Voilà enfin le chapitre 4! Bone lecture à tous. ^^
Episode 4 : Le commando.
Un autre mois passa. Nexus, Suika, et Tayza ne l’avaient passés qu’en instants de détente. Ils n’avaient pas revu Sarot, le frère de Tayza, ni son ami Zatyo. Tous les deux étaient partis peu de temps après leur rencontre en mission. On n’en savait pas plus. Le jour où Nexus et Suika s’engagèrent enfin, Tayza les réveilla avec ce qui était devenu la traditionnelle tasse de Coza du matin.
« Tayza : Allez ! Debout ! Mais c’est pas possible de dormir autant !
Nexus : Mmmhh… Oui… J’arrive… »
Suika se leva, et enfila les vêtements qu’on lui avait fournis à l’école pour Sayens.
« Nexus : Pourquoi tu met ton armure ? On ne va que s’engager, aujourd’hui. On ne part pas.
Suika : Oui, je sais, mais ça fera meilleure impression.
Nexus : Tu as sûrement raison. Je vais faire pareil. »
Nexus se leva, et mit sa tenue noire et son armure à épaulettes. Ils déjeunèrent, et partirent pour la caserne Sayenne, en marchant, car ils étaient en avance. Sur le chemin, ils discutèrent.
« Nexus : Dis moi, où habite ton frère ?
Tayza : dans une maison, dans la banlieue de la ville.
Nexus : Waw ! Il doit avoir beaucoup d’argent !
Tayza : Oui et non. Il en a beaucoup, mais c’est parce qu’il fait parti des guerriers à haut niveaux. Sa force dépasse les 60 000 unités. Il doit avoir 70 000. Les hauts niveaux habitent la banlieue. Les bas niveaux habitent les bas quartiers. Les niveaux intermédiaires, comme moi, habitent les petits quartiers, et enfin, les très hauts niveaux, eux, habitent les buildings au centre de la ville. Ils sont très peu. Peut être deux cents. Pas plus. Sur un million d’habitant, c’est pas grand-chose. Selon votre grade, vous gagnez plus ou moins d’argent.
Suika : Comment différencie-t-on un niveau faible d’un niveau très haut ?
Tayza : Grâce aux scooters. Moins de 20 000 unités, vous êtes faibles. Entre 20 000 et 60 000, vous êtes de classe moyenne. Entre 60 000 et 100 000, vous êtes forts, et ceux qui dépassent 100 000 sont les plus forts. Ils sont aussi les plus hauts gradés, dans l’armée. Pour avoir un grade, il faut être au moins parmi les forts.
Suika : Ce n’est pas une organisation très équilibrée.
Tayza : C’est vrai. Mais c’est comme ça depuis toujours. Ah, on arrive ! »
Tayza leur fit ses dernières recommandations, puis parti. Elle n’avait pas le droit de les accompagner. Le bâtiment était immense. C’était une sorte d’énorme temple, à la grec, Mais avec une forme ovale. Il était plus haut que l’immeuble de Tayza. Plus large, et ses colonnes, ainsi que son marbre étaient d’un blanc éclatant. La porte était à deux battants, en bois, dans lequel étaient magnifiquement sculptées deux têtes de gorille. (Une dans chaque porte.) Nexus et Suika entrèrent, et se retrouvèrent dans un énorme hall, tout en marbre orangé pour le sol, tout aussi blanc que dehors pour les murs. Dans le sens de la longueur étaient alignés plusieurs dizaines de fauteuils, à l’air très confortable, avec le bois doré, et les coussins recouverts de velours rouge bordeaux. Ils remarquèrent alors que Carot était déjà là, et semblait s’ennuyer à mourir. Ils se dirigèrent vers lui, et, lorsqu’il les vit, son visage s’éclaira d’un grand sourire.
« Carot : Enfin vous voilà ! Je commençais à m’ennuyer ferme, moi, tout seul ici.
Nexus : Oui, on a vu ça. Il n’y a que nous ?
Carot : Oui. Les autres n’ont pas encore été diplômés. Ils ne peuvent pas encore s’engager.
Nexus : On va être les seuls alors. J’espère qu’ils vont nous envoyer en mission tout de suite.
Suika : Tu es sérieux ?
Nexus : Oui. Ca fait deux mois qu’il ne m’est rien arrivé. Ca fait trop longtemps. Je n’ai pas l’habitude. Un peu d’action ne me fera pas de mal !
Carot : A moi non plus ! J’en ai marre ! Je n’ai aucun adversaire à la hauteur. Même mes frères ne sont pas assez forts. Vous par contre…
Suika : Ho, tu sais, je n’ai que 25 000 unités.
Nexus : Oui. Et moi, 30 000. Toi, par contre, le scooter de l’instructeur est monté jusqu’à 60 000, avant d’exploser.
Carot : Oui. Et ça m’énerve ! Quand j’augmente ma force, tous les scooters explosent. Ce que je veux, c’est connaître mes limites. Mais bon, ce qui m’étonne, c’est que vous ayez battu Tamyo, qui avait 45 000, avec vos forces.
Nexus : Il ne devait pas être en forme.
