"Le championnat français ne m’intéresse guère, je n’ai pas envie d’aller jouer en France, je préfère rester à Olympiakos. Enfin, le seul club qui pourrait m’intéresser, c’est l’Olympique Lyonnais."
voila ca c est fait pour ceux qui y croyait encore
Yaya Touré : l’Ukraine un passage difficile
lundi 10 avril 2006
Yaya après Beveren tu es allé à Donetsk comment s’est passé ton passage en Ukraine ?
C’était vraiment difficile en Ukraine. J’ai vécu cela très mal. Mais dans la vie d’un homme il faut sans doute connaître de telles expériences. Tu te rends compte qu’il ne suffit pas d’avoir du talent, de savoir jouer au ballon d’être fort techniquement, il faut être aussi fort moralement.
Cette difficulté tu ne l’avais pas ressentie en Belgique ?
Non, moi je n’avais jamais ressenti cela. C’était différent de l’Afrique mais aussi de l’Europe, parce que même si pour nous l’arrivée en Europe n’a pas été simple, tu t’adaptes, mais en Ukraine c’était vraiment très dur.
Et à Olympiakos comment cela se passe ?
C’est plus facile. Pour moi c’est une nouvelle étape, dans ma vie de footballeur et d’homme. Le coach Jean-Marc Guillou a toujours voulu faire de nous des footballeurs mais aussi et surtout des hommes, je crois que mon apprentissage continue. Il faut se battre. Tu vois lorsque tu es dans un pays comme l’Ukraine c’est tellement difficile que tu as parfois envie de tout abandonner. En fait pour conclure, ne plus parler de cela et rester positif, je crois que l’Ukraine m’a appris autre chose que le football.
Dans quel championnat, tu aimerais maintenant évoluer ?
L’Espagne, cela serait génial, c’est là qu’il y a les équipes qui pratiquent le jeu qui se rapproche le plus du jeu de l’Académie : le Barça, le Réal. Le championnat Anglais aussi est intéressant mais c’est un jeu différent.
Quelles sont les équipes que tu aimes en Angleterre ?
J’aime Manchester United, Chelsea et Liverpool.
Et Arsenal ?
Arsenal, j’aime leur jeu, mais j’ai un peu plus de mal. J’ai fait un essai là-bas. Cela n’a pas marché, j’ai vécu cela comme un échec.
Mais ce n’est pas cause de ta nationalité, que tu n’as pas été retenu ?
Oui peut-être, mais je pense qu’il y avait des moyens pour me garder, je crois qu’ils ne croyaient pas vraiment en moi.
Et le championnat français ?
Le championnat français ne m’intéresse guère, je n’ai pas envie d’aller jouer en France, je préfère rester à Olympiakos. Enfin, le seul club qui pourrait m’intéresser, c’est l’Olympique Lyonnais.
Et en Italie ?
J’aime le Milan AC, l’Inter de Milan. Mais aussi la Juventus, même si je trouve que parfois ils oublient le jeu au détriment du résultat.
Il y a des chances de te voir dans un autre championnat la saison prochaine ?
Je le pense. Tous les joueurs qui sont sortis de l’académie de Jean-Marc Guillou sont ambitieux. Pour nous c’est important de gravir des étapes. Nous sommes tous à la recherche du plaisir de jouer que nous avons pu ressentir à l’Académie. Et ce plaisir tu l’as avec les meilleurs.
Et la Côte d’Ivoire en Coupe du Monde ?
C’est un magnifique Challenge, mais tu sais avec les responsables que nous avons cela va être très difficile de réussir de grands résultats. Ils vont retenir les anciens...Il faut jouer avec un grand nombre d’académiciens et l’on pourra faire de grandes choses.
Pour nous académiciens, c’est la suite logique de notre formation, c’est une étape dans notre vie, et une réussite car nous sommes déjà un certain nombre.
Cherokee pour l’ASECI