OM: ouverture du procès des transferts suspects
lun 13 mar, 11h05
L´actionnaire principal et ancien président de l´OM, Robert Louis-Dreyfus, arrive au tribunal correctionnel de Marseille le 13 mars 2006
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MARSEILLE (AFP) - Le procès des pratiques suspectes du club de l´Olympique de Marseille (L1 de football) en matière de transferts, pour la période de 1997 à 1999, s´est ouvert lundi matin à Marseille.
L´audience devant le tribunal correctionnel a débuté par l´appel des quatorze prévenus, poursuivis essentiellement pour abus ou complicité d´abus de biens sociaux.
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Parmi eux, figurent l´actionnaire principal et ancien président de l´Olympique de Marseille, Robert-Louis Dreyfus, les anciens présidents délégués du club Jean-Michel Roussier et Yves Marchand ainsi que Rolland Courbis, l´ex-entraîneur.
Robert Louis-Dreyfus, écharpe aux couleurs de l´OM autour du cou, est arrivé peu avant 9H00 au palais de justice, accompagné du responsable de la sécurité du club, Guy Cazadamont. Juste avant le début de l´audience, "RLD" a été largement mitraillé par les photographes.
Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel (LFP), est également présent. La LFP est partie civile dans ce procès au même titre que la Fédération française de football (FFF).
Cinq ans d´enquête et sept ans de procédure ont été nécessaires à la justice pour aboutir à ce procès. Lors des transferts suspects, près de 28 millions d´euros auraient transité frauduleusement de 1997 à 1999 au bénéfice présumé de joueurs, d´intermédiaires et de Rolland Courbis.
L´ex-entraîneur de l´OM, Rolland Courbis (c), entouré de ses abocats, arrive au tribunal correctionnel de Marseille, le 13 mars 2006
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Selon l´accusation, le montant de ces transferts, qui concernent quinze joueurs, était quasi-systématiquement surévalué de 15 à 25% pour intégrer une prime occulte versée au joueur par le club vendeur. Objectifs: pour l´OM, minorer le salaire du joueur, et donc payer moins de charges. Pour le joueur, payer moins d´impôts.
Le club, après un dépôt de bilan en 1995, était encore en pleine dérive financière et accusait 43 millions d´euros de pertes cumulées entre juillet 1997 et juin 2000.
Aucun des 15 joueurs concernés par ces transferts n´est poursuivi.
Le montage du transfert de Laurent Blanc, recruté à Barcelone en juin 97, aurait ainsi permis d´économiser 2 MF de charges sociales. Christophe Dugarry (ex-Barcelone aussi) aurait bénéficié du même avantage en décembre 97, dans une opération qui, menée conjointement avec la venue de l´Italien Fabrizio Ravanelli de Middlesbrough (1re div. anglaise), fait apparaître une série de versements sur des comptes bancaires au Liechtenstein et à Lugano (Suisse).
La justice soupçonne Rolland Courbis, titulaire d´un compte dans une banque de Lugano, d´avoir bénéficié de rétrocessions de commissions dans ce double transfert, pour un montant de 4 MF. Il est également soupçonné d´avoir perçu des fonds dans le transfert du Ghanéen Arthur Moses, de Toulon à Marseille.
Le procès doit durer près de trois semaines.