problème offensif. Mais quand je vois ce dont on est capable de faire dans le jeu, ça reste positif.
A la différence de Lille qui joue aussi tous les trois jours, l’effectif marseillais est-il moins étoffé ?
Oui. La saison dernière par exemple, Claude Puel arrivait à faire tourner son effectif en coupe intertoto. Il dispose de beaucoup de joueurs. Il a d’ailleurs fini vice-champion de France. Mais c’est un travail sur la durée. Puel est à Lille depuis trois ans. Il a donc eu le temps d’étoffer son groupe.
En coupe de la Ligue par exemple il a aligné une autre équipe cette semaine. Les joueurs de samedi soir étaient donc plus frais que nous. C’était dur pour l’OM.