Episode 14 : Le temps passe.
Un mois avait passé. Un mois durant lequel ils restaient cachés dans cette forêt. Pour le moment, les Tyrans n’avaient pas prit la peine de fouiller la planète. Peut-être espéraient-ils que les Sayens meurent tous seuls, de faim ou de froid. Mais la forêt, contrairement au reste de la planète était très vivante, et regorgeait d’animaux, et de petits ruisseaux. On se demandait d’ailleurs pourquoi les Tyrans l’avaient laissée intacte. Ce fut Hérion qui apportât la réponse.
« Hérion : Ils emmènent ici les faibles prisonniers dont ils n’arrivent pas à obtenir une rançon. Il y a de féroces animaux ici. Pour nous, ce n’est pas grand-chose, mais pour quelqu’un de faible, c’est très dangereux. Ainsi, quand quelqu’un refuse de payer, ils emmènent leur « monnaie d’échange » ici, la laisse, et reviennent plus tard récupérer le cadavre mutilé qu’ils renvoient à ceux qui ont refuser d’envoyer une rançon, pour leur montrer qu’ils sont sérieux. En général, après ça, ils payent.
Nexus : (Dégoûté.) Je vois.
Suika : Ils sont vraiment horribles !
Végéta : C’est pas mal, comme procédé. J’en parlerai à mon père.
Nexus : T’es dingue !
Végéta : Répète un peu pour voir ? »
Nouvelle dispute dont on vous épargnera les détails…
« Carot : Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Pourquoi est-ce qu’ils ne tuent pas eux-mêmes ceux pour qui l’on n’a pas payé ?
Hérion : Parce que tuer n’est pas suffisant pour eux. Ils veulent que les cadavres soient vraiment dans un état répugnant, pour choquer ceux qui auraient du payer. Et personne ne fait ça mieux qu’un Carlox.
Suika : Un Carlox ?
Hérion : C’est une sorte de grande bête sur deux pattes, maigre, avec une peau grise très épaisse, deux cornes sur leur long nez, des griffes longues et tranchantes, des cheveux qui leurs tombent dans le dos et des yeux qui semblent sortir de leurs têtes. Généralement, ils ont aussi la mâchoire du haut très avancée par rapport à celle du bas. Ce qui permet de mieux voir leurs énormes crocs tous rouges.
Carot : Et pourquoi sont-ils rouges ?
Hérion : C’est en fait le sang séché de leurs précédentes victimes.
Carot : Eh bien. Ce n’est pas rassurant tout ça.
Hérion : Ne t’en fais pas. N’importe quel de mes hommes est capable de tuer plusieurs Carlox. Pour vous, ce n’est pas plus embêtant qu’une mouche.
Nexus : Ca ira alors. »
Pendent le mois qu’ils avaient passé ici, le groupe s’était organisé. Ils avaient réussi à faire une sorte de petit village en bois. Ils faisaient des tours de garde, et certains étaient chargés de ramener de quoi manger. Ils ressemblaient beaucoup à des naufragés. Et ils l’étaient, en quelques sortes. Mais ils étaient naufragés sur une planète pleine d’ennemis, dont on ne savait pas à quel moment ils allaient finir par attaquer.
En plus de cela, de tout ce mois, ils n’avaient eut aucune nouvelle d’un quelconque vaisseau venant les aider. Nexus et les autres commençaient sérieusement à s’ennuyer. Il y avait même des fois où il aurait eut envie de foncer dans le tas et de détruire cette prison. Mais ça n’aurait pas été raisonnable, comme lui avait fait remarqué Suika.
Cinq autre mois avaient passés. Nexus avait rencontré six Carlox, et Hérion avait raison. Ils n’étaient pas bien méchants, pour eux. Mais il fallait quand même surveiller leur nourriture pour ne pas s’en faire voler. La seule nouvelle chose fut qu’on apprit que le prince Végéta avait mise enceinte la jeune fille qu’il avait sauvé lors de leur confrontation contre les Sayens. Nexus pensait à ce qu’aurait pu dire le père de Végéta. Il n’arrivait pas à s’imaginer le roi très content de devenir grand-père…
Les Sayens commençaient à se demander si on viendrait un jour les aider. Certains pensaient que leur seule chance était d’attaquer. Mais tous étaient contre. Même Nexus. C’était du suicide, vu les troupes qui avaient été envoyées sur place. Des centaines de Tyrans. Et la plupart étaient à leur phase finale. Les Sayens n’auraient pas fait long feu.
