Note: ces chapitres seront un peu plus courts, mais c´est parce qu´ils sont spéciaux. Vous allez bientôt comprendre pourquoi.
Episode 27 : Hérion.
Il s’était jeté en même temps que les autres dans la foulée. Au moment où il arriva sur les lignes ennemies, il abattit deux Tyrans de moindre puissance en leur plaçant à tous les deux une boule d’énergie dans le ventre. Il volait à toute vitesse entre leurs rangs en créant un maximum d’explosion autour de lui pour faire le plus de dégâts possible. Malgré les nombreux morts qu’il fit, on ne vit aucune différence. Les Tyrans ne semblaient pas en souffrir.
Après quelques secondes de ce jeu, deux tyrans se décidèrent à intervenir. Ils lui bloquèrent le passage vers l’intérieur de leurs lignes. Commença alors un combat d’une intensité inouïe. Les coups fusaient à une vitesse folle. On ne voyait pas bouger leurs membres. Les Tyrans étaient bien plus forts qu’avant. Mais heureusement, leur nombre inférieur ne leur permettait pas de charger trop nombreux.
Hérion évita un coup de pied en se baissant, bloqua un coup de genou juste devant sa tête, donna un coup de poing dans l’estomac d’un Tyran qui le fit se plier en deux, puis attrapa l’autre par la queue en évitant son coup de pied et le jeta en l’air. Pendent qu’il volait, Hérion envoya à son acolyte toujours plié en deux une boule d’énergie jeune qui l’explosa, ne laissant tomber qu’un avant-bras et la tête.
Hérion fonça alors sur le suivant. Qui s’était stoppé en l’air. Celui-ci préparait une vague déferlante violette. Hérion s’arrêta et ne bougea pas. La vague partit droit sur lui. Il disparut alors et réapparut derrière le tyran. Il lui attrapa les mains, et les dirigea vers l’arrière des troupes tyraniennes qui ne se battaient pas encore. La vague creusa un gros trou dans les rangs serrés, et fit plusieurs morts. Hérion brisa la colonne vertébrale de son adversaire d’un coup de genou, et fila en chercher un autre. Il ne mit pas longtemps. Il n’eut même pas besoin de le trouver. L’autre s’en était chargé.
Il reçut dans le dos une grosse boule d’énergie qui l’envoya au sol en explosant. Il se releva difficilement, et regarda son adversaire, tandis qu’il arrachait les restes fumants de son armure. Un Tyran en phase finale. Hérion fonça sur lui. Et ils commencèrent un combat encore plus acharné. Le Tyran donna quatre coups, de poings et de pieds. Hérion bloqua tout et renvoya trois coups de poings. Le Tyran en évita un, bloqua le second de justesse, mais se prit le troisième en plein dans le nez. Il s’envola et entra en collision avec Un Tyran qui se battait avec un Sayen qui semblait à bout de force. Hérion prépara une vague d’énergie, lorsqu’il entendit un bruit derrière lui. Il se retourna, et vit à deux centimètres de sa tête une boule verte. Il ferma les yeux et entendit une grande explosion. Mais ça ne venait pas de lui ; Il rouvrit les yeux, et ne trouva pas trace du tyran. En revanche, des cendres fumaient sur le sol. Devant elles se tenait debout Carot, le corps zébré d’éclairs bleus, ses cheveux jaunes flottant magnifiquement au dessus de lui, et une aura démentielle l’entourant. Il sourit à Hérion et leva le pouce, avec un clin d’œil. Puis il repartit se battre.
Hérion en fit de même et repartit à l’assaut. Le temps passait. Une heure avait due s’écouler. Il ne savait pas ce que devenaient les autres. Il continuait de se battre sans relâche. Il avait prit plusieurs coups. Son habit bleu était déchiré dans la diagonale de son corps. Il n’avait plus de gants. De nombreuses égratignures parsemaient son corps. Pour le moment, la bataille semblait assez serrée. Aucun camp ne semblait prendre l’avantage. C’était en grande partie grâce aux machines qu’ils avaient inventé. Les Sayens qui avaient le temps de fuir jusque elles pouvaient revenir frais et dispos pour se battre. Mais ce n’était pas toujours le cas. Hérion avait déjà été touché par trois fois par les boules spéciales des tyrans. Trois fois il avait du s’écarter du champs de bataille. A ce moment là, il était déjà bien fatigué. Il n’avait plus d’aura autour de lui, et songeait à revenir.
Deux heures étaient passées quand il vit que les Sayens semblaient apeurés. Il n’en connaissait pas la raison. Les cris autour de lui, les bruits d’explosion et des combats l’empêchaient d’entendre ce qui se disait. Mais les Sayens semblaient vouloir prendre la fuite. C’est à ce moment qu’entra en scène Végéta. Il s’éleva dans le ciel au dessus de la foule. Il cria quelque chose. Hérion n’entendit que le mot « roi », mais apparemment, ce qu’il avait dit redonna confiances aux Sayens qui repartirent à l’assaut avec un cri sauvage. Le temps passait de plus en plus.
Trois heures s’étaient écoulées depuis le début de la bataille. Les combats s’étaient déplacés. Les protagonistes évoluaient maintenant très haut dans le ciel, entre les tirs des vaisseaux qui faisaient feu un peu au petit bonheur la chance. On se serait cru dans un véritable film de Star Wars. Les Tyrans prenaient peu à peu le dessus. Mais la nuit approchait. Le soleil était déjà près des montagnes. Il leur suffisait de tenir deux petites heures de plus.
Hérion continuait de se défoncer. Il était épuisé. La machine avait beau les soigner, elle ne leur redonnait pas de l’énergie. Il espérait, et se battait en attendant la nuit. La fameuse nuit libératrice. Il pensait avoir tué des centaines de Tyrans. Et avoir failli être lui-même tué des milliers de fois. Dans le chaos qui régnait, il ne savait pas très bien si le nombre des armées avait baissé. Il ne voyait plus grand-chose à cause de l’épuisement, et se battait par réflexe. Ses bras frappaient machinalement sur tout Tyran passant à sa portée. Mais il ne les voyaient presque pas, tellement les mouvements qui l’entouraient étaient rapides. A vrai dire, il ne comprenait pas grand-chose.
Quatre heures après le début de la bataille, les Tyrans avaient largement prit le dessus. On pouvait nettement le voir, les Sayens étaient fatigués, et beaucoup n’arrivaient plus à se battre. Mais il ne restait plus qu’un tout petit peu de temps à tenir. Une seule petite heure.
Plus que une demi-heure. Hérion entendit un cri énorme. Horrible. Un cri de plainte. Mais il ne s’en préoccupa pas plus que ça. Trop épuisé, il ne pensait qu’à éviter de se faire tuer et à abattre le plus de Tyrans possible. Quelques secondes après le cri, une aura surpuissante se fit sentir. Hérion n’y accorda toujours pas la moindre importance.
Il ne restait maintenant plus que quelques minutes à tenir. Les Sayens étaient maintenant beaucoup moins nombreux. Il ne devait en rester même pas le huitième. Alors qu’il restait plus d’un tiers des tyrans de départ. Hérion sentit alors une nouvelle aura d’une puissance énorme exploser. Un cri… Puis…. Une sensation de clarté sur ses épaules. Il leva la tête au ciel. La lune était là.