voila c´est un peu en désordre mais le gros y est. Ce n´est pas la version finale cependant, je retoucherai certainement.
Prologue.
Le vent glacé se répandit rapidement dans la plaine, engourdissant les membres, poignant les âmes, insufflant le chaos.
Le général Roy se détacha du corps de sa troupe, se mit face à ses soldats -une légion entière ! et commença à parler. Il fut surpris de constater que le froid lui avait soudé les lèvres entre elles. Quand il ouvrit la bouche, un mince filet de sang s’échappa de ses lèvres gercées. Ses soldats semblaient visiblement souffrir du froid, ainsi ils avaient tous revêtus leur combinaison de combat avant la bataille.
Devant lui se tenait une armée prête à en découdre, et le général Roy accordait sa confiance à chaque soldat présent.
« -Comme vous le savez, nos mages ont découvert il y a de ça trois jours un rassemblement massif de guerriers. Nous avons envoyé une escouade d’espion, mais un seul sur douze nous est revenu. Il parlait d’un grand rassemblement des soldats de l’ombre, venus tout droit du pays de l’Obscurité. Il parle de plus de trois mille hommes. »
Le silence ce fut. Les guerriers n’avaient pas peur, non, mais maintenant ils savaient qu’ils allaient livrer une bataille passionnante.
« -Inutile de vous rappeler que le mot « défaite » ne fait pas partie de notre vocabulaire. Cette plaine, la plaine d’Asquaar, est sous notre responsabilité, à nous guerriers du pays de la Foudre. Cet endroit doit rester terre neutre. Soyez prêts donc à vous sacrifier pour accomplir votre devoir ! »
Tous les soldats de la légion – près de quatre mille- n’avaient pas entendu le général, mais tous connaissaient l’idée générale. C’était un honneur de faire partie de cette légion, ou les plus forts soldats sont regroupés – le pays de la Foudre prenant très au sérieux la défense la plaine mythique. En effet, c’est ici que, quatre mille ans plus tôt, que la Guerre Antique prit fin. Il paraîtrait même que le Dieu Lumière en personne ait vécu ici.
« -Lieutenants, capitaines ! Donnez les ordres habituels ! » hurla t’il d’une voix tonitruante.
Le général Roy avait prévu une tactique bien spécifique. Les mages allaient se séparer en trois groupes :
Le premier, regroupant la troisième catégorie de mage (la moins puissante) assurerait la communication avec la capitale, Damis. Seul le pays de la Foudre ainsi que celui de la Lumière pouvait assurer des communications longues distances, l’un avec modulateur à Hyleen, l’autre avec ses signaux lumineux.
La deuxième catégorie (mages relativement puissants) allait s’occuper de la défense et des paralysies –en perturbant les réseaux nerveux.
Enfin, la première catégorie (mages de hauts niveaux) se chargeait des sorts d’attaques. L’étendue de leur pouvoir ne connaissait aucune limite, seule leur réserve d’Hyleen.
D’habitude, les mages n’occupaient pas grande place dans sa légion. Mais face aux redoutables guerriers sombres, le général Roy décida de mettre toutes les chances de leur côté.
Par contre, il n’avait donné aucune indication précise aux soldats. Ils étaient prêts depuis longtemps, ils avaient eu tout le chemin pour éprouver toutes les émotions dues à l’approche d’une bataille.
Mages et soldats étaient tous vêtus de la même manière : ils portaient la dernière combinaison de combat. Une longue cape faisait le tour de leurs corps, et en dessous un fin tissu recouvrait entièrement leurs corps. Seule la couleur les différenciait : la tenue des mages était grise, celle des soldats noire. Ce tissu avait été composé spécialement : il réagissait à l’Hyleen. Plus l’homme qui portait la combinaison délivrait sa puissance, plus la combinaison chauffait, et plus elle devenait dure. Mais une fois à court d’énergie, c’était comme se retrouver nu face à la mort.
Les mages avaient de longs bâtons –leur arme de prédilection- tandis que les soldats possédaient des katanas, ainsi que des armes de jets.
Les mages devraient rester en arrière : ils n’ont aucune compétence spéciale pour le combat armé, sauf ceux de première catégorie. Les soldats connaissent la base du maniement élémental, mais pour être lieutenant, capitaine ou général, il faut exceller à la fois dans la magie et dans l’art martial.
Au loin, des cris se firent entendre. Des soldats émergèrent de la lointaine forêt. Les capitaines et lieutenants se turent. Les ordres avaient été donnés. Maintenant la bataille commençait.
Le général déversa un peu d’Hyleen dans sa combinaison qui se raidit instantanément. Les autres l’imitèrent. La subite délivrance d’Hyleen rendit l’air lourd.
Ils chargèrent.
Ils coururent pendant deux minutes avant d’entrer en contact avec l’ennemi. Le général ouvrit le combat sans arme à la main. Deux grands hommes abaissèrent leurs épées en sa direction : dans un choc sonore, elles rebondirent. Les deux soldats subirent la lourde onde de choc : c’est comme s’ils avaient frappés un bloc de pierre à main nue.
Le général leva ses deux index, chacun pointant un soldat. Il leur toucha le cœur, et lança une décharge électrique qui les transperça de part en part. Ils s’effondrèrent, morts sur le coup.
Le temps semblait s’être arrêté : les guerriers des deux camps s’étaient tus envoyant le corps des soldats chuter. Le général Roy lança le cri de guerre du pays de la Foudre, et s’élança sur la horde de soldats.