L1 / MARSEILLE :
Diouf fait de la résistance
jeudi 02 mars 2006 - 18 h 23 - Aurélien CANOT
Pape Diouf, décidé à rester dimanche à Marseille si la sécurité de ses supporters n’est pas assurée au Parc, n’a pas l’intention de lâcher le morceau. Le président marseillais veut ses places et des excuses, sinon l’OM restera à la maison.
Pape Diouf persiste et signe. Mercredi soir, lors d’un point-presse à La Commanderie, le président de l’OM a fait sensation. Devant un auditoire de journalistes venus recueillir ses impressions à quatre jours du choc face au PSG, l’homme fort du club phocéen a dressé une sorte d’ultimatum aux dirigeants parisiens : ou les supporters obtiennent le nombre de place qu’ils ont demandé et bénéficient de conditions optimales de sécurité ou Marseille ne fera pas le déplacement à Paris. « On ne jouera pas le match si nos supporteurs ne reçoivent pas le quota de places qui leur est dû et si leur sécurité n´est pas assurée. » avait-il clairement fait entendre.
24 heures après ces menaces de ne pas disputer le Clasico dimanche soir, on s’attendait à ce que Pape Diouf mette de l’eau dans son vin et revienne sur ses déclarations inattendues. Pourtant, à entendre de nouveau le président marseillais s’exprimer jeudi, la hache de guerre semble loin d’être enterrée. Il est en effet écrit noir sur blanc dans le règlement que les supporters adverses ont droit à cinq pour cent du total des places, soit 2 000 en ce qui concerne le Parc des Princes. Or, pour le moment, après une première demande, les supporters de l’OM n’ont reçu que la moitié des billets commandés. Diouf se contrefiche des raisons. Le Sénégalais veut simplement que cet « oubli » soit réparé.
Ce qui semble aujourd’hui impossible sachant que les 1 000 places concernées ont déjà été vendues à des supporters… parisiens. Un peu provocateur sur ce coup-là, Pape Diouf allait même jusqu’à avancer que les deux clans rivaux se retrouveraient côte à côte dans la même tribune. Une information rapidement démentie par le responsable de la communication du PSG Jean-Philippe d´Hallivillée : « Ce sont deux espaces distincts. Le PSG n´a pas vendu ces places dans un espace visiteurs, c´est un espace grand public que l´on transforme en visiteurs quand les demandes nous arrivent en temps et en heure. » Quoi qu’il en soit, l’OM se sent aujourd’hui floué et son président, agressé il y a deux ans dans les environs du Parc, semble toujours prêt à laisser filer trois points si ses doléances ne sont pas entendues. Aussi aberrante que cette décision puisse paraître. « Nous préférerions perdre un match et les trois points plutôt que notre âme. »
Source: Football365
Abuser quand meme , je veux que le match se joue , pour une fois que je voie l´om gagnant 