Le premier tour de la Coupe du monde est terminé. Il est désormais temps de se retourner sur une phase initiale riche en enseignements. Mis à part la France et le Mexique, les têtes de série comme l´Italie ont globalement répondu présent. Miroslav Klose a déjà fait trembler les filets à 4 reprises.
LES TÊTES DE SERIE SONT LÄ : Mis à part la France et le Mexique qui ont peiné pour se qualifier en huitièmes de finale, les six autres têtes de série n´ont pas flanché et tenu leur rang. Les têtes de gondoles de la XVIIIe Coupe du monde de l´histoire ont réussi à sortir de leur groupe respectif avec la première place. Mention spéciale aux Brésiliens, Espagnols et Allemands qui ont réussi un carton plein avec trois succès en trois matches.
FRAPPEZ AVANT D´ENTRER ! : A l´image de la superbe volée de Joe Cole (Angleterre) face à la Suède ou de Torsten Frings (Allemagne) lors du match d´ouverture, les buts inscrits en dehors de la surface sont légion. Les 32 équipes (ou presque) se sont inspirées de ce que l´on voit toutes les semaines en Bundesliga. Les Rosicky (République tchèque), Gerrard (Angleterre), Juninho (Brésil) ont également profité du nouveau ballon concocté pour l´occasion. Un ballon plus insaisissable que jamais.
117 BUTS : La première phase de la Coupe du monde a vu les filets trembler à 117 reprises. Un score et une moyenne correctes (2,43). En comparaison avec la Coupe du monde 2002, les buteurs sont un peu en retard puisque 2,52 buts par matches avaient été inscrits en Corée du Sud et au Japon. Quand à 1998, on était monté jusqu´à 2,67 buts par match (171 réalisations). L´Allemagne, l´Argentine et l´Espagne sont les meilleures attaques du premier tour avec 8 buts inscrits.
L´ARGENTINE MARQUE LES ESPRITS : Le score du premier tour est à mettre au crédit de l´Albiceleste. Le 16 juin dernier à Gelsenkirchen, les Argentins ont donné une leçon de football à la Serbie-Monténégro. Avec six buts Rodriguez (2), Cambiasso, Crespo, Tevez et Messi, les hommes de José Pekerman ont fait parler leur talent et revêtu la tunique de favori de la Coupe du monde. A eux de confirmer dès samedi face au Mexique, en huitièmes de finale.
UN ARBITRAGE DECRIE : On avait demandé aux arbitres d´être sévères. De protéger les joueurs. En deux semaines et 48 matches, on a plutôt eu l´impression de voir des hommes en noir (ou plutôt en rouge, jaune et bleu roi) plus pointilleux que jamais. Très à cheval pour sanctionner les portiers un peu lents au moment de relancer, les coups francs joués avant le coup de sifflet, les arbitres ont parfois manqué de sévérité sur certains gestes. Et surtout oublié quelques penalties sur des mains, tirages de maillot... On retiendra évidemment également les trois cartons jaunes donnés par Graham Poll au Croate Josep Simunic.
KLOSE PREND LES DEVANTS : Comme en 2002, Miroslav Klose a entamé la Coupe du monde tambour-battant. L´attaquant du Werder Brême est en tête du classement des buteurs du Mondial. En trois rencontres, le roi de la pirouette a inscrit 4 buts (9 en deux Coupes du monde) et a déjà marqué la compétition de son empreinte. Reste à confirmer dès les huitièmes de finale.
LA FÊTE AU RENDEZ-VOUS : On l´espérait. C´est désormais une réalité. La Coupe du monde allemande est une réussite. Les stades sont tous superbes et surtout garnis. Ajoutez à cela que l´ambiance de l´autre côté du Rhin et parfaite et, mis à part quelques débordements, les hooligans n´ont pas encore eu voie au chapitre. L´Allemagne vit pleinement son Mondial. Pour preuve, près de 800 000 personnes ont fait la fête à Berlin durant Allemagne-Equateur (3-0), mardi dernier. Pourvu que ça dure.
LA FRANCE ENTRE DEUX EAUX : Après 2002, les Bleus craignaient de revivre le même cauchemar. Depuis vendredi et la victoire face au Togo (2-0), le pire est évité et l´équipe de France jouera les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Mais les hommes de Raymond Domenech, s´ils sont revigorés, n´ont pas encore pleinement rassuré leurs supporters. Seul un énorme match face à l´Espagne, assorti d´une qualification pour les quarts de finale, tranquilliserait tout le monde.
LA SENSATION GHANEENNE : Après avoir fait "l´impasse" sur la Coupe d´Afrique des Nations, le Ghana a d´ores et déjà réussi sa Coupe du monde 2006. Les coéquipiers de Michael Essien, battus par l´Italie au premier match, ont réussi le tour de force de se qualifier aux dépens de la République tchèque et des Etats-Unis. Dernier représentant d´un continent africain pas verni, aussi bien au tirage (Côte d´Ivoire) qu´avec l´arbitrage (Tunisie), les Ghanéens s´apprêtent à disputer le match de leur vie face au Brésil...