Voilà, désolé du retard, j´avais à faire. ^^´
Episode 21 : Début de solution.
Des passants dans la ville. Ils marchent, tranquillement, lorsque passe au-dessus d’eux quelque chose à toute vitesse, laissant derrière lui un brusque coup de vent. C’est Nexus. Il fonce aussi vite que possible en direction de chez lui. Il y parvient en quelques secondes. Il s’arrête à la hauteur du rez-de-chaussée, et semble réfléchir.
« Nexus : (Pensant.) Je ne vois pas Suika. Ni Tayza. Ca fait pourtant déjà quelques heures. Ils devraient être rentrés. Mais tant qu’à faire, je préfèrerais éviter Tayza. »
Il continuait de regarder sans les voir les carreaux, lorsqu’une ombre passa devant la vitre.
« Nexus : (Pensant.) Parfait ! C’est Suika. Tayza n’est pas là ? Tant mieux ! Bon. »
Il frappa à la fenêtre. Suika le regarda d’un air surpris, et vint lui ouvrir. Nexus s’y engouffra et se tint debout devant Suika.
« Suika : Pourquoi tu n’es pas passé par la porte ?
Nexus : Pas assez rapide. Et puis je voulais éviter Tayza. Elle n’est pas là ?
Suika : Non. Elle a préféré aller faire un tour. Elle est très triste, tu sais. Elle m’a dit que…
Nexus : Ecoute. Je suis désolé pour elle, mais je dois t’amener quelque part.
Suika : Je ne t’aurai pas cru si insensible. Tu me…
Nexus : (Le coupant.) Non, attends ! Je ne suis pas insensible ! Mais ce que je dois te montrer est plus important ! Si ça marche, elle n’aura plus de raison de souffrir.
Suika : Pourquoi ?
Nexus : Parce que je ne serais plus là ! Et toi non plus !
Suika : Tu veux dire que…
Nexus : Oui ! Je pense avoir trouver un moyen de rentrer chez nous !
Suika : Tu es sérieux ?
Nexus : Oui !
Suika : Je te suis ! »
Ils s’envolèrent tout de suite par la fenêtre. Le voyage dura quelques minutes, et les emmena dans un des quartiers moyens de la ville. Nexus se posa devant une petite maison, blanche, un peu comme on peut imaginer les maisons dans le style américain. Il y avait un tout petit jardin autour, et des fleurs le long de la barrière qui bordait la route. (Des fleurs bien étranges, d’ailleurs. Même pour une autre planète.) Suika se posa à la suite de Nexus, et le regarda d’un air interrogateur.
« Suika : Qu’est-ce qu’on fait là ?
Nexus : Tu vas bientôt le savoir. »
Il marcha jusque la porte, et frappa trois coups. Le vieux monsieur qu’avait rencontré Nexus apparut.
« ?? ? : Oui ? Ah ! C’est vous ! Vous avez fait vite !
Nexus : Oui. Vous comprenez, depuis le temps qu’on est là…
?? ? : Oui, je comprends. Mais je manque à tous mes devoirs. Entrez, entrez.
Nexus : Merci. »
Ils pénétrèrent dans un petit corridor, qui donnait sur un escalier au bout, un salon à droite, une cuisine à gauche, ainsi qu’une autre porte à droite de l’escalier. Il y avait un portemanteau et un porte-parapluie dessous. Deux ou trois tableaux étaient accrochés aux murs, et une plante verte tout aussi étrange que les fleurs de dehors était dans un coin.
« ?? ? : Installez vous dans le salon, je vais chercher à boire.
Nexus : Merci beaucoup. »
Ils s’installèrent sur un canapé à la forme bizarre, et le vieil homme revint quelques minutes plus tard, avec trois bouteilles qui ressemblaient beaucoup à nos bouteilles de bière.
« ?? ? : Voilà.
Nexus : Merci encore.
Suika : Euh… Est-ce que je peux savoir ce qu’on est venu faire ici ?
Nexus : Mince ! C’est vrai ! Excuse moi. J’ai oublié de te présenter. Monsieur, voici Suika. Mon compagnon de voyage, et un très bon ami.
?? ? : Enchanté.
Nexus : Suika, voici le professeur Porotta. Expert en aérospatial.
Suika : Enchanté. Je suis désolé, mais je ne vois pas où tu veux en venir.
Nexus : C’est pourtant simple !
Porotta : Je peux vous faire partager mes connaissances.
Suika : Et ?
Nexus : Je pensais que tu comprendrais plus vite. On est arrivé ici à cause de quoi ?
Suika : Un trou noir.
Nexus : Et ça se trouve où, ces trucs là ?
Suika : Dans l’espace.
Nexus : Et dans aérospatial, il y a quoi, comme mot ?
Suika : Spa… Aaaaaaaaaahhh ! J’ai compris !
Nexus : C’est pas trop tôt !
