Transferts suspects de l´OM - Coup de colère du juge Turbeaux
mar 21 mar, 12h28
MARSEILLE, 21 mars 2006 (AFP) - - Le président du tribunal correctionnel de Marseille, Vincent Turbeaux, a qualifié mardi "d´affligeants" les prévenus entendus au septième jour du procès des transferts suspects à l´Olympique de Marseille (L1 de football), leur reprochant de ne pas reconnaître l´évidence des faits.
"Il y a pourtant des pièces qui montrent, comme le nez au milieu de la figure, que vous êtes pris comme des rats", a lancé le président du tribunal, sur un ton très dur, répétant: "Je suis affligé".
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"Vous savez, lorsque je suis en comparution immédiate le mercredi avec des pauvres gens, pour des histoires de poubelles, parfois jusqu´à minuit, ils disent +oui+. Et vous qui êtes la crème de ce qui peut se faire dans certains milieux, vous êtes affligeants ! Il n´y en a pas un qui dira: oui, il se passe cela et cela dans le foot", s´est exclamé le juge Turbeaux.
Le magistrat interrogeait à la barre l´ancien président délégué de l´OM, Yves Marchand. Poursuivi pour abus de biens sociaux, Marchand tentait de s´expliquer sur la signature, manifestement anti-datée, en juin 1999, du contrat de transfert de Bastia à l´OM du joueur Sébastien Pérez.
Dans ce dossier, l´agent de joueurs Gilbert Sau, lui aussi prévenu, a "mangé à tous les rateliers", a poursuivi le juge Turbeaux, en référence aux factures de Sau adressées à l´OM, mais aussi au club anglais de Blackburn où Pérez jouait de juillet 1998 à décembre 99, avant d´être prêté à Bastia.