Dans un cri assommant, son aura dorée s’amplifia. Puis contre toute attente, il se mit à effectuer une série de mouvements à une vitesse exceptionnelle au point de ne plus devenir perceptibles.
Et sans plus attendre, de sa voix rauque, il s’exclama :
- ATTAQUE BRULANTE !! !
Comme dans un cauchemar, Rascue vit une gigantesque vague d’énergie se propager dans sa direction, tandis que toute l’énergie qu’avait amassé Trunks se trouvait délibérément libérée.
Paralysé par la surprise, le Chevalier Noir n’eut même pas la présence d’esprit de s’enfuir que le rayon d’énergie l’atteignait de plein fouet, et le décomposa devant la puissance de l’attaque du métis, provoquant une énième explosion encore plus dévastatrice que les précédentes.
Puis une fois vaincu Rascue, Miraï Trunks se transposa auprès de son père, et lui posa délicatement la tête sur le parquet.
- TRUNKS !! ! dit Végéta. Si tu savais comment je suis content de revoir.
- Je sais, père !
- Tu ne le sais peut-être pas, mais sache que… sache que je t’aime, je ne te l’ai jamais dit, mon fils, mais je t’aime !! !
- Papa ! Mais qu’est-ce qui t’arrive ?! lui demanda Trunks, visiblement surpris par les propos de son père.
- Je me suis rendu compte après que Gohan m’ait annoncé votre mort, que je tenais à vous plus que je ne voulais le croire… que… je vous aimais ! s’exclama Végéta d’une voix extrêmement faible.
- Oui, je sais, je sais tout ça.
- Mais comment se fait t-il que tu sois encore vivant ?
- C’est une très longue histoire mais pour faire court, le Grand Créateur nous a donné une nouvelle chance et nous a donc ressuscité, déclara Miraï Trunks d’un air détaché.
- Nous?!
- Oui, Chibi Trunks et moi ! Quoi qu’il en soit papa, qu’est-ce qui est arrivé à Sangohan ?!
- Je n’en ai aucune idée, il s’est effondré subitement, répondit Végéta à mi-voix.
- Ah, je vois !! Je crois savoir pourquoi ?! En tout cas, va te mettre à l’abri, je m’occupe de Broly !!
- Quoi?! Ne me dis pas que tu as l’intention d’aller l’affronter seul ?! interrogea Végéta, stupéfait.
- Ayez confiance, père, je le vaincrais !! ! Après tout, je suis le fils du Roi Saiyajin, acheva Trunks avec un sourire.
Comme sorti dans une hallucination, Végéta regarda son fils se dirigea vers le corps de Broly.
Il aurait bien aimé savoir ce qui lui était arrivé ?!
En effet, son fils paraissait anormal, une étrange sensation se dégageait de lui, à croire qu’il n’était plus lui-même…
**
Pendant ce temps, à des centaines de milliards de kilomètres du labyrinthite dans lequel se trouvaient quatre des sept élus, un homme paraissait étonnamment inquiet, anxieux ; la faute à son plus féroce adversaire : lui-même.
Une fois de plus, son autre partie, le Grand Créateur s’était mis en travers de son chemin, quitte à en perdre la vie. Plus étrange, comment Sangohan s’était t-il pris pour atterrir dans l’Autre Monde.
Le Chaos voyait à nouveau son plan déjoué… Pour la première fois de sa longue existence, cet être diabolique était pris d’un nouveau sentiment : le doute.
En effet, celui-ci avait la nette sensation que quoiqu’il fasse, les élus seraient toujours présents pour contrecarrer ses plans. Et comme pour confirmer cette hypothèse, les jours défilaient les uns après les autres, et le rapprochait d’une mort qui s’annonçait chaque jour un plus certaine...
Pis encore, deux des dernières victimes, Chibi Trunks et Miraï Trunks étaient revenus à la vie… Le Chaos doutait qu’il obtienne un jour la manière dont ceux-ci ont été ressuscités, et il ne chercha pas plus longtemps à le savoir.
Paradoxalement, il était peut-être plus fort que tous les hommes réunis. Or, sa défaite se faisait de jour en jour un peu plus certaine, comme s’il ne viendrait jamais à bout des six élus.
Il ne savait pas vraiment ce qui l’incitait à penser ainsi ; peut-être était-ce dû au fait que le Grand Créateur et lui ne formaient qu’une seule et même personne... Il ne le saurait…
En attendant des jours meilleurs qu’il espérait proches, le Chaos n’en était pas moins perdu. Sa volonté de destruction était toujours aussi grandissante chaque jour.
Et puisque ces élus prenaient un malin plaisir à lui malin plaisir à lui mettre des bâtons dans les roues, le Chaos allait s’adorer à l’un de ses passe-temps favori : semer le trouble.
Le Grand Créateur et lui ne faisaient peut-être pas parti du même camp, pourtant s’il y avait bien une chose en commun, c’était celle de savoir qu’il existait bien d’autres moyens de détruire un homme… A travers les fois où le Chaos avait minutieusement analysé le groupe saiyajin, il s’était rendu compte que celui-ci était beaucoup moins homogène qu’il n’y paraissait…Il avait détecté une ouverture, et autant dire qu’il s’y engouffrerait sans réfléchir….
- Vieux Sage !! s’écria t-il de sa voix glaciale. Vieux Sage, amène-toi !!
- Oui, maître fit ce dernier, apparaissant aussitôt. Que me voulez-vous, maître ?!
- J’ai besoin de toi, et plus que jamais !! Tu connais les élus comme personne, par conséquent, toi seul peut parvenir à les monter les uns contre les autres mais cette fois-ci, personne pas même mon autre partie ne pourra les sauver…
- Autant dire que vous avez choisi le moment opportun pour m’appeler ; figurez-vous que j’étais sur le point de supprimer Piccolo et les autres mais je crois que je vais y renoncer…
- Et Uubu ?!
- Uubu, ne vous inquiétez pas, il ne se doute de rien. Il est beaucoup trop naïf.
- Très bien, Vieux Sage... très bien, se contenta de murmurer le Chaos, l’air détaché. La victoire est proche, Vieux Sage, elle est même plus proche que tu ne penses ; dans quelques heures, je gouvernerai en maître jusqu’à la fin des temps, et personne ne pourra m’en empêcher…
Dans sa quête de pouvoir, l’Empereur du Mal venait de mettre au point l’un de ses nombreux plans machiavéliques dont il avait le secret, et nulle doute que cette fois-ci, et nulle doute qu’il ne laisserait rien ni personne l’empêcher de gouverner en maître absolu…
bonne lecture à ts ![]()
Bon ba j´ai relu c´est toujours aussi cool je crois qu´il y en a un qui va adorée n´est ce pas Guti ![]()
qu´est-ce que tu entends par là?
sinon
chapitre excellent
mais une question me vient à l´esprit master, au lieu de refaire ts les chap, pourquoi n´aurais-tu pas fait une saison3? ![]()
et de 1104!!!
moi aussi j´aimerai bien comprendre ce que tu dis sinon ça fé plaisir de "te revoir" goku2556 tu avais disparu de la circulation
depuis le tps même si on ne peut pas dire vraiment que surfer sur ce forum n´est pas une perte de tps ![]()
DRAGON BALL NEXT GENERATION
SAISON 2 : LA QUETE ULTIME
CHAPITRE 15 : POUR L’AMOUR DE MES FILS – (1ère Partie)
Il ne restait plus que trente jours aux élus pour sauver l’humanité d’une mort des plus précoce. Or, les chances de victoire étaient des plus minces, et la mauvaise entente qui régnait parmi eux, ne faisait que renforcer cette impression.
**
- Non, répond-moi Sangoten ! Qu’est-ce qu’il y a, hein ?! Tu voulais me dire quelque chose, non ?! lança Sangoku sur un ton féroce.
- Non, laisse tomber, tu n’y comprendras rien !
- J’avais raison. Tu n’es qu’un lâche, à chaque fois, tu fuis tes responsabilités, répliqua Sangoku, qui n’avait jamais paru aussi cruel et fourbe aussi étrange que cela puisse être. A croire que ta crise d’adolescence n’est pas tout à fait finie.
- Ce qu’il y a, papa, c’est que… tu n’es jamais là papa, tu es toujours absent, tu es parti entraîner cet imbécile d’Oob pendant quatre années, tu avais promis de revenir à la maison de temps en temps mais ça n’a jamais été le cas. Tu n’étais pas présent lors de mon dix-huitième anniversaire, ni pour les quatre suivants. Contrairement à Sangohan, je ne t’ai eu que pendant dix ans avant que tu ne disparaisses à nouveau pour un parfait inconnu sous prétexte qu’il est puissant mais qu’il ne sait ni voler, ni se servir de son ki ! lança Sangoten en s’agenouillant, les larmes aux yeux ! Je te déteste papa, je te déteste ! J’aurai tellement voulu que tu n’entres pas dans ma vie !
- Mais pourquoi est-ce que tu dis ça, hein ? Tout d’abord, à ta naissance, je ne pouvais pas venir te rencontrer, j’étais mort !
- Non, arrête ! Nord Kaioh-Sama a le don de parler par télépathie, tu aurais pu lui demander de nous parler histoire de nous demander comment est-ce que nous allions ,et je suis sûr que maman t’aurais révélé qu’elle avait un fils, moi.
**
Sangoku était désemparé devant la situation. Il voyait pour la première fois de sa vie les yeux de son fils s’emplir de larmes, et il sentit son cœur se resserrer comme s’il s’apprêtait à ne plus jamais battre lorsqu’il entendit son fils cadet crier «Je te déteste ! Je te déteste !! ».
Il comprit pour la première fois qu’il n’y avait pas que le combat dans la vie, qu’on ne pouvait pas délaisser quelqu’un surtout quand cette personne était son fils.
Il ne savait pas quoi dire, il se retrouvait dans la réalité et non dans un combat.
- Sangoten, je sais que je ne suis pas le père que tu aurais désiré avoir mais je te promets qu’une fois tué tous ces démons, je reviendrai à la maison et nous rattraperons le temps perdu !
- Arrête papa, arrête ! Je te connais très bien, dans deux ans, tu repartiras encore pour entraîner un inconnu !
- Sangoten écoute, je sais que j’ai fait des choses dont je ne suis pas fier ; je sais que je n’aurai pas dû partir, mais la vie que j’avais avant, ne me plaisait pas. J’étais lassé de cette vie monotone et fade qu’était la mienne. Alors j’ai… profité de…de l’apparition d’Oob pour partir avec lui à la recherche d’un nouveau souffle…pour donner un nouveau sens à ma vie ; voila pourquoi vous m’avez eu très peu de temps, je le reconnais, et c’est pour cette raison, d’ailleurs, que je n’ai pas voulu que Shenron me ressuscite. Pardonne-moi, Sangohan !