Carot : Si tu le dis. »
Une grande porte se trouvant tout au fond s’ouvrit alors, et un homme avec des dossiers sous les bras, l’air grognon en sortit, et leur dit en passant devant eux :
« Homme : ‘pouvez y aller. »
Les trois amis se levèrent et partirent en direction de la porte. Lorsqu’ils la franchirent, ils se retrouvèrent dans un superbe bureau, entouré de bibliothèques. L’homme qui y était assis était de taille moyenne. Les cheveux en brosse, grisonnants, un œil de verre, une peau ridée par le temps. Il regarda Nexus et les autres avec une expression dure, comme s’il les jaugeait. Puis il sourit et leur dit :
?? ? : Bonjour ! Je suis le général Roka. Je commande toutes les armées Sayennes. Vous venez vous engager, je suppose ?
Nexus : En effet.
Roka : Très bien. Donnez moi vos noms, âges, et puissances respectives.
Carot : Carot, 19 ans, puissance indéterminée.
Roka : Indéterminée ?
Carot : Oui. Tous les scooters explosent avant que je n’atteigne ma puissance maximale.
Roka : On va voir ça. Le mien est l’un des plus puissants sur cette planète. »
Il observa Carot, tout en allumant son scooter. Carot augmenta sa force au maximum. Le général écarquilla les yeux.
« Roka : Incroyable !! 9… 90 000 !! A cet âge ! C’est du jamais vu ! Vous êtes bien le digne fils de votre père !
Carot : Merci.
Roka : Bon. Suivant !
Suika : Suika, 26 ans, 25 000.
Nexus : Nexus, 18 ans, 30 000. »
Pendent qu’ils parlaient, le général prenait des notes. Lorsqu’ils eurent fini, il commença à réfléchir. Il appuya sur un bouton qui se trouvait sur son bureau, et un écran s’ouvrit, avec en dessous, un clavier.
« Roka : Mmmmh… Voyons voir… Là, non… Là non plus… Là, il n’y pas la place…
Nexus : Excusez-moi, mais que cherchez vous ?
Roka : Je cherche un commando avec de la place pour vous accueillir. Mais malheureusement, ils sont tous au complet.
Nexus : Nous n’avons qu’à en former un avec seulement nous trois.
Roka : Impossible. Un commando se compose de quatre personnes minimum, six maximum. Vous n’êtes que trois. A moins que vous ne trouviez quelqu’un d’autre.
Suika : Et si il n’y en a pas ?
Roka : Alors vous devrez attendre qu’une place se libère, ce qui peux prendre un certain temps.
Carot : Vous voyez quelqu’un, vous ?
Nexus : Eh ben, il y a Tayza. Mais elle a décidé d’arrêter de se battre. Je ne veux pas l’obliger à le refaire. Et toi, tu ne vois personne ?
Carot : Non. Mes frères sont déjà chacun dans une équipe. Je devrais déjà y être, moi aussi, mais je n’avais pas envie de m’engager trop jeune. »
Tous trois étaient perplexes. Ils commençaient à se demander s’ils allaient pouvoir s’engager, quand on entendit une grosse voix dire :
« ?? ? : Moi, je veux bien venir avec vous. »
Tous, les yeux se tournèrent vers la porte qui s’était ouverte. On vit alors entrer Sarot, le frère de Tayza, et son ami, Zatyo. C’était Zatyo qui avait parlé. Du haut de ses un mètre quatre-vingt dix-huit, avec tous les muscles qu’il avait, et sa crête en forme de balai-brosse sur la tête, il était très impressionnant. C’était la première fois que Nexus et Suika l’entendaient parler. Sa voix était asse grave, mais assurée. Elle ne tremblait pas, et avait un son chaleureux.
« Roka : Que faites-vous ici, vous deux ? N’étiez vous pas en mission ?
Sarot : Si. Nous venions justement vous ramener notre rapport, (Dépose un papier sur le bureau du général.), quand nous avons entendu votre conversation.
Roka : Donc, Zatyo, vous vous proposez pour être le quatrième membre du commando de ces jeunes gens ?
Zatyo : En effet. Ils sont les amis d’une amie, alors je vais les aider.
Nexus : Merci beaucoup.
Zatyo : (Fait un clin d’œil.) De rien.
Sarot : Tu es sûr de ce que tu fais, Zatyo ? Tu veux vraiment aller avec ces minables ?
Nexus : Nous, des minables ?
Carot : (Le retenant.) Arrête ! Il n’en vaut pas la peine.
Sarot : Alors, tu es sûr de toi, Zatyo ?
Zatyo : Oui. Je veux. De toute façon, après notre mission, on est en vacances. Mais moi, je préfère bouger. Alors c’est parfait !
Sarot : Très bien, fais comme bon te semble. Moi je m’en vais. Je vous laisse. Au revoir ! »
Sur ces paroles, il partit.
« Roka : Bon, eh bien dans ce cas… Votre commando est formé ! Zatyo, vous en êtes nommé Capitaine. A vous de le gérer.
Zatyo : Bien, mon général ! »
C’est alors que l’on entendit une sonnerie. Elle venait du bureau du général. Il en décrocha un téléphone. Décidément, ce bureau avait bien des fonctions. Nexus pensa qu’il aimerait bien avoir le même. Quand il entendit le général s’exclamer…
« Roka : Quoi ?! Ah non ! Pas aujourd’hui !! »