Episode 22 : La guerre.
Le temps passa. Plutôt paisiblement, malgré la guerre. Personne ne savait vraiment pourquoi, mais les Tyrans se tenaient plus ou moins tranquilles. A part quelques petites batailles sans grande importance, on ne redoutait plus grand-chose d’eux. Certains pensaient qu’ils avaient eut peur devant la force des Super Sayens et avaient fini par laisser tomber. D’autres disaient qu’ils se préparaient, même s’ils aimaient mieux la première solution. C’était l’avis de Nexus et ses amis.
Depuis leur retour, six ans s’étaient écoulés. Six ans d’une paix plus ou moins sauvegardée.
Hérion n’avait fait que s’entraîner. Son niveau était incroyable. Mais malgré ses efforts, il n’arrivait toujours pas à se transformer en Super Sayen. Il faisait parti du nouveau commando de choc, qui avait été reconstitué avec de nouveaux membres prometteurs.
Végéta, lui, s’était mariée avec la fille qu’il avait sauvé sur la planète-prison. Elle avait accouché peu de temps après leur retour, et ils avaient maintenant une petite fille de presque six ans, appelée Sarah, pourrie gâtée, mais néanmoins très gentille. Son père avait prit la tête du commando de choc.
Carot, quand à lui, s’était fiancé. Mais il ne comptait pas se marier pour le moment. Il passait le plus clair de son temps à s’entraîner, tout comme Végéta, d’ailleurs, et devenait de plus en plus fort. Il s’entraînait en général avec Suika, et tous les deux avaient à peu près le même niveau. On ne savait rien de celui de Végéta, qui s’entraînait seul. Carot faisait maintenant parti d’un nouveau commando, celui de l’infiltration. On ne savait pas grand-chose de ce commando. Tout ce qu’il faisait était top secret. Carot n’en parlait même pas à sa petite amie.
Venons en à Suika. Lui aussi passait beaucoup de temps à s’entraîner. Il était à la tête du commando d’infiltration, et avait déménagé de l’appartement qu’il avait avec Nexus. (Pour habiter juste en dessous.) Il s’était étonnamment bien intégré sur cette planète. Il avait gagnée plusieurs décorations et était très vite monté en grade. On le voyait souvent dans une sorte de télé, car il était le porte-parole du général Roka. Du coup, il était devenu très célèbre.
Et enfin, Nexus. Celui-ci, le jour où nous l’avons quitté pour la dernière fois, était parti voir Tayza, et lui avait révélé ce qu’il avait sur le cœur. Peu de temps après, ils s’étaient mariés. Ils avaient aujourd’hui deux enfants, tous les deux de cinq ans. Deux fils, jumeaux.
L’un s’appelait Zéphyr, avait les cheveux comme les avait Baddack, avec même un bandeau. Il était légèrement plus fort que son frère, et plus vieux de quelques minutes. Son jumeau, Zéno, et légèrement plus faible, avec la même coupe de cheveux que son père, et porte lui aussi un bandeau. Tous les deux étaient inséparables, et jouaient souvent avec la fille de Végéta. Ils portaient tous les deux l’habit Sayen de l’époque, c´est-à-dire un t-shirt bleu gris, sur un pantalon bouffant de la même couleur, et un ceinture noire à la taille, avec une broche sur la poitrine, gravée des deux S entremêlés. Ces deux petits diables ne pensaient qu’à faire des bêtises ou à s’entraîner pour devenir aussi forts que leur père, malgré leur jeune âge. Ils avaient d’ailleurs atteint une grande puissance, pour quatre ans. Mais inutile de dire qu’ils étaient encore loin de pouvoir rivaliser avec Nexus.
Celui-ci s’était retiré de l’armée. Ou plutôt, il ne partait plus en mission, et ne participait qu’à la défense de la planète, préférant avoir le maximum de temps pour sa famille. Il ne s’entraîner plus qu’occasionnellement, avec Carot et Suika, et passait beaucoup de temps à jouer avec ses fils, ou à les entraîner eux.
La vie s’écoulait donc, paisible, du moins, entre les petites attaques des Tyrans. Mais elles n’étaient jamais bien méchantes. Généralement, les seuls combats qui se produisaient étaient lorsque l’on découvrait des espions. Il n’y avait jamais vraiment d’attaque. Mais comme beaucoup s’y attendaient, les Tyrans n’allaient pas en rester là.
Nexus et ses fils étaient en train de s’entraîner chez eux dans une salle d’entraînement qu’ils avaient fait installer. Sarah était là et regardait. Tayza était dans le salon avec Suika, qui regardait le ciel.
« Tayza : Tu le trouve si beau que ça ?
Suika : Non. Non, non, c’est rien. (Pensant.) Je me suis toujours demandé pourquoi le ciel était bleu ici, alors que sur notre Végéta, il était rouge. »
Pendent ce temps, dans la salle d’entraînement.