- Mais papa, je croyais que c’était parce que Bulma t’avais dit que tant tu serais vivant, la paix ne régnera jamais sur la Terre ?! demanda Sangohan, l’air abusé. Tu m’as menti !! !
- Pardon Sangohan, mais j’ignorais que ces décisions me porteraient préjudice dans le futur, pardonne moi !! Je ne pensais pas revenir à la vie.
- Mais tu nous as menti, tu nous abandonné pour ton plaisir, parce que tu en avais marre de ta soi-disant vie sans saveur. Tu étais marié, père de deux fils alors pourquoi ? POURQUOI ?
- Arrête de pleurer Sangoten, comprend-moi !
- Papa, dis-moi que ce n’est pas vrai, ne me dis pas que c’était pour cette raison idiote que tu n’as pas été avec moi pendant mon adolescence. Si tu savais combien de fois, j’ai pleuré dans mon lit, le soir parce que je me sentais coupable de ta mort. Je me disais que si j’avais éliminé Cell, tu n’aurais pas eu à te sacrifier, je me sentais coupable du fait que Sangoten ne puisse pas connaître son père ! Papa, pourquoi, pourquoi tu as fait ça, POURQUOI !? !
- Comprend-moi, si quelqu’un peut me comprendre, c’est bien toi, regarde, tu en avais marre de ta petite vie terrienne avec Videl et Pan alors tu as profité du Tournoi Millénaire pour t’enfuir de ce cocon et aller t’entraîner.
- Ce n’est pas la même chose papa ! Si j’ai fait ça, c’est parce que vous m’avez toujours dit que je pouvais devenir extrêmement fort si je m’entraînais, et c’est ce qui s’est passé puisque j’ai remporté le Tournoi Millénaire, déclara Sangohan, furax. Ce n’est pas la même chose contrairement à toi, qui nous a abandonné.
- Papa, il n’y pas que le combat qui compte dans la vie, je pourrais être bien pu fort qu’Oob mais seulement je trouve absurde de m’entraîner durement comme tu le fais mais je rends compte que si tel était le cas, je t’aurai réduit en bouilli, papa, j’aurais tellement voulu ne pas t’avoir connu ! déclara Sangoten, l’air affligé.
- Sangoten, ne dis pas ça !
- Pourquoi ? Ah quoi ça sert de faire des enfants si c’est pour les abandonner, hein ?! La seule chose à présent que je souhaite, c’est… c’est… que tu meures, je veux ta mort, papa ! cria Sangoten d’une voix si forte qu’elle fit trembler la planète.
Pour la première fois de toute son existence, Sangoku se rendit compte qu’il n’y avait pas que le combat, que l’on ne pouvait pas abandonner un être humain qui nous aimait pour un simple inconnu pour cette personne.
Il était pour la première fois de sa vie, désarmé face à son fils, pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agissait pas de bataille, mais de la réalité, et qu’il ne se suffisait pas de vaincre son adversaire pour régler le problème.
- Je… je reviendrai à la maison, Sangoten, je te le promets et on essayera de trouver les solutions ensemble pour régler tes autres problèmes !! !
Le fils cadet de Sangoku se méfiait ; son père s’était rendu compte soudain qu’il avait été mauvais après seulement après une phrase, c’était certainement une attrape. Il lui déclara le fond de sa pensée et se mit à l’insulter, pourquoi avait t-il eut un père aussi minable et ridicule ?
Sangoku ne savait plus quoi dire pour réconforter son fils, il avait commis tant d’erreurs qu’il serait impossible de toutes les réparer. Au fur et à mesure que son fils les énumérait, la résignation de Sangoten se transforma en haine si bien que sa puissance se mit à augmenter en flèche, mais à peine avait t-elle dépassée son niveau initial qu’il s’écroula brusquement au sol en se tenant à la tête, imité quelques instants plus tard par son grand frère.
Soudain, une douleur exécrable, dépassant l’entendement se propagea dans leur esprit, dans le corps.
De leur vie, ils n’avaient jamais ressenti une telle souffrance. C’était comme si tout leur corps était en feu, et s’apprêtait à exploser sous peu, mais que leur arrivait t-il ?
Ils ne voyaient plus l’obscurité de la Planète des Démons, et se trouvaient désormais prisonniers d’un anneau d’une créature aux yeux rouges, si étroitement serré autour d’eux qu’ils ne parvenaient plus à distinguer la limite entre leur propre corps et celui de la créature, le Chaos. Ils avaient fusionné, unis dans la douleur, sans aucune fuite possible.
Lorsque le Chaos s’exprima, ce fut par les bouches deux jeunes garçons qui sentirent au milieu de leur souffrance, ses mâchoires remuer…
- Tu ne nous as jamais aimé, papa, nous avons toujours été des fardeaux pour nous, de ce fait, tu t’es vengé sur nous en nous pourrissant la vie !
- Mais non, ce n’est pas vrai ! protesta Sangoku d’un ton ferme. Vous ne voyez pas que le Chaos tente de vous manipuler. Par conséquent, vous vous devez de lutter, vous devez vous battre afin d’empêcher que le Chaos puisse pénétrer dans votre esprit. Battez-vous !! !
- A quoi bon se battre quand on sait que tout est perdu, tu vas payer !! Toi, qui te prétends être notre père, tu vas être effacé de nos mémoires ainsi que de celles de ceux qui t’on toujours connu dans le but de recommencer une nouvelle vie !!
- NON ! Arrêtez !! ! VOUS N’AVEZ PAS LE DROIT DE DIRE CA !! ! JE VOUS AI TOUJOURS AIME, VOUS ETES MES FILS, APRES TOUT !? Et pensez un peu à votre mère ?!
- Quelle mère ?! Tu veux sans doute parler de cette bonne vieille femme, qui n’a pas arrêté de pourrir nos vies ! Quant à notre père, c’est désormais le Chaos. Contrairement à toi, lui, au moins, il ne nous abandonnera jamais…
Tandis que l’émotion submergeait le cœur de Sangoku, les anneaux du Chaos (lequel avait pris une apparence de serpent) se relâchèrent soudain, et les deux victimes disparurent brusquement devant l’air accablé de leur père.
- Gohan, Goten, revenez !! !! Tu n’as pas le droit de prendre mes fils, CHAOS ! RELACHE-LES, CHAOS ! JE T’EN SUPPLIE !! SI C’EST MON AME QUE TU VEUX, PREND LA, MAIS PAR-DESSUS TOUT, RELACHE-LES, PITIE, CHAOS ! !! ! MES FILS, REVENEZ !! !!
- Kakarotto, allons, relève toi ! rugit Végéta d’un ton sec. Depuis quand un saiyajin s’abaisse t-il devant son adversaire, hein ?! Jamais !! !! Alors, debout !! TU ES PITOYABLE !
- Non, Végéta, dit l’autre saiyan tout en sanglotant. Plus que tout au monde, je ne peux supporter tout cela ! Pourquoi le Chaos s’amuse t-il à me voler mes amis, et mes fils à présent, hein ?! POURQUOI ?! POURQUOI ?! POURQUOI SUSCITE-JE TANT DE HAINE ALORS QUE J’AI RIEN FAIT POUR LA MERITER, HEIN !? QU’AI-JE DONC FAIT POUR MERITER CELA !! ! QUOI ?!
- Tu n’as ce que tu mérites, Sangoku, alors arrêtes de t’apitoyer sur son ton sort, et relève-toi, tes fils ont besoin de toi ! déclara Chibi Trunks d’un ton réprobateur.
- Tu les as entendus, je ne suis plus leur père !! Et maintenant, laissez-moi ! s’exclama Sangoku d’un ton sinistre.
- Hein ?!
- VOUS AVEZ BIEN ENTENDU, PARTEZ, FAITES CE QUE VOUS VOULEZ MAIS LAISSEZ-MOI ! hurla Sangoku de toutes ses forces.
- Comme tu voudras, Sangoku, mais ne viens pas pleurer lorsque la situation empirera, et que l’un de tes fils mourra ! lança Chibi Trunks. Parce…parce que c’est ce qui se passera si tu reste ici.
**
Pour la première fois de sa vie, l’individu qu’il avait à la fois tant détesté et admiré semblait complètement abattu au point qu’il se demandait si un jour, l’être si naïf qu’était Kakarotto retrouverait le sourire.
Puis sans plus attendre, il activa une aura dorée, et décolla du sol, en compagnie de ses deux fils à la poursuite des autres demi saiyans.
Mais très vite, l’énorme boule noire dans le ciel, parcourue d’éclairs sporadiques mauves capta toute son attention.
Pff, ça ne devait qu’être un mauvais présage parmi tant d’autres, pensa t-il d’un air las.
**
Pendant ce temps, deux individus venaient d’atterrir sur le sol, étendus à plat ventre, le corps frissonnant comme si le bois ciré de la pièce, s’était subitement transformé en glace.
Ils entendirent alors des voix résonner dans une pièce à peine viable ; des voix plus nombreuses qu’elles n’auraient dû l’être… Sangohan et Sangoten ouvrirent les yeux, et virent les visages cagoulés des Chevaliers Noirs, lesquels formaient un cercle tout autour d’eux et de leur maître, l’Empereur du Mal.
- Bienvenue dans votre nouvelle demeure, mes fils ! s’écria t-il d’une voix calme et glacée.
- Bonjour père, dit Goten malgré la douleur.
- Si vous êtes là, c’est dans un seul et unique but : vaincre Sangoku afin de recommencer une nouvelle vie, n’est-ce pas ?!
- Oui, acquiescèrent d’une même voix Gohan et Goten.
- Très bien, avant, vous devez me jurer sur le sceau de l’alliance que jamais, vous ne me trahiriez ; que vous êtes prêts à mourir pour moi !?
- Oui, nous vous en faisons la promesse !! s’exclama Goten. Vous en pouvez en être sûr ?!
- Et toi, Gohan ?!
- Euh… oui, quelle question, répondit t-il après un temps d’hésitation. Jamais, nous ne vous décevrons jamais.
- Je l’espère pour vous car dans le cas contraire, vous mourriez automatiquement !! Très bien, poursuivit le Chaos, j’ai une mission pour avant que vous ne vous attaquiez à Sangoku.
- Oui et laquelle ?! interrogea Sangoten de vive voix.
- J’aimerai que vous me rapportiez l’âme d’Oob et cela dans les quatre heures qui suivent. Or, étant donné que j’ai doublé votre force de combat au moment même où vous m’avez juré fidélité, cela ne sera l’affaire que de quelques minutes.