Cependant, il arriva un moment où ils n’eurent d’autre choix que de se battre. C’était lors de leur septième mois sur la planète. Tout le monde vaquait tranquillement à ses occupations, lorsque celui qui était censé monter la garde s’écrasa littéralement entre Nexus et Suika. Il était gravement blessé, et semblait ne pas vraiment savoir où il était tombé. Puis il reconnut les deux amis, et les regarda avec un regard de peur, les yeux exorbités.
« Sayen : Ils arrivent. J’ai réussi à m’enfuir de justesse. Ils sont une dizaine. En phase finale. Mais plus forts que la dernière fois. »
Sur ces mots, il s’évanouit.
« Suika : Très bien. On y va avec Carot et Végéta. S’ils ne sont que dix, ça ira vite.
Nexus : Non.
Suika : Quoi, non ?
Nexus : Tu crois qu’ils seraient assez fous pour ne venir qu’à dix ? Après la dernière fois ?
Suika : Tu as raison. Ce doit être une diversion. »
Carot et Végéta arrivèrent alors, prévenus de la chute du Sayen, qui avait été emmené par quelqu’un. Suika et Nexus leur expliquèrent rapidement la situation.
« Végéta : In y va, on les défonce, et on revient.
Carot : Mais non ! Réfléchis ! Ce doit être un piège. Ils ne viendraient pas qu’à dix.
Suika : C’est ce qu’on a pensé.
Nexus : Voilà ce qu’on va faire. Je vais y aller. Je les tus tous, et je reviens. Vous restez ici, et aidez les autres au cas où.
Végéta : Et qu’est-ce qui te fais dire que tu y arrivera tout seul.
Nexus : Ne t’inquiètes pas pour ça.
Végéta : Je ne m’inquiète pas. Je me demande juste si tu arriveras à les blesser.
Nexus : Bon. On n’a pas le temps pour ça. J’y vais. »
Il s’éloigna, mais Suika le suivit et l’arrêta.
« Nexus : Qu’est-ce qu’il y a ? On n’a pas le temps !
Suika : Tu veux te transformer en Super Sayen deux, pas vrai ?
Nexus : Oui, c’est ça. Mais là, on n’a pas trop le choix. Et puis je ne le ferais que si c’est nécessaire.
Suika : Ca le sera. Obligatoirement ! Ils sont dix en phase finale. Et plus forts qu’avant. Avec huit, tu peinais, déjà. Alors dix !
Nexus : Suika : Fais moi confiance. Tu seras plus utile ici pour aider.
Suika : Mais en y allant tu joue leur jeu. Tu vas leur montrer ta force. Et si un jour ils te recroisent, ils ne viendront pas à dix, mais à cent, voir plus, avec la force que tu as !
Nexus : Ecoutes. Fais moi confiance, d’accord. Je ferais en sorte qu’ils ne le sachent pas.
Suika : Très bien. Mais sois très prudent.
Nexus : Ne t’en fais pas. »
Ils se séparèrent. Nexus continua son chemin seul et à pieds dans la forêt. Il sentit bientôt de très grandes puissances approcher. Le Sayen n’avait pas menti. Ils étaient bien plus forts qu’avant. Ca ne serait pas facile, mais Nexus avait un plan. Il fallait détruire leurs scooters. Ainsi, il pourrait se transformer, sans pour autant que les autres Tyrans ne le sachent. Mais les Tyrans ne se laisseraient pas faire. Au bout de deux minutes de marche, Nexus tomba enfin sur ses ennemis, qui le remarquèrent, et le regardèrent avec une expression de dédain.
« Tyran : Tiens, tiens ! Mais qu’avons-nous là ? »