Episode 23 : S’organiser.
Tout le monde était en état de choc. Personne n’osait prononcer le moindre mot. Ce fut Hérion qui rompit ce silence pesant.
« Hérion : Vous êtes en train de nous dire que nous allons livrer la bataille qui va décider du sort de notre race ?
Roi Végéta : En effet.
Un ministre : On est fichus !
Un autre : C’est la fin des Sayens.
Un troisième : On va tous mourir ! »
Peu à peu, la panique gagna l’assemblée. Ils commencèrent même à hurler et à se précipiter vers les sorties.
« Roi Végéta : SILENCE !! !! »
Le calme revint. Tous les ministres revinrent à leurs places, en s’excusant.
« Roi Végéta : Oui, nous allons mourir ! Et alors ? Où est passée votre fierté ? La fierté des Sayens ! »
Nexus regardait dans le vide. Il était resté assis, les mains jointes devant lui, et avait l’air en pleine réflexion. Il tourna alors son regard vers le roi.
« Nexus : Excusez moi, majesté.
Roi Végéta : Oui ?
Nexus : Pourquoi dîtes vous que nous allons mourir.
Roi Végéta : Pour la simple et bonne raison que les Tyrans sont cent fois plus forts que nous, pour les plus faibles d’entre eux. Même si nous sommes plus nombreux, nous ne tiendrons pas plus de quelques heures, contre eux, avant d’être tous décimés.
Nexus : Dans ce cas, il faut se débrouiller pour que la bataille dure moins que ça.
Roi Végéta : Et comment ferons nous ?
Nexus : Il suffit de tous les tuer avant qu’ils ne nous tuent.
Roi Végéta : Vous ne m’apprenez rien. Et comment comptez vous réussir ce tour de force. Un Tyran est plus fort que vingt de nos hommes. Vous pensez qu’ils sont tous aussi forts que vous, ou qu’Hérion ? Je vous rappelle que ceux qui combattaient à vos coté il y a longtemps étaient membres du commando de choc ! C’était les meilleurs ! Nou ne sommes pas tous aussi forts ! »
Nexus fixa le roi d’un regard glacial, qui sembla mettre le souverain mal à l’aise.
« Nexus : Ecoutez moi bien. Je me fiche bien de savoir le rapport de force. Même seul contre mille, je combattrai. J’ai ici une femme, et deux fils. Et je ne permettrai à personne de leur faire du mal ! Vous m’entendez ? Personne ! Alors que la guerre soit perdue d’avance, ça ne m’intéresse pas ! Je ferai en sorte de la remporter quand même ! »
Ces paroles furent suivies d’un long silence. Le roi le regardait avec la manifeste envie de le faire emprisonner. Quand on entendit un claquement. Tous tournèrent la tête. C’était Suika qui avait frappé dans ses mains.
« Suika : Je ne sais pas ce que les autres en pensent, mais moi, je suis avec toi. Je ne laisserai personne détruire cette planète ! Je me battrai seul contre dix, s’il le faut. Et même plus ! Et je ne me laisserai pas abattre. »
On entendit alors un autre claquement.
« Carot : Je pense que personne ne pourra prononcer de meilleures paroles. Je vous suis, même si ça doit entraîner ma mort. »
Nouveau claquement.
« Hérion : Je n’en dirai pas moins. Je donnerai ma vie si c’est nécessaire. »
Il y eut cette fois un sorte d’expression de dédain.
« Végéta : C’est moi qui en tuerai le plus. »
Il t eut alors plusieurs claquement qui se suivirent. De plus en plus vite. Les claquements devinrent des applaudissements. Aux applaudissements vinrent s’ajouter des cris de joie. Des sifflements, en bref, une véritable ovation se déchaîna dans la salle.
Pendent ce temps, Nexus n’avait pas bougé, et continuait de fixer le roi. Celui-ci le regardait, de plus en plus mal à l’aise, et semblait enrager que tout le monde le soutienne ainsi. Comme si cela représentait un danger pour lui. Suika s’approcha alors près de Nexus.
« Suika : On dirait que tu vies de redonner confiance à toute une planète.
Nexus : (Gêné.) N’exagère pas. Juste à ses dirigeants.
Suika : C’est la même chose. Si les dirigeants sont confiants, le peuple aussi.
Nexus : Si tu le dit. »
Le roi fit enfin revenir le silence.
« Roi Végéta : Bon, c’est bien beau, tout ça, mais comment comptez vous gagner ?
Nexus : Il suffit d’être bien préparé. Combien de temps nous reste-t-il ?
Roi Végéta : Seulement un mois.
Nexus : Dans ce cas, pendent ce mois, tous les habitants devront suivre un entraînement intensif. Il faut aussi prévenir vos scientifiques.