- Merci maître, firent les deux métis en s’agenouillant aux pieds de leur nouveau maître.
La jalousie changeait les personnes, Gohan et Goten étaient tombés dans ce piège.
En effet, ils avaient été jaloux du bonheur que vivait Oob ; ils avaient souhaité qu’ils puissent être aussi heureux, et le Chaos l’avait su à la seconde même où les avait vu.
Puis sans plus attendre, ils se téléportèrent à la poursuite d’Oob, inconscients du piège tendu par le Chaos dans lequel ils étaient malheureusement tombés à pieds joints…
**
Au même moment, le sentiment de culpabilité qui envahissait la poitrine de Goku était semblable à un immense et pesant parasite, qui lui donnait l’impression à présent l’impression de s’agiter, de se tortiller en lui. Le guerrier saiyan ne pouvait plus se supporter, ne pouvait plus supporter d’être lui-même… Jamais, il ne s’était senti aussi enfermé à l’intérieur de sa propre tête, de son propre corps.
Jamais, il n’avait éprouvé un désir aussi intense s’être quelqu’un d’autre, n’importe quoi…
Un individu apparut alors soudainement à ses côtés, lui ressemblant traits pour traits, vêtu d’une armure noire et kaki, une longue cicatrice à la joue, cet homme c’était Baddack, son père.
- Papa ?!
- Oui, c’est bien moi, mon fils, déclara t-il de sa voix enroué.
- Mais qu’est-ce que tu fais là ?! demanda Kakarotto, l’air hébété. Je croyais que tu étais quelque part, auprès du Chaos !!
- Oui, mais un vieil homme a réussi à m’emmener ici par le biais de la téléportation. Enfin, passons, je ne pouvais pas rester les bras croisés alors que mes petits-fils ont sombrés dans les ténèbres.
Kakarotto se contenta d’acquiescer d’un signe de tête en fixant le sol rocailleux.
- Je sais ce que tu ressens, Kakarotto, dit Baddack avec douceur.
- Non, tu ne sais rien du tout, répliqua Kakarotto avec impatience.
Sa voix était devenue soudainement puissante et ferme. Une fureur intense comme chauffée au rouge, jaillissait en lui. Son père ne connaissait rien de ce qu’il ressentait.
- Le fait que tu puisses ressentir une telle douceur constitue ta plus grande force.
La fureur de Kakarotto brûlait comme une flamme dans le terrible vide qui s’était installé en lui, et elle le remplissait d’un désir de frapper son père, de lui faire payer ses paroles creuses, son calme exaspérant.
- Ma plus grande force, vraiment ?! répliqua Kakarotto d’une voix tremblante, les yeux toujours fixés sur le sol. Tu n’as aucune idée de ce que je ressens…
- Si, je le sais. Souffrir ainsi prouve que tu es un homme, il n’y a pas de quoi avoir honte même pour un saiyajin fier, tu as tant de choses à découvrir, et je ne veux pas que toi ou tes fils meurent, voilà pourquoi je suis à tes côtés en ce moment.
- JE N’EN AI ASSEZ, JE VEUX QUE TOUT CELA CESSE !! !
- Non, c’est faux. Sinon, tu n’aurais pas la sensation d’être vidé de ton sang, de…de mourir de douleur.
- Papa, tout est fini, je n’y arriverai jamais !! J’ai crû faire ce qui était bon pour mes fils, mais aujourd’hui, je me rends compte que chacune des décisions s’avère aujourd’hui avoir été mauvaises !! ! Papa, j’ai l’impression que quoique je fasse, jamais, je ne m’en sortirais !! Que dois-je faire, papa ?! Aide-moi !!
- Non, Kakarotto, c’est ton combat, pas le mien !
- Oui, peut-être mais figure-toi que je n’ai plus la force de lutter, je suis épuisé. J’en ai marre de toutes ces guerres, c’est pourquoi, j’ai décidé d’arrêter le combat si nous parvenons à vaincre le Chaos ; chose fort improbable. Et puis, à la réflexion, j’ai conclu qu’un jour ou l’autre, je mourrai ; alors à quoi bon me battre.
- Non, tu dois te battre, tu es mon fils !
- Donne une seule bonne raison pour laquelle je devrais me battre, hein ?!
- Pour l’amour de tes fils, voilà pourquoi.
- Pour… pour l’amour de mon fils, reprit Kakarotto, l’air déconcerté. Oui, tu as raison.
- Et n’oublie jamais cette phrase, mon fils : nous sommes des Saiyajins, immortels et invincibles.
Simultanément, à l’instar de son cher et tendre époux, Chichi quittait de son propre gré le Kaiohshinkaï pour atterrir sur la Planète des Démons.
Ils étaient tous deux prêts à tout pour sauver Gohan et Goten.
A n’importe quel prix, ils se battraient…Pour l’amour de leurs fils…
WWWWWWWOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOOOOOOOUU
UUUUUUUUUUUUUU!
J´ai rien à rajouter, tu m´as bouché une fois de plus ![]()
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SAISON 2 : LA QUETE ULTIME
CHAPITRE 16 : POUR L’AMOUR DE MES FILS – (2Eme Partie)
Quelque part sur la Planète des Démons, un jeune adolescent d’une quinzaine d’années s’éveilla en sursaut, le souffle court et la sueur au front. Il prit quelques profondes inspirations, et se calma rapidement.
Dans l’obscurité de la forêt, il tâta les quelques fruits qu’il avait trouvés. En vain.
Le petit Uubu avait très rarement fait des cauchemars mais celui-ci avait eu l’air si réel qu’il en avait eu le souffle coupé. Il se souvenait de la netteté de l’impression de froid et de noir qui l’avait envahi avant qu’il ne ressente l’impersonnelle présence d’une chose absolument démoniaque. Comme si l’enfer s’était brusquement ouvert à ses pieds, sans qu’il ne puisse rien faire. Non, même l’enfer n’était rien comparé à ce qu’il avait ressenti ; il avait eu l’impression de toucher l’esprit démoniaque que l’Univers n’ait jamais engendré, le Chaos.
Puis, il se laissa sombrer dans ses pensées : il se souvenait s’être retrouvé sur le Kaiohshinkaï avec les nombreux amis et la famille des son senseï mais cela lui paraissait tellement lointain aujourd’hui. Puis brusquement, il avait senti tout son corps comme compressé et disparaître pour atterrir dans un lieu sombre et peuplé d’êtres malfaisants, en compagnie de Piccolo, mais ce dernier avait lui aussi étrangement disparu..
Il se demandait bien où pouvaient bien le guerrier nameckien et les autres…
Uubu fut interrompu dans ses pensées lorsqu’il entendit des cris exaspérés surgis de nulle part dans cette forêt qu’il avait crû déserte.
Il n’entendait plus le silence qui pesait dans cette interminable forêt dans laquelle il s’était réfugié depuis qu’il était arrivé ; les murmures et les pas précipités se faisaient de plus en plus nombreux mais que pouvait bien donc être la raison de cette soudaine agitation…
Terrifié à l’idée de ce qu’il allait découvrir, Uubu se mit à courir dans tous les sens mais son ennemi se rapprochait inlassablement vers lui, et le souvenir d’avoir entendu le Doyen des Dieux ordonner aux élus de ne pas utiliser leur ki pendant quelques temps, l’horrifia encore un peu plus.
Il était perdu, et aller devoir affronter vaillamment son adversaire comme le lui avait appris son maître pendant quatre des cinq dernières années.
Le jeune adolescent stoppa alors sa course lorsqu’il perçut un léger craquement, et il eut tout juste le temps de se retourner qu’il sentit quelque chose de dur s’enfoncer dans ces côtes, et le projeter violemment au sol.
Heureusement pour lui, le coup ne fut pas assez puissant, et il parvint de fait à se relever, non sans mal.
Il redressa la tête, et ce qu’il vit lui glaça le cœur. Son assaillant n’était d’autre que… Sangoten.
- Alors Uubu, on fait moins le malin, maintenant, hein ? lança t-il d’un ton sarcastique.
- San… Sangoten, Sangohan, c’est…c’est bien vous ? interrogea Uubu, à la fois stupéfait par ce qu’il voyait et horrifié par l’énergie que dégageaient les deux protagonistes.
- Oui c’est nous, répondit Sangoten, mais rassure-toi, on ne restera pas longtemps, juste le temps de tuer !! !
- Quoi ?! Mais… vous êtes complètement fou, ma parole !! Qu’est-ce qui vous prend ?! On vous a fait un lavage de cerveau ?!
- Sangoten, dit brusquement Sangohan de sa voix rauque, occupe-toi de ce morveux ; je l’ai assez vu !!
- On… ne… va quand même pas se battre, hein ?! Pas ça, vous devez penser à Marron, Chichi, Videl et Pan, qu’est-ce qu’elles doivent penser de vous ?!
- On n’en a que faire de leur avis. Nous allons bel et bien nous affronter pour mon plus grand malheur mais malheureusement, je crains que le combat ne soit des plus brefs !! ! s’exclama Goten d’un air hautain.
- Oui, c’est ce qui me fait peur puisqu’au cas où tu l’aurais oublié, j’étais plus fort que toi lors du Tournoi Millénaire, et j’ai bien peur pour toi que ce ne soit toujours le cas.
- Toujours le mot pour rire, à ce que je vois, tu dois certainement le tenir de Sangoku !! ! Mais trêve de bavardage, et battons-nous !! !
Les deux antagonistes allaient donc s’affronter devant le regard attentif de Sangohan. Celui-ci pensait avoir élaboré le plan, qui lui permettrait de sauver à la fois son père et son frère mais il ignorait le piège que lui avait tendu le Chaos dans lequel il était malheureusement tombé involontairement…
**
Simultanément, sur cette même planète, un homme se déplaçait à une vitesse vertigineuse à la poursuite des ses deux fils tant aimés. Il avait beau être au maximum de ses capacités, il avait toujours l’impression de pouvoir aller plus vite. En vain.
Cet étrange sentiment était sans aucun doute lié à son inquiétude et au mauvais pressentiment qui l’habitait. En effet, Sangoku craignait le pire, et soupçonnait ses fils de vouloir se venger sur des innocents. Pis, le Chaos n’aurait jamais manipulé ses fils sans arrière-pensée…
Sangoku fut stoppé dans le cours de ses pensées lorsqu’il reconnut du coin de l’œil le visage familier d’un vieil homme, et qui semblait le suivre pour une raison qu’il ignorait encore.
Plus étrange encore, cet homme ressemblait trait pour trait à Vieux Sage.
Or, ce dernier devait être mort…
- Est-ce que c’est bien vous, Vieux Sage ? demanda Sangoku en s’immobilisant dans les airs.