« Zéphyr : Comme ça, papa ?
Nexus : Lève plus le bras.
Zéno : Et moi, regarde.
Nexus : C’est presque ça. Ecarte un peu plus les pieds.
Sarah : Ouah ! Vous êtes forts !
Zéphyr : On est les plus forts du monde !
Zéno : Ouais ! On va tuer tous ces Tyrans ! Hein papa ?
Nexus : Peut-être un jour. Mais si vous en croisez un, partez en courant. »
C’est à ce moment que Tayza entra. Nexus l’embrassa et lui demanda :
« Nexus : Qu’est-ce qu’il y a ?
Tayza : Hérion est arrivé. Il veut te voir.
Nexus : D’accord. J’arrive. Cinq minutes.
Tayza : Très bien. »
Elle sortit.
« Nexus : Très bien les enfants. Fini pour aujourd’hui.
Zéphyr ! Ah non ! S’il te plaît ! Encore un peu !
Nexus : Non, je dois faire quelque chose. Vous n’avez qu’à raccompagner Sarah. Protégez là de tous les vilains Tyrans.
Zéno : D’accord. A tout à l’heure.
Zéphyr : A tout à l’heure.
Sarah : Au revoir monsieur.
Nexus : A plus tard. »
Tous sortirent de la salle, et les enfants s’envolèrent par la fenêtre, portant chacun Sarah par un bras. La petite princesse ne savait pas voler. Elle n’avait pas du tout envie d’apprendre à se battre ou quoique ce soit qui s’en rapproche. Au grand désarroi de son père. Nexus alla jusqu’au salon où il trouva Hérion en grande discussion avec Tayza. Lorsque Hérion le vit, il se leva avec un grand sourire.
« Hérion : Nexus ! Comment ça va ?
Nexus : Bien et toi ?
Hérion : On ne peut mieux ! Ca fait un bail, dis donc ! Tu ne viens plus t’entraîner.
Nexus : C’est vrai que je suis prit par autre chose maintenant.
Hérion : Il ne faut quand même pas te négliger.
Nexus : Ne t’en fais pas pour ça.
Tayza : Tu veux boire quelque chose, Hérion ?
Hérion : Non, merci. Je suis là car je devais venir vous chercher, Nexus et Suika.
Nexus : Pourquoi ?
Hérion : Je ne sais pas trop. Mais le roi Végéta a ordonné une réunion au sommet. Tout le monde sera là. Le général, le prince, ainsi que tous nos compagnons de la planète-prison. Il y aura aussi des ministres, et tout ce monde là.
Tayza : Pourquoi une telle réunion ? Ca n’arrive que très rarement.
Hérion : Je n’en sais pas plus que toi. On m’a juste dit de venir te chercher. Dépêche toi, on va arriver en retard.
Suika : Quoi ? C’est tout de suite ?
Hérion : Oui. Au palais. Allez, dépêche !
Nexus : D’accord, j’arrive. »
Il prit sa cape, embrassa Tayza, et s’en alla, en compagnie de Hérion. Ils atteignirent le palais en très peu de temps. Lorsqu’ils arrivèrent, ils croisèrent et Carot. Après de chaleureuses retrouvailles, ils entrèrent dans le palais, où un domestique les guida jusque la salle de réunion.
C’était une très grande salle, qui faisait penser à une salle à manger, avec sa grande table au milieu et toutes ces chaises autour, si ce n’était le fait que la décoration n’était pas très chaleureuses. Toute faite de couleurs sombres, on n’avait l’impression de rentrer dans une salle en deuil. Il y avait là une centaine de personne. Certaines que l’on connaissait, d’autres pas du tout. Tout en bout de table, trônait le roi. Il fit un geste de la main, et le silence se fit.
« Roi Végéta : Très bien. Si je vous ai réunis ici, dans une assemblée extraordinaire, c’est qu’il vient de se passer quelque chose de très grave. En effet, les Tyrans nous ont déclaré la guerre ! »
Ses propos firent place à un long silence. Même si personne n’osa le dire, tout le monde pensait que les paroles du roi étaient ridicules. La guerre était déclarée depuis longtemps. C’est le prince Végéta qui prit la parole avant les autres.
« Prince Végéta : Excusez moi, Père, mais nous étions au courant.
Roi Végéta : Ce que tu peux être bête, parfois. Je ne te parle pas de la guerre que l’on mène depuis des années. Disons plutôt qu’ils nous ont déclaré une bataille. Une immense bataille. La bataille finale. Durant cette bataille, tout notre peuple affrontera tout le leur. Les survivants seront les gagnants. Pas de pitié. Pas de prisonniers. Ce sont les paroles qu’ils m’ont rapporté. Etant donné l’importance de cette bataille, qui va décider de la fin de la guerre, je pense donc que les mots déclarer la guerre sont plus appropriés. »
Un silence de mort régna alors sur la salle.