Roi Végéta : Pourquoi ?
Nexus : Vous vous souvenez que je vous avait parlé des fameuses boules pompeuses d’énergie des Tyrans ? Ainsi que du moyen de les contrer ? Et bien il faut qu’ils inventent une machine qui puisse produire de l’énergie très puissante, et la transmettre à des êtres vivants.
Roi Végéta : En un mois ? Vous rigolez !?
Nexus : Mais non ! Non seulement ces machines nous seront utiles pour nous soigner de ces boules, mais aussi pour soigner des blessés graves et leur redonner de l’énergie. Ainsi, nous tiendrons plus longtemps, et nos chances seront accrues.
Roi Végéta : Vous pensez vraiment que c’est réalisable ? »
Suika, Qui semblait être plongé dans ses pensées intervint alors.
« Suika : Je suis sûr que oui. A condition que vos scientifiques réussissent à inventer cette machine, nous avons toutes les chances de l’emporter.
Roi Végéta : Toutes ? Vous n’exagérez pas un peu ?
Suika : Non. Il faudrait juste que le combat se déroule dans un endroit et à un moment où l’on pourra voir la pleine lune.
Roi Végéta : La pleine lune ? Pourquoi ?
Suika : Mais pour se changer en Oozaru !
Roi Végéta : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Suika : Comment ? Vous ne connaissez pas le Oozaru ?
Roi Végéta : Non.
Nexus : (Intrigué.) Je dois avouer que moi non plus. C’est quoi ?
Suika : Chaque Sayen, à la pleine lune, peut se changer en Oozaru. C’est une sorte de gorille géant.
Roi Végéta : Ridicule. Nous le saurions, si nous pouvions nous transformer.
Suika : Oui. Je me demande si ici vous l’avez.
Roi Végéta : Comment ça, ici ?
Suika : Non, rien. Je vous demande juste une chose. Donnez moi une personne, n’importe laquelle, et envoyez moi avec elle sur une planète où il y a une pleine lune.
Roi Végéta : Si vous le voulez. Mais n’essayez pas de vous échapper.
Suika : Je n’en ai aucune envie, et de plus, après le serment que j’ai fait, vous croyez vraiment que je veux fuir.
Roi Végéta : Bon. Vous verrez ça avec mon premier ministre. Qu’on diffuse la nouvelle à la population. Ainsi que le fait que nous avons un moyen de gagner, et toutes les chances de notre coté. Il ne faut pas que le peuple panique. Dîtes leur qu’ils ont l’ordre de s’entraîner le plus intensivement possible. Nous mettrons au point des salles spéciales. Ordonnez aux scientifiques de travailler sur le projet de la machine. Et maintenant, évacuez. Je suis fatigué. Je vous convoquerais dans quelques jours. »
Dans un grand brouhaha, tout le monde s’en fut, s’acquitter de sa tâche. Nexus alla vers Suika. Il vit que Hérion et Carot étaient déjà là. Même Végéta était venu.
« Suika : Je parie que mon histoire de Oozaru vous a intéressé.
Végéta : Qu’est-ce que c’est que ces conneries ?
Suika : C’en est pas ! Quand j’étais petit, je me transformais souvent car il y avait beaucoup de lunes, sur ma planète. Sept, en tout. Il y avait neuf pleines lunes par mois. Et les mois duraient trois de nos semaines.
Carot : Tu ne viens pas d’ici ? Tu n’es pas Sayen ?
Suika : (Se rendant compte de sa gaffe.) Euh… Si, mais mes parents sont partis vivre sur une autre planète. C’est là-bas que j’ai rencontré Nexus. Et c’est aussi là-bas que j’ai connu le Oozaru.
Végéta : Et en quoi se transformer en macaque géant va nous aider ?
Suika : Même si son apparence est un peu grotesque, le Oozaru décuple les forces d’un simple Sayen. Ce n’est pas le Super Sayen, mais si toute la planète se transforme, ce sera amplement suffisant pour se débarrasser des Tyrans.
Hérion : Si c’est vrai, nous avons alors une grande chance de nous en sortir.
Suika : Oui. Mais il faut espérer que vous ayez le gène.
Carot : Comment ça ?
Suika : Euh… Que ce ne soit pas que moi qui puisse me transformer, quoi.
Carot : Ah ! »
Tout le monde se dit au revoir, et se sépara, pour se souhaiter bonne chance.
Végéta dit qu’il irait dans la meilleure salle d’entraînement de la planète, qui lui appartenait, bien évidemment.
Hérion se contenta de la salle destinée à l’armée. Suika partit à la rencontre du premier ministre, et Nexus retourna en direction de chez lui, se demandant ce qu’il allait dire à Tayza et aux garçons.