- Oui, c’est moi, répondit t-il d’un ton sobre. Je constate que tu es toujours en vie, et que ta queue a repoussé quand tu as absorbé le liquide que contenait ma fiole ?!
- Oui c’est vrai. Mais comment se fait t-il que… que vous soyez vivant alors que je vous ai vu mourir ; c’est impossible… bégaya Sangoku dont la mémoire lui revenait tout à coup. C’est bien vous qui avez entraîné mon fils, c’est vous ?!
- Je vois que tu commences à comprendre, petit, déclara le vieillard d’une voix calme.
Sangoku sentait peu à peu se répandre en lui le doute ; il était comme dépassé par les évènements. Comment se faisait t-il qu’un homme puisse être à la fois maléfique, et puisse entraîné Sangohan. Or, ces derniers ne sont pas du même camp…
- Je sais à quoi tu penses, Sangoku, dit Vieux Sage de cet même ton flegmatique, mais je ne suis ni juge, ni bourru. Ce que je fais, je l’accomplis parce que tel est mon destin, tout comme le tien est de battre.
- Oui, mais…
- Si j’ai entraîné ton fils, c’est parce que contrairement à ce que pensait le Doyen des Dieux, Sangohan possède un potentiel exceptionnel, qu’il n’a pas encore exploité au maximum. Pourtant, en l’entraînant, j’ai découvert un être attachant, formidable.
- Alors pourquoi lui avoir menti ?
- C’est dans l’ordre des choses, Goku. Je suis seul responsable de mes faits et gestes. Quoiqu’il en soit, tu dois te dépêcher de retrouver tes fils avant qu’il ne soit trop tard.
- Mais pourquoi ?! Qu’est-ce qui risque de se passer, hein ?!
- Je crains malheureusement que tu ne le découvres de tes propres yeux, rétorqua Vieux Sage d’un ton énigmatique.
- Avant de m’en aller, j’aimerai vous poser une dernière question : combien de jours restent-ils avant l’Apocalypse ?
- Il reste exactement trente jours avant la destruction finale !
- Merci, Vieux Sage.
- Ne me remercie pas trop vite Sangoku, pensa Vieux Sage, tu pourrais le regretter très vite…
Et aussitôt, le grand guerrier saiyan plaça deux doigts sur son front, prêt à se téléporter grâce à technique du Sunkaïdo (Déplacement Instantanée), mais contre toute attente, il ne sentit pas cette sensation familière qui l’avait ressenti à maintes reprises, celles d’une secousse derrière le nombril, comme si on le tirait avec un crochet.
Stupéfait par ce qui venait de se passer, Sangoku tenta d’interpeller Vieux Sage mais avant même qu’il n’ait pu formuler sa question, ce dernier disparut subitement…
Dans un rapide regain de confiance, Sangoku activa son aura de Super Saiyan, et poursuivit sa route…
**
Evil-Sangoten, comme ce dernier se plaisait à s’appeler, avait plusieurs fois encaissé les diverses attaques de son adversaire, mais Uubu était beaucoup plus mal en point que lui. A maintes reprises, il s’était fait surprendre par la rapidité de son opposant. Non, seulement, il était extrêmement puissant, mais il ne baissait jamais sa garde.
D’autre part, à son incroyable puissance et à sa rapidité, s’ajoutait également une endurance des plus extensibles qui obligeait Uubu à garder toute sa concentration tenter de suivre ses mouvements.
Le combat fut momentanément rompu lorsque Uubu fut projeté à des centaines de mètres de distance par un coup de genou rageur d’Evil-Sangoten.
- Sangoten ! s’écria Sangohan sur un ton ferme. Dépêche-toi d’en finir avec lui, Végéta et les autres se rapprochent !
- Et alors ?! lança Sangoten. On est beaucoup plus fort qu’eux, on n’aura aucun mal à les supprimer !
- FAIS-CE QUE JE TE DIS, TUE-LE ET MAINTENANT !! !
- Bon, d’accord, mais je vois pourquoi tu t’excites de la sorte !!
Immédiatement, Evil-Sangoten reprit ses esprits.
Il serra les poings. Uubu préparait quelque chose. Il avait d’abord été surpris par la technique et la ténacité de celui-ci. Il avait cru pouvoir en venir à bout facilement, mais il commençait maintenant à s’en méfier.
Son grand frère avait raison, il devait supprimer ce terrien, et vite. Il avait quand même été entraîné par son père, et pouvait se révéler menaçant.
Soudain, Uubu se transposa à quelques centimètres de lui, et effectua un balayage avec son pied droit. L’onde de choc le faucha aux jambes, et Goten tomba en avant. Du coin de l’œil, il vit l’autre arriver projeter une boule d’énergie droit sur lui.
Rapide comme l’éclair, Evil-Sangoten projeta ses mains en avant pour se protéger, mais il ne put ni bouger à temps pour éviter la boule de feu, ni dévier la trajectoire de cette dernière. Elle explosa dans ses paumes réunies, le faisant voltiger.
Dans un cri de rage, Uubu se cambra en arrière, puis projeta l’autre vague d’énergie aussi fort qu’il le put. Déjà ébloui par la première explosion, le fils cadet de Goku ne put rien faire pour empêcher le missile de le faucher dans l’estomac, l’entraînant avec lui dans sa course ; une course qui se termina au sol, où le corps de son adversaire fut précipité à toute vitesse avant que la bombe d’Uubu n’explose, ravageant le paysage à des kilomètres aux alentours.
Uubu haletait à présent lourdement. Il ne savait toujours pas ce qui allait se passer. En effet, il n’était plus en état de se battre comme l’indiquait son aura qui diminuait seconde après seconde, et ses bras qui retombèrent à ses côtés.
Il était épuisé, et en se concentrant un peu, il put sentir à son grand regret, oui… l’aura d’Evil-Sangoten, laquelle n’avait toujours pas baissé le moins du monde… il était toujours vivant.
Le sol trembla de nouveau lorsqu’une nouvelle explosion retentit au point d’impact. Son adversaire apparut du nuage de poussière lorsque celui-ci se déposa. Il n’avait rien, et son regard était plus froid que jamais. Puis, lentement, tel dans un ralenti, il leva la main en direction de son opposant. Une immense boule d’énergie colorée se forma dans la paume de sa main droite.
Puis tout alla très vite, Evil-Sangoten tira sa vague kikoho, et son opposant la vit arriver droit vers lui à une vitesse qui le cloua sur place, ne lui laissant pas la moindre chance de s’en sortir vivant.
Au même moment, arrivèrent les quatre élus dont Sangoku, qui purent ainsi assister au dénouement tragique de ce combat.
Trop tard, il était arrivé trop tard. Son élève qu’il avait aimé comme un fils, lui qui lui avait apporté tant de bonheur, venait de mourir devant ses yeux….
- Ah te voici enfin, Sangoku ?! lança Evil-Sangoten en remontant dans les airs.
- POURQUOI ? POURQUOI AS-TU FAIT CA ? UUBU N’AVAIT RIEN FAIT POUR MERITER CELA, CE N’ETAIT QU’UN SIMPLE INNOCENT, RIEN D’AUTRE, TU NE LUI AS LAISSE AUCUNE CHANCE !! !
- Ne t’en fais, tu iras le rejoindre très bientôt mais en attendant, si tu veux, je peux t’offrir sa tête, répliqua son fils cadet en montrant la tête de sa victime.
- TU VAS ME LE PAYER !! !
Et alors que Sangoku s’apprêtait à se ruer son propre fils, il vit avec dégoût ce dernier déchiqueter le visage de son défunt pupille d’un seul coup de poing. Aussitôt, Sangoku sentit une rage contrôlable l’envahir.
Plus que jamais, le plaisir que le Mal prenait à s’acharner sur des innocents l’écœurait et le mettait hors de lui.
Sa puissance se vit instantanément augmenter en flèche mais avant même qu’il n’ait pu frapper Sangoten esquisser le moindre geste, il vit quatre ombres se dresser autour de Végéta, des deux Trunks et d’Evil-Sangoten pour les emporter dans un endroit inconnu.
Ne restaient plus que Sangohan et lui.
Mais qui étaient ces individus ?! Et pour quelle raison, ces êtres malsains, sous-fifres du Chaos, avaient t-ils emmenés ses compagnons ?
Avant même qu’il n’ait pu formuler la moindre hypothèse, il sentit une lame se planter dans son cou pour le plonger dans un profond sommeil, qui se révèlerait peut-être éternel…
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Désolé je voulais pas dire sa (je deviens fou en ce moment) bref sinon je sais que en ce moment c´est moi le désert complet mais je vient ici de temps en temps sinon contnue a retaper tes chaps
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DRAGON BALL NEXT GENERATION
SAISON 2 : LA QUETE ULTIME
CHAPITRE 17 : POUR L’AMOUR DE SES FILS - (3ème Partie)
Le néant.
Sans fin.
Juste les ténèbres, accablantes et silencieuses.
Partout tout autour.
Il a peur.
Et soudain, une lueur.
Si faible.
Si faible.
Mais elle là, réconfortante.
Elle grandit.
Il peut maintenant voir certains contours, certaines rondeurs.
Une pièce étrange.
Qui n’accroche pas la lumière. Il glisse dessus, et semble s’évaporer à jamais. Rien de ce qu’il voit, ne paraît réel. Tout au plus, des ombres.
La lueur d’arrête sur les bords aigus d’un étrange cristal.
Il n’en distingue qu’une infirme partie et pourtant il sait qu’il doit mesurer deux mètres.
Et dedans.
Dedans.
Un corps semble t-il.
Il n’en aperçoit uniquement que la main.
Et là.
Sur le poignet.
Du sang ?
Il ne sait pas, mais cette étrange substance teinte la pierre écarlate.
Qui l’appelle ?
Une voix ?
Qui ?
Un murmure.
- Sangohan…
C’est bien son nom bafouillé
- Sangohan… Ne me tue pas…
Cette voix, il la connaît.
- Sangohan, je t’en supplie, ne m’abandonne pas, ne me tue pas….
- NOOOOONNNNN !! !
Heureusement, le cri resta coincé dans sa gorge mais il se redressa si brusquement qu’il manqua de percuter le rocher, qui se trouvait près de lui.
Sangohan se releva, le regard vitreux, teinté d’une peur irrationnelle qu’on ne lui connaissait pas.
Le cauchemar qu’il venait de faire avait l’air si réel.
Etait-ce une vision de ce qui se passerait si les sept élus dont il en faisait partie, ne parvenaient pas à sauver l’humanité de l’Apocalypse et du règne du Chaos ?!
