Anthony Vanden Borre: «Je reste à Anderlecht» (10/05/2006)
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L´international ne veut pas quitter le Sporting, et la Belgique, sur une saison ratée
TIELEN Anthony Vanden Borre, pas trop fatigué après la fête du titre avec Anderlecht?
«J´ai fait la fête pendant deux jours. Deux nuits blanches. Je me suis lâché, car j´ai aussi mérité ma part du titre... Mais ce n´est pas assez pour me fatiguer vu que je n´ai pas joué au 2e our (NdlR: après sa dernière titularisation, le 21 janvier contre le Cercle, le jeune Anderlechtois n´a joué que huit bouts de matches). J´avais fait un bon stage hivernal en Espagne puis j´ai été blessé durant un bon moment. À mon retour, l´équipe tournait bien donc difficile de revenir...»
De quoi vous inciter à penser à un transfert?
«Il y a de grands clubs qui sont intéressés. Mais j´ai prolongé à Anderlecht jusqu´en 2010. Je pense que je vais encore faire une saison ici, en espérant que ce sera la bonne. Nous aurons 34 matches de championnat et 6 matches en Ligue des Champions. Je veux en jouer 30. Si j´en rate, je veux que ce soit à cause d´une suspension, pas à cause d´une blessure ou d´une décision de l´entraîneur.»
«Je veux profiter des Diables pour retrouver mes sensations»
Vous ne voulez plus quitter le Sporting?
«Si je devais partir, à Tottenham par exemple, j´aurais un sentiment d´inachevé à Anderlecht. Je ne veux pas partir sur une fausse note et qu´on dise que j´ai fui une situation délicate, que je n´ai pas assumé. Je devrais aussi m´adapter à un autre style, à une autre vie. Comme je ne suis pas sûr, je ne pars pas. Je reste à Anderlecht. Pas parce que je doute de mes qualités. Mais je veux être sûr d´être prêt à changer d´environnement. Avant cela, je veux prouver que j´ai ma place à Anderlecht. Ce sera une saison importante pour moi.»
Vu votre maigre temps de jeu, quel effet vous a fait cette sélection en équipe nationale?
«On connaît mes qualités, c´est pour cela que je suis repris. Cette sélection m´a fait plaisir et m´a rassuré. À moi d´être à la hauteur et de rendre cette confiance au staff en prestant sur le terrain et en me donnant à fond aux entraînements. Si c´est difficile de se reconcentrer pour des matches amicaux après l´intensité et l´euphorie de la fin du championnat? Pour moi, peu importe l´adversaire: je suis motivé.»
Que savez-vous sur l´Arabie saoudite?
«J´ai juste vu le but qu´ils ont marqué contre la Belgique lors du Mondial 94. Un joli but qui avait coûté cher aux Diables. Ils sont sûrement forts techniquement. De toute façon, il n´y a plus de petites équipes. Je n´ai pas d´amis saoudiens ou slovaques mais j´ai pas mal d´amis turcs. Il y a une grande communauté turque à Bruxelles. Même s´ils sont mes amis, ils seront pour la Turquie le 24 mai...»
Vous ne charriez pas trop les Standardmen?
«Non. On s´est dit l´une ou l´autre chose avec Philippe Léonard. Mais on ne va pas se prendre de haut: la lutte a été serrée.»