Suika : Vous voulez dire que… ?
Porotta : Oui. Je peux vous faire partager ce que je sais des trous noirs.
Suika : Mais c’est génial !
Nexus : Oui !
Porotta : Je vais essayer, en tous cas, de vous aider.
Suika : C’est vraiment très gentil de votre part.
Porotta : C’est normal.
Nexus : Bon, maintenant qu’il est au courent, que pouvez vous nous apprendre sur ces trous noirs ?
Porotta : Eh bien… Il existe plusieurs théories, sur les trous noirs. Certaines disent que ce ne sont que des sortes d’énormes aspirateurs qui détruisent tout ce qui y entre. D’autres disent que ce pourrait être des sortes de passages qui conduisent très vite d’un endroit à un autre de l’univers. Des sortes de téléporteurs, en fait. Mais personne n’a jamais eut le courage d’essayer. Il y a enfin une autre hypothèse, et c’est celle qui nous intéresse le plus, celle qui dit que les trous noirs pourraient être des sortes de passages pour des mondes parallèles. Et selon ce que m’a relaté Nexus, c’est un peu ce qui vous est arrivé.
Suika : En effet.
Porotta : Toujours selon ce qu’il m’a dit, je suis presque sûr que ce soit ce qui vous est arrivé.
Nexus : Et vous savez s’il existe un moyen de rentrer chez nous ?
Porotta : Je vais être franc. Je ne crois pas. Votre seule chance, ce serait de repasser à travers un trou noir. Mais c’est énormément risqué. Il faudrait déjà qu’il ne soit pas un trou noir du genre destructeur. Ensuite, il faudrait qu’il vous ramène chez vous.
Nexus : Il y aurait combien de chances ?
Porotta : Je dirais… une sur des millions. Voir des milliards. »
Un long silence suivit sa déclaration. Suika fut le premier à le rompre.
« Suika : Et est-il possible de prévoir l’arrivée d’un trou noir ?
porotta : Vous êtes sérieux ? Après tout ça, vous voulez vraiment en traverser un ?
Nexus : Bien sûr ! On en a vu d’autre ! S’il nous broie, tant pis. Mais on ne peut pas rester là sans essayer. Si on se retrouve je ne sais où, tant pis. Mais on continuera, de toutes façons.
Suika : Il a raison. Je n’ai pas du tout envie de passer le reste de ma vie ici. Sans vous offenser bien sûr.
Porotta : Non, je comprends. Rien n’est mieux que chez soi, comme on dit.
Nexus : C’est vrai.
Suika : Alors ? Peut-on les prévoir ?
Porotta : Non. Un trou noir ne prévient jamais de sa venue. Il apparaît au hasard. La probabilité pour qu’il y en ai un qui apparaisse près d’ici est très basse. Et quand bien même il en viendrait un, ce pourrait être n’importe quand. Dans deux semaines, comme dans mille ans.
Nexus : Je vois. »
Lui et Suika avaient l’air abattus. Ils ne pouvaient croire qu’ils étaient bloqués à jamais.
« Porotta : Il y a quand même quelque chose que je peux faire pour vous.
Suika : Vraiment ?
Porotta : Oui. Si l’on ne peut prévoir un trou noir, on est informé de sa présence par nos satellites. S’il en apparaît un, je vous tiendrais au courant. Mais il se peut que cela n’arrive pas de votre vivant.
Nexus : Oui. Nous comprenons. Mais si vous pouviez nous avertir au cas où, ce serait déjà pas mal.
Suika : C’est vrai. »
Avec ce seul espoir, les deux amis prirent congé du vieil homme, en le remerciant chaleureusement, et en l’invitant a passer un jour. Ils prirent ensuite le chemin de leur appartement.
« Suika : Bon, ben finalement, on n’a pas avancé beaucoup.
Nexus : Si. On a apprit plein de choses sur les trous noirs. Mais bon. C’est vrai que ça va pas nous servir à partir.
Suika : Oui. »
Soudain, Nexus s’arrêta.
« Suika : Qu’est-ce que tu fait ? Tu ne rentres pas ?
Nexus : (Mettant deux doigts sur son front.) Non. Je vais voir Tayza. J’ai des choses à lui dire.
Suika : OK. A plus tard alors.
Nexus : A plus tard. »
Et il disparut.
« Suika : (Pensant.) Je me demande bien pourquoi il va la voir. S’il y va, c’est pour lui dire ce qu’il ressent. Mais je ne vois pas pourquoi. Si l’on doit partir un jour, ils ne se verront plus jamais. A moins que… Il ait perdu totalement l’espoir de repartir un jour. C’est peut-être ça. Mais… Je trouve ça triste, Nexus. Toi qui t’es toujours battu envers et contre tout, que tu abandonnes ainsi, c’est triste. Mais cela va faire naître quelque chose de plus beau, je pense. Enfin, j’espère. »
Suika reprit alors son chemin.