Depuis qu’il portait ce médaillon que lui avait offert Vieux Sage durant son entraînement pour le Tournoi Millénaire, Gohan était très fréquemment victime d’hallucinations. Et Vieux Sage en était t-il conscient lorsqu’il le lui avait donné ?
Cet étrange phénomène n’était que l’un d’une longue série. Le dernier en date s’était produit il y a quelques heures.
En effet, alors que son père et son petit frère s’apprêtaient à s‘affronter, des grandes ombres noires surgirent de nulle part, pour se dresser tut autour de ses cinq compagnons, et les emmener dans un endroit qui lui était inconnu.
Le Chaos devait être derrière tous ça.
La seule éclaircie à cette grisaille fut de s’apercevoir qu’il était toujours en possession des cinq dragonballs ainsi que de l’Epée Céleste.
Soucieux comme jamais, il vola droit devant lui vers une destination qu’il ignorait lui-même avant d’être momentanément coupé dans ses pensées, suite à de nombreux cris, exprimant une douleur des plus atroces, et qui durent ainsi retentir à de nombreux kilomètres aux alentours.
Sangohan s’immobilisa dans les airs afin localiser l’individu agonisant. Il sentit trois présences, l’une dépourvu de vice mais dans un état critique, l’autre n’émettant plus aucune vibrations énergétiques. Quant au dernier, il possédait une force de combat à la fois malfaisante et extraordinaire, et devait être sans aucun doute être le bourreau des deux autres.
Le guerrier métis se hâta d’aller à la rescousse de la victime, qui s’avérait être une femme et parvint à assommer le démon d’un coup de pied circulaire avec le bol du pied.
Cette femme était en piteux état de telle sorte qu’il était impossible de deviner si elle était en mesure de le voir tant son visage paraissait carbonisé et brisé.
- San… Sangohan, chuchota t-elle d’une voix à peine audible ; la bouche recrachant quelques gerbes de sang, merci… merci de m’avoir sauvé, je…
- Quoi ?!
Au premier regard, cette femme lui avait paru familière, il savait maintenant pourquoi… c’était la mère… de Ketsuo, l’enfant qu’il avait sauvé durant son entraînement.
Or, il l’avait rencontré pendant son voyage virtuelles…. il devait certainement être une nouvelle fois victime d’hallucinations.
- Mais… vous… vous ne devriez pas être là, vous… n’existez pas, je dois… sûrement rêver, oui, c’est forcement ça ; vous n’existez pas.
- NON, SANGOHAN !! s’exclama une autre voix des plus familières pour l’avoir entendue pendant les quatre premiers mois de son entraînement. Tu ne rêves pas, nous sommes réellement vivants.
Le rêve de Sangohan prit une nouvelle dimension quand il se retourna et vit le visage ridé de… Vieux Sage.
Il était bel et bien vivant.
- VIEUX SAGE, C’EST VOUS !? interrogea Sangohan, l’esprit confus.
- Oui, c’est moi. Tu dois certainement te demander comment se fait t-il que nous soyons en train de nous parler mais c’est simple, je t’ai manipulé.
- Quoi ?!
- Lorsque tu t’es rendu dans cette salle spéciale dans laquelle des images sont projetées dans le cerveau, et que tu t’es retrouvé dans une sorte de monde virtuel, c’était faux !! Nous étions réellement vivants puis lorsque tu as crû que je m’étais fais enlevé, c’était parce que les ravisseurs recherchaient le médaillon. En réalité, ce n’était que des démons, qui avaient pris l’apparence d’humains…
- Et pour la mère de Ketsuo ? coupa Sangohan d’un ton abrupt.
- Aussi surprenant que cela puisse être, elle n’a pas succombé de ses blessures, et l’Empereur a jugé qu’elle nous serait utile, et l’a guéri, déclara le vieil homme d’un ton las.
- Mais si vous êtes là, où est Ketsuo ?!
- Justement, tu dois à tout prix le sauver, il est en danger. Je… je peux te jurer que c’est n’est pas un mensonge ; si tu ne le retrouves pas, un démon le tuera. Pitié, va sauver mon fils, supplia la mère du jeune homme.
- Mais…
- Si j’ai fait ça, reprit le vieillard, ce n’est pas parce que je suis maléfique mais c’est parce que le monde dans lequel nous vivions était dirigé par la haine, la soif de pouvoir et d’argent, et malheureusement, je l’ai appris à mes dépens. Mais rassure-toi, tout cela ne sera plus que de l’histoire ancienne lorsque sous l’action de l’Empereur, nous aurons débarrassé ces individus pour rétablir le paradis qui existait autrefois.
- Alors, vous vous êtes trompé de camp ?! lança le demi saiyan d’un ton sec.
- Non, pas du tout !!
- Vous délirez complètement. Vous dites vraiment n’importe quoi, N’IMPORTE QUOI !! hurla Sangohan.
Vieux Sage l’avait trahi, tout comme son père, l’avait abandonné.
Il s’était servi de lui.
Lui en qui, il avait toujours eu une confiance absolue. Lui en qui, il avait révélé ses pires souvenirs qu’il ne pensait lus jamais ressassés.
Cet homme qu’il avait considéré comme son grand père avait préféré rejoindre le camp du Chaos.
- Sangohan, le Chaos a manipulé mon fils en lui proposant de me ressusciter s’il se mettait à son service. Or, Ketsuo ignorait que j’étais déjà vivante. Il a dû tuer tous ses meilleurs amis, et commettre des choses horribles pour moi. Mais lorsqu’il a compris la manipulation, il s’est en voulu, et à présent, il veut tuer le Chaos.
- Ça ne fait rien, je le sauverai !!
- Promettez-moi que vous le sauverez, vous savez mon fils n’a jamais eu une vie facile… je vous en supplie, sauvez-le des griffes du Chaos !!
- Je vous jure sur ma vie que je ferai tout pour le sauver, quitte à mourir, vous pouvez reposer en paix, maintenant ! Quant à vous, Vieux Sage, nous nous reverrons, je peux vous le jurer.
- Je l’espère. En attendant, tu ferais mieux te dépêcher ; la base dans laquelle l’Empereur s’établit n’est à qu’à une demi dizaine de kilomètres d’ici. Bonne chance !!
**
Au même moment, sur le Kaiohshinkaï, tous les amis et la famille de Sangohan assistaient anxieusement à ses aventures grâce à la boule de cristal du Doyen des Dieux.
- Vous croyez que l’on devrait leur dire que Chichi et Piccolo sont sur la Planète des Démons ? demanda Dendé, l’air incrédule.
- Euh non, je ne crois pas ce que ce serait une bonne idée, répondit Shibito à mi-voix.
- Et pourquoi ça ? lança Bulma sur un ton menaçant.
- Pour la simple et bonne raison que les élus ont déjà assez de problèmes, et je crains que cela ne fasse qu’empirer ! déclara Daï Kaioh, lequel paraissait étrangement calme.
- Mais on ne peut pas rester là, les bras croisés ! protesta Bulma, la voix tremblotante.
- Tu dois garder ton calme Bulma, cela ne sert strictement à rien de céder à la panique !! rugit Shibito.
- Oui, tu as raison, en tout cas, j’aimerai bien être aussi insoucieux que le Doyen des Dieux et Tortue Géniale ; regardez-les, ils passent le plus clair de leur journée à nous peloter ou à lire des revues pornographiques.
- Tu as raison, acquiesça Shibito, l’air confus.
- Mais tout à coup, me vient une idée, déclara Daï Kaioh, la mine réjouie. Pourquoi chacun des deux Trunks n’accrocherait pas l’une des potaras que Shibito a donné à Sangohan, pour fusionner.
- Oui, ce serait une bonne idée, dit Shibito. Mais au cas où vous l’auriez oublié, on ne sait toujours pas où ils se trouvent, j’espère qu’il ne sont pas morts !! !
Un silence accablant s’installa de nouveau dans le fameux Sanctuaire des Dieux tandis qu’au même moment, sur la Planète des Démons, Evil-Sangohan rejoignait dans les régions enneigées de la planète son père et par la même occasion une pléiade de sous-fifres composée d’un millier de démons auquel se rajoutaient quatre Chevaliers Noirs, qui se trouvaient tous sur l’une des collines qui surplombait la région.
Mais quelque chose d’autre captait toute leur attention.
En effet, avant même qu’ils n’aient pu interroger l’armée du Chaos sur leur présence ici, Sangoku et Sangohan virent deux gigantesques cages suspendues dans les airs, effleurant la lave qui bordait la verdure enneigée. Celles-ci contenaient respectivement Sangoten, Piccolo, Chichi, Ketsuo et Miraï Trunks dans l’une et Végéta, Chibi Trunks, Vieux Sage ainsi que la mère de Ketsuo dans l’autre.
Sangoku se rendait alors compte de la présence de Piccolo et de celle de son épouse. Or, ces derniers auraient dû se trouver en sécurité au Kaiohshinkaï …
- Que font nos amis ici ? demanda Goku sur un ton féroce.
- C’est simple, répondit l’un des nombreux démons. On a décidé d’organiser un petit combat dont le vainqueur aurait le droit de choisir laquelle des deux cages ils souhaitent voir sombrer. Or, ils comptent tous autant pour vous ; je n’aimerai pas être à votre place !
- NON, VOUS NE POUVEZ PAS FAIRE ÇA, VOUS NE POUVEZ PAS NOUS OBLIGER À CHOISIR ENTRE EUX ! protesta Sangoku d’un ton sec. Pourquoi faites-vous cela ?!
- Vous n’avez pas le choix, et je vous déconseille de lancer la moindre vague kikoho si vous ne voulez pas détruire les deux cages !! ! s’exclama un autre démon.
- Comme vous voudrez, je vous promets que vous ne vous s’en sortirez pas à si bon compte, que vous soyez dix ou mille, croyez-moi !!
- Ah vraiment ?! lança l’un des Chevalier Noir.
- Oui, tout à…
**
Avant même que Sangohan n’ait pu achever sa phrase, il encaissa un magistral coup de poing que lui porta l’un des mille démons qui leur faisait face. Toutefois, son opposant n’eut même pas le temps de retirer le poing de la joue de son fils que Sangoku le saisit violemment au cou.
Le démon se sentit attiré en avant, et ses yeux faillirent sortir de leurs orbites lorsqu’un coup de genou remontant le plia en deux avant que de ses deux pieds réunis, Sangoku ne l’expédie quelques kilomètres plus loin.
Cependant, au grand dam des deux saiyans, le démon parvint à se relever indemne.
Puis sans plus attendre, il se rua sur les deux autres protagonistes et frappa le plus âgé des deux, lequel bloqua d’extrême justesse le coup de genou de son adversaire mais Evil-Sangohan riposta en enfonçant ses deux poings dans les côtés du dénommé Danyu, qui fut rapidement propulsé en arrière. Toutefois, sa technique de vol lui permit de stopper sa course, or, les deux saiyans étaient déjà sur lui, le frappant à nouveau.
Danyu serra les dents, il aurait besoin d’aide.
Un nouveau coup de pied en hauteur, porté au niveau de la nuque, expédia sous des tonnes de pierre, et de nouvelles crevasses apparurent tout autour de la zone d’impact. Danyu se dégagea rapidement, et fixa ses ennemis du regard, jamais il ne parviendrait à gagner tant que ces deux-là se battraient ensemble.
Du reste, il n’y avait pas d’autre solution. Tant qu’ils seraient ensemble, il ne pourrait pas non plus les affaiblir suffisamment. Danyu se concentra un court instant, remonta en altitude, un long sourire étira ses lèvres rouges de sang.
Aussi rapide que la lumière, il se transposa derrière Sangohan, et le saisit par les deux bras tout en le serrant si fort que le demi saiyan sentit son corps comprimé jusqu’à la rupture. Dans le même temps, Sangoku s’était apprêté à venir en aide à son fils jusqu’à ce que deux démons ne se matérialisent subitement près de lui.
Il devait maintenant faire face à deux nouveaux adversaires tandis que son fils était sur le point de mourir… il ne restait plus qu’une seule solution, pensa t-il.
Sangoku poursuivi par les deux sbires du Chaos s’immobilisa alors dans les airs, et mit brusquement chacune de ses mains de part et d’autre de son visage, les paumes tournées vers l’intérieur et cria alors d’une voix forte :
- TAIYOKEN !! !!
Aussitôt, une lumière solaire des plus brillantes se créa alors derrière lui et vint littéralement aveugler Danyu et ses deux compagnons sous le ciel obscur et la pluie battante, ce que permit à Sangohan de se libérer. Ce dernier ne perdit pas la moindre seconde de l’opportunité qui s’offrait à lui. Il augmenta en conséquence son potentiel énergétique et passa au Mode Washi-Ken dans une explosion monumentale, qui ébrécha encore un peu plus la surface de la planète, et supprima les trois démons en quelques nanosecondes.
Puis, le corps enveloppé d’un halo bleu et blanc, il s’envola en direction des deux cages mais avant même qu’il n’ait pu le temps de tenter la moindre manœuvre, il se retrouva nez à nez avec son plus féroce ennemi, le Chaos.
D’un brusque mouvement de la main, celui-ci le repoussa en direction de son père, auprès duquel il s’écrasa rudement.
- Lâche, s’exclama le Chaos d’une voix glaciale, tu m’as trahi ; du moins tu as tenté de me trahir !!
- Parce que… tu… te croyais vraiment… que… que j’allais devenir réellement malfaisant, balbutia Sangohan de sa voix rauque.
- Non, je savais qu’il n’y avait aucune chance pour que tu passes du côté obscur après l’entraînement que tu as subi avant le Tournoi Millénaire ; contrairement à ton frère qui est très vulnérable.
- Qu’est-ce que tu veux ? interrogea Sangoku alors que dans le même temps, la lumière solaire qu’il avait crée, se dissipa.
- En fait aussi étrange que cela puisse paraître, je suis venu vous proposer un marché, répondit le Chaos, l’air serein.
- Ah oui et lequel ?!
- C’est simple, si vous me donnez les cinq dragon balls, je pourrai en échange, libérer vos amis et votre famille.
- Et pourquoi tu ferais ça, Chaos ?! répliqua Sangoku. Tu es un être sans cœur, rempli de vice.
- A croire que c’est mon jour de bonté, riposta l’autre d’un ton sarcastique.
- Tu mens ?!
- Saiyajins, si dans les minutes qui suivent, vous ne vous êtes toujours pas décidés, je vous détruirai tous dans l’instant qui suivra, alors….
- C’est du bluff, tu as besoin de nous pour empêcher l’Apocalypse.
- Non, plus maintenant. Alors…
- Sangohan, donne-les lui !!
- Mais…
- Donne-lui les boules de cristal, Sangohan !! hurla Goku sur un ton sec.
- Avant, j’aimerai que tu nous promettes que tu ne feras pas de coup fourré, dit Sangohan, sur la défensive.
- Je jure sur le Sceau de l’Alliance que jamais, je ne vous trahirai ! s’exclama l’autre alors qu’instantanément, un épais cercle rougeoyant se grava sur son front.
Sangohan était confronté à un dilemme.
Il savait bel et bien qu’en réunissant les sept dragon balls, il pourrait accomplir la quête pour laquelle lui et les autres étaient venus sur cette planète.
Or, d’un autre côté, il ne pouvait se risquer à sacrifier la vie des ses êtres chers alors qu’il n’était pas entièrement pas sûr de ce qu’il avançait.
Il commettait peut-être la plus belle erreur de sa vie mais… c’était… c’était la seule solution.
Pourtant, sacrifier la vie de ces derniers alors que ceux-ci les avaient toujours soutenus même dans les moments les plus critiques de leur vie serait un acte des plus cruels.
Cependant, l’enjeu de la bataille qui l’opposait au Chaos dépassait le sort de l’humanité. Par conséquent, il n’avait pas à hésiter ; sa décision était toute prise…
Lentement, Sangohan dégaina du fourreau de son épée, une capsule qu’il catapulta contre le sol, provoquant une nouvelle explosion, de laquelle, résulta l’apparition d’une énorme sacoche argentée qu’il lança malgré lui en direction du Chaos, qui la rattrapa d’une ses longues mains blafardes.
- Finalement, je commence à vous apprécier saiyajins, vous êtes tous aussi bêtes et naïfs les uns que les autres, déclara le Chaos.
- Hein ?!
D’un mouvement rapide de la main, il ôta les amis et la famille deux autres protagonistes des deux immenses cages, mais avant même que les deux élus n’aient eu le temps d’esquisser le moindre mouvement, il fit appel au Vent, qui repoussa Sangohan et Sangoku quelques centaines de mètres en arrière. Sans plus attendre, d’un autre mouvement circulaire de sa main, il provoqua l’affaissement du sol. C’est donc ainsi que ses anciens sombrèrent dans la lave devant les airs impuissants de Gohan et Goku.
Comme dans un ralenti, ceux-ci s’élancèrent aussi vite qu’ils le purent malgré la distance qui les séparait afin de sauver leurs amis…
Simultanément, en dépit du peu d’énergie qui lui restait, et alors qu’il sombrait peu à peu dans l’inconscience, Vieux Sage tenta de s’adresser à Piccolo par télépathie. Hélas, le nameckien était dans un tel état qu’il était incapable de distinguer le moindre son. Or, lui seul pouvait sauver les autres…
- Piccolo, Piccolo, pensa t-il, je sais que tu m’entends et je sais aussi que tu es faible, mais toi seul, peut sauver les quatre autres élus, je t’en prie, Piccolo, réveille-toi…
- Je suis… trop faible, beaucoup trop faible, bredouilla Piccolo.
- Allons, Piccolo, tu ne vas quand même pas mourir de la sorte, et abandonner Sangohan après tout ce que vous avez vécu, non ?!
- Hein ?! reprit Piccolo. Sangohan ?! Sangohan !! ! s’écria t-il de sa voix faible.
Dans un rapide regain d’énergie, Piccolo, qui possédait la faculté Nobiru Ude, étira ses bras aussi loin qu’il le pouvait afin de toucher et d’empoigner dans un premier temps Miraï Trunks et Sangoten puis Végéta et son autre fils.
Il avait sauvé quatre des six élus présents ici, en espérant que ceux-ci parviendraient à venir à bout du Chaos, lequel était reparti dans son palais, situé non loin de cette région.
Piccolo n’avait peut-être pas été parfait tout au long de sa vie, pourtant jusqu’à la fin, il s’était battu pour faire régner la paix et la justice…
Adieu mes amis, adieu Sangohan.
Puis avec un sourire en coin des lèvres, il sombra dans les ténèbres, emporté par la lave.
**
Quant à son protégé, Sangohan, il était tout proche de rattraper Ketsuo alors que son père en faisait de même avec sa mère.
- Attrape ma main ! cria Sangohan. Attrape-là, vite !! !
- Liasse-moi mourir, Sangohan, je sais que si les circonstances étaient autres, tu m’aurais à coup sûr sauvé, mais là… ça ne servirait à rien… je ne serai qu’un fardeau pour toi. Je ralentirai plus qu’autre chose.
- NON TU NE DIS PAS ÇA, C’EST FAUX !
- Arrête Sangohan, tu sais bien que c’est la vérité… En revanche… j’espère que…que tu te battras jusqu’à la dernière seconde quoi qu’il arrive. Vous pouvez battre le Chaos, j’en suis sûr…. Dommage que je ne puisse pas voir ça… Sangohan, pardonne Vieux Sage de t’avoir manipulé… tu sais… il t’apprécie beaucoup… et s’il a fait ça… c’est pour que tu prenne conscience de tes capacités…
- KETSUO !! !
- ADIEU, PAPA !! !
- JE NE T’OUBLIERAI JAMAIS !! !!!!
**
Près d’eux, une femme dont les larmes ne semblaient jamais vouloir se tarir était sur le point de mourir, pourtant, son époux adoré était parvenu à la sauver de lave et l’avait mise à l’abri, mais elle savait pertinemment que sa dernière heure était arrivée.
Elle était étendue, respirant difficilement, suivant inlassablement de ses doigts les sillons gravés dans la pierre dans laquelle elle allait se reposer.
Elle ne désirait plus qu’une chose, rester là, étendue à jamais.
Elle ferma les yeux, laissant le vent la bercer tout doucement, laisser une main lui caresser ses joues si pâles.
Chichi écouta le vent.
Une mélodie si douce, si calme.
Un chant venu de nulle part.
Si ce n’était que son passé.
Et cette chaleur, cette main posée sur sa joue.
Elle ouvrit les yeux.
Une pâle silhouette.
Sangoku.
Sangoku, ne pleure pas, s’il te plaît.
Chichi !
Je t’aime. Je t’attendrai. Toujours.
Je sais.
Sangoku, je ne te l’ai peut-être jamais dit, mais si tu savais comment je t’aime, tu es le meilleur mari qu’une femme puisse rêver d’avoir..
Elle sourit.
Je serai toujours là, je te le promets. Ne pleure plus. Je veillerai sur toi jusqu’à ce que tu me rejoignes.
Puis lentement, les douces lèvres de l’homme se posèrent sur celle de son épouse.
Et elle disparut
Il ne resta plus que du vent.
Des yeux de Sangoku, jaillirent une dernière larme.
Soudain, eut lieu un véritable tourbillon qui balaya tout sur son passage et transposa Sangoku auprès de ses deux fils, entouré par quatre Chevaliers Noirs en plus desquels se distinguait un millier de démons.
Tous aussi nombreux qu’ils étaient tentaient désespérément d’abattre leurs adversaires en leur projetant de leurs mains incolores diverses boules d’énergie dévastatrices, qui les auraient certainement détruits dans un autre monde mais quelque chose d’étrange semblait se briser chez les trois élus.
Ils ne seraient plus jamais les mêmes.
**
Une rage exceptionnel, fabuleuse, inqualifiable tant elle était prépondérante, se répandit dans chacun des membres des trois saiyans.
Jamais jusqu’à présent, personne n’avait ressenti une telle haine au point d’en perdre le propre contrôle son corps ; ils étaient devenus fous, mais cela n’avait aucune importance, plus rien ne comptait, maintenant.
C’est alors qu’un puissant kïai s’éleva, au plus profond de leur âme.
Sans plus réfléchir, ils contractèrent tous les muscles de leur corps, et leur aura redoubla d’intensité au point qu’un violent courant d’air s’éleva autour d’eux.
La puissance de Goten, Goku et Gohan se mirent à augmenter considérablement, notamment pour les deux derniers de façon à ce qu’elle décuple subitement dans une titanesque explosion de lumière.
Le crépitement intense des éclairs qui entouraient leurs muscles, ne parvint pas à masquer le grondement du sol.
Leurs cheveux déjà dressés sur leur tête respective, vibraient déjà depuis longtemps.
Sangoku et Sangohan serrèrent leurs mâchoires simultanément. Ils sentaient que quelque chose leur arrivait, mais ils ne sauraient dire quoi. Leur corps agissait de façon indépendante, ils ne faisaient qu’amorcer le processus. En effet, leur puissance augmentait sans cesse tandis que leurs corps se modifiaient pour accueillir le trop-plein d’énergie.
Des douleurs ainsi que plusieurs veines apparurent à la surface de leurs muscles, lesquels semblaient être à la limite de la rupture mais ils ne pouvaient plus rien faire pour empêcher cela. Ils se délectaient de la sensation de puissance qui envahissait les moindres fibres de leurs corps tandis que leur conscience se mettait à fonctionner plus rapidement, à un autre niveau.
Leurs cheveux, devenus bleus pour Sangohan et ambrés pour Sangoku, semblables à des flammes devinrent progressivement peu à peu plus encore plus clairs, et se tendirent jusqu’à effleurer le milieu de leur dos courbé, tandis que leur ki atteignait des sommets, dépassant leurs rêves les plus fous.
Sangohan et Sangoku venaient d’atteindre eux aussi le Niveau Ultime du Super Saiyan.
Au même moment, Sangoten venait de se transformer en Super Saiyan 2 pour la première fois de sa vie après de longues et infructueuses années d’entraînement dans une nouvelle explosion de lumière.
- Mes fils, je sais que je n’ai pas souvent été là pour vous, et je sais également que vous ne me le pardonnerez pas avant de nombreuses années. Cependant, on se doit de rester unis quoiqu’il arrive, on doit faire front ensemble et rester unis contre le Chaos ; c’est uniquement de cette façon que l’on vaincra le Chaos.
- Oui, tu as raison, papa, acquiesça Sangoten.
- Tu marches avec nous, Sangohan ? demanda Sangoku.
Quant à Sangohan, la peur, l’angoisse couraient furieusement dans son corps sans trouver la moindre issue. Il faisait des efforts surhumains pour soulever le poids qui l’écrasait, pour dégager sa gorge et donner ainsi passage au flot de son désespoir au point qu’il en oublia que son père et son frère avaient plus que jamais besoin de lui. Et vainement, il tendait ses dernières énergies ; il sentait sa langue froide comme son palais, elle ne pouvait pas s’arracher de la mort. Une impuissance de cadavre la tenait rigide. Ses sensations ressemblaient à celles d’un homme tombé en léthargie qu’on enterait, et qui bâillonner par les liens de la chair, entendrait sur sa tête le bruit sourd des pelletés de sable.
Le mutisme avait eu raison du saiyan…
Simultanément, d’un commun accord, Sangoten et Sangoku placèrent leurs mains en forme de coupe sur le côté, et y concentrèrent le volume de ki suffisant mais l’état d’inconscience dans lequel avait subitement sombré Gohan captait toute leur attention, et les empêchait de se concentrer pleinement.
- KA.. commença Sangoku.
- ME.. poursuivit Sangoten.
- HA..
- ME..
- Sangohan, on a besoin de toi ; je sais que je n’ai pas été le père idéal pour vous, mais je t’en conjure, bats-toi…
Comme si Sangohan avait entendu ces mots-ci, il ouvrit lentement les yeux dont les iris étaient devenus bleus puis…
- KAMEHAMEHA !! s’écrièrent d’une même voix Goku et Goten.
- HADO-KEN !! ! s’exclama Sangohan.
Dans un synchronisme parfait, les trois vagues déferlantes partirent des trois saiyans, et se propagèrent dans la direction de leurs adversaires tandis que toute l’énergie amassée par les trois élus se trouvait subitement libérée. Le titanesque bulbe d’énergie dont la couleur était semblable aux auras des trois élus (bleues, blanches et dorées) fut prolongée d’une colonne de feu autour desquelles s’enroulèrent plusieurs serpents d’éclairs orangés. Il déchira alors l’espace séparant les deux camps en quelques milliardièmes de secondes, remontant le flux énergétique de l’attaque des partisans du Chaos dans une explosion digne d’une supernova, ne leur laissant pas la moindre chance de s’en sortir indemnes.
L’explosion résultante de l’attaque vaporisa des centaines de millions de tonnes d’eau, de terre et de pierres et dévasta la majeure partie de la planète toute entière, qui en devint toute illuminé pendant quelques minutes qui parurent interminables, et se mit à trembler sur ses bases. La réunion des trois vagues déferlantes continua sa route dans l’espace, entraînant avec elle quasiment toute l’atmosphère.
**
Pendant ce temps, un homme jubilait comme jamais dans son palais.
Non seulement, il avait récupéré les cinq boules de cristal manquantes, mais en le plaçant les unes à côtés des autres dans le Temple d’Anisa, il deviendrait immortel et empêcherait l’Apocalypse.
Les élus pouvaient bien détruire sa planète, ça lui était complètement égal maintenant.
Il était sur le point de posséder l’immortalité et de régner de ce fait en maître jusqu’à la fin des temps…
L’Avènement du Mal pouvait commencer…
DRAGON BALL NEXT GENERATION
SAISON 2 : LA QUETE ULTIME
CHAPITRE 18 : LES DERNIERES HEURES AVANT L’APOCALYPSE
A nouveau les ténèbres.
Il fait froid.
Si froid.
A nouveau la peur.
Une lueur, si faible.
A nouveau la même scène.
Pourquoi ?
La lumière est forte, pourtant, tout continue à s’embrouiller.
Il ne distingue qu’une partie du cristal et cette main.
Cette main.
Mais quelque chose a changé. Il croit percevoir une silhouette qui se fond dans l’obscurité.
Il veut mieux la voir, mais son regard retombe irrémédiablement sur la main et sur le poignet.
Cette fois-ci, il n’y a plus de doutes, c’est du sang.
Tout cela le fascine.
L’ensorcelle.
- Sangohan…
Toujours la même voix.
Qui ?
Qui est-ce ?
- Ne me tue pas, je t’en prie, ne me tue pas, ce n’est pas moi ton ennemi, c’est lui.
Il a mal, si mal.
Et il saigne aussi.
La douleur est insupportable.
Et il voit alors le visage sur lequel il peut lire : "Avant la création de l´Univers, il y avait le Ying-Yang où le ying et le yang formaient un seul élément. Puis le ying et le yang se sont séparés, donnant alors naissance à l´Univers, le Ying allant à la Terre et le Yang au Ciel. Mais un jour le Ying-Yang retrouvera sa vraie nature, l´Équilibre Parfait."
Et son cri est encore plus déchirant.
- NOOONNNNNNNN !! !
Cette fois-ci, Sangohan ne put retenir le cri ; et il résonna dans tout le temple.
Miraï Trunks fut le premier à se réveiller, et ce qu’il vit, faillit le faire défaillir d’horreur.
L’autre demi saiyan, les yeux hagards, se tenait droit sur son lit, les mains aux poings ensanglantés reposant sur des draps gorgés du même liquide mais le plus étrange fut de constater la présence d’un corps gisant près du lit de Gohan, et dont le visage était totalement déchiquetée .
Trunks fut incapable d’esquisser le moindre mouvement, même lorsque son double le poussa, suivi de près par Sangoten, lequel courut alors vers son grand frère, l’air inquiet.
- C’est déjà arrivé plusieurs fois, mais pas de manières aussi brutales, notamment lors de ton entraînement, déclara Miraï Trunks d’un air troublé.
- C’est impossible?! interrogea Sangoten, l’air confus. Comment aurait t–il pu perdre autant de sang ?
- Non, regarde, le sang commence à s’effacer. Ce ne sont que les reflets de son rêve.
- Tu veux dire, Miraï Trunks, que cela risque de lui arriver souvent ? demanda son double.
- Aucune idée, en tout cas, répondit l’autre, j’aimerais savoir comment on a atterri ici ?
- C’est simple, dit Sangoten d’un air majestueux, mon père nous a ramené ici après que l’on ait vaincu une armée toute entière de démons et quatre Chevaliers Noirs.
- J’aurai bien voulu voir ça ! s’exclama son meilleur ami d’un ton las. Malgré la torpeur dans laquelle je sombrais à cet instant-là, j’ai pu ressentir les vibrations énergétiques que vous émettiez… c’était prodigieux, exceptionnel !!
- Oui, c’est vrai, acquiesça l’autre.
- En attendant, poursuivit Chibi Trunks, j’aimerai bien savoir où se trouve ton père et pour quelle raison il nous a amené ici, c’est vrai, quoi ?! C’est quand même l’avenir de l’humanité qui est en jeu.
- Ben, il a dit que l’on aurait besoin de repos avant d’affronter le Chaos, rétorqua prestement Goten.
- Mais que je sache, il reste encore plusieurs milliers de démons encore en vie ! protesta Chibi Trunks.
- Ouais, c’est vrai, mais de toute façon, qu’il vienne, on les vaincra toutes !! déclara l’autre Trunks d’un air triomphant.
- Je l’espère !! !
**
Quelque part sur cette même planète, un homme survolait cette vaste planète, ressemblant à un champ ruine, l’esprit vide.
Une épaisse fumée âcre s’échappait des ruines fumantes desquelles il put distinguer des bras, des jambes émergeant ici et là.
Il ressentait dans sa cage thoracique une douleur languissante, horrible…Un mal impossible à définir, à contrôler, à effacer, à oublier.
Il souffrait d’un mal nouveau qu’il avait découvert depuis peu, à vrai dire, depuis que ses meilleurs amis puis son épouse avaient trouvé la mort, tout cela par la faute d’un seul homme : le Chaos…
Puis tout à coup, il fut interrompu dans le cours de ses pensées lorsqu’il distingua par-dessus un vitrage un corps. Aussi curieux que cela puisse paraître, son instinct saiyajin l’incitait à aller voir de plus près. Ainsi, sans aucune raison valable, Goku atterrit d’un pas sec près d’un endroit plus ou moins similaire à ce qu’on appelait sur Terre, la morgue.
Le guerrier saiyan pénétra donc à l’intérieur, et à peine entra t-il dans ce vaste endroit qu’il fut saisi d’épouvantes. Il regardait depuis quelques minutes un noyé, atrocement défiguré. Les chairs du défunt étaient tellement molles et dissoutes, que l’eau courante qui les lavait les emportait brin à brin. Quant au jeu d’eau, qui tombait sur son visage, il creusait un trou à gauche du nez. Et brusquement, le nez s’aplatit, les lèvres se détachant, montrant des dents blanches. La tête du mort éclata alors de rire. Chaque fois qu’il croyait reconnaître une personne fréquentée sur Terre, Goku ressentait une vive douleur au cœur.
Il continua alors sa visite, et rencontra une centaine de mètres plus loin des passants se pressant, plaisantant, applaudissant ou sifflant comme dans un spectacle, et se retirèrent satisfaits en déclarant que la morgue est réussie, ce jour-là.
Parmi eux, un groupe d’enfants de douze à quinze ans, courant le long du vitrage, ne s’arrêtant que devant les cadavres féminins. Ils appuyaient leurs mains aux vitres et promenaient des regards effrontés sur les poitrines nues. Ils se poussaient du coude tout en faisant des remarques brutales ; ils apprenaient le vice à l’école de la mort. C’est à la morgue, spectacle à la portée de tous ; entre qui veut, que ces gamins avaient leur première expérience sexuelle.
Mais tout cela n’était qu’anecdotique comparé aux pertes que venaient de subir Goku, celles de ses meilleurs amis et de son âme sœur. Goku continua alors sa route, slalomant entre les différents spectateurs, jetant de brefs coup d’œil aux femmes, étalant leurs formes nues.
Une effrayante contraction passa alors sur le visage du saiyan lorsqu’il vit un nouveau-né dont la chair du visage s’en allait par lambeaux, les os avaient troué la peau, les paupières levées vers le haut, montrant le globe blanc et blafard des yeux.
Le corps semblait être un tas de chair dissoutes ; il avait énormément souffert. Quant à ses bras, ils ne tenaient plus ; les clavicules perçaient la peau des épaules. Sa poitrine était perforée, laissant afficher un trou béant par lequel s’échappaient des quantités énormes de sang, et qui permettait d’observer une horrible petite créature tourbillonnant dans le sang ainsi que par la même occasion les intestins de la victime et les côtés arrachés, faisant un amas pourries et tuméfiés en pleine putréfaction.
Sangoku eut une telle secousse que les passants crûrent qu’ils allaient en mourir. Puis il retomba dans une rigidité de fer. Cette espèce de choc fut d’autant plus épouvantable qu’il sembla galvaniser le cadavre. La sensibilité, un instant rappelée, disparut ; l’élu demeura plus las que jamais, plus blafard. Ses yeux d’ordinaire si doux étaient devenus noirs et durs, semblables à des morceaux de métal.
Cette visite à la morgue l’emplissait de frissons qui le faisaient haleter. Il secouait ses peurs, se rappelant qu’il avait à plusieurs reprises vu des cadavres. Il voulait se monter courageux mais malgré lui, sa chair le révoltait, le dégoût et l’effroi s’emparaient à présent de son être au point qu’il ne sût même pas à quel instant, il avait posé son visage, ivre contre la poitrine du cadavre…
La peur, l’angoisse couraient furieusement dans son corps sans trouver la moindre issue. Il faisait des efforts surhumains pour soulever le poids qui l’écrasait, pour dégager sa gorge et donner ainsi passage au flot de son désespoir.
**
Quelques jours plus tard, sur la Planète des Démons, après avoir engloutis des tonnes de nourriture et enfilés de nouvelles tenues de combats, les élus, désormais, au complet, se téléportèrent dans un cimetière ténébreux, envahi par la végétation, longé par une multitude d’ifs tous aussi immenses les uns que les autres, prêts à affronter l’Empereur du Mal.
- Soyez les bienvenus saiyajins, je vous attendais. Quel meilleur endroit qu’un cimetière pour mourir, n’est-ce pas ?! lança t-il l’air goguenard.
- Ah vraiment ?! répliqua Végéta d’un air féroce. Tu crois vraiment être en mesure de nous tuer ?!
- Plusieurs jours ont passé depuis notre dernière rencontre, et en dépit du fait qu’il n’y ait pas la moindre chance pour que vous me vainquiez, vous êtes venus à ma rencontre, dit le Chaos sur un ton élogieux.
**
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Chaos ne pouvait que ressentir ne serait-ce qu’un pointe d’admiration à l’égard des élus.
En effet, malgré toutes les fois où il avait tenté de les liguer les uns contre les autres en leur promettant le pouvoir afin d’oublier leurs plus mauvais souvenirs qu’ils ne pensaient plus jamais à avoir à ressasser.
En dépit de toutes les fois où ils avaient voulu les détruire à l’aide de plans tous aussi machiavéliques les uns que les autres, les élus étaient toujours parvenus à s’en sortir mais cette fois-ci, personne, pas même le Grand Créateur, ne viendrait les sauver.
Ils étaient sur le point de mourir, et lui, de débuter un règne qui s’avérerait être sans fin.
S’élevant de partout, les élus sentirent soudain des bruissements d’étoffe. Entre les tombes, derrière l’if dans chaque coin d’ombre, apparurent les sous-fifres du Chaos, avançant un par un, formant un cercle autour des huit autres protagonistes.
- Maître, nous voici, maintenant, à vos côtés ! s’exclama l’un d’entre eux de sa voix caverneuse.
Il rejeta en arrière son horrible tête et renifla, élargissant ses narines en forme de fentes.
- Que faites-vous ici, vous ne ferez que me ralentir dans mon ascension, pourquoi ne pas aller s’occuper des Kaioh ainsi que des amis des saiyans sur le Kaiohshinkaï, hein ?!
- C’est déjà fait. Et puis, nous voulons vous aider maître, nous voulons participer à ce combat, déclara une voix féminine parmi les démons.
Le Chaos sourit de son horrible sourire de serpent, ses yeux rouges flamboyants d’un regard impitoyable tout en continuant inlassablement de faire les cents pas, allant d’une tombe à l’autre.
- Je suis le seul être à pouvoir supprimer les élus, mais puisque vous tenez tant à les affronter, allez-y !! s’exclama t-il d’une voix sifflante.
- Merci, maître !!
D’un mouvement brusque de la main de la part de leur maître, tous les démons présents, excepté le seul Chevalier Noir encore vie, se ruèrent sur leurs adversaires mais contre toute attente, l’un d’eux, en l’occurrence Sangohan, à la grande surprise de tous, s’éleva à des centaines de mètres du sol, dégainant son épée devenue brusquement fluorescente, et s’écria de la voix la plus forte qui soit :
- Epée Céleste, Attaque Ultime !!
C’est alors qu’une lueur céruléenne émana de l’épée, et que d’un nouveau mouvement rapide, plusieurs faisceaux de lumière s’échappèrent du glaive, et allèrent entourer chacun ses opposants, ne leur laissant pas la moindre chance de se sortir vivants d’une énième explosion de lumière signe d’une supernova, ravageant encore un peu plus la planète.
**
Et quelques minutes plus tard, dans un silence horrifiant, et malgré l’épaisse fumée qui englobait le cimetière, Sangohan put distinguer un sourire étirer la bouche sans lèvres du Chaos.
- Merci Sangohan de m’avoir débarrassé de ces idiots, reprit t-il d’une voix placide, et dire qu’ils se prétendaient être prêts à mourir pour moi. Misérables !!
- Maître, laissez-moi m’occuper d’eux !! interrompit le dernier Chevalier Noir d’une voix ressemblant fortement à celle d’une femme. Vous devez d’abord aller placer les boules de cristal dans le temple, maître.
- Non, laisse-moi, cela ne me prendra que quelques minutes, répliqua son maître d’un ton ferme. D’autre part, tu ne réussirais jamais à tous les vaincre, répliqua avec rage le Chaos.
- Mais, maître, si jamais…
- Tais-toi, petite insolente, si tu continues dans cette voix, Kalika, c’est toi que je vais tuer !!
- Maître, pitié, laissez-moi les affronter, je suis la seule à ne pas m’être battue contre les élus, allez je vous en supplie !! Je vous assure que je peux les battre.
- Tu as alors une vision très utopique de tes capacités.
- Non maître, je suis plus que sérieuse !!
Le silence tomba à nouveau.
Rien ne bougeait, pas même les feuilles de l’if. Les élus restaient parfaitement immobiles, leurs regards brillants fixés sur leurs adversaires.
- Bon, entendu puisque tu es aussi têtue que les autres, je te laisse te charger de Sangoku et Végéta, reprit le Chaos avec un rire glacial. Quant à moi, je prendrai à un malin plaisir à m’occuper de leurs fils adorés mais avant…
Contre toute attente, un disque émergea de l’ombre, et avant même que Végéta et Sangoku ne puissent se rendre compte ce qui leur arrivait, ils atterrirent dans un endroit qu’ils n’avaient survolé, ni soupçonné l’existence.
Ils se retrouvaient dans un vaste désert sombre, le ciel rougeoyant, chargé de nuages déchirés.
**
Le moment fatidique était enfin arrivé…
Le combat tant attendu opposant l’Empereur du Mal aux élus, autrement dit le Mal face au Bien était sur le point de débuter.
Opposés et complémentaires, un des deux devra pourtant gagner.
Et sa victoire déciderait de l´orientation du monde : soit vers le Bien, soit vers le Mal… pourtant il était dit que la disparition de l’un, entraînerait celle de l’autre…
En outre, ils devaient à tout prix agir dans les plus brefs délais ; le compte à rebours était enclenché, dans sept jours terrestres, interviendrait la destruction finale…
Qu’allait t-il réellement se passer…
bonne lecture à ts